Saint-Pierre-Azif

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Saint-Pierre-Azif
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Dozulé
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Côte Fleurie
Maire
Mandat
Françoise Lefranc
2014-2020
Code postal 14950
Code commune 14645
Démographie
Population
municipale
187 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 45″ N 0° 02′ 35″ E / 49.2958333333, 0.043055555555649° 17′ 45″ Nord 0° 02′ 35″ Est / 49.2958333333, 0.0430555555556  
Altitude Min. 40 m – Max. 139 m
Superficie 6,17 km2
Localisation

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Saint-Pierre-Azif est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 187 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon la communauté des communes[1], Saint-Pierre-Azif tirerait son nom d'une famille His, ainsi désignée dans le registre de Philippe-Auguste, au XIIIe siècle. Pierre de His apparaît, comme témoin, dans une charte de 1277, pour l'abbaye de Saint-Wandrille (d'après M. l'abbé de La Rue). Le nom "Saint Pierre de His" aurait été altéré, au cours des siècles, en Saint-Pierre es His, aux His, Adifs, Asifs.

Autre explication plus plausible. En effet, l’alliance de Saint-Pierre et des ifs, des conifères très fréquents en Normandie autrefois, paraît plus vraisemblable et, en outre, onze villages en Calvados se dénomment Saint-Pierre quelque chose (-du Mailloc, -sur Dives, -du Fresne...). En outre, des communes s'appellent Saint-Pierre-des-Ifs (l’une en Calvados et l’autre dans l’Eure), et deux se dénomment Ifs (Calvados) et Les Ifs (Seine-Maritime). Signalons aussi Condé-sur-Ifs (Calvados, avec son église Saint-Pierre) ou Tourville-les-Ifs (Seine-Maritime).
Tant les Celtes, que les Saxons, que les Vikings danois qui ont envahi la région au fil du premier millénaire attribuaient une force sacrée aux ifs. Ces conifères d’une durée de vie pouvant être plus que millénaire symbolisaient l’immortalité. On va ainsi trouver des ifs systématiquement dans les cimetières d'Écosse, d'Irlande, d'Angleterre, de Normandie et de Bretagne. Ce qu'on peut encore aujourd'hui constater fréquemment en Normandie.

Lors de la christianisation à l’orée du deuxième millénaire, l'église catholique va récupérer ce symbole dans les contrées où on vénérait cet arbre : « La tradition chrétienne a planté près de ces ifs, d'autres arbres : les croix… La foi chrétienne propose de greffer sur les ifs une espérance folle : Jésus, mort et ressuscité[2] ».
D’où cette association vraisemblable de Saint-Pierre, premier évêque de Rome, et des Ifs, Saint-Pierre « aux Ifs » devenant au fil des temps « Azif[3] ». Remarquons particulièrement cet if planté au XVIe siècle qui se trouve au centre du cloître de l’abbaye normande de Jumièges. Ou ces deux « ifs-chapelles » (deux oratoires installés dans leur tronc) à La Haye-de-Routot (Eure), plantés vers le VIe siècle, sous l’Empire romain, auprès duquel on construisit au XIIIe siècle l’église et le cimetière. Ou encore l’if du cimetière du Troncq (Eure), de 500 à 700 ans, où on installa une statue en pierre de la Vierge au XVIe siècle.

Au XIXe siècle, un botaniste[4] explique bien que les ifs et les chênes dominent la campagne normande[5]. L'association entre l’église et l’if tient aussi à la proximité immédiate des cimetières, très fréquente comme à Saint-Pierre-Azif : on surnommait d’ailleurs ce conifère « l’if funéraire[6] ». On trouve souvent des ifs près des églises normandes, comme pour signifier que la mort n’a pas le dernier mot. En outre, on pensait que l’if, très toxique, faisait éloigner le bétail des cimetières, tout comme les bêtes sauvages susceptibles de déterrer les cadavres.

Si l'on se réfère au catalogue établi par Henri Gadeau de Kerville à la fin du XIXe siècle, 25 des ifs qu'il a étudiés auraient actuellement atteint ou dépassé le millénaire. Le plus ancien se trouve au Mesnil-Ciboult (Manche), vieux de 1 500 à 1 600 ans, presque contemporain de ceux d'Estry (Calvados), de la Bloutière (Manche), de la Lande-Patry (Orne), de la Haye-de-Routot (Eure).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1989 Charles Aize   Cultivateur
1989 mars 2014 Xavier Duprez SE Cultivateur
mars 2014[7] en cours Françoise Lefranc SE Retraitée de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443 364 432 461 424 390 379 365 378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
354 330 314 334 334 336 332 302 335
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311 299 336 255 280 289 234 244 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
204 176 145 145 158 153 149 141 174
2011 - - - - - - - -
187 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités miées[modifier | modifier le code]

« Etienne Labbey, Seigneur d’Escots près Saint-Pierre-sur-Dive et d’Héricourt, acquit le 22 octobre 1453 la Seigneurerie de Benerville sur la mer, près le Pont l’Evêque, de Jean de Grente, Seigneur de Saint-Pierre-Azif, Villerville &c »[10]. Autre figure connue, Jean-Pierre Le Chanteur, né à Saint Pierre-Azif le 5 avril 1760, secrétaire de l'intendant de Marine du Havre, puis commis de Marine à Cherbourg en 1781, fut nommé par Napoléon commissaire de la Marine à Anvers de 1803 à 1814. Il fit expédier à l’église de Saint-Pierre-Azif par Honfleur une collection de neuf tableaux flamands en hommage à sa commune. On trouve ainsi dans l’église des œuvres de Rubens, Jordaens, Lucas de Leyde, Van Helmont, Van Clef, Van Dyck[Lequel ?][11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.coeurcotefleurie.org/index.php
  2. (http://catholique-coutances.cef.fr)
  3. Une carte de 1695 consultable aux archives départementales indique S.Pierre aux Ifs ; une autre datée de 1716 désigne, elle, S.Pierre azifs.
  4. Henri Gadeau de Kerville, Les Vieux Arbres de la Normandie : étude botanico-historique, 2 volumes, J.B. Baillière, Paris, 1890-1932
  5. Henri Gadeau de Kerville, Les vieux arbres de la Normandie
  6. (cf. Un Arbre millénaire : L'if : ce Normand méconnu, par Aline Renault, Bayeux, Heimdal, 1995, [1])
  7. « Saint-Pierre-Azif (14950) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 29 mai 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Texte original extrait du dictionnaire de la Noblesse, page 343, de 1774, par M.de La Chenaye-Desbois
  11. bulletin de la société historique de Lisieux,T.XVIII 1910, notice Abbé Brunet

Liens externes[modifier | modifier le code]

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