Grande famine en Chine

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La grande famine en Chine (chinois simplifié : 三年大饥荒 ; chinois traditionnel : 三年大饑荒 ; pinyin : sān nián dà jī huāng), appelée officiellement les Trois années de catastrophes naturelles (chinois simplifié : 三年自然灾害 ; chinois traditionnel : 三年自然災害 ; pinyin : sān nián zì rán zāi hài), est une période de l'histoire de la République populaire de Chine de 1958 à 1961 caractérisée par une famine très étendue[1].

Selon les statistiques gouvernementales, elle aurait fait 15 millions de morts. Les estimations officieuses sont variables, mais sont souvent considérablement plus élevées. Le journaliste et universitaire chinois Yang Jisheng, après 10 ans d'études, estime le nombre de victimes à 36 millions[2].

Causes[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début des années 1980, le gouvernement chinois expliquait officiellement que la grande famine avait été en grande partie le résultat d'une série de catastrophes naturelles aggravées par certaines erreurs de planification. Toutefois, les spécialistes étrangers sont généralement d'accord sur le fait que les changements institutionnels et politiques massifs qui ont accompagné le Grand Bond en avant sont les causes principales de la grande famine[3]. Dans les années 1980, les responsables chinois reconnurent l'importance de leurs erreurs politiques dans les origines de cette famine, prétendant alors que la catastrophe avait été due, à 70 %, à une mauvaise gestion du gouvernement et, à 30 %, à des causes naturelles.

Lors du Grand Bond en avant, l'agriculture avait été organisée en communes et les parcelles de cultures privées interdites. Cette collectivisation forcée réduisit considérablement la motivation des paysans à bien travailler. La mise en place d'une production de fer et d'acier ayant été identifiée comme étant la condition essentielle du progrès économique, des millions de paysans furent alors forcés de quitter leurs exploitations afin de fournir la main-d'œuvre nécessaire à cette nouvelle activité.

Le sinologue Jean-Luc Domenach indique que les croissances annoncées de 100 %, voire 150 % étaient largement mensongères. Mais les achats forcés de produits agricoles par l’État étaient déterminés en fonction des productions déclarées[4].

En 2008, Yang Jisheng a voulu résumer les effets de ces nouveaux objectifs de production :

« À Xinyang, des gens affamés étaient à la porte de l'entrepôt de céréales. À mesure qu'ils mouraient, ils criaient « Parti communiste, président Mao, sauve-nous ! ». Si les greniers du Henan et du Hebei avaient été ouverts, aucun ne serait mort. Alors que les gens mouraient par milliers autour d'eux, les fonctionnaires ne pensaient pas à les sauver. Leur unique préoccupation était la bonne mise en œuvre de la livraison des céréales[5]. »

Parallèlement à la collectivisation, le gouvernement central a décrété plusieurs changements dans les techniques agricoles, fondés sur les théories du pseudo-scientifique russe Trofim Denissovitch Lyssenko[6]. L'une de ces théories concernait la densité des plantations agricoles, qui fut triplée. La théorie de Trofim Lysenko était que les plantes d'une même espèce ne rentreraient pas en concurrence entre elles. En pratique, c'est tout le contraire qui s'est effectivement passé, il y eut alors des retards de croissance qui entraînèrent une forte baisse des rendements. Une autre politique agricole fut fondée sur les idées de Teventy Maltsev, un collègue de Lysenko, qui a encouragé les paysans chinois à labourer le sol plus profondément (jusqu'à 1 ou 2 mètres), pensant que la terre était plus fertile en profondeur, ce qui aurait permis, selon lui, une croissance très forte des racines. Cependant, des roches et du sable, certes inutiles pour l'agriculture, ont été arrachés provoquant l'enfouissement de la couche arable.

Ces changements radicaux dans l'organisation de l'agriculture ont coïncidé avec des conditions météorologiques défavorables, telles que sécheresses et inondations. En juillet 1959, le fleuve Jaune déborda et inonda la Chine orientale. Selon The Disaster Center (Centre des catastrophes), cette catastrophe a fait 2 millions de morts directs, soit par l'inondation des récoltes ayant entraîné la famine, soit par noyades. Cette catastrophe est classée comme étant la 7e plus meurtrière des catastrophes naturelles du XXe siècle[7].

En 1960, une certaine aridité, cumulée à d'autres évènements météorologiques, a affecté 55 % des récoltes, tandis qu'environ 60 % des récoltes n'ont pas reçu d'eau de pluie du tout[8]. L'Encyclopædia Britannica dans ses éditions publiées entre 1958 et 1962, avait d'ailleurs signalé des anomalies météorologiques, suivies de sécheresses et d'inondations.

