Thibaut de La Tocnaye

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Thibaut de Bougrenet de La Tocnaye, né le 20 octobre 1958 en Algérie, est un ingénieur, chef d'entreprise et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, études et engagement militaire[modifier | modifier le code]

Thibaut de La Tocnaye est le fils d'Alain de La Tocnaye, membre de l'OAS impliqué dans l'attentat du Petit-Clamart. Il est ingénieur diplômé de l'École centrale de Lyon[1] et ancien élève du CPA[2]. À la différence de son père, qui a rejoint le PNF, il se rapproche des catholiques traditionalistes[3]. Au début des années 1980, il rejoint les comités Chrétienté-Solidarité créés par Bernard Antony, et choisit d'effectuer un service national dans la coopération[3]. C'est ainsi qu'il devient professeur de mathématiques au Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth de 1982 à 1984[3].

Recruté par l'un de ses collègues enseignants du lycée de Beyrouth, il combat dans les Forces libanaises, alors engagées dans la guerre du Liban[3]. Plus tard, dans le cadre de ses fonctions au sein de Chrétienté-Solidarité, il soutiendra directement ou indirectement les forces chrétiennes et anticommunistes dans deux autres conflits. Il combat ainsi avec les Contras face au gouvernement sandiniste du Nicaragua[3]. Il organise également, le 20 janvier 1989, une soirée de Chrétienté-Solidarité dans le Vaucluse en soutien à la Contra, sur le thème « Nicaragua, la survie face au communisme », en présence notamment du chef des forces aériennes de la Contra et d'un membre de son commandement militaire[3]. Lors de la guerre de Croatie, il est responsable des questions croates de Chrétienté-Solidarité, et effectue dans ce cadre de longues visites sur les fronts croates[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière dans l'industrie nucléaire en occupant les postes de responsable des essais puis de chef de projet sur des chantiers à La Hague, Marcoule et Cadarache[2]. En 1993, il devient directeur technique d'Otim, une entreprise de tuyauterie et de chaudronnerie industrielles[2]. En 1995, il est nommé directeur général de Apageo Segelm, une société de fabrication de matériel pour la géotechnique, puis en prend la présidence en octobre 1996 à la faveur d'un rachat par MBO[2].

En juin 2008, associé à l'un de ses cousins directeur du laboratoire d'optique de l'école Télécom Bretagne, il crée Eyes3Shut, une start-up installée à Brest et spécialisée dans la fabrication de lunettes stéréoscopiques[4]. En 2010, la société est valorisée à 2 millions d'euros[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Thibaut de La Tocnaye est membre du bureau politique du Front national dont il est le délégué national aux « études et argumentaires », l'un des responsables des « affaires étrangères » (en remplacement de Dominique Chaboche), et conseiller régional FN en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il est le vice-président de l'association de Bernard Antony, Chrétienté-Solidarité, collabore à la revue Reconquête, et anime un Libre Journal un mercredi midi par mois sur Radio Courtoisie depuis avril 2008.

En 2010, dans la course à la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, il apporte son soutien à Bruno Gollnisch[5]. Lors du congrès de Tours de janvier 2011, il arrive en troisième position du vote des adhérents à l'élection du comité central du parti, derrière Louis Aliot et Roger Holeindre.

Lors des élections législatives de 2012, il se présente dans la première circonscription du Vaucluse. Il arrive en deuxième position lors du premier tour avec 24,37 % des voix derrière la candidate socialiste Michèle Fournier-Armand (27,45 %) et devant la candidate de l'UMP Valérie Wagner (23,77 %)[6]. Lors de la triangulaire du second tour, il recueille 28,02 % des suffrages contre 45,25 % pour son adversaire socialiste qui est élue, et 26,73 % pour Valérie Wagner[6]. Début 2013, il annonce qu'il mènera la liste du Front national aux élections municipales de 2014 à Cavaillon[7]. Battu aux élections municipales[Où ?], il devient conseiller municipal.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Décomposition de la Ve République, Éditions nationales, 1995
  • Les Peuples rebelles. Itinéraire d'un Français aux côtés des combattants de la liberté, Godefroy De Bouillon, 2003
  • Délocalisations, ce n'est pas une fatalité !, Godefroy de Bouillon, 2005 (direction)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Usine nouvelle n°2559 du 29 août 1996 [lire en ligne]
  2. a, b, c et d « Thibaut de la Tocnaye », Les Échos, no 17251,‎ 11 octobre 1996, p. 53 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e, f et g Fiammetta Venner, « L'internationalisation comme espace de radicalisation de la droite radicale française »], Table-ronde « La radicalisation politique » sous la direction de Annie Collovald et Brigitte Gaïti, VIIe congrès de l'Association française de science politique, Lille, septembre 2012.
  4. a et b « Thibaut de La Tocnaye : homme de convictions… et d'affaires. », Capital,‎ mars 2010 (lire en ligne)
  5. « Thibaut de La Tocnaye : mon soutien à Bruno Gollnisch », sur http://www.gollnisch.com/, site officiel de Bruno Gollnisch,‎ 21 septembre 2010 (consulté le 23 mai 2013)
  6. a et b « Résultats des élections législatives 2012 - Vaucluse (84) - 1re circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, ministère de l'Intérieur (consulté le 23 mai 2013)
  7. « Thibault de la Tocnaye inaugure son local de campagne », sur http://le-dauphine-libere.fr/, Le Dauphiné Libéré,‎ 6 avril 2013 (consulté le 24 mai 2013)