Yvan Blot

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Yvan Blot
Yvan Blot en mars 2012.
Yvan Blot en mars 2012.
Fonctions
Député européen
25 juillet 198919 juillet 1999
Élection 18 juin 1989
Réélection 13 juin 1994
Législature IIIe, IVe
Groupe politique GTDE puis non-inscrit
Député du Pas-de-Calais
2 avril 198614 mai 1988
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Groupe politique RPR
Biographie
Date de naissance 29 juin 1948 (66 ans)
Lieu de naissance Saint-Mandé (Seine)
Parti politique RPR (avant 1989)
FN (1989-2000)
UMP (2004-?)
RIF (depuis 2011)
Diplômé de ENA (1973)
Profession Essayiste
Haut fonctionnaire

Yvan Blot, né le 29 juin 1948 à Saint-Mandé dans l'ancien département de la Seine (aujourd'hui dans le département du Val-de-Marne), est un haut fonctionnaire, homme politique, et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Club de l'Horloge et RPR[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion François Rabelais, 1973), ancien membre du Rassemblement pour la République et du GRECE, il est un cofondateur du club de l'Horloge, avec notamment Jean-Yves Le Gallou et Henry de Lesquen. Il y défend la constitution d’une droite nationale et libérale. Il est à cette époque, chargé de mission à la Direction des Collectivités locales au ministère de l'Intérieur.

De 1978 à 1984, il est directeur de cabinet des différents secrétaires généraux du RPR (Alain Devaquet puis Bernard Pons)[1]. Il fut par ailleurs chargé de mission au cabinet du président du sénat, Alain Poher. Il est durant plusieurs années chargé de cours à Sciences-Po Paris.En 1979, il parraine l'adhésion de son ami Bruno Mégret au RPR. Il devient spécialiste en citations du général de Gaulle. En 1981, il participe aux côtés d'Édouard Balladur et Alain Juppé à la réorientation de la plate-forme présidentielle de Jacques Chirac, qui marque un retour a la ligne duRPF plus libéral en économie[2]. Chirac axera sa campagne sur la dénonciation du « collectivisme rampant » et de l'« étatisme » des candidats socialistes et centristes, se démarquant notamment de Giscard d'Estaing en se présentant comme la seule alternative réellement libérale[3].

En mars 1985, il est élu conseiller général du Pas-de-Calais. L'année suivante, il devient député de ce même département. Il décrit l'arrivée de Jacques Chirac au poste de Premier ministre en 1986 comme « une période très stimulante car il a appliqué même si ce n'est que partiellement la plate-forme RPR-UDF[4] ». Il participe, pendant l'automne 1986, à la rédaction du projet de loi sur l'immigration que doit présenter Charles Pasqua. Mais en janvier 1987, à la suite de l'affaire Malik Oussekine, le gouvernement renonce à faire figurer dans son projet les mesures les plus restrictives.

En juin 1988, il perd son siège de député. Il se prononce peu après pour un accord général entre la droite et le FN. Le quotidien Le Monde écrit ainsi dans son édition datée du 18 juin :

« M. Yvan Blot […] a constaté que, sur la question fondamentale de l'immigration, « l'unité de la droite existe déjà. » Pour lui, la comparaison, sur ce point, de la plate-forme RPR-UDF avec le programme du FN de 1985 ne révèle aucune différence de fond, le parti de M. Jean-Marie Le Pen se montrant simplement « plus audacieux. » Les dirigeants du Club de l’Horloge appellent donc de leurs vœux une union de toute la droite, nécessaire et légitime, qui l’aidera à affirmer face à la gauche ses « valeurs communes », comme a tenté de le faire M. Charles Pasqua ».

Rapprochement avec le FN[modifier | modifier le code]

Ce qu'il décrit comme une « dérive centriste et socialisante[5] » de la ligne du RPR le pousse à rejoindre le Front national en 1989. Selon Blot, Jacques Chirac « n'a pas su faire la synthèse entre les aspirations au libéralisme économique et les attentes populistes de la droite nationale[5] ». Il devient député européen du Front national après les élections européennes de juin 1989. Il tente vainement de s'implanter à Hyères, Jean-Marie Le Pen lui demandant de s'occuper du FN en Alsace. Il devient conseiller régional d'Alsace, dès 1992 et sera réélu en 1998. Il dirige alors le Front national du Bas-Rhin avec Stéphane Bourhis, conseiller régional d'Alsace et conseiller municipal de Hœnheim. Ce dernier quitte le FN en 1998. Il est aujourd'hui membre de l'UMP du Bas-Rhin, secrétaire départemental adjoint de l'UMP 67 et trésorier de l'association des anciens conseillers régionaux d'Alsace, élu à l'unanimité des élus, tous partis confondus[réf. nécessaire].