Le résultat du cumul de ces facteurs est que la production de céréales en Chine diminua de 15 % en 1959. En 1960, elle était à 70 % de son niveau de 1958. Il n'y a pas eu d'amélioration avant 1962, à la fin du Grand Bond en avant[9].

Selon les travaux d'Amartya Sen, prix Nobel d'économie et spécialiste des famines, la plupart des famines ne sont pas uniquement le résultat de la baisse de la production alimentaire, mais aussi d'une distribution de nourriture inefficace et/ou inappropriée, souvent aggravée par le manque d'informations et, en fait, de la négation de l'ampleur du problème par les autorités. Dans le cas des famines chinoises, les populations urbaines se sont protégées afin de se garantir une certaine quantité de consommation de céréales. Les responsables locaux dans les campagnes, en réponse au niveau de production qui avait été atteint dans les communes dû à la nouvelle organisation économique, ont beaucoup trop diminué leur propre production. Par conséquent, les paysans locaux se sont retrouvés avec des restes de culture beaucoup plus réduits qu'à l'habitude.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Selon des statistiques officielles chinoises publiées en 1984, la production agricole est passée de 200 millions de tonnes en 1958 à 143,5 millions de tonnes en 1960. En raison du manque de nourriture et d'autres facteurs défavorables au bien-être du peuple pendant cette période, la population était d'environ 659 590 000 en 1961, soit environ 13 millions de personnes de moins qu'en 1959. Le taux de natalité est passé de 2,922 % en 1958 à 2,086 % en 1960, tandis que le taux de mortalité est passé de 1,198 % à 2,543 % entre ces mêmes dates. À titre de comparaison, entre 1962 et 1965, ces taux étaient respectivement de 4 % et 1 % environ.

Les taux de décès officiels montrent de beaucoup plus fortes augmentations de la mortalité dans certaines provinces de la Chine. Par exemple, dans la province du Sichuan, la province la plus peuplée de Chine, il a été déclaré plus de 11 millions de décès sur une population initiale de 70 millions d'habitants[10]. Dans le comté de Huaibin, dans la province du Henan, 102 000 morts ont été déclarés sur 378 000 habitants.

Yu Dehong, le secrétaire du parti unique à Xinyang entre 1959 et 1960, a déclaré :

« Je suis allé dans un village de la province et j'y ai vu une centaine de cadavres. Je suis allé dans un autre village et y ai vu une centaine d'autres cadavres. On disait que les chiens mangeaient les corps. J'ai dit que ce n'était pas vrai, les chiens ont depuis longtemps été mangés par la population[5]. »

Les experts croient généralement que le gouvernement a largement sous-estimé le nombre de morts. Lu Baoguo, un journaliste de l'agence Xinhua, établie dans la ville de Xinyang a raconté à Yang Jisheng ce qu'il n'avait jamais osé dire :

« Fin 1959, j'ai parcouru une très longue distance en bus, partant de Xinyang jusqu'à Luoshan et Gushi. À travers la fenêtre, je voyais des cadavres dans les fossés. Dans le bus, personne n'osait parler de la mort. Dans le comté de Guangshan, une personne sur trois était décédée. Bien qu'il y eût des morts partout, les dirigeants locaux se délectaient de bons repas et d'alcool... Les gens disaient que la vérité avait été cachée. Ai-je osé l'écrire[5] ? »

Les chiffres estimant le nombre de victimes varient énormément entre les spécialistes. De nombreux professeurs et chercheurs ont estimé que le nombre de « décès anormaux » était compris entre 17 à 50 millions. Certains analystes occidentaux, tels que Patricia Buckley Ebrey, estiment qu'environ 20 à 40 millions de personnes sont mortes de la famine causée par la mauvaise politique gouvernementale et les catastrophes naturelles. Les chiffres du Bureau national des statistiques de Chine publiés en 1998 sont d'environ 22 millions.

