Lionnel Luca

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Lionnel Luca
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Fonctions
Député de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes
Actuellement en fonction
Depuis le 12 juin 1997
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 200217 juin 2007
Prédécesseur Suzanne Sauvaigo
Conseiller général du canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest
Actuellement en fonction
Depuis le 3 octobre 1988
Prédécesseur Suzanne Sauvaigo
Maire de Villeneuve-Loubet
19 juin 199518 mars 2001
Prédécesseur Max Chaminadas
Successeur Richard Camou
Conseiller régional de PACA
23 mars 199230 juin 1997
Biographie
Date de naissance 19 décembre 1954 (1954-12-19) (57 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
Parti politique RPR (1997-1999)
RPF (1999-2002)
UMP (Depuis 2002)
Diplômé de Université de Nice
Profession Professeur d'histoire-géographie

Lionnel Luca est un homme politique français, né le 19 décembre 1954 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Il fait partie de l'Union pour un mouvement populaire. Il est également membre du Collectif parlementaire de la Droite populaire.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Jeunesse

Lionnel Luca naît à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) de parents ouvriers. Son père, roumain, né en 1925, suit ses parents qui sont travailleurs immigrés en France dans les années 30. Il retourne en Roumanie en 1941 avec eux pendant la deuxième guerre mondiale. Ouvrier, suspect de sympathie communiste il est interpellé par la garde de fer.[réf. nécessaire] L'évolution du régime roumain, contrôlé par l'Armée rouge, déçoit ses espoirs et pour pouvoir revenir en France, il s'engage dans la Légion étrangère en 1946, et sert en Indochine. Il est naturalisé en 1958 et devient partisan du général De Gaulle[1].

Lionel Luca fait partie des quelques politiques, comme Eva Joly et Manuel Valls à avoir été naturalisé français.

Lionnel Luca obtient sa licence, sa maîtrise puis son DEA d'histoire à l'université de Nice, avec un mémoire intitulé Le Gaullisme dans les Alpes-Maritimes entre 1958 et 1974, réalisé sous la direction de Ralph Schor ; et devient ensuite professeur d'histoire-géographie. Il exerce durant 20 ans dans les lycées privés Don-Bosco et Saint-Vincent-de-Paul à Nice.

[modifier] Premiers mandats : du RPR au RPF

Il adhère au RPR en 1976.

Il est élu adjoint au maire de Saint-Laurent du Var en 1983, puis de Villeneuve-Loubet en 1989 et devient maire (RPR) de cette ville en 1995 en étant élu dès le premier tour avec 62 % des voix.

En 1988, il est élu conseiller général du canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest, fonctions auxquelles il est réélu en 1994 (RPR), 2001 (RPF) et 2008 (UMP). Il assure également la vice-présidence du conseil général des Alpes-Maritimes depuis le 16 juin 2002.

En 1992, il est élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En 1997, il est élu député en se présentant sans l'investiture de son parti contre la députée sortante du même camp, Suzanne Sauvaigo[1].

En 1999, il démissionne du RPR et il est l'un des premiers adhérents du RPF, le mouvement lancé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Il prend la direction du parti dans le département des Alpes-Maritimes et se lance à l'assaut de la mairie de Cannes lors des municipales de 2001 contre le candidat du RPR, Bernard Brochand, ce dernier étant finalement élu.

[modifier] La députation : du RPF à l'UMP

Lionnel Luca rejoint ensuite l'UMP. Il est réélu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la sixième circonscription des Alpes-Maritimes. Il est réélu une nouvelle fois le 10 juin 2007, au premier tour, avec 63,94 % des voix.

Depuis 2002, il est le président du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[2]. À partir de juillet 2010, il fait partie, avec une trentaine d'autres députés UMP, du « collectif de la droite populaire », qui souhaite peser sur le gouvernement afin de défendre les « valeurs qui font la France », prônant une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d'immigration[3].

[modifier] Prises de position

[modifier] Tibet

Défenseur de la cause tibétaine, il lance le 10 mars 2010 un appel à tous les maires de France pour parrainer des villages tibétains menacés de disparition[4]


[modifier] Quinquennat

Lors du référendum du 24 septembre 2000, il se positionne contre la réforme faisant passer de sept à cinq ans la durée du mandat du président de la République française.

[modifier] Peine de mort

Lionnel Luca est favorable à la peine de mort. Il déclare d'ailleurs en 1997 : « La seule façon d’empêcher la récidive des crimes sexuels est la peine de mort »[5]. En 2001, le député demande son rétablissement pour les assassins de policiers[6]. En avril 2004, il est cosignataire d'un projet de loi présenté par Richard Dell'Agnola visant à « rétablir la peine de mort pour les auteurs d’actes de terrorisme »[7]. En 2007, il vote contre l'adoption du projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort[8].

[modifier] Esclavage et colonisation française

Le 5 mai 2006, quelques jours avant la première commémoration de l'abrogation de l'esclavage le 10 mai, un groupe de députés UMP mené par Lionnel Luca demande l'abrogation de l'article sur l'enseignement de l'esclavage. Ces parlementaires justifient leur demande « au titre du parallélisme des formes et par souci d'égalité de traitement » suite à l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation. Cette initiative est désapprouvée par les ministres Léon Bertrand et François Baroin, de même que par le député UDF Jean-Christophe Lagarde et le Parti socialiste.

Lionnel Luca avait déclaré en décembre 2005 que sans « la colonisation, ni Léon Bertrand ni Azouz Begag ne seraient ministres de la République française »[1]. Le député avait également affirmé que « ceux qui aux Antilles font toutes sortes d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs »[9].

En avril 2010, Lionnel Luca accuse le film Hors-la-loi, un long-métrage de Rachid Bouchareb sur la guerre d'Algérie, de manichéisme et de « falsification historique ». Le député qualifie le film de « négationniste », d'« anti-français » et l'accuse de livrer « une vision hémiplégique de l'Histoire », condamnant au passage l' « irresponsabilité » du réalisateur[10],[11]. Lionnel Luca, qui n'avait pas vu le film, se verra attribuer quelques jours plus tard le premier prix de la « Bêtise avec un grand C », une récompense décernée à l'unanimité par la SACD « visant à honorer ceux qui, en toute méconnaissance de cause, prendront dorénavant l'initiative de tenter de limiter la liberté d'expression en s'attaquant publiquement à des œuvres sans les avoir lues ou vues »[12],[13].

[modifier] Immigration et bi-nationalité

En tant que membre de la droite populaire, il réclame la suppression de la double nationalité pour obliger les jeunes immigrés de plus de 18 ans à faire une démarche volontaire pour acquérir la nationalité française. En juillet 2011, il démissionne du secrétariat national à l'immigration de l'UMP suite à la décision de Jean-François Copé de ne pas modifier « la situation des Français binationaux ».[14]

[modifier] Détail des mandats

Député
Conseiller régional
Conseiller général
  • 03/10/1988 - 27/03/1994 : conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest)
  • 28/03/1994 - 18/03/2001 : conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest)
  • Depuis le 16/06/2002 : vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes (canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest)
Conseiller municipal / Maire

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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