Au lendemain de la dissidence Mégret, il est exclu du Front national en 1998[6]. Lors du congrès de Marignane, il est élu membre du Bureau national et délégué national aux relations extérieures du Front national-Mouvement national mégrétiste. Dès le printemps 1999, il demande toutefois sa réintégration au sein du Front national, s’estimant avoir été trompé sur la ligne tenue par Mégret. Il accuse ce dernier d'avoir menti concernant son ambition de modernisation de l’ex-Front national, censée le rendre plus offensif, et d'avoir organisé son ralliement à l'alliance RPR-UDF-DL[7]. Il lui reproche notamment d’avoir reçu un soutien matériel d’un « important industriel proche de Jacques Chirac » et de l’avoir poussé à prendre contact avec les responsables RPR du Bas-Rhin pour constituer une liste commune aux élections municipales de 2001[7].

Contact avec l'UMP et carrière académique[modifier | modifier le code]

En 2000, il se retire de la vie politique pour se consacrer uniquement à sa carrière de haut fonctionnaire.

À la suite du conseil des ministres du 27 mars 2002, il est nommé inspecteur général de l'administration au ministère de l'Intérieur. Il tente la même année de rejoindre l’UMP. Alors que la fédération UMP du Bas-Rhin indique dans un premier temps son adhésion, la direction de l'UMP affirme le 29 novembre 2002 que « la commission de contrôle des opérations électorales a décidé de ne pas accepter » ce nouvel adhérent[8]. En novembre 2004, après l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, Yvan Blot a obtenu sa carte d'adhérent au titre de la fédération de Paris.

Docteur ès sciences économiques, il soutient en 2004 une thèse (mention très bien avec félicitations du jury[réf. nécessaire]) à l'IEP de Paris sur « la pensée économique et politique de Herbert Spencer » dont une version abrégée paraît aux éditions des Belles Lettres sous le titre Herbert Spencer, un évolutionniste contre l'étatisme. Ce dernier livre a obtenu le grand prix du livre libéral 2007 délivré par un jury présidé par Pascal Salin[9]. Il est chargé de cours à l'université de Nice Sophia-Antipolis et préside l'Institut néo-socratique (INSO)[10]. En 2006, il signe un « manifeste en faveur de la messe tridentine » qui paraît dans Le Figaro[11]. En 2007, il est reçu chevalier de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare. En septembre 2009, il lance deux sites internet, l'un philosophique, le site de l'institut néo-socratique[12], et l'autre politique, centré sur la thématique de la démocratie directe[13]. Il crée en juillet 2010 une nouvelle association nommée Agir pour la démocratie directe.

Il rejoint en 2011 le RIF[14], et en devient le vice-président[15]. Lors des élections législatives de 2012, il se présente sous cette étiquette dans la deuxième circonscription de Paris, avec Cendrine Chéreil de La Rivière, épouse de l'ancien maire de Toulon Jean-Marie Le Chevallier (dont elle fut également l'adjointe), comme candidate suppléante[16], et obtient 76 voix soit 0,17 % des suffrages exprimés[15],[17].

Il a pris sa retraite du ministère de l'Intérieur le 1er juillet 2013.

Depuis 2012, il est sociétaire de l'Académie catholique de France et chargé de cours de science politique a l'Institut catholique de Rennes, à l'université de Nice ainsi qu'à l'université de Velikie Novgorod (Russie). Depuis septembre 2013, il est consultant auprès de la radio La Voix de la Russie.

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Conférences[modifier | modifier le code]

  • Conférence faite à l’INSO à Paris sur « les faux prophètes » : « Freud et la révolution des années soixante en Occident » [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Denord, Néo-libéralisme, version française, Éditions Démopolis, Paris, 2007, p. 297.
  2. François Denord, Néo-libéralisme, version française, p. 291.
  3. Le Figaro, 9 mars 1981.
  4. Interview donnée au Monde, vendredi 2 juin 1989, p. 15.
  5. a et b Interview donnée au Monde, Vendredi, 2 juin 1989, p. 15.
  6. « Yvan Blot exclu », Le Figaro, 25 décembre 1998, p. 4.
  7. a et b « FN : les accusations d'un transfuge », Le Figaro, 5 février 1999, p. 7.
  8. Libération, samedi 30 novembre 2002, p. 15. Le Monde, 2 décembre 2002, p. 9.
  9. « Le prix du livre libéral 2007 à Yvan Blot », libres.org, 25 avril 2008. Consulté le 25 août 2009.
  10. Yvan Blot, site officiel des éditions du Rocher. Consulté le 14 janvier 2009.
  11. « Un manifeste en faveur de la messe tridentine », publié dans Le Figaro le 16 décembre 2006, mis en ligne le 15 octobre 2007. Consulté le 14 janvier 2009.
  12. www.insoc.fr
  13. www.democratiedirecte.fr
  14. « Jeudi 24 mars deux mil onze ; Paris - Rencontres », sur for-interieur.over-blog.fr, le blog de Paul-Marie Coûteaux, 4 avril 2011. Consulté le 20 mai 2012.
  15. a et b Candidature d’Yvan Blot face à François Fillon, sur r-i-f.org, le site officiel du RIF, 19 mai 2012. Consulté le 20 mai 2012.
  16. http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/02/3195874370.pdf
  17. Résultats des élections législatives de 2012 - Paris (75) - 2e circonscription, sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 30 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]