Augustin Trébuchon

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Augustin Trébuchon
Naissance
hameau du Montchabrier, commune du Malzieu-Forain
Décès (à 40 ans)
Vrigne-Meuse
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme 9e compagnie du 415e régiment de la 163e division d'infanterie
Grade soldat de 1re classe
Années de service 19141918
Conflits Première Guerre mondiale

Augustin Trébuchon (Augustin Joseph Louis Victorin Trébuchon), né au Malzieu-Forain en Lozère au hameau du Montchabrier, le [1],[2], est le dernier soldat français mort au combat de la Première Guerre mondiale, le à Vrigne-Meuse[3],[4] (Ardennes).

Le dernier poilu mort au combat[modifier | modifier le code]

Il a été tué à 10 h 55 du matin[5], soit 5 minutes avant l'heure du cessez-le-feu décidé par l'armistice du 11 novembre 1918. Selon d'autres sources, il aurait été tué aux environs de 10 h 45 et 10 h 50[6],[3],[7].

Soldat de 1re classe, estafette de la 9e compagnie du 415e régiment de la 163e division d'infanterie, il reçoit une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine[3]. Le soldat Gazareth découvre le corps[8].

Augustin Trébuchon avait 40 ans. Berger à Saint-Privat-du-Fau en Lozère, il avait été mobilisé en 1914[7]. Un jardin de la mémoire Augustin-Trébuchon a été inauguré à Rethondes en 2012[7].

Un doute subsiste sur le fait de savoir si Augustin Trébuchon est bien le dernier soldat français mort au combat ; ainsi, selon l'historien belge, Jean-Emile Andreux, un autre soldat serait mort, cinq minutes avant 11 heures, par un tir d'obus allemand[9]. Selon Jean-Dominique Merchet, il pourrait s'agir de Jules Achille (né en 1893, en Mayenne) servant dans le même régiment[8].

Le premier soldat français mort de cette même guerre fut le caporal Jules André Peugeot.

Mort pour la France[modifier | modifier le code]

Sépulture d'Augustin Trébuchon, au cimetière de Vrigne-Meuse.
Mémorial de la 163e division d'infanterie, à Vrigne-Meuse.

Sur les dix Trébuchon morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 et répertoriés sur le site SGA/Mémoire des hommes[10], seule la fiche d'Augustin Trébuchon porte la mention rectificative du lieu de son décès[1], l'armée ayant corrigé la première version situant la mort à Dom-le-Mesnil (sur la rive gauche de la Meuse) pour la remplacer par Vrigne-Meuse (sur la rive droite)[9]. La mention « Mort pour la France » est antidatée au 10 novembre[1] comme pour les autres Français morts le 11 novembre 1918. Selon le général Alain Fauveau, auteur d'un livre d'après les carnets de guerre de son grand-père, le chef de bataillon Charles de Menditte, en poste de commandement au village de Dom-le-Mesnil à cette époque[3] : Le vagabond de la Grande Guerre – Souvenirs de la guerre 1914-1918 de Charles de Berterèche de Menditte, officier d'infanterie (Geste Éditions, 2008), pour les autorités militaires : « Il n'était tout simplement pas possible de mourir pour la France le jour de l'armistice, le jour de la victoire […][3] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Augustin Trébuchon », sur le site Amilo, consulté le 14 novembre 2008.
  2. Acte de naissance d'Augustin Trébuchon.
  3. a, b, c, d et e Jean-Dominique Merchet, « 11 novembre 1918 : Vrigne-Meuse, la bataille de trop », sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 11 novembre 2008).
  4. Pascal Remy, « En mémoire d'Augustin Trébuchon », sur lunion.presse.fr, L'Union,‎ (consulté le 14 novembre 2008).
  5. David Alliot, Philippe Charlier, Olivier Chaumelle, Frédéric Chef, Bruno Fuligni et Bruno Léandri, La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire, Les Arènes,‎ , 200 p. (ISBN 978-2352042211), chap. VIII (« Trop tranquilles »).
  6. (en) « The last soldiers to die in World War I », BBC News,‎ (consulté le 6 novembre 2008).
  7. a, b et c Georges Dommelier, propos recueillis par Sébastien Hervier, « Qui était le Lozérien Augustin Trébuchon, dernier mort de la Grande Guerre ? », sur midilibre.fr, Midi Libre,‎ (consulté le 13 novembre 2012).
  8. a et b Jean-Dominique Merchet, « 11 novembre 1918 : Augustin Trébuchon fut-il vraiment le dernier mort ? », sur marianne.net (consulté le 4 avril 2015).
  9. a et b Jean-Emile Andreux, « Augustin Trébuchon, dernier poilu mort au front le 11 novembre 1918 ? », sur motsaiques2,‎ (consulté le 4 avril 2015).
  10. Formulaire de recherche sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 15 novembre 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Fauveau, Jean Delmas (préf.), Le Vagabond de la Grande Guerre – Souvenirs de la guerre 1914-1918 de Charles de Berterèche de Menditte, officier d'infanterie, Geste Éditions, 2008, 305 p. (ISBN 2845614047 et 978-2845614048) critique du livre, par Oliver Lahaie, Revue historique des armées, no 254, 2009, mis en ligne le 6 février 2009 (page consultée le 11 novembre 2009).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • David Alliot, Philippe Charlier, Olivier Chaumelle, Frédéric Chef, Bruno Fuligni et Bruno Léandri, La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire, Paris, Les Arènes,‎ , 200 p. (ISBN 978-2352042211).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérald Dardart, Mourir un 11 novembre : Vrigne-Meuse, la dernière bataille de 14-18, Nouzonville, Les Cerises aux loups, 1998, 157 p. (ISBN 978-2913275027).

Article connexe[modifier | modifier le code]