Biréli Lagrène

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Biréli Lagrène

alt=Description de l'image Bireli aux Granges le 26.08.06.jpg.
Informations générales
Naissance 4 septembre 1966 (47 ans)
Soufflenheim
Activité principale Guitariste, compositeur
Genre musical Jazz, jazz manouche, jazz fusion, post-bop
Instruments Guitare, basse, violon
Années actives années 70 à aujourd'hui
Labels Dreyfus Records, Universal Music
Influences Django Reinhardt, Wes Montgomery
Site officiel www.bireli-lagrene.com

Biréli Lagrène est un guitariste Alsacien de jazz né le 4 septembre 1966 à Soufflenheim dans le Bas-Rhin dans une famille de tradition manouche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Biréli Lagrène commence l’apprentissage de la guitare dès l'âge de quatre ans. Il est initié à la musique par son père et son frère et se plonge avant tout dans le swing gitan de Django Reinhardt qu’il copie : « Tout gamin… je remettais les disques sans cesse, jusqu'à ce que j'arrive à le refaire. Par la suite, j'ai compris qu'il valait mieux respecter les grands guitaristes que les imiter[1] Le jeune guitariste devient rapidement un prodige et à l'âge de quatorze ans remporte un festival de musique tzigane à Strasbourg. Lagrène rencontre Stéphane Grapelli entre deux sets d’un des concerts du violoniste et lui joue quelques phrases à la guitare. Grapelli invite immédiatement le jeune Biréli sur scène qui termine le concert avec lui[2]. Pendant l’adolescence Lagrène participe à plusieurs tournées européennes et joue avec de nombreuses têtes d’affiches comme Benny Carter, Niels-Henning Ørsted Pedersen et d’autres[3].

Si les premiers albums sont très proches du style de Reinhardt, le jeune Biréli élargit rapidement ses influences avec Wes Montgomery, George Benson, Jimi Hendrix et s’intéresse au rock et plus précisément au jazz fusion, style alors en plein essor. Outre ses nombreuses collaborations du moment Biréli devient aussi un remplaçant de luxe, occupant la place d’Eric Clapton le temps d’une éphémère reformation de Cream ou supplée John McLaughlin dans le trio d’Elvin Jones[4].

Il rencontre le bassiste Jaco Pastorius dans un club à New York en 1985, celui-ci l’invite sur scène et les deux musiciens jouent alors jusqu’au petit matin. Pastorius l’invite à participer à une tournée européenne en 1986 qui sera documentée notamment par l’album Stuttgart Aria. Sous l’impulsion du célèbre bassiste Biréli devient un bon bassiste lui-même et hésite à adopter définitivement l’instrument, ainsi on peut parfois le voir en jouer pendant un concert[1],[5],[6],[2]. En 1989, Biréli rejoint Al Di Meola et Larry Coryell qui forment un super-trio de guitaristes[2].

Du côté enregistrements Biréli Lagrène explore différentes situations, un style jazz fusion pour les albums Inferno (1988) et Foreign Affairs (1989) et My Favorite Django (1995), un passage plus acoustique sur Acoustic Moments (1990) ou une réinterprétation de standards sur Standards (1992). En 1998, l’album Blue Eyes rend hommage à Frank Sinatra, une autre idole de Biréli qui chante en plus de jouer de la guitare[1].

En 1999 sort Duet, un duo avec le guitariste français Sylvain Luc qui marque le début d’une longue collaboration au travers de nombreux concerts et un deuxième album dix ans plus tard avec Summertime[7]. Avec Dennis Chambers et Dominique Di Piazza, Lagrène forme ensuite Front Page qui enregistre un album du même nom et obtient un prix aux victoires de la musique en 2001[1].

Biréli Lagrène décide alors de retourner à ses racines en démarrant son Gipsy Project qui emprunte la même formation que le célèbre quintet du Hot Club de France emmené par Django Reinhardt et Stéphane Grapelli. Cette première incarnation du Gipsy Project enregistre deux albums, Gipsy Project et Gipsy Project and Friends. En 2004, le violon de Florin Niculescu est remplacé par les saxophones de Franck Wolf pour les albums Move et Just The Way You Are[8]. En 2006, le guitariste sort deux albums aux concepts nouveaux pour lui, un album solo avec To Bi Or Not To Bi et album avec un big band Djangology [1].

En 2008, retour au jazz fusion avec Electric Side qui reprend de nombreuses compositions des albums Inferno (1988) et Foreign Affairs (1989) en essayant de mettre la musique au goût du jour avec notamment la présence d’un DJ[9],[10]. Mais la parenthèse est de courte durée car Biréli enregistre Gipsy Trio en 2009 où il évolue au sein d’une formation dépouillée avec ses fidèles collaborateurs, Diego Imbert à la contrebasse et Hono Winterstein à la guitare rythmique[11].

Le guitariste change une nouvelle fois de formation en 2012 et opte pour un quartet guitare-orgue hammond-saxophone-batterie qui explore un jazz post-bop teinté de funk et de rock dans l’album Mouvements[12]. La même année Biréli Lagrène est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand[13].

Discographie[modifier | modifier le code]

Studio
En Concert
Collaborations
Vidéo
  • 2004 : Biréli Lagrène & Gypsy Project Live in Paris
  • 2004 : Biréli Lagrène & Friends : Live Jazz à Vienne. L’intégrale du concert donné en 2002 par Biréli Lagrène et les meilleurs Jazzmen manouche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Biographie par Bleu Citron Productions
  2. a, b et c Documentaire Sur La Route Avec Biréli Lagrène
  3. Biographie sur Allaboutjazz
  4. Interview lors de la sortie de Gipsy Trio
  5. Interview Audio de 2012
  6. Vidéo de Lagrène jouant de la basse
  7. Critique de Summertime sur Djangostation
  8. Interview lors de la sortie de Move
  9. Interview lors de la sortie d’Electric Side
  10. Critique de Electric Side sur Djangostation
  11. Critique de Gipsy Trio sur Allmusic
  12. Critique de Mouvements sur Djangostation
  13. News sur le site officiel

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