43e régiment d'infanterie

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43e régiment d'infanterie Groupement de soutien de la base de défense de Lille
Image illustrative de l’article 43e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 43e régiment d'infanterie

Création 13 mars 1638
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Groupement de soutien
Rôle Soutien
Garnison Lille
Ancienne dénomination Régiment des vaisseaux
43e RICCA
Surnom "Le royal des vaisseaux"
Devise une sardine pour 3 et 43e ton passé t'en souviens tu.
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Marengo 1800
Austerlitz 1805
Iéna 1806
Bataille de Zaatcha
Sébastopol 1855
La Somme 1916
Flandres 1917
Bataille de l'Aisne (1918)
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
une palme
Médaille d'or de Milan (campagne d'Italie 1859 : Solférino, Parlestro et Magenta)

Le 43e régiment d'infanterie (43e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-des-Vaisseaux, un régiment français d'Ancien Régime.

Son surnom est Le royal des vaisseaux.

Son héritier est le groupement de soutien de la base de défense (GSBdD) de Lille.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

1815 à 1852[modifier | modifier le code]

  • 1815 : licencié
  • 1816 : recréé sous le nom de Légion de Loiret
  •  : À Brest, reprend le nom de 43e régiment d'infanterie de ligne avec deux bataillons, venant de la 16e légion de Charente-Inférieure et la 48e bis légion de la Manche ; un troisième bataillon est constitué le .
  • 1830 : une ordonnance du crée le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[1].
  • 1849 : Siège de Zaatcha.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Képi d'adjudant de l'infanterie de ligne

Au , le 43e régiment d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le 5e bataillon de chasseurs du commandant Carré et le 13e régiment d'infanterie du colonel Lion, le 43e forme la 1re brigade aux ordres du général Véron dit Bellecourt. Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Pradier, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 2e division d'infanterie commandée par le général de division Grenier. Cette division d'infanterie évolue au sein du 4e corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de division de Ladmirault.

Article détaillé : Régiment de marche.

IIIe République[modifier | modifier le code]

  • 1914 : 43e régiment d'infanterie
  • 1939 : 43e régiment d'infanterie motorisé
  •  : 43e régiment d'infanterie alpine, de l'Armée d'armistice
  • au  : dissolution progressive

IVe et Ve Républiques[modifier | modifier le code]

