Didier Schuller

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Didier Schuller
Didier Schuller, en 2012
Didier Schuller, en 2012
Biographie
Date de naissance 8 juin 1947 (1947-06-08) (65 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, RDC
Profession Consultant international
Résidence Clichy la Garenne

Didier Schuller est un homme politique français né le 8 juin 1947 à Paris[1].

Sommaire

Biographie [modifier]

Il a été élève au lycée Janson-de-Sailly[1]. Ancien élève de l'ENA (promotion André Malraux, 1977), il a été membre de cabinets ministériels (sous Edgar Faure, Maurice Charretier, Olivier Stirn). Pendant six ans il a travaillé au ministère de l'Équipement, pour aider les entreprises françaises (entre autres Bouygues, SAE ou Oger) à s'implanter au Moyen-Orient[réf. nécessaire].

En 1977, il devient secrétaire général adjoint du Mouvement des sociaux-libéraux, parti politique fondé par Olivier Stirn[2]. Il a été directeur de l'office HLM des Hauts-de-Seine de 1986 à mars 1994[1]. Il est l'ancien chef de l'opposition municipale au maire actuel de Clichy[3] et ancien conseiller régional d'Île-de-France[réf. nécessaire]. Il est élu conseiller général dans le canton de à Clichy en mars 1994[1]. Sa campagne électorale a été filmée par le réalisateur Christophe Otzenberger qui en a tiré un film intitulé La Conquête de Clichy. En décembre 1994 éclate l'affaire Schuller-Maréchal[1]. Il s'éxile le 9 février 1995 vers les Bahamas puis Saint-Domingue[1]. Il rentre en France en février 2002[1]. Il publie en mai 2007 une biographie de Porfirio Rubirosa, Rubirosa, le séducteur du diable (Ed. du Moment)[1].

L'Exil [modifier]

Quand éclate l'affaire Schuller-Maréchal en 1994, Didier Schuller s'exile d'abord aux Bahamas avec sa compagne Christelle Delaval et leurs deux enfants. Il y développe de nouveaux réseaux qui le conduiront rapidement en République dominicaine. Il n'existe pas d'accord d'extradition entre la France et le République dominicaine ce qui permis à Didier Schuller d'être à l'abri du mandat d'arrêt international[4].

En 2000, Didier Schuller vivant alors avec sa compagne à Puerto Plata (RD), participe activement à l'élection présidentielle dominicaine. Il conseillera et aidera Milagros Ortuiz Bosch, la colistière de Hipólito Mejía Domínguez. Ce dernier sera élu avec 49,87 % des voix. Son travail ainsi que le déploiement massif et inédit de moyens de tractage, de cortèges et d'affichages laissent penser que Didier Schuller a aussi participé, directement ou pas, au financement de la campagne victorieuse d'Hipólito Mejía Domínguez.

En janvier 2002, son fils Antoine l'ainé de la famille le trahit en racontant que son père mène une vie luxueuse à Saint--Domingue à des journalistes de Canal+. La nouvelle fera la une de tous les médias et obligera Didier Schuller à rentrer en France en pleine campagne des présidentielles[5]

Le retour à Clichy [modifier]

Didier Schuller est de retour à Clichy et semble se préparer pour les élections municipales de 2008. Une première altercation avec deux membres de l'équipe municipale en place (Mireille Gitton et Évelyne Lauer) a lieu le 5 mars 2007 lors de la fête des anciens au théâtre Rutebeuf, Didier Schuller s'étant invité pour préparer les élections municipales à venir.

Inéligible il décidera de s'associer à la liste UMP menée par Marie-Claire Restoux député suppléante, se présentant pour la première, ce qu'elle refusera pour totaliser au soir du premier tour le score de 14,31 points[réf. nécessaire].

En novembre 2012, il annonce son intention de présenter sa candidature à Clichy la Garenne lors des élections municipales de 2014 et crée à cette fin un nouveau parti politique, le « Rassemblement des Clichois »[6].

