Suez Environnement

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Suez Environnement

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Logo de Suez Environnement

Création Mardi 22 juillet 2008 (Naissance de Lyonnaise des Eaux : 1880)
Dates clés 2008, introduction en bourse dans le cadre de la fusion de Suez et Gaz de France
Personnages clés Gérard Mestrallet (Président du conseil d'administration; PDG de GDF Suez); Jean-Louis Chaussade (Directeur Général Suez Environnement)
Forme juridique société anonyme
Action Euronext : SEV
Slogan "S’engager pour la planète est une belle entreprise"
Siège social Drapeau de France Paris[1] (France)
Actionnaires Public et salarié : 51,6 %
GDF Suez : 35,7
Groupe Bruxelles Lambert : 7,2 %
CDC (Caisse des dépôts et Consignations) : 2 %
Areva : 1,4 %
CNP Assurances : 1,3 %
Sofina : 0,8 %
Autô-controle : 0,6 %
Activité Eau et Déchets
Société mère GDF Suez
Filiales Lyonnaise des Eaux, Sita, Fairtec, Degrémont, SAFEGE, ONDEO IS (Industrial Solutions), Terralys, Grupo Agbar, United Water, Lydec, SITA UK, SITA Sweden, etc.
Effectif 80 410(31 décembre 2011)
Site web http://www.suez-environnement.fr/
Capitalisation 4.333 Md (9 octobre 2012)
Chiffre d’affaires 14,8 Md (2010)
Résultat net 322 M (2010)[2]
Ancien logo de Suez Environnement de [Quand ?] à juillet 2008

Suez Environnement, précédemment nommée Lyonnaise des eaux, est le deuxième groupe mondial dans les domaines de la gestion de l’eau et des déchets derrière Veolia Environnement[3]. Au 31 décembre 2011, Suez Environnement publiait un chiffre d’affaires de 14 830 M et employait 80 410 collaborateurs.

Ses principales filiales sont : SITA pour le cycle des déchets, Degrémont (conception, construction et exploitation d'usines de traitement d'eau), le bureau d'études SAFEGE, Ondeo Industrial Solutions et enfin Lyonnaise des Eaux pour le cycle de l'eau en France.

Sommaire

Histoire [modifier]

Métiers [modifier]

L’eau [modifier]

Dans le domaine de l’eau, Suez Environnement a pour principales activités :

  • les études et la modélisation des ressources souterraines,
  • la conception et la construction d’usines de production et de traitement d’eau,
  • le captage, le traitement et la distribution d’eau,
  • la maintenance des réseaux,
  • la collecte et l’épuration des eaux domestiques et industrielles,
  • la valorisation biologique et énergétique des boues issues de l’épuration.

Les acteurs de la gestion de l’eau, de la distribution à l’assainissement, doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles problématiques :

  • le manque croissant d’eau et l’accentuation des pénuries dans différentes régions du monde,
  • une réglementation toujours plus contraignante, en particulier en Europe,
  • des collectivités locales et des industrielles plus exigeants en ce qui concerne le respect de l’environnement, la lutte contre le gaspillage et contre la pollution.

Face à ces enjeux, Suez Environnement et ses filiales font évoluer leurs offres et leurs activités pour y intégrer la protection et la gestion durable des ressources en eaux :

  • des services d’assistance aux particuliers pour favoriser une meilleure gestion de l’eau au sein de l’habitat : suivi des consommations d’eau en temps réel, déploiement de systèmes de localisation des fuites…,
  • de nouveaux services proposés aux professionnels comme la récupération des eaux de pluie,
  • des stations d’épuration plus vertes comme la station Aquaviva, en cours de construction dans la bassin cannois, qui a pour objectif de présenter un bilan carbone neutre en compensant les émissions de gaz à effet de serre par l’installation de panneaux solaires et la valorisation des boues séchées[4],[5],
  • de nouvelles activités, comme la récupération de la chaleur des eaux usées à Levallois-Perret[6] ou Nanterre[7]

Les déchets [modifier]

Dans le domaine des déchets, Suez Environnement a pour principales activités :

  • la collecte des déchets de toute nature (excepté les déchets radioactifs et nucléaires) et la propreté urbaine,
  • le tri et le prétraitement des déchets,
  • le recyclage, la valorisation matière, biologique et énergétique des déchets valorisables,
  • l’élimination par incinération ou enfouissement des déchets résiduels,
  • la dépollution et la réhabilitation de sites et sols pollués,
  • le traitement et la valorisation de boues.