Insigne de béret de l'infanterie
  •  : création du 43e régiment d'infanterie de la Libération, à Lille
  •  : 43e régiment d'infanterie, dissous le
  •  : 43e bataillon d'infanterie
  •  : 43e régiment d'infanterie
  •  : 43e demi-brigade d'infanterie composée des :
  •  : 43e régiment d'infanterie
  •  : départ pour le Maroc.
  • :le centre d'instruction et de dépôt du 43e régiment d'infanterie devient centre d'instruction du 43e RI
  •  : Le colonel Andrès remet le drapeau au 3/43e régiment d'infanterie (bataillon de tradition).
  •  : le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes.
  •  : le centre d'instruction du 43e régiment d'infanterie est dissout.
  •  : recréation du 43e régiment d'infanterie.
  •  : le régiment reçoit son drapeau.
  • 1978 : le régiment est intégré à la 12e division d'infanterie, il comprend 6 compagnies (une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie d'éclairage et d'appui, trois compagnies de combat, deux compagnies d'instruction). Son régiment dérivé est le 243e régiment d'infanterie jusqu'en 1995.
  • 1984 : 43e régiment d'infanterie et de commandement de corps d'armée (43e RICCA) ; il comprend cinq compagnies (une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie de quartier général, une compagnie de combat, une compagnie de transmission, une compagnie d'instruction)
  •  : 43e régiment d'infanterie
  • 1995 : le 33e régiment d'infanterie devient son régiment dérivé (réserve).
  • 2002 : réorganisation du 43e RI avec implantation dans deux villes (Lille et Douai) ; il comprend sept compagnies (deux compagnies de commandement, d'appui et de soutien [CCAS], trois compagnies d'appui au commandement [CAC], deux compagnies de réserve).
  • 2005 : nouvelle réorganisation avec une unique garnison à Lille à trois compagnies (une CCL, une compagnie de réserve, qui porte par tradition le numéro 5). La garnison de Douai est devenue le 6e régiment de commandement et de soutien (lui-même dissous en 2010).
  •  : le groupement de soutien de la base de défense (GSBdD) de Lille, organisme interarmées relevant de l'état-major des armées qui assure les missions d'administration générale et de soutien commun au profit de toutes les formations du Ministère de la Défense et des anciens combattants basés sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais reçoit la garde du drapeau et des traditions du 43e RI.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  •  : Henri d'Escoubleau de Sourdis (archevêque de Bordeaux)
  •  : Armand Jean du Plessis de Richelieu (cardinal)
  •  : Jules Mazarin (Cardinal)
  •  : Louis Charles Gaston de Nogaret de Foix, duc de Candale
  •  : Louis de Vendôme, duc de Mercœur
  •  : Alexandre Le Bret (mort Lieutenant Général)
  •  : Louis Potier de Gesvres, marquis de Gandelus (mort de ses blessures)
  •  : Louis de Mailly (comte de) (mort de ses blessures)
  •  : René de Névet (marquis de)
  •  : Hyacinthe de Montvalat, chevalier d'Entragues (tué à l'ennemi)
  •  : Isaac Charles de la Rochefoucaud, comte de Montendre (tué à l'ennemi)
  •  : Louis de Régnier, marquis de Guerchy
  •  : Thomas Le Gendre de Collandre
  •  : Pierre-Aimé de Guiffrey, comte de Marcieu
  •  : Claude Louis François de Régnier, comte de Guerchy
  •  : Jean-Baptiste Charles Hubert d'Esparbès de Lussan, chevalier d'Aubeterre (tué à l'ennemi)
  •  : Louis Henri d'Esparbès de Lussan, comte d'Aubeterre - La Serre (mort de ses blessures)
  •  : François Emmery de Durfort, comte de Civrac (Maréchal de camps le )
  •  : Anne Pierre de Montesquiou (marquis de) (Brigadier des armées le )
  •  : Charles Pierre Hyacinthe, comte d'Ossun (Maréchal de camps le )
  •  : Frédéric Séraphin de la Tour du Pin-Paulin, marquis de Gouvernet (fils de Jean-Frédéric de la Tour du Pin)

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

  •  : colonel Louis Joseph Marie Rogon de Carcaradec[Notes 1]
  •  : colonel Anselme De Sicard (fuit aux Pays-Bas en raison de son attachement à Louis XVI le )
  •  : colonel François de Vergès[Notes 1]
  • 1794 : chef de brigade Louis-Prix Varé[Notes 1]
  • 1796 : chef de brigade Pierre Barrère
  •  : chef de brigade Baptiste Pierre Bisson[Notes 2] ; nommé général le
  •  : chef de brigade Raymond Viviès[Notes 1], promu général de Brigade le
  • 1805 : colonel Yves Lemarois
  •  : colonel Jean-Claude Baussin
  •  : colonel Antoine Devez
  •  : colonel Nicolas Jacquemard[Notes 1]
  •  : colonel Jean-Pierre René Stanislas Weller de Chef du Bois
  • Colonels tués et/ou blessé alors qu'ils commandaient le 43e RI
    • Colonel Le Marois : tué le
    • Colonel Baussin : blessé le , tué le
    • Colonel Devez : tué le
    • Colonel Weller de Chef du Bois : blessé le puis le
  • Officiers tués et/ou blessés durant leur service au sein du 43e RI entre 1804 et 1815 :
    • Officiers tués : 42
    • Officiers morts des suites de leur blessure : 18
    • Officiers blessés : 182

Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire et IIIe République jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  •  : Genty
  •  : Gérard
  •  : De La Tour du Pin de La Charce
  •  : Janin
  •  : Lacretelle
  •  : Massoni (Charles-Antoine)
  •  : Cornille
  •  : Loreton-Dumontet
  •  : Douay
  •  : de Martimprey
  •  : Broutta
  •  : :Jeanningros (Pierre-Jean-Joseph)
  •  : Wolff (Charles Joseph François)
  • 1868 : Pollet (Aimable Louis Joseph)
  • au  : Ernest de Viville
  •  : Mathieu (Henri)
  •  : De Ricouart d'Hérouville (Adolphe-Marie)
  •  : Jacquey
  •  : De Courson de la Villeneuve
  •  : Guelle
  •  : Bizard
  •  : De Lartigue
  •  : Proye