Les estimations varient autant à cause de l'inexactitude des données, notamment grâce aux efforts faits par le gouvernement pour cacher la situation réelle (toutes les données ont été classées comme extrêmement confidentielles jusqu'à leur divulgation en 1983). En raison de leur implication politique, certaines personnes nient plusieurs de ces estimations prétextant « l'absence de données fiables concernant le recensement de l'ensemble de la population chinoise ». Ainsi, Wim F. Wertheim, professeur émérite de l'Université d'Amsterdam, a écrit dans un article intitulé « Les Cygnes sauvages et la stratégie agricole de Mao » (Wild Swans and Mao's Agrarian Strategy) :

« Souvent, on soutient que, lors des recensements des années 1960, "entre 17 et 29 millions de Chinois" semblent être disparus, en comparaison avec les chiffres du recensement officiel de 1950. Mais ces estimations n'ont pas un semblant de fiabilité... il est en effet difficile de croire que, dans un laps de temps assez court (1953-1960), la population chinoise soit passée de 450 à 600 millions de personnes[8]. »

L'universitaire néerlandais Frank Dikötter, après l'étude d'archives chinoises de 2005 à 2009, évoque le nombre de 45 millions de morts. Parmi ceux-ci 2,5 millions furent torturés à mort ou tués par la milice[11].

Dans son ouvrage Chine : L'archipel oublié, le sinologue Jean-Luc Domenach estime qu'entre 1959 et 1962, 4 millions de détenus chinois seraient morts de faim, soit 40 % de la population carcérale[12].

Dénonciation de la famine auprès de Mao Zedong[modifier | modifier le code]

Peng Dehuai[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Peng Dehuai et Conférence de Lu Shan.

Ayant pris conscience, lors d'une visite dans sa province natale du Hunan, des conséquences désastreuses du Grand Bond en avant, Peng Dehuai adressa une lettre à Mao Zedong au cours de la Conférence du parti à Lushan (juillet 1959). Il y dénonçait les échecs de la réforme. Mao publia ce document, sur lequel il s'appuya pour obtenir sa déchéance[13],[14]. Les persécutions contre Peng Dehuai reprirent avec la révolution culturelle. Atteint d'un cancer, il fut transféré à la fin 1974 dans un hôpital militaire où, sur ordre de Mao, il ne reçut aucun traitement médical[15]. Il est mort le 29 novembre 1974.

Panchen Lama[modifier | modifier le code]

En 1962, le 10e panchen-lama dénonça officiellement la famine au Tibet dans un rapport connu sous le nom de Pétition en 70 000 caractères qu’il remit le 18 mai 1962 à Zhou Enlai, qui y réagit positivement en convoquant les responsables des territoires tibétains à Pékin. Zhou Enlai « avait admis que des fautes avaient été commises au Tibet », mais n'autorisait pas une opposition ouverte au pouvoir en place[16].

Mao Zedong, qui passait l'été dans la station balnéaire de Beidaihe, intervint. Il décréta que la pétition du panchen-lama était « une flèche empoisonnée » tirée sur le parti communiste par « un seigneur féodal réactionnaire ».

Liu Shaoqi[modifier | modifier le code]

Liu Shaoqi s'oppose violemment à Mao Zedong, et s'attache à régler les graves problèmes économiques causés par le Grand Bond en avant. Liu Shaoqi fait adopter un programme « plus réaliste et modéré » qui permet de redresser la situation économique. L'universitaire chinois Yang Jisheng précise que Liu Shaoqi, prenant conscience des conséquences de la Grande famine, dit à Mao : « Avec autant de morts de faim, l'Histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera aussi dans les livres[17] ».

Mémoires[modifier | modifier le code]

Le journal Nanfang renwu zhoukan a publié une enquête le 21 mai 2012 sous le titre La Grande famine. Le journal y présente 2 courbes qui se croisent entre les années 1958 et 1962 celle de l'accroissement naturel, qui chute à ces dates bien en dessous de zéro et celle, ascendante. de la mortalité, qui atteint un pic en 1960. Par contre le Nanfang n'évoque pas les cas de cannibalisme constatés par Yang Jisheng, qui a eu accès aux archives officielles en tant que journaliste de l'agence officielle Chine Nouvelle : la famine provoque des victimes aussi bien chez les paysans riches que ceux trop faibles pour travailler. On cache les morts pour conserver les rations. Mao a envoyé des équipes de cadres pour partir à la recherche des cachettes. On bat ceux qui mangent des graines dans les champs. La famine provoque la réapparition du cannibalisme sur une grande échelle : les familles échangent les enfants pour les manger (yizi er shi : « échanger les enfants pour se nourrir », expression chinoise ancienne), certains découpent de nuit des cadavres pour manger. Ceux qui se révoltent sont abattus[18]. De même, le journal ne publie pas les estimations du nombre de victimes[19].

