43e régiment d'infanterie

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43e régiment d'infanterie
Image illustrative de l'article 43e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 43e régiment d'infanterie

Création 13 mars 1638
Dissolution 31 décembre 2010
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment
Rôle Infanterie
Garnison Lille
Ancienne dénomination Régiment des vaisseaux
43e RICCA
Surnom "Le royal des vaisseaux"
Devise une sardine pour 3 et 43è ton passé t'en souviens tu.
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Marengo 1800
Austerlitz 1805
Iéna 1806
Bataille de Zaatcha
Sébastopol 1855
La Somme 1916
Flandres 1917
Bataille de l'Aisne (1918)
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
une palme
Médaille d'or de Milan (campagne d'Italie 1859 : Solférino, Parlestro et Magenta)

Le 43e régiment d'infanterie (ou 43e RI) est un régiment d'infanterie dont la tradition remonte à la création en 1638 du régiment des Vaisseaux, des régiments de la Maison du Roi destinés à servir sur les bateaux et dans les colonies et considérés comme les « ancêtres » des régiments d'infanterie de marine.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 1791 : renommé 43e régiment d'infanterie de ligne
  • 1793 : formation de la 43e demi-brigade d'infanterie de bataille, à partir des unités suivantes :
  • 20 février 1796 : formation de la 43e demi-brigade d'infanterie de ligne, à partir des unités suivantes :
  • 24 septembre 1803 : 43e régiment d'infanterie de ligne

1815 à 1852[modifier | modifier le code]

  • 1815 : licencié
  • 1816 : recréé sous le nom de Légion de Loiret
  • 6 décembre 1820 : À Brest, reprend le nom de 43e régiment d'infanterie de ligne avec deux bataillons, venant de la 16e légion de Charente-Inférieure et la 48e bis légion de la Manche ; un troisième bataillon est constitué le 1er mai 1823.
  • 1830 : Une ordonnance du 18 septembre créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[1].
  • 1849 : Siège de Zaatcha.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Képi d'adjudant de l'infanterie de ligne

Au 1er août 1870, le 43e régiment d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le 5e bataillon de chasseurs du commandant Carré et le 13e régiment d'infanterie du colonel Lion, le 43e forme la 1re brigade aux ordres du général Véron dit Bellecourt. Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Pradier, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 2e division d'infanterie commandée par le général de division Grenier. Cette division d'infanterie évolue au sein du 4e corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de division de Ladmirault.

Article détaillé : Régiment de marche.

IIIe République[modifier | modifier le code]

  • 1914 : 43e régiment d'infanterie
  • 1939 : 43e régiment d'infanterie motorisé
  • 1er septembre 1940 : 43e régiment d'infanterie alpine, de l'Armée d'armistice
  • 11 novembre 1942 au 29 avril 1943 : dissolution progressive

IVe et Ve Républiques[modifier | modifier le code]