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • - ? : colonel Paul Maistre
  • 2 au  : colonel Proye
  • au  : lieutenant-colonel Baston
  • au  : lieutenant-colonel Lapointe
  • au  : colonel Proye
  • au  : lieutenant-colonel Lapointe
  • au  : chef d'escadron Marthe
  • au  : lieutenant-colonel Nenig
  •  : lieutenant-colonel Carrot

Entre deux-guerres[modifier | modifier le code]

  •  : Rat
  •  : Merx
  •  : Leroy
  •  : Stirn
  •  : Dewattre
  •  : Fournier
  •  : Cousse
  •  : Aymes
  •  : Troublé (René, Jules)
  •  : Bornecque
  •  : Meyer

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • au  : Veyrier Du Muraud (Pierre)
  • au  : Schneider (André)
  • au  : Dumas
  • au  : Lajouanie (Marcel)

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

  •  : Paquette (Jean)
  • au  : Letang (Michel)
  • au  : Masson (Henry)
  • 43e demi-brigade
  •  : De Toustain du Manoir
  •  : Katz
  •  : 43e régiment d'infanterie
  •  : Noël (Charles)
  •  : Pénichon (Paul)
  • au  : Andres (Pierre)
  •  : Le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes
  •  : Loyer (André)
  • Ducret Roger
  •  : Delerm (Jean)
  •  : Hautecœur (Jean-Pierre)
  •  : Rouquette (Pierre)
  •  : Philippe (Marcel)
  •  : Moussu (Jean)
  •  : O'Callaghan (Patrick)
  •  : Poudevigne (Jacques)
  •  : Simonet (Rémi)
  •  : Bracoud (Maurice)
  •  : Vautrin (Jacques)
  •  : Gouffault (André-François)
  •  : Barth (Lucien)
  •  : Lavigne (Daniel)
  •  : Dequen (René)
  •  : Gabet (Bernard)
  •  : Hubault (Jean-Armel)
  •  : Amélineau (François)
  •  : Paitier (Marc)
  •  : Baulain (Philippe)
  •  : Louze (Laurent)
  •  : Hameury (François)
  •  : Bialais (Philippe)
  • Le régiment dissous le

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment d'infanterie Royal des Vaisseaux

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire, IIIe République jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

43e de ligne à Vigneux lors des grandes manœuvres de l'est de 1901
  • Révolution de 1830 : le régiment, stationné au Havre et à Dieppe, se rallie au nouveau régime.
  • : participe à la répression de troubles ayant éclaté dans le Morbihan.
  • 1845-1851 : Conquête de l'Algérie
    •  : le régiment est en garnison à Toulon ; trois bataillons sont envoyés à Alger (deux le et un le ). Le régiment s'installe à Bougie.
    • -  : expédition contre les tribus liées à Abd El Kader; cette expédition, mal préparée, se solde par la mort de 66 hommes dont 2 au combat.
    •  : 1er bataillon en garnison à Philippeville, 2e bataillon à Sétif. Opérations dans la région contre la tribu des Bou Taleb.
    •  : le 1er bataillon part pour Djidjelli, le 2e est en opération contre la tribu des Amouchas.
    •  : le 3e bataillon est en opération en Kabilie et soumet les Beni Brahim. Le régiment part ensuite pour Batna puis Bône, sa nouvelle garnison. Jusqu'en , il se livre à des travaux de création de centres agricoles et à la pacification.
    • octobre-  : siège et prise de Zaatcha. Opération menée avec le 1er bataillon de Légion étrangère et la 4e compagnie du 3e BILA .
    • mai- : un bataillon de marche est formé et combat, dans la région de Tebessa, la tribu des Nementchas.
  • : embarquement sur le Vauban, débarque à Toulon et part pour Langres.
  •  : le régiment est stationné à Paris.
  •  : le régiment prend part aux opérations de police à la suite du coup d'État.
  •  : le régiment part pour Mâcon (E-M, dépôt, 2e bataillon), Lons le Saulnier (3e bataillon), Châlons (1er bataillon).
  • -  : Guerre de Crimée (Sébastopol) ; le régiment perd 879 hommes sur 3350 engagés dont 500 de maladie.
  • 1859 : Campagne d'Italie (Magenta, Solférino) ; le régiment perd 8 officiers et 145 sous-officiers et hommes de troupe.
  • Les garnisons se succèdent : Bourg en Bresse (), Lorient (), Lille (), Amiens, Péronne, Ham (1868)
  • 1870 : Guerre franco-allemande ; bataille de Gravelotte () puis combats avec l'armée de la Loire et du Nord (sous le nom de 69e RI provisoire) : Pont-Noyelles ou bataille de l'Hallue (), Bapaume (9-) et Saint-Quentin (18-)
  • 1871 : , un nouveau 43 est créé par amalgame ; régiment à quatre bataillons à six compagnies chacun ; Garnison à Lille.
  • Tunisie ( - ) : le le 4e bataillon se prépare à l'intervention et débarque à La Goulette, le . Le régiment est de retour en France le .
  • Maintien de l'ordre en métropole : Bassin de Douai (1878), Armentières (1880), Premesques (1889), Halluin (1890).
  •  : le régiment fournit au 147e RI son premier bataillon dans le cadre de la réorganisation des corps, prévoyant des régiments d'infanterie à trois bataillons.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Affectation : 1re brigade d'infanterie de la 1re division d'infanterie du 1er corps d'armée) d' au , puis à la 162e division d'infanterie jusqu'en .

