Catherine Mégret
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2008).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
| Catherine Mégret | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Vitrolles | |
| 9 février 1997 – 29 juillet 2002 | |
| Prédécesseur | Jean-Jacques Anglade |
| Successeur | Guy Obino |
| Biographie | |
| Date de naissance | 16 mars 1958 |
| Nationalité | |
| Parti politique | FN MNR |
| Conjoint | Bruno Mégret |
| modifier |
|
Catherine Mégret, née Rascovsky le 16 mars 1958, a été maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) de 1997 à 2002. Elle est actuellement membre du conseil national du Mouvement national républicain (MNR). Elle est l'épouse de Bruno Mégret, fondateur et président du MNR.
Sommaire |
Origine[modifier]
Catherine Mégret, née Catherine Rascovsky, est la fille d'un immigré juif russe[1],[2]. Élève de l'institution Blanche-de-Castille, elle étudie ensuite à la faculté de Jésus-Marie-Joseph et à Malakoff. Elle rencontre Bruno Mégret en 1990 et leur mariage a lieu le 11 septembre 1992.
Maire de Vitrolles[modifier]
En 1995, Bruno Mégret, qui avait failli remporter la mairie de Vitrolles, avait obtenu l'annulation du scrutin qu'il estimait entaché de graves irrégularités[3]. Il avait dans le même temps été rendu inéligible pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne. Catherine Mégret se porta alors elle-même candidate, sous l'étiquette Front national. Elle est élue le 9 février 1997 avec 52,48 % des voix. En 1998, le couple qu'elle formait avec son mari pouvait être considéré, politiquement parlant, comme le « pendant exact » du couple Cendrine et Jean-Marie Le Chevallier[4].
Réélue en 2001, Catherine Mégret voit son élection annulée par une décision de justice[5]. Elle est défaite en 2002 par Guy Obino, en obtenant 45,95 % des suffrages[6].
L'après Vitrolles[modifier]
Catherine Mégret a par ailleurs été condamnée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour détournement de fonds publics dans l'affaire dite des timbres poste de Vitrolles[7]. Il lui était reproché d'avoir adressé sur les fonds de la commune plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle de 2002. Le coût de cette malversation a été estimée à 74 600 euros[8]. Elle a fait valoir qu'il s'agissait d'une erreur au demeurant immédiatement rectifiée puisque le trésorier de la campagne de Bruno Mégret avait remboursé à la commune le coût de ces envois[réf. nécessaire]. Elle a néanmoins été condamnée à trente cinq mille euros d'amende et de frais divers ainsi qu'à huit mois de prison avec sursis[9].
À voir aussi[modifier]
Notes[modifier]
- Fiammetta Venner, Extrême France : les mouvements frontistes, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes, Grasset, 2006, p. 10
- Jacques Le Bohec, L'implication des journalistes dans le phénomène Le Pen, L'Harmattan, 2004, p. 112
- Décision du Conseil d'État du 18 décembre 1996.
- Citation de Jean-Pierre Thiollet dans Les Dossiers du Canard enchaîné (numéro paru sous le titre "La montée du petit brun qui veut la peu du gros blond"), octobre 1998.
- Décision du Conseil d'Etat du 29 juillet 2002.
- À Vitrolles, Obino bat les Mégret, Nouvel Observateur, 7 octobre 2002
- MNR - Le couple Mégret condamné sur francesoir.fr du 28 novembre 2007
- Les époux Mégret condamnés sur liberation.fr du 18 octobre 2006
- Que sont devenues les anciennes têtes de liste ?
Sources[modifier]
- « V comme Vitrolles », Histoire d'une victoire, éditions nationales, 1997.
- « Condamnée en appel, Catherine Mégret sauve son siège », article paru dans L'Humanité le 10 mars 1998.
- « La chute de la maison Mégret », article de Claude Askolovitch paru dans le Nouvel Observateur 25 juillet 2005.