Insigne de béret de l'infanterie
  • 16 septembre 1944 : création du 43e régiment d'infanterie de la Libération, à Lille
  • 12 janvier 1945 : 43e régiment d'infanterie, dissous le 1er avril 1945
  • 12 avril 1947 : 43e bataillon d'infanterie
  • 1er janvier 1949 : 43e régiment d'infanterie
  • 12 février 1949 : 43e demi-brigade d'infanterie composée des :
  • 1er mars 1954 : 43e régiment d'infanterie
  • 12 septembre 1956 : départ pour le Maroc.
  • 1er mai 1958 : Le Centre d'instruction et de dépôt du 43e régiment d'infanterie devient Centre d'instruction du 43e RI
  • 24 novembre 1959 : Le colonel Andrès remet le drapeau au 3/43e régiment d'infanterie (bataillon de tradition).
  • 18 septembre 1962 : Le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes.
  • 29 février 1964 : Le Centre d'instruction du 43e régiment d'infanterie est dissous.
  • 1er mars 1964 : recréation du 43e régiment d'infanterie.
  • 4 avril 1964 : Le régiment reçoit son drapeau.
  • 1978 : Le régiment est intégré à la 12e division d'infanterie, il comprend 6 compagnies (un CCS, CEA, trois Compagnies de combat, deux Compagnies d'Instruction). Son régiment dérivé est le 243e Régiment d'infanterie jusqu'en 1995.
  • 1984 : 43e régiment d'infanterie et de commandement de corps d'armée ( 43e RICCA ) ; il comprend cinq compagnies (une CCS, une CQG, Compagnies de combat, une Compagnie de transmission, une Compagnie d'instruction)
  • 1er septembre 1991 : 43e régiment d'infanterie
  • 1995 : Le 33e régiment d'infanterie devient son régiment dérivé (réserve).
  • 2002 : Réorganisation du 43e RI avec implantation sur deux villes ( Lille et Douai) ; il comprend sept compagnies (deux CCAS, trois CAC, Compagnies d'appui au commandement, deux Compagnies de réserve.)
  • 2005 : Nouvelle réorganisation avec une unique garnison à Lille à trois compagnies (une CCL, une compagnie de réserve, qui porte par tradition le numéro 5). La garnison de Douai est devenue le 6e Régiment de commandement et de soutien (lui-même dissous en 2010).
  • 31 décembre 2010 dissolution du 43e régiment d'infanterie.
  • 1erjanvier 2011 : Le groupement de soutien de la base de défense (GSBdD) de Lille, organisme interarmées relevant de l'EMA qui assure les missions d'administration générale et de soutien commun au profit de toutes les formations du Ministère de la Défense et des anciens combattants basés sur les départements du Nord et du Pas de Calais reçoit la garde du Drapeau et des traditions du 43e RI.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • 13 mars 1638 : Henri d'Escoubleau de Sourdis (archevêque de Bordeaux)
  • 3 février 1640 : Armand Jean du Plessis de Richelieu (cardinal)
  • 10 mars 1644 : Jules Mazarin (Cardinal)
  • 25 juin 1650 : Louis Charles Gaston de Nogaret de Foix, duc de Candale
  • 15 mars 1661 : Louis de Vendôme, duc de Mercœur
  • 20 septembre 1667 : Alexandre Le Bret (mort Lieutenant Général)
  • 29 mars 1679 : Louis Potier de Gesvres, marquis de Gandelus (mort de ses blessures)
  • 24 avril 1689 : Louis de Mailly (comte de) (mort de ses blessures)
  • 29 avril 1692 : René de Névet (marquis de)
  • 16 juin 1699 : Hyacinthe de Montvalat, chevalier d'Entragues (tué à l'ennemi)
  • 1er mars 1702 : Isaac Charles de la Rochefoucaud, comte de Montendre (tué à l'ennemi)
  • 27 août 1702 : Louis de Régnier, marquis de Guerchy
  • 14 juin 1705 : Thomas Le Gendre de Collandre
  • 6 mars 1719 : Pierre-Aimé de Guiffrey, comte de Marcieu
  • 25 novembre 1734 : Claude Louis François de Régnier, comte de Guerchy
  • 26 mai 1745 : Jean-Baptiste Charles Hubert d'Esparbès de Lussan, chevalier d'Aubeterre (tué à l'ennemi)
  • 21 février 1746 : Louis Henri d'Esparbès de Lussan, comte d'Aubeterre - La Serre (mort de ses blessures)
  • 7 août 1747 : François Emmery de Durfort, comte de Civrac (Maréchal de camps le 20 février 1761)
  • 30 novembre 1761 : Anne Pierre de Montesquiou (marquis de) (Brigadier des armées le 20 avril 1768)
  • 28 juillet 1773 : Charles Pierre Hyacinthe, comte d'Ossun (Maréchal de camps le 9 mars 1788)
  • 10 mars 1788 : Frédéric Séraphin de la Tour du Pin-Paulin, marquis de Gouvernet (fils de Jean-Frédéric de la Tour du Pin)

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

  • 21 octobre 1791 : colonel Louis Joseph Marie Rogon de Carcaradec[Notes 1]
  • 16 mai 1792 : colonel Anselme De Sicard (fuit aux Pays-Bas en raison de son attachement à Louis XVI le 20 août 1792)
  • 4 septembre 1792 : colonel François de Vergès[Notes 1]
  • 1794 : chef de brigade Louis-Prix Varé[Notes 1]
  • 1796 : chef de brigade Pierre Barrère
  • 13 août 1799 : chef de brigade Baptiste Pierre Bisson[Notes 2] ; nommé général le 5 juillet 1800
  • 5 juillet 1800 : chef de brigade Raymond Viviès[Notes 1], promu général de Brigade le 24 décembre 1805
  • 1805 : colonel Yves Lemarois
  • 10 mai 1807 : colonel Jean-Claude Baussin
  • 19 mai 1811 : colonel Antoine Devez
  • 23 janvier 1813 : colonel Nicolas Jacquemard[Notes 1]
  • 2 juillet 1813 : colonel Jean-Pierre René Stanislas Weller de Chef du Bois
  • Colonels tués et/ou blessé alors qu'ils commandaient le 43e RI
    • Colonel Le Marois : tué le 8 février 1807
    • Colonel Baussin : blessé le 10 juin 1807, tué le 27 février 1811
    • Colonel Devez : tué le 14 avril 1812
    • Colonel Weller de Chef du Bois : blessé le 13 octobre 1813 puis le 10 novembre 1813
  • Officiers tués et/ou blessés durant leur service au sein du 43e RI entre 1804 et 1815 :
    • Officiers tués : 42
    • Officiers morts des suites de leur blessure : 18
    • Officiers blessés : 182

Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire et IIIe République jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 17 novembre 1820 : Genty
  • 14 novembre 1821 : Gérard
  • 7 février 1823 : De La Tour du Pin de La Charce
  • 16 août 1830 : Janin
  • 14 avril 1831 : Lacretelle
  • 29 septembre 1837 : Charles-Antoine Massoni
  • 16 avril 1843 : Cornille
  • 11 avril 1848 : Loreton-Dumontet
  • 7 janvier 1852 : Douay
  • 23 octobre 1852 : de Martimprey
  • 5 septembre 1854 : Broutta
  • 12 juillet 1859 : :Jeanningros
  • 12 mars 1862 : Wolff
  • 1868 : Aimable Louis Joseph Pollet
  • 1er mai 1870 au 14 août 1879 : Ernest de Viville
  • 23 août 1879 : Mathieu
  • 13 mars 1883 : De Ricouard d'Hérouville
  • 6 mai 1887 : Jacquey
  • 9 avril 1892 : De Courson de la Villeneuve
  • 29 décembre 1897 : Guelle
  • 4 juin 1903 : Bizard
  • 22 décembre 1906 : De Lartigue
  • 27 septembre 1911 : Proye

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 23 septembre 1912 - ? : colonel Paul Maistre
  • 2 au 29 août 1914 : colonel Proye
  • 31 août au 6 septembre 1914 : lieutenant-colonel Baston
  • 14 septembre au 6 décembre 1914 : lieutenant-colonel Lapointe
  • 6 décembre 1914 au 8 janvier 1915 : colonel Proye
  • 8 janvier 1915 au 24 avril 1917 : lieutenant-colonel Lapointe
  • 25 avril au 4 mai 1917 : chef d'escadron Marthe
  • 4 mai au 12 juin 1917 : lieutenant-colonel Nenig
  • 24 juin 1917 : lieutenant-colonel Carrot

Entre deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • 24 mai 1921 : Rat
  • 14 avril 1923 : Merx
  • 16 mars 1925 : Leroy
  • 15 décembre 1925 : Stirn
  • 25 mars 1927 : Dewattre
  • 1er septembre 1928 : Fournier
  • 25 avril 1930 : Cousse
  • 25 avril 1932 : Aymes
  • 25 avril 1934 : Troublé (René, Jules)
  • 25 avril 1936 : Bornecque
  • 10 juillet 1938 : Meyer

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 13 janvier 1940 au 29 juin 1940 : Veyrier Du Muraud (Pierre)
  • 7 septembre 1940 : Schneider
  • 1er mars 1942 au 30 novembre 1942 : Dumas
  • 30 septembre 1944 : Lajouanie (Marcel)

