Christian Gerondeau

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Christian Gerondeau, né le 23 mars 1938, est une personnalité publique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est ingénieur diplômé de l'École polytechnique (promotion 1957) et de l'École nationale des ponts et chaussées.

Dans les années 1970, il est l'un des premiers à croire à une réduction possible du nombre de morts sur les routes, à un moment où le consensus fait de l'insécurité routière une fatalité. Connu sous le nom de « monsieur Sécurité » par son action comme délégué à la Sécurité Routière, il met en place les limitations de vitesses et le port de la ceinture en France[1].

Il est également l'auteur des plans actuels du RER parisien.

En 1977, il devient secrétaire général adjoint du Mouvement des sociaux-libéraux, parti politique fondé par Olivier Stirn[2]. Plus récemment chef de mission pour la Commission de Bruxelles et la Banque mondiale. Il devient ensuite président de la Fédération française des automobiles clubs et des usagers de la route ainsi que de l'Institut français de politique publique.

Christian Gerondeau est aujourd'hui président délégué à la Mobilité et à l'Environnement de l'Automobile Club Association[3]. Il est également membre du conseil consultatif académique d'un think tank britannique climato-sceptique, le Global Warming Policy Foundation[4].

Travaux et publications[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Dans son livre Écologie, la grande arnaque (2007), il dénonce « le terrorisme intellectuel et le règne sans partage du politiquement correct de l'écologie » et prend à contre-pied les solutions préconisées par les environnementalistes. Il y dénonce ce qu'il considère comme une collusion entre scientifiques, extrême gauche et mouvements altermondialistes. A contrario, pour les écologistes il fait partie du lobby automobile[5], tandis qu'un billet ironique du Nouvel Observateur moque « ce côté un peu rétro » d'un livre vantant l'énergie nucléaire et l'automobile[6].

Dans CO2 : un mythe planétaire (2009), il énonce le « paradoxe Gérondeau ». Selon lui, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne sert à rien car l’homme utilisera inexorablement toutes les énergies fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon, en ayant trop besoin pour les laisser inexploitées dans le sous-sol. Selon lui, les ressources financières consacrées à la réduction des émissions pourraient être utilisées à meilleur escient. Il dénonce aussi ce qu'il présente comme des paradoxes, des contradictions, et des manipulations des données par le GIEC, qu'il présente comme un groupe de pression[7], sur un réchauffement qui, prétend-il, aurait arrêté sa progression depuis 1998, sur des mesures irréalistes par rapport aux besoins des pays en développement, et sur le gaspillage de l’argent public en la matière[8].

Dans Candide au pays des libéraux, il tente de démontrer à l'aide d'exemples concrets que le socialisme produit moins de résultat social que le libéralisme. En particulier, il s'attaque à la pensée commune qui considère que le modèle français est plus social que le modèle américain, comparant par exemple le revenu moyen d'une famille américaine avec celui d'une famille française.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La mort inutile, 1979
  • Les transports urbains, 1991
  • Les transports en France : Quelques vérités bonnes à dire, 1994
  • Candide au pays des libéraux, Albin Michel, Paris, 1998
  • La Saga du RER et le Maillon manquant, 2003
  • Les danseuses de la République : SNCF, transports publics et autres, L'Harmattan, Paris, 2004
  • L'écologie et les imposteurs, Descartes et Cie, 2007
  • Écologie, la grande arnaque, Albin Michel, Paris, 2007 (ISBN 978-2226179395)
  • CO2 : un mythe planétaire, Les éditions du Toucan, Paris, 2009 (ISBN 978-2-810002-46-7)
  • Écologie, la fin, Les éditions du Toucan, Paris, 2012
  • La Poule aux œufs d’or. La renaissance de Polytechnique, Les éditions du Toucan, Paris, 2013

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Christian Gerondeau est lauréat 2009 du Prix Renaissance de l'Economie[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette démarche qui s'est poursuivie sur plusieurs décennies a permis de diviser par quatre le nombre de tués (de plus de 16000 en 1972 à 3994 en 2010) ; cf. 2010/routes: moins de 4000 morts sur Le Figaro.fr
  2. http://www.france-politique.fr/wiki/Mouvement_des_Sociaux-Lib%C3%A9raux_%28MSL%29
  3. Bureau et conseil des présidents de l'Automobile Club Association
  4. (en) « Christian Gerondeau - The Global Warming Policy Foundation (GWPF) »
  5. Baupin lâche ses coups, Journal du Dimanche, mars 2007, reproduit sur le site de Denis Baupin
  6. « Un dernier vert ? » Le Nouvel Observateur du 8 novembre 2007 : « Vous voyez le pays que ce monsieur nous prépare. Un grand périphérique avec, tous les kilomètres, des vues imprenables sur des centrales atomiques. »
  7. http://fonda.webnode.fr/
  8. Note de lecture de Valérie Péan, Agrobiosciences.org, Science et société. Selection d’ouvrage, 20 Mars 2009
  9. Liste des Prix Renaissance de l'Economie sur ke site du Cercle Renaissance

Liens externes[modifier | modifier le code]