Face à la croissance du volume de déchets domestiques et industriels générés dans les pays occidentaux, il devient de plus en plus nécessaire de collecter, de traiter et de valoriser les déchets. C’est pourquoi le groupe Suez Environnement s’est positionné sur l’ensemble des métiers de la gestion des déchets (hors déchets radioactifs) pour en maîtriser la valorisation.

  • Valorisation de la matière collectée avec la production de matériaux recyclés comme le plastique. SITA a conclu un accord avec Evian Volvic en 2009 pour intégrer progressivement jusqu’à 50 % de PET (Polyéthylène Téréphtalate) recyclé dans ses bouteilles dès 2010.
  • Valorisation énergétique avec la production d’énergie par incinération des déchets domestiques collectés. L’unité de valorisation SITA de Passy par exemple produit, grâce à l’incinération des déchets, 22 000 MWh par an, soit l’équivalent des besoins en éclairage d’un village de 30 000 habitants pendant un an.
  • Valorisation biologique avec la production de compost. Les stations de compostage conçues par la filiale Terralys produisent à partir de boues et de déchets verts un compost normalisé utilisé par les collectivités locales.

Entreprises du groupe [modifier]

Chiffres-clés [modifier]

Voici les principales données chiffrées concernant le groupe[8].

Chiffres-clés corporate [modifier]

  • Chiffre d’affaires : 14 830 M [2]
  • Effectifs : 80 410 collaborateurs

Activité : l’eau

  • Alimentation en eau potable : 91 millions d’habitants[2]
  • Accès aux services d’assainissement : 63 M d’habitants
  • Usines de traitement d’eau construites : 10 000 dans 70 pays
  • Eau potable produite : 4.5 Md de m3

Activité : les déchets

  • Accès aux services de gestion des déchets : 57 millions d’habitants
  • Sites de traitement et d’exploitation des déchets : 1 073[9]
  • Déchets traités : plus de 42 M de tonnes

Résultats financiers [modifier]

Données financières en M [2]

Année 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'affaires 12 364 12 296 13 869 14 830
Résultat brut d'exploitation 2 102 2 060 2 339 2 513
Résultat opérationnel courant 1 059 926 1 025 1 039
Résultat net part du groupe 533 403 565 322
Investissements nets 1 725¹ 1 062 1 647 1 414
Dette financière nette 5 971 6 282 7 526 7 557

¹ Hors OPA AGBAR (708 M€).

Données boursières [modifier]

Introduction en bourse [modifier]

Suite à la fusion de Suez avec Gaz de France, Suez Environnement s'est détaché en partie du nouveau géant européen GDF Suez et est entré à la Bourse de Paris le 22 juillet 2008. Son cours, défini la veille à 14,00 euros a bondi de près de 30 % en l'espace de quelques heures.

L'introduction en bourse s'est passée de la manière suivante[10] : immédiatement avant la fusion de Suez par GDF, le groupe Suez s'est défait de Suez Environnement en distribuant à ses actionnaires (autres que GDF) 65 % des actions de la nouvelle société ainsi créée, les 35 % restants étant conservés par le nouveau groupe GDF Suez.

Cheuvreux lance le suivi de Suez Environnement (SEV.FR) avec une recommandation surperformance. L'intermédiaire a intégré Suez dans sa liste des valeurs préférées avec un objectif de cours à 47 . Le courtier souligne le profil défensif du titre, valorisé 5,9 fois le résultat d'exploitation contre 6,9 pour Veolia Environnement (12414.FR)[11].

Caractéristiques de l’action [modifier]

  • Action cotée aux Bourses de : Euronext Paris et Bruxelles
  • Indices : CAC 40, SBF 120, SBF 250
  • Code ISIN : FR 0010613471

Liste des actionnaires principaux [modifier]

Au 31 décembre 2011[2]

Gouvernement d’entreprise [modifier]

Conseil d'Administration [modifier]

Le conseil d'administration de Suez Environnement est formé de 18 membres, dont la moitié représente l’actionnaire principal, GDF SUEZ. 5 autres membres représentent les grands actionnaires et les quatre derniers sont des membres indépendants, nommés sur avis du président du conseil, Gérard Mestrallet.

Il est composé de 

Comités du Conseil [modifier]

Le comité stratégique [modifier]

Il aide le Conseil d’Administration en lui faisant des recommandations d’ordre stratégique ou en cas de projet d’acquisition, de cession ou de partenariat. Il est composé de :

Le comité d’audit et des comptes [modifier]

Il garantit l’exactitude et à la véracité des comptes sociaux et consolidés de Suez Environnement. Il veille également à la qualité du contrôle interne et de l’information communiquée aux actionnaires et aux marchés. Il est composé de :

  • Guillaume Pepy, administrateur indépendant et président,
  • Nicolas Bazire,
  • Delphine Ernotte Cunci
  • Gérard Lamarche,
  • Isabelle Kocher,
  • Olivier Pirotte.