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

  • 7 janvier 1946 : Paquette (Jean)
  • 16 janvier 1947 au 31 mars 1947 : Letang (Michel)
  • 1er janvier 1949 au 31 janvier 1949 : Masson (Henry)
  • 43e demi-brigade
  • 1er août 1950 : De Toustain du Manoir
  • 21 avril 1952 : Katz
  • 7 mars 1954 : 43e régiment d'infanterie
  • septembre 1954 : Noël (Charles)
  • 10 septembre 1956 : Pénichon (Paul)
  • 1er novembre 1958 au 31 octobre 1959 : Andres (Pierre)
  • 18 septembre 1962 : Le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes
  • 1er mars 1964 : Loyer (André)
  • Ducret Roger
  • 1er juillet 1967 : Delerm (Jean)
  • 1er juillet 1969 : Hautecœur (Jean-Pierre)
  • 31 juillet 1971 : Rouquette (Pierre)
  • 31 juillet 1973 : Philippe (Marcel)
  • 31 juillet 1975 : Moussu (Jean)
  • 1er août 1977 : O'Callaghan (Patrick)
  • 1er août 1979 : Poudevigne (Jacques)
  • 1er août 1981 : Simonet (Rémi)
  • 1er août 1983 : Bracoud (Maurice)
  • 1er août 1985 : Vautrin (Jacques)
  • 1er août 1987 : Gouffault (André-François)
  • 1er août 1989 : Barth (Lucien)
  • 2 août 1991 : Lavigne (Daniel)
  • 1er septembre 1993 : Dequen (René)
  • 1er septembre 1995 : Gabet (Bernard)
  • 29 août 1997 : Hubault (Jean-Armel)
  • 31 août 1999 : Amélineau (François)
  • 31 août 2001 : Paitier (Marc)
  • 27 juin 2003 : Baulain (Philippe)
  • 4 juillet 2005 : Louze (Laurent)
  • 4 juillet 2007 : Hameury (François)
  • 6 juillet 2009 : Bialais (Philippe)
  • Le régiment dissous le 31 décembre 2010

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment d'infanterie Royal des Vaisseaux

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire, IIIe République jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

43e de ligne à Vigneux lors des grandes manœuvres de l'est de 1901
  • Révolution de 1830 : le régiment, stationné au Havre et à Dieppe, se rallie au nouveau régime.
  • Février 1831: participe à la répression de troubles ayant éclaté dans le Morbihan.
  • 1845-1851 : Conquête de l'Algérie
    • 11 octobre 1845 : le régiment est en garnison à Toulon ; trois bataillons sont envoyés à Alger (deux le 31 octobre et un le 3 novembre). Le régiment s'installe à Bougie.
    • 9 décembre 1845 - 4 janvier 1846 : expédition contre les tribus liées à Abd El Kader; cette expédition, mal préparée, se solde par la mort de 66 hommes dont 2 au combat.
    • 14 février 1846 : 1er bataillon en garnison à Philippeville, 2e bataillon à Sétif. Opérations dans la région contre la tribu des Bou Taleb.
    • 12 juin 1846 : Le 1er bataillon part pour Djidjelli, le 2e est en opération contre la tribu des Amouchas.
    • 30 avril 1847 : Le 3e bataillon est en opération en Kabilie et soumet les Beni Brahim. Le régiment part ensuite pour Batna puis Bône, sa nouvelle garnison. Jusqu'en mars 1849, il se livre à des travaux de création de centres agricoles et à la pacification.
    • octobre- 26 novembre 1849 : Siège et prise de Zaatcha. Opération menée avec le 1er bataillon de Légion étrangère et la 4e compagnie du 3e BILA .
    • mai-juin 1850 : Un bataillon de marche est formé et combat, dans la région de Tebessa, la tribu des Nementchas.
  • 6 janvier 1851: Embarquement sur le Vauban, débarque à Toulon et part pour Langres.
  • septembre 1851 : le régiment est stationné à Paris.
  • 2 décembre 1851 : Le régiment prend part aux opérations de police à la suite du coup d'État.
  • 24 septembre 1853 : Le régiment part pour Mâcon (E-M, dépôt, 2e bataillon), Lons le Saulnier (3e bataillon), Châlons (1er bataillon).
  • janvier 1854 - 17 juin 1856 : Guerre de Crimée (Sébastopol) ; le régiment perd 879 hommes sur 3350 engagés dont 500 de maladie.
  • 1859 : Campagne d'Italie (Magenta, Solférino) ; le régiment perd 8 officiers et 145 sous-officiers et hommes de troupe.
  • Les garnisons se succèdent : Bourg en Bresse (30 août 1859), Lorient (28 septembre 1859), Lille (15 septembre 1861), Amiens, Péronne, Ham (1868)
  • 1870 : Guerre franco-allemande ; bataille de Gravelotte (16 août) puis combats avec l'armée de la Loire et du Nord (sous le nom de 69e RI provisoire) : Pont-Noyelles ou bataille de l'Hallue (23 décembre 1870), Bapaume (9-11 décembre 1870) et Saint-Quentin (18-19 janvier 1871)
  • 1871 : 3 septembre, un nouveau 43 est créé par amalgame ; régiment à quatre bataillons à six compagnies chacun ; Garnison à Lille.
  • Tunisie (avril 1881 - septembre 1883) : le 30 août le 4e bataillon se prépare à l'intervention et débarque à La Goulette, le 13 septembre 1881. Le régiment est de retour en France le 14 septembre 1883.
  • Maintien de l'ordre en métropole : Bassin de Douai (1878), Armentières (1880), Premesques (1889), Halluin (1890).
  • 1er octobre 1887 : Le régiment fournit au 147e RI son premier bataillon dans le cadre de la réorganisation des corps, prévoyant des régiments d'infanterie à trois bataillons.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Affectation : 1re brigade d'infanterie de la 1re division d'infanterie du 1er corps d'armée) d'août 1914 au 26 octobre 1916, puis à la 162e division d'infanterie jusqu'en novembre 1918.

