43e régiment d'infanterie territoriale

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43e régiment d'infanterie territorial
Création 1914
Dissolution 1919
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Effectif 14 000
Devise Le beau n'a jamais cédé
Inscriptions
sur l’emblème
ALSACE 1914
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale

Le 43e régiment d'infanterie territorial est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Création et dénominations[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 1er août 1914 - 8 juin 1916 : lieutenant-colonel Bourguignon.
  • 9 juin 1916 - 14 octobre 1918 : lieutenant-colonel Felix (nommé colonel le 4 octobre 1916).
  • 17 octobre - 18 décembre 1918 : lieutenant-colonel Donzel.
  • 19 décembre 1918 - 1er février 1919 : chef de bataillon Champeu (nommé lieutenant-colonel le 21 janvier 1919).

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte l'inscription « ALSACE 1914 »[1].

Section du 43e RIT à la gare de La Houssière en protection GVC de la ligne St-Dié Epinal

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, 14 000 hommes ont intégré ce régiment dont 5 000 ont été utilisés en tant que garde des voies de communications (GVC)[2],[3].

Affectations[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

La grotte des Poilus (col de la Chapelotte)[4]

.

1916[modifier | modifier le code]

  • janvier - mars : Combat dans le secteur Bichstein-Sulzern, col du Bonhomme et secteur du Moriez.
  • avril - mai : Combat dans le secteur des Colins et cote 497.
  • juin - juillet : Combat à Sondernach, secteur de Sulzern, secteur du Bonhomme et dans le secteur de la Trouche.
  • août - septembre : Combat dans le secteur des Colins, secteur de Saint-Jean-d'Ormont et secteur du Violu.
  • octobre - novembre : Combat à Launois et secteur du Bonhomme.
  • décembre : Combat dans le secteur de Ravines.

1917[modifier | modifier le code]

  • janvier - février : Combat dans la vallée de la Béchine.
  • mars - avril : Combat à la Tête-des-Faux, secteur du Bonhomme, secteur du Sulzern, Celles-sur-Plaine et Ravines.
  • mai - juin : Combat dans le secteur du Creux-d'Argent, secteur du Bonhomme et Tête-des-Faux.
  • juillet - août : Combat dans le secteur du Bonhomme, Tête-des-Faux et dans le secteur du Couronnée.
  • septembre - octobre : Combat dans le secteur de Bagenelles, vallée de la Plaine et dans le secteur de la Fecht.

1918[modifier | modifier le code]

  • 2 janvier : Vers h 45, tir nourri des canons de 105 mm et 77 mm sur les postes du ravin de la Plaine. C'est un coup de main allemand qui se déclenche à 7 heures, mais échoue devant le barrage de nos F. M., des V. B., et l'efficacité de l'artillerie. Les Français ont deux blessés, 21e compagnie. Au rapport de la division, le 12, à Saint-Dié, le général Rondeau cite publiquement le 43e en exemple pour sa discipline, son sang-froid, l'attitude correcte devant les chefs, la solidité des tranchées.
  • 17 mars : Le général Degoutte, commandant le 21e corps d'armée, vient inopinément visiter les bataillons en première ligne. Interrogeant hommes et chefs dans les groupes de combat, le général constate que la plupart des chefs étaient soldats... Et l'autorisation de remplacer les cadres partis suit de près la visite.
  • 1er juin : Une reconnaissance ramène au poste du Reluquart, dans la nuit, deux Allemands.
  • septembre : — L'état-major et la C. H. R. arrivent le 3 à Verdun (faubourg Pavé), laissant les sapeurs, pionniers, ambulanciers à Osches avec le lieutenant Mourey (travaux du camp d'aviation du G. A. E.). Rendus au régiment, ils sont employés à toiletter les tombes, à faire revivre des quartiers démolis, à établir des abris, les cantonnements étant souvent bombardés par canons et avions. Un avion allemand y est descendu le 18 septembre.

Pertes du régiment[modifier | modifier le code]

Citation à l'ordre de l'armée[modifier | modifier le code]

Sa citation à l'ordre de l'armée résume l'histoire du Régiment.

Treize Compagnies obtiennent des citations d'ordres supérieurs :

  • Huit compagnies citées à l'ordre de l'armée ou de la division,
  • Cinq citations à l'ordre de la Brigade. Plus de 500 citations individuelles d'ordres supérieurs.

Composition de la Force territoriale[modifier | modifier le code]

La force territoriale comprenait des hommes ayant servi dans la réserve, mais aussi le corps militaire des douanes et du corps des gardes forestiers[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Service Historique de la Défense, Décision No 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007
  2. « Histoire des GVC 14-18 »
  3. « 31 juillet 1er août 1914, La mobilisation des GVC, Les gardes des voies de communication (GVC) : les premiers mobilisés ? »
  4. Site naturel proche du Col de la Chapelotte (Meurthe-et-Moselle), transformé en poste de secours par le 43e RIT pendant la Première Guerre mondiale
  5. « Troupes territoriales »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lieutenant Colonel Bourgoignon, Aux combats dits de La Fontenelle. Beau rôle du 43e régiment d'infanterie territoriale, 1922
  • Historique succinct du 43e régiment territorial d'infanterie de campagne, Epinal, Kahn, , 37 p., disponible sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]