Jean-Paul Garraud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Garraud.
Jean-Paul Garraud
Image illustrative de l'article Jean-Paul Garraud
Fonctions
Député de la 10e circonscription de la Gironde
Élection
Réélection
Prédécesseur Gilbert Mitterrand
Successeur Florent Boudié (PS)
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Parti politique UMP
Diplômé de École nationale de la magistrature
Profession Magistrat

Jean-Paul Garraud est un magistrat et homme politique français, né le à Toulouse (Haute-Garonne). Il est député UMP de la 10e circonscription de la Gironde de juin 2002 à juin 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

  • Licence en droit public (1978)
  • Maîtrise en droit privé (1979)
  • Diplôme d’études approfondies en criminologie et pénologie (1980)
  • École nationale de la magistrature (1981)

Carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Garraud est également juge à la Cour de justice de la République[2]..

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Garraud est élu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 10e circonscription de la Gironde, où il bat Gilbert Mitterrand.

Premier mandat (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Garraud est commissaire aux lois, rapporteur du budget du Ministère de la Justice, président de la commission Justice-Politique du groupe Sécurité et vice-président du groupe viticole. Il est également rapporteur de la proposition de loi sur l’extension des compétences des juges de proximité (2004) et membre de la mission parlementaire sur la lutte contre la récidive d’infractions pénales et coauteur d’une proposition de loi en ce sens.

En novembre 2004, dans le cadre du débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi visant à lutter contre l'homophobie, il dépose un amendement qui a pour but de « limiter la possibilité de se porter partie civile aux seules associations reconnues d'utilité publique en cas d'insultes homophobes et sexistes». Selon lui et Claude Goasguen, la pénalisation de ces propos est « inutile et dangereuse[3].» M. Garraud retire son amendement lors du vote de la loi[4]

Le , il est nommé vice-président de la Commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de la justice lors du procès d'Outreau.

Le , le Premier ministre Dominique de Villepin le désigne parlementaire chargé d'un rapport sur l'évaluation de la dangerosité des délinquants. Le 18 octobre 2006, Jean-Paul Garraud remet au premier ministre un rapport intitulé « Réponses à la dangerosité[5]» qui évalue « la dangerosité des auteurs d'infractions pénales atteints de troubles mentaux.»

Deuxième mandat (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Opposé à Philippe Buisson, Jean-Paul Garraud remporte l'élection législative du 17 juin 2007 avec 51,44 % des voix au second tour, conservant ainsi son siège de député, dans la XIIIe législature.

Il se présente à l'élection municipale à Libourne le 9 mars 2008. Il est battu par le maire sortant Gilbert Mitterrand (53,45 %).

Élu conseiller régional d'Aquitaine en mars 2010, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Libourne.

Le cri du contribuable, dans son édition de l'argus des députés, ayant pour but d'établir un classement selon la charge fiscale promue la moins élevée, attribue une note favorable de 31/41 au député[6].

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Au premier tour, il arrive en deuxième position avec 32,22 % des voix, derrière le candidat socialiste, Florent Boudié, qui obtient lui 36,96 % des voix. La candidate du Front national arrive en troisième position avec 15,74 % des voix, mais ne peut se maintenir au second tour. À la suite d'une interview donnée dans le journal 20 minutes pendant l'entre-deux tours, où il déclare entre autres « Il y a un certain nombre de convictions communes avec le FN » et « La question du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN se pose donc »[7], il perd le soutien d'Alain Juppé, maire de Bordeaux, qui ajoute qu'il « désapprouve fermement ces propos en totale contradiction avec la position du bureau national de l'UMP »[8]. Il est battu lors du deuxième tour par Florent Boudié qui recueille 54,60 % des voix contre 45,40 %[9].

Justice et sécurité[modifier | modifier le code]

Rapporteur du budget de la Justice depuis 2002, Jean-Paul Garraud a été porte-parole du groupe UMP ou rapporteur à l'Assemblée de plusieurs projets de loi. Il est ainsi le rapporteur de la loi « rétention II » et de la loi pénitentiaire. Il est rapporteur en novembre 2009 du projet de loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale.

En 2010, Jean-Paul Garraud est rapporteur de la loi tendant à amoindrir le risque de récidive et rapporteur de la loi sur l’interdiction du voile intégral.

En janvier 2011, Jean-Paul Garraud est nommé secrétaire UMP à la Justice par Jean-François Copé.

Viticulture[modifier | modifier le code]

En janvier 2009, Jean-Paul Garraud est l'auteur d'un amendement qui permet aux viticulteurs de déduire de l’assiette de l’impôt sur les sociétés les charges et amortissements des résidences qui sont utilisées à la fois pour le logement et comme siège social ou lieux de réception de la clientèle d’un établissement de production, comme, par exemple, un château viticole.

En 2008, Jean-Paul Garraud est l'auteur d'une proposition de loi permettant le reclassement de grands crus de Saint-Émilion.

Engagement syndical[modifier | modifier le code]

Le 17 octobre 2012, lors d'une assemblée générale extraordinaire, Jean-Paul Garraud, est élu comme nouveau président de l'Association professionnelle des magistrats.

Divers[modifier | modifier le code]

Dans ce qui deviendra l'affaire Alègre, Jean-Paul Garraud, alors juge d'instruction à Toulouse, avait conclu en 1991 au suicide d'Édith Schleichardt, 23 ans, retrouvée le 23 septembre 1990 dans une zone industrielle de Cintegabelle en Haute-Garonne, le blouson remonté sur la poitrine, le slip et les collants baissés, une bombe lacrymogène coincée entre les cuisses, d'après l'autopsie des médecins Pierre-Marie Bras et Danièle Alengrin, et suivant les conclusions de la gendarmerie de Muret. Dans ses dépositions, Patrice Alègre a dit "avoir pris une auto-stoppeuse" entre l'Ariège et Toulouse à l'époque de cette mort, et Édith a été vue faire de l'auto-stop le 18 septembre à Saverdun en Ariège. Jean-Paul Garraud témoignera : « Si j’ai rendu cette décision en conformité avec les réquisitions du parquet, c’est que je n’avais aucun doute sur les circonstances de ce décès »[10].

Politique[modifier | modifier le code]

  • Auteur d’un rapport de l’Assemblée sur le fonctionnement des juridictions (2010)
  • Président de la mission du groupe UMP sur la réforme du juge d’instruction
  • Membre de la mission d’information sur l’accès à la nationalité
  • Membre de la mission conjointe Assemblée Sénat sur les toxicomanies
  • Membre de la mission d’information sur l’étude des causes des accidents de la circulation.
  • Membre du groupe de travail sur la réforme de la procédure pénale
  • Membre fondateur du collectif de la droite populaire
  • Chargé d’une mission par l’UMP sur les jurés dans les tribunaux
  • Vice-Président du Comité pour la langue du droit européen

Décoration[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Garraud est Chevalier de l’ordre national du Mérite.

Distinction politico-humoristique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]