Villerville

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Villerville
La plage de Villerville.
La plage de Villerville.
Blason de Villerville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Trouville-sur-Mer
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Côte Fleurie
Maire
Mandat
Michel Marescot
2014-2020
Code postal 14113
Code commune 14755
Démographie
Gentilé Villervillais
Population
municipale
743 hab. (2011)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 03″ N 0° 07′ 43″ E / 49.400833, 0.12861149° 24′ 03″ Nord 0° 07′ 43″ Est / 49.400833, 0.128611  
Altitude Min. 0 m – Max. 144 m
Superficie 3,30 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villerville.fr

Villerville est une commune française, ancien village de pêcheurs, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 743 habitants[Note 1] (les Villervillais).

La commune a longtemps abrité un casino, en bois, situé devant l'estacade. Il est aujourd'hui transformé en bar-restaurant. Une moulière existe au large de la plage, sur le banc du Ratier, à environ 3 km.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la côte de la Manche, au nord-est du département du Calvados, dans la partie appelée Côte de Grâce, entre Trouville-sur-Mer et Honfleur.

Communes limitrophes de Villerville[1]
Mer de la Manche Mer de la Manche Cricquebœuf
Mer de la Manche,
Trouville-sur-Mer
Villerville[1] Cricquebœuf
Trouville-sur-Mer Trouville-sur-Mer Cricquebœuf

Histoire[modifier | modifier le code]

La Grosse Pierre de la Bergerie

La commune a connu une occupation ancienne comme en témoignent sur les terrains de la ferme de la Bergerie d'un grand menhir de 2,50 m de haut appelé la Grosse Pierre et de deux autres plus petits mégalithes. Il s'agit de blocs de poudingue (pierre provenant d’un banc de pierre situé à 1 km de là). Sur ce site ont été découverts divers outils de pierre polie, ainsi que des ossements.

La légende locale veut que saint Roch (1295–1326) ait là fait reculer la peste, mais en attrapant lui-même cette maladie (la statuaire traditionnelle le représente avec son bâton et son chien lui léchant les plaies. Il figure (statue en bois du XIXe siècle) dans l'église Notre-Dame de Villerville : il est devenu le saint patron des Villervillais.

L'histoire religieuse a également retenu le nom de Thomas Jean Montsaint, né à la Ferme de la Bergerie, devenu prêtre et ayant refusé de renier ses convictions lors de la Terreur. Il fut pour cela emprisonné puis exécuté le 2 septembre 1792 à Paris. Il a été canonisé par Pie XI (en 1926) et une plaque commémore son souvenir dans la tour du clocher.

La commune a longtemps aussi été un village de pêcheurs, qui, sur les « plattes de Villerville [2]» (barques à fonds plats), allaient pêcher harengs, soles ou turbots. Une pêche dite « aux guideaux » se faisait au filet tendu sur la moulière. La pêche à pied était également pratiquée (moules, crabes, crevettes…), par les « picoteux » (femmes et enfants le plus souvent). Le produit de la pêche (moules notamment) était ramené à terre dans des charrettes dites « banneaux », tirées par des chevaux.

En 1893, une baleine s'échoue sur la plage. Elle est achetée par Nicolas-Marie Simon, dit Simon-Max, chansonnier et ténor à Paris (Opéra-bouffe), alors propriétaire du casino de Villerville. Après avoir vendu l'huile et la chair de la baleine, il utilise la peau pour y abriter un théâtre assez grand pour accueillir une petite centaine de spectateurs. Le caractère original de ce petit théâtre Baleine contribue à son succès. La baleine est déménagée à Paris (au Casino de Paris), mais elle y brûlera.