Le comité d’éthique et de développement durable [modifier]

Il s’assure du respect des valeurs et des règles de conduite des collaborateurs de Suez Environnement. Depuis le 22 juillet 2008 :

Le comité des nominations et des rémunérations [modifier]

Il émet des recommandations sur :

  • les nominations de nouveaux administrateurs,
  • les rémunérations des mandataires sociaux.

Il fixe les objectifs annuels du Directeur Général, qui servent notamment à déterminer la part variable de sa rémunération liée à la performance. Depuis le 22 juillet 2008 :

Comité de direction [modifier]

Le comité de direction examine les principales décisions et assure la direction générale de l’entreprise. Il est composé de :

  • Jean-Louis Chaussade : Directeur Général
  • Jean-Marc Boursier : Finance
  • Christophe Cros : Activités Propreté Europe et Directeur général de SITA France
  • Marie-Ange Debon : Secrétariat Général, Juridique, Systèmes d’Information, Risques et Audit
  • Bernard Guirkinger : Coordination eau, Recherche et développement, Développement durable
  • Denis Neymon : Ressources Humaines
  • Frédérique Raoult : Communication
  • Thierry Mallet : International

Implantations [modifier]

Afrique

  • Algérie
  • Maroc

Amérique du Nord

  • États-Unis
  • Mexique

Amérique du Sud

  • Chili
  • Colombie

Asie

  • Chine
  • Indonésie

Moyen-Orient

  • Arabie saoudite
  • Emirats Arabes
  • Oman

Europe

  • Allemagne
  • Espagne
  • Finlande
  • France
  • Hongrie
  • Italie
  • Luxembourg
  • Malte
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • République tchèque
  • Royaume-Uni
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Suède

Océanie

  • Australie

Suez Environnement et le Développement Durable [modifier]

Suez Environnement a fait du développement durable un élément majeur de sa politique et de son activité. Sa démarche s’articule autour de plusieurs axes.

  • La préservation des ressources naturelles avec notamment l’augmentation du recyclage et de la valorisation des déchets ainsi que du rendement des réseaux d’eau potable.
  • Le respect de l’environnement : réduction des émissions de CO2, énergies renouvelables, respect de la biodiversité…
  • L’implication des salariés de Suez Environnement dans la démarche par des formations, une attention particulière portée à la sécurité au travail…
  • Le dialogue avec les parties prenantes, notamment au niveau local, ainsi que la communication transparente sur les actions de développement durable.

Des indicateurs de suivi ont été définis pour évaluer l’évolution du groupe sur chacun des engagements pris. On note en particulier :

  • Une progression du taux de valorisation matière des déchets traités par Suez Environnement : de 30 % en 2006 à 36,8 % en 2010. Ainsi 13,6 millions de tonnes de matières premières secondaires et de composts ont été produites en 2010.
  • Une stabilisation des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre : 6,2 Mt. eq. CO2 en 2010.
  • Une augmentation de la production d’énergie renouvelable utile : de 2 070 GWh en 2006 à 2 500 GWh en 2010[4]

Parmi ses actions de développement durable, Suez Environnement a lancé en 2006 en collaboration avec le Cemagref le programme de recherche AMPERES. Ce programme, cofinancé par l’Agence nationale de la recherche, vise à mesurer la concentration de micropolluants dans les eaux usées à l’entrée et à la sortie des stations d’épuration et à évaluer les capacités d’élimination des différentes technologies de traitement[13].

En janvier 2010, après plus de 4 ans de travaux de recherche sur 21 stations d’épuration représentatives du parc français, le programme de recherche AMPERES livre ses premiers résultats : les stations d’épuration arrêtent 85 % des substances prioritaires. Des efforts restent à faire sur les autres substances étudiées, rejetées dans les eaux usées.


Suez Environnement ancre également sa démarche de développement durable dans de nombreux projets de mécénat et de partenariats. La Fondation « Suez Environnement - Eau pour tous », par exemple, a été créée pour soutenir les actions menées dans les pays en développement en faveur de l’accès des populations à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. La Fondation soutient Aquassistance, l’association des collaborateurs de Suez Environnement, et a ainsi participé en 2008 au financement de 23 nouveaux projets. Suez Environnement soutient également des initiatives variées comme Action contre la faim ou la Fondation GoodPlanet.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • 80 ans d'histoire de SITA de la poubelle parisienne à l'écologie active par Michèle Ruffat et Alain Beltran - Parution décembre 1999 aux éditions Textuel

Références [modifier]