Constitution en 1914 : trois bataillons (72 officiers, 164 sous-officiers, 3 174 hommes, 219 chevaux).

1914[modifier | modifier le code]

puis la retraite :

Le départ pour la Champagne.

1915[modifier | modifier le code]

Les combats dans l'Aisne coûte au régiment la perte de 23 officiers et de 511 hommes.

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

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Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • En 1939-1940, le 43e régiment d'infanterie motorisée (43e RIM) est rattachée à la 1re division d'infanterie motorisée (1re DIM). Le régiment constamment bombardé par l'aviation ennemie, il monte prendre le contact avec l'armée allemande en Belgique (combats de la Dyle), mène de très violents combats sur l'Escaut, à Bruille-Saint-Amand, puis se regroupe en combattant à Dunkerque avant de déposer les armes sur ordre, en Normandie après avoir perdu 231 tués et 600 blessés[4].
  • Le temps, parfois houleux, a bien failli faire perdre au régiment son drapeau. Le , le colonel Gaillard prend la décision, face au danger allemand, de le cacher dans la cave du presbytère de Mesnil-Rainfray. Le drapeau ne sera retrouvé qu'à la fin de l'hiver 1941 par le lieutenant Mourgant et le sergent-chef Menet, sur les indications du lieutenant Vallat, ancien du 43e RI. Devenu 43e régiment d'infanterie alpine stationné à Marseille et à Digne (un bataillon), le Royal des Vaisseaux a récupéré son drapeau qui lui est présenté solennellement le avant d'être dissout en 1942, après l'invasion de la zone sud par les Allemands. Il sera reconstitué dans le maquis du Nord et du Cher et terminera la guerre sur le front des poches de l'Atlantique.

Batailles et combats[modifier | modifier le code]

1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Le régiment détache un bataillon de marche - le bataillon de marche du 43e RI - entre et et participe notamment à l'opération Léa.

Citation du bataillon de marche du 43e RI :

« Régiment d'élite, digne héritier du Royal des Vaisseaux s'est montré dès son arrivée en Indochine, fidèle aux plus belles traditions de ses ainés. Engagé pendant huit mois dans le Sous-secteur de Gia Lam (Tonkin) a mené à bien sous l'ardente impulsion de son chef, le Commandant Lejosne, la conquête et la pacification d'une région difficile comprise entre le Canal des Rapides et le Fleuve Rouge. Appelé à participer à la libération de Hà-Dông au dégagement de Nam-Dinh, aux opérations de nettoyage au nord du pont des Rapides a forcé l'admiration par son allant, son esprit offensif qui ne recula jamais devant les plus durs sacrifices.
Le , après un raid audacieux sur le fleuve Rouge, s'est emparé de Viétri. Engagé sans un instant de repos dans la campagne d'automne, a donné une fois de plus la preuve de son mordant. Placé dans des conditions difficiles sur la Rivière Claire à Phu-Doan, Lang-Quang, Tuyên Quang, Son-Duong, a su faire face magnifiquement. il a infligé à l'ennemi des pertes considérables en hommes et en matériel. Il s'est affirmé partout l'une de nos plus brillantes Unités. »

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Il participe aux opérations au Maroc puis en Algérie de 1952 à 1962 au prix de 2 officiers, 3 sous-officiers et 57 soldats tués.