Le peintre Édouard Dantan y meurt accidentellement le 7 juillet 1897 : la voiture dans laquelle il se trouve heurte violemment l'église du village après que son cheval se soit emballé[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villerville

Les armes de la commune de Villerville se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande d'or chargée de trois crevettes du champ, accompagnée en chef d'un bateau contourné d'argent et en pointe d'une coquille de moule du même, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard aussi d'or[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1963 mars 1989 Jacques Grainville    
mars 1989 en cours Michel Marescot[5] SE Juriste
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 743 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Villerville a compté jusqu'à 1 091 habitants en 1901.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
859 804 940 912 890 887 882 884 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
814 815 884 914 983 986 997 978 1 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 091 1 065 1 036 855 897 835 797 728 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
750 728 722 733 686 676 750 771 743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Villerville est dénommée « commune touristique » depuis mars 2010[8].

Anciens titres de presse[modifier | modifier le code]

Journaux disparus, localisés à Villerville[9] :

  • Villerville-Gazette (1928-1939).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La plage à marée basse.

Ils ont été décrits ou peints par de nombreux auteurs, peintres ou graveurs dont Valère Lefebvre et Émile Gaudrier (fin XIXe siècle).

  • Plage de sable et de galets.
  • Magnifique vue sur Le Havre et le cap de la Hève.
  • Église Notre-Dame (en partie du XIIe). Elle abrite quatre tableaux classés à titre d'objets aux Monuments historiques[10].
  • Château du Manoir (XIXe).
  • Château de Champ-Vert (XIXe).
  • Sémaphore.
  • Calvaire (1888).
  • Promenade : aménagée le long de la plage et dans les Graves.
  • Musée « Mer et désert » (1993), où sont réunis quelque 5 000 coquillages et des animaux exotiques.
  • Chez Mahu, « Grand Hôtel des Parisiens », rue Maréchal-Foch, où séjournèrent, entre autres, Lord Alfred Bruce Douglas[11] et Oscar Wilde en 1897. Construit par l'architecte trouvillais René Morin, également à l'origine de l' hôtel Flaubert de Trouville. Deauvillais et Trouvillais s'y précipitaient pour le « Five O'Clock » et s'attardaient parfois jusqu'au dîner dans l'espoir de croiser Mistinguett ou un duc de Windsor en goguette[12].

Villerville dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Le film Un singe en hiver, de Henri Verneuil, y a été tourné en partie durant l'hiver 1961-1962. Villerville y apparaît sous le nom de Tigreville. Une association locale, créée en 2001, perpétue le souvenir du tournage. Depuis juin 2007, une grande photo du film représentant Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, les deux vedettes du film, a été accrochée sur un mur à l'entrée de la rue principale. En bas de cette rue se trouve le Cabaret normand, restaurant utilisé pour le tournage.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Chegaray, L’étonnante histoire de Villerville

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. La platte de Villerville, a été décrite dans la revue Chasse-marée (n° 13).
  3. « Échos - Hors Paris », Le Figaro, 3e série, no 189,‎ 8 juillet 1897, p. 1
  4. « GASO, la banque du blason - Villerville Calvados » (consulté le 6 décembre 2011)
  5. Réélection 2014 : « Michel Marescot élu maire pour un cinquième mandat », sur Ouest-france.fr (consulté le 6 avril 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. [PDF] « Préfecture du Calvados - Recueil des actes administratifs - 26 mars 2010 » : page 463.
  9. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944, l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du Temps, 1998 (ISBN 2911855132)
  10. « Œuvres mobilières à Villerville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. a et b Lettre du 22 juillet 1897 de lord Alfred Douglas à Oscar Wilde depuis le Grand Hôtel Des Parisiens de Villerville - source: Oscar Wilde and his literary circle – a catalogue of manuscripts and the letters in the William Andrews memorial library - University of California Press – Berkeley and Los Angeles
  12. La côte fleurie d'antan: La côte fleurie à travers la carte ..., Muriel Maurice-Juhasz - 2005
  13. « Libération.fr - Jean-Yves Dubois enterré à Villerville » (consulté le 2 juin 2013)