En Janvier 2013, il ouvre la permanence du RDC (Le Rassemblement des clichois) à Clichy soutenu par le président de L'UDI de Clichy membre du parti radical et conseiller municipal de la ville, Patrice Pinard. Il est aussi soutenu par de jeunes responsables de L'UMP des Hauts de Seine, Sebastien Kopec et Terence Groult.[réf. nécessaire]

Vie privée [modifier]

Il a eu deux enfants d'un premier mariage, Antoine et Lauren, puis deux autres enfants Daphné et Clara avec Christel Delaval dont il est aujourd'hui séparé. Il est grand père de deux petites filles.

Vie publique [modifier]

Affaire Schuller-Maréchal [modifier]

Article détaillé : Affaire Schuller-Maréchal.

Le 21 décembre 1994, le docteur Jean-Pierre Maréchal, beau-père du juge Éric Halphen, est mis en examen pour trafic d’influence et extorsion de fonds. Il est accusé d’avoir voulu soutirer une importante somme d’argent au conseiller général des Hauts-de-Seine, Didier Schuller, menacé par l'enquête, pour solliciter la clémence de son gendre. À la demande du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le président François Mitterrand, le juge Éric Halphen est dessaisi du volet Hauts-de-Seine de l'affaire des HLM de Paris, confié aux juges Philippe Vandingenen et Serge Portelli. Il en conserve cependant le volet parisien.

Financement occulte de ses activités politiques [modifier]

Didier Schuller est suspecté d'avoir financé ses activités politiques à Clichy (Hauts-de-Seine) entre 1988 et 1994 par des entreprises de BTP.

En première instance, Didier Schuller a été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont deux fermes, 150 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Créteil.

En appel, l'avocat général a requis un an d'emprisonnement ferme pour "trafic d'influence" et "recel d'abus de biens sociaux". Le 25 janvier 2007, la Cour d'appel de Paris a condamné l'ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine, à un an de prison ferme et deux ans avec sursis, 150 000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, civils et familiaux pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques à Clichy[7].

Procès des HLM des Hauts-de-Seine [modifier]

Dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, Didier Schuller a été jugé coupable d'avoir fait financer illégalement par des entreprises sa campagne politique à Clichy au début des années 1990. En contrepartie, ces sociétés privées obtenaient en priorité certains marchés publics de l'office HLM du département dont Didier Schuller était également le directeur général entre 1988 et 1995.

  • En octobre 2005, en première instance devant le tribunal de Créteil, Didier Schuller a été condamné à cinq ans de prison dont deux fermes.
  • En appel, il a été condamné le 25 janvier 2007 à trois ans de prison, dont un ferme. Il a été également condamné à une amende de 150 000 euros, ainsi qu'à une privation durant 5 ans de ses droits civiques, civils et familiaux, ce qui le rend inéligible.
  • Le 15 novembre 2007, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Didier Schuller. La condamnation prononcée par la cour d'appel le 25 janvier 2007 est ainsi définitive. Il pourrait bénéficier d'une aménagement de peine et ne pas retourner en prison. La Cour de cassation a également confirmé la condamnation à 15 mois de prison avec sursis et 200 000 euros d'amende de l'entrepreneur Francis Poullain, bénéficiaire de marchés publics et ainsi que celle du collecteur de fonds de Didier Schuller, Jean-Paul Schimpf, à 30 mois avec sursis et 100 000 euros d'amende.
  • Le 8 décembre 2010, la Cour d'Appel de Paris a ordonné l'effacement de la condamnation prononcée sur le casier judiciaire de Didier Schuller, le rétablissant ainsi dans l'intégralité de ses droits civiques civils et politiques[6][8]

Dans cette même affaire, le député-maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany fut poursuivi pour complicité et relaxé en première instance.

Autres [modifier]

Il a animé la "loge Silence N°490" de la Grande Loge nationale française, qui réunit plusieurs personnalités impliqués dans les multiples affaires du conseil général des Hauts-de-Seine[9].

Publications [modifier]

Filmographie [modifier]

Notes et références [modifier]