Au cessez-le-feu du en Algérie, le III/43e RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la force locale. Le III/43e RI forme une unité de la force locale de l'ordre algérienne, la 416e UFL-UFO Ziamma Nansouriah, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du ).

Réorganisation[modifier | modifier le code]

  • Réorganisé au , il devient le régiment de commandement et de soutien du 3e corps d'armées.
  • Réorganisé au , il devient le plus grand régiment de France (1350 personnels).
  • Réorganisé au et ayant donné naissance au 6e RCS (régiment de commandement et de soutien) de Douai, il compte : 21 officiers, 106 sous-officiers et 227 EVAT articulé en deux unités d'active : CAS (compagnie d'administration et de soutien) et CCL (compagnie de commandement et de logistique).

Mission[modifier | modifier le code]

  • Le 43e RI, régiment projetable de la chaîne des forces est subordonné au commandement des forces terrestres. Il a pour mission d'assurer le soutien des différents états-majors de la garnison de Lille. Il contribue, dans le respect des critères OTAN au soutien du déploiement du QG du corps de réaction rapide France (CRR-fr) dans le cadre de sa préparation opérationnelle et lors de ses engagements.

Composition[modifier | modifier le code]

  • 1 compagnie de commandement et de logistique (CCL).
  • 1 compagnie d'administration et de soutien (CAS).
  • 1 compagnie d'intervention de réserve (CIR).

Matériels[modifier | modifier le code]

Les principaux matériels sont des modules interconnectables qui permettent la mise à disposition rapide des postes de commandement mobiles aux états-majors, des véhicules de transport avec remorques assurent leur déplacement (semi-remorque 38 tonnes de type R290 VTL/R).

Transformation en GSBdD[modifier | modifier le code]

L'unité de réserve : 5e compagnie USR a rendu son fanion en .

  • Son drapeau a reçu les appellations "Austerlitz 1805" et « AFN 1952-1962 » dans ses plis.
  • Le  : devient le GSBdD (groupement de soutien de la base de défense) de Lille, organisme interarmées relevant de l'état-major des armées qui a pour mission d'assurer les missions d'administration générale et de soutien commun au profit de toutes les formations du Ministère de la Défense et des anciens combattants basés sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Le GSBdD s'est vu confié la garde du drapeau ainsi que la salle d'honneur du 43e RI.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau du 43e régiment d'infanterie

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5],[6].

Décorations[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée :

  • de la Croix de guerre 1914-1918 avec trois citations (--) à l'ordre de l'armée (trois palmes) ;
  • de la médaille d'or de Milan, à la suite de sa participation aux batailles de Solférino et de Palestro en 1859.

Le régiment détache un bataillon de marche en Indochine entre et . Son fanion porte la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec une citation () à l'ordre de l'armée (une palme). Le transfert de cette décoration au drapeau du régiment n'a pas été demandée, alors que cet usage est courant pour d'autres armes.

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

L'étoile bleue du régiment se porte sur la fourragère.

Les villes de Dunkerque et Gembloux (Belgique) lui ont décerné leur médaille commémorative des combats de 1940.

Insignes régimentaires[modifier | modifier le code]

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Insignes de compagnies[modifier | modifier le code]

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Personnages célèbres ayant servi au 43e[modifier | modifier le code]

Général Bertrand Clauzel (1772-1842), comte d'Empire, alors capitaine Clauzel du 43e de ligne en 1792 (Georges Rouget)

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Royal des vaisseaux dans la tempête" du colonel Verrier du Mureau - 1954.
  • 43e, tes insignes t'en souviens-tu ?, plaquette présentant l'ensemble des insignes du 43e régiment d'infanterie réalisée en 2002. Étude du capitaine Levesque.
  • Le 43e R.I. le régiment de Lille, historique complet du régiment sous la direction du lieutenant-Colonel Denis Chevignard. Édition La Voix du Nord 2003.
  • La chapelle de la Citadelle de Lille, plaquette présentant l'architecture et le contexte historique de ce bâtiment. Le 43e régiment d'infanterie y est cité. réalisée en 2005. Étude de l'adjudant-chef Blanchard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Officier étant devenu général de brigade à la suite de son commandement.
  2. Officier ayant atteint le grade de général de division

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  2. Opération du 13e corps et de la 3e armée durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
  3. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion - 1997
  4. tiré du site du 43e RI
  5. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  6. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]