Constitution en 1914 : trois bataillons (72 officiers, 164 sous-officiers, 3 174 hommes, 219 chevaux)

1914[modifier | modifier le code]

puis la retraite :

Le 15 décembre départ pour la Champagne.

1915[modifier | modifier le code]

Les combats dans l'Aisne coûte au régiment la perte de 23 officiers et de 511 hommes.

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

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Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • En 1939-1940, la 43e Régiment d'Infanterie Motorisée (43e RIM) est rattachée à la 1re Division d'Infanterie Motorisée (1re DIM). Le régiment constamment bombardé par l'aviation ennemie, il monte prendre le contact avec l'armée allemande en Belgique (combats de la Dyle), mène de très violents combats sur l'Escaut, à Bruille-Saint-Amand, puis se regroupe en combattant à Dunkerque avant de déposer les armes sur ordre, en Normandie après avoir perdu 231 tués et 600 blessés[4].
  • Le temps, parfois houleux, a bien failli faire perdre au régiment son Drapeau. Le 21 juin 1940, le colonel Gaillard prend la décision, face au danger allemand, de cacher son drapeau dans la cave d'un presbytère, celui de Mesnil-Rainfray. Le drapeau ne sera retrouvé qu'à la fin de l'hiver 1941 par le lieutenant Mourgant et le sergent-chef Menet, sur les indications du lieutenant Vallat, ancien du 43e RI. Devenu 43e régiment d'infanterie alpine stationné à Marseille et à Digne (un bataillon), le Royal des Vaisseaux a récupéré son drapeau qui lui est présenté solennellement le 3 mai 1941 avant d'être dissout en 1942, après l'invasion de la zone sud par les Allemands. Il sera reconstitué dans le maquis du Nord et du Cher et terminera la guerre sur le front des poches de l'Atlantique.

Batailles et combats[modifier | modifier le code]

1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Le régiment détache un bataillon de marche - le bataillon de marche du 43e RI - entre janvier 1947 et juin 1948 et participe notamment à l'opération Léa.

Citation du bataillon de marche du 43e RI

« Régiment d'élite, digne héritier du Royal des Vaisseaux s'est montré dès son arrivée en Indochine, fidèle aux plus belles traditions de ses ainés. Engagé pendant huit mois dans le Sous-secteur de Gia Lam (Tonkin) a mené à bien sous l'ardente impulsion de son chef, le Commandant Lejosne, la conquête et la pacification d'une région difficile comprise entre le Canal des Rapides et le Fleuve Rouge. Appelé à participer à la libération de Hà-Dông au dégagement de Nam-Dinh, aux opérations de nettoyage au nord du pont des Rapides a forcé l'admiration par son allant, son esprit offensif qui ne recula jamais devant les plus durs sacrifices.
Le 14 mai 1947, après un raid audacieux sur le fleuve Rouge, s'est emparé de Viétri. Engagé sans un instant de repos dans la campagne d'automne, a donné une fois de plus la preuve de son mordant. Placé dans des conditions difficiles sur la Rivière Claire à Phu-Doan, Lang-Quang, Tuyên Quang, Son-Duong, a su faire face magnifiquement. il a infligé à l'ennemi des pertes considérables en hommes et en matériel. Il s'est affirmé partout l'une de nos plus brillantes Unités. »

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Il participe aux opérations au Maroc puis en Algérie de 1952 à 1962 au prix de 2 officiers, 3 sous-officiers et 57 soldats tués.

Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le III/43° RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le III/43° RI forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 416° UFL-UFO Ziamma Nansouriah, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du 18 mars 1962).

