Georges Lamarque

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Georges Lamarque (né le 1er novembre 1914 à Albertville - fusillé le 8 septembre 1944 à Luze) est un résistant français Compagnon de la Libération, Chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Médaille de la Résistance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Lamarque (1914-1944)

Il est le fils de Georges Lamarque, professeur agrégé de philosophie, mort pour la France en septembre 1914 juste avant la naissance de son fils qui va recevoir le même prénom que son père.

Ancien du Lycée Henri IV, il est reçu (comme son père) à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm à Paris dont il sort agrégé de mathématiques en 1938. Mobilisé en 1939 comme officier d'artillerie dans la DCA, il sera blessé lors de la retraite de juin 1940 et décoré de la croix de guerre.

Échappant à la captivité et refusant l'armistice, il va faire partie brièvement du réseau de résistance « Étoile » rapidement démantelé. Revenu à la vie civile, il est détaché par son ministère au Centre national des compagnons de France dont il devient inspecteur général installé alors au château de Crépieux-la-Pape (Rhône-69). Il en profite pour organiser un puissant réseau d'information dans la zone libre jusqu'à la dissolution des « Compagnons de France » par le régime de Vichy en janvier 1944.

Alias « Pétrel » (puis « Brenn »), il est le fondateur, au début de 1943, du sous-réseau "Druides" rattaché au réseau Alliance fondé par le commandant Georges Loustaunau-Lacau puis dirigé par Marie-Madeleine Fourcade et auquel il a adhéré en 1942.

En juin 1943, à la demande des autorités anglaises, il fait un aller-retour en avion jusqu'à Londres.

Au cours de la Libération de la France, le 8 septembre 1944, dans le village de Luze (Haute-Saône) près de Belfort, lui et ses deux camarades (Louis de Clercq et Clémenr Defer) renseignent les forces alliées sur les mouvements des troupes allemandes avec son poste émetteur portatif. Repérés par l'ennemi et pour éviter des représailles contre les villageois, ils se laissent arrêter volontairement au lieu de s'enfuir. Ils seront fusillés sur place dans la soirée.

Établissements scolaires portant son nom[modifier | modifier le code]

  • En 1946, Marcel Payan [1](1909-2006), fondateur du Centre d'apprentissage public des métiers du bâtiment, de la métallurgie et de l'automobile (sis boulevard des Eucalyptus à Nice (06), baptisa ce centre du nom de « Georges Lamarque » en mémoire de ce héros de la Résistance. L'association des anciens élèves fit apposer une plaque en marbre à sa mémoire après que le « Centre Georges Lamarque » soit devenu en 1964 le lycée des Eucalyptus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Sa biographie [2] sur le site de l'Ordre de la Libération
  • L'établissement scolaire à son nom [3] sur le site du Lycée des Eucalyptus à Nice