Avant ce média national seul le mensuel Yanhuang chunxiu (Chroniques historiques), dont le rédacteur en chef adjoint est Yang Jisheng, l'auteur de Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, évoque cette question depuis 2008[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Ashton, Basil, Kenneth Hill, Alan Piazza, Robin Zeitz, "Famine in China, 1958-61", Population and Development Review, Vol. 10, No. 4. (Dec., 1984), pp. 613-645.
  • Banister, J. "Analysis of recent data on the population of China", Population and Development, Vol.10, No.2, 1984.
  • Cao Shuji, The deaths of China's population and its contributing factors during 1959-1961. China's Population Science (Jan.2005) (In Chinese)
  • China Statistical Yearbook (1984), edited by State Statistical Bureau. China Statistical Publishing House, 1984.Page 83,141,190
  • China Statistical Yearbook (1991), edited by State Statistical Bureau. China Statistical Publishing House, 1991.
  • China Population Statistical Yearbook (1985), edited by State Statistical Bureau. China Statistical Bureau Publishing House, 1985.
  • Coale, Ansley J., Rapid population change in China, 1952-1982, National Academy Press, Washington, D.C., 1984.
  • Li Chengrui (李成瑞) : Population Change Caused by The Great Leap Movement, Demographic Study, No.1, 1998 pp. 97-111
  • Jiang Zhenghua (蒋正华),Method and Result of China Population Dynamic Estimation, Academic Report of Xi'an University, 1986(3). pp46,84
  • Peng Xizhe, "Demographic Consequences of the Great Leap Forward in China's Provinces", Population and Development Review, Vol. 13, No.4. (Dec., 1987), pp. 639-670
  • Yang, Dali. Calamity and Reform in China: State, Rural Society and Institutional Change since the Great Leap Famine. Stanford University Press, 1996.
  • Official Chinese statistics, shown as a graph.
  • Death rates in several Asian nations, 1960 to 1994.
  • Zhou Xun, The Great Famine in China, 1958-1962, Éditions Yale University Press, août 2012[20].

Films[modifier | modifier le code]

  • Le Fossé(Jiabiangou) est un film chinois réalisé par Wang Bing, sorti en 2010
  • La Grande Famine de MaoLa Case du siècle : Un film de Patrick Cabouat et Philippe Grangereau Production Arturo Moi / Dérives / RTBF, avec la participation de France Télévisions et de la chaîne Histoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Chine : famine cachée, famine oubliée », Manon Duret, Le Journal International, 24 juillet 2013
  2. « A hunger for the truth: A new book, banned on the mainland, is becoming the definitive account of the Great Famine. », chinaelections.org, 7 juillet 2008
  3. China: A Century of Revolution. Narr. Will Lyman. Ed. Howard Sharp. and Sue Williams Dir. (WinStar Home Entertainment, 1997); Demeny, Paul and Geoffrey McNicoll, Eds. "Famine in China". Encyclopedia of Population. vol. 1 (New York: Macmillan Reference USA, 2003) p. 388-390
  4. Les années Mao : révolution et tragédie Magazine Histoire « Le pire pour les paysans est que là où les productions n’augmentaient que de 4 à 5 % - ce qui n’était déjà pas si mal -, on annonçait des croissances de 100 %, voire 150 %. Or les achats forcés de produits agricoles par l’État étaient fixés en fonction des productions déclarées : la tragédie était dès lors programmée dans de nombreux villages. Résultat : dès le courant de 1958, la disette s’étend, et parfois la famine. Des maladies comme l’hydropisie apparaissent, des épidémies se répandent. A tout cela s’ajoutent des inondations dans le Sud et une sécheresse épouvantable dans le Nord. Si bien que, jusqu’en 1962, la Chine se débat dans une misère effroyable cf. ci-dessus. Le cannibalisme et l’anthropophagie réapparaissent. »
  5. a, b et c Traduction de Yang Jisheng, « A hunger for the truth: A new book, banned on the mainland, is becoming the definitive account of the Great Famine. », chinaelections.org, 7 juillet 2008, 墓碑 --中國六十年代大饑荒紀實 (Mu Bei - - Zhong Guo Liu Shi Nian Dai Da Ji Huang Ji Shi), Hong Kong: Cosmos Books (Tian Di Tu Shu), 2008, ISBN 978-988-211-909-3(zh)
  6. The People's Republic of China 1949-76, second edition, Michael Lynch (London: Hodder Education, 2008), p. 57
  7. Top 100 des catastrophes naturelles du 20e siècle
  8. a et b Asia times online
  9. « What Caused the Great Chinese Famine? »,‎ 2000-01-01
  10. Xu Youyu, Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