Réorganisation[modifier | modifier le code]

  • Réorganisé au 1er août 1984, il devient le régiment de commandement et de soutien du 3e corps d'armées.
  • Réorganisé au 1er juillet 1991, il devient le plus grand régiment de France (1350 personnels).
  • Réorganisé au 1er juillet 2005 et ayant donné naissance au 6e RCS (régiment de commandement et de soutien) de Douai, il compte : 21 officiers, 106 sous-officiers et 227 EVAT articulé en deux unités d'active : CAS (compagnie d'administration et de soutien) et CCL (compagnie de commandement et de logistique).

Mission[modifier | modifier le code]

  • Le 43e RI, régiment projetable de la chaîne des forces est subordonné au Commandement des forces terrestres. Il a pour mission d'assurer le soutien des différents états-majors de la garnison de Lille. Il contribue, dans le respect des critères OTAN au soutien du déploiement du QG du Corps de Réaction Rapide France (CRR-fr) dans le cadre de sa préparation opérationnelle et lors de ses engagements.

Composition[modifier | modifier le code]

  • 1 compagnie de commandement et de logistique (CCL)
  • 1 compagnie d'administration et de soutien (CAS)
  • 1 compagnie d'intervention de réserve (CIR)

Matériels[modifier | modifier le code]

Les principaux matériels sont des modules interconnectables qui permettent la mise à disposition rapide des postes de commandement mobiles aux états-majors, des véhicules de transport avec remorques assurent leur déplacement (semi-remorque 38 tonnes de type R290 VTL/R).

Dissolution[modifier | modifier le code]

L'unité de réserve : 5e compagnie USR a rendu son fanion en décembre 2010.

  • Son drapeau a reçu les appellations "Austerlitz 1805" et « AFN 1952-1962 » dans ses plis.
  • Le 31 décembre 2010 dissolution du 43e RI
  • Le 1er janvier 2011 : Devient le GSBdD (Groupement de Soutien de la Base de Défense ) de Lille, organisme interarmées relevant de l'EMA qui a pour mission d'assurer les missions d'administration générale et de soutien commun au profit de toutes les formations du Ministère de la Défense et des anciens combattants basés sur les départements du Nord et du Pas de Calais. Le GSBdD s'est vu confié la garde du Drapeau ainsi que la salle d'Honneur du 43e RI.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau du 43e régiment d'infanterie

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5],[6].

Décorations[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée :

- de la Croix de guerre 1914-1918 avec trois citations (30 octobre 1916-5 octobre 1917-29 septembre 1918) à l'ordre de l'armée (trois palmes) ;

- de la médaille d'or de Milan, à la suite de sa participation aux batailles de Solférino et de Palestro en 1859.

Le régiment détache un bataillon de marche en Indochine entre janvier 1947 et juin 1948. Son fanion porte la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec une citation (9 juin 1948) à l'ordre de l'armée (une palme). Le transfert de cette décoration au drapeau du régiment n'a pas été demandée, alors que cet usage est courant pour d'autres armes.

  • il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
  • l'étoile bleue du régiment se porte sur la fourragère.

Les villes de Dunkerque et Gembloux (Belgique) lui ont décerné leur médaille commémorative des combats de 1940.

Insignes régimentaires[modifier | modifier le code]

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Insignes de compagnies[modifier | modifier le code]

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Personnages célèbres ayant servi au 43e[modifier | modifier le code]

Général Bertrand Clauzel (1772-1842), comte d'Empire, alors capitaine Clauzel du 43e de ligne en 1792 (Georges Rouget)

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Royal des vaisseaux dans la tempête" du colonel Verrier du Mureau - 1954.
  • 43e, tes insignes t'en souviens-tu ?, plaquette présentant l'ensemble des insignes du 43e régiment d'infanterie réalisée en 2002. Étude du capitaine Levesque.
  • Le 43e R.I. le régiment de Lille, historique complet du régiment sous la direction du lieutenant-Colonel Denis Chevignard. Édition La Voix du Nord 2003.
  • La chapelle de la Citadelle de Lille, plaquette présentant l'architecture et le contexte historique de ce bâtiment. Le 43e régiment d'infanterie y est cité. réalisée en 2005. Étude de l'adjudant-chef Blanchard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Officier étant devenu général de brigade à la suite de son commandement.
  2. Officier ayant atteint le grade de général de division

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  2. Opération du 13e corps et de la 3e armée durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
  3. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion - 1997
  4. tiré du site du 43e RI
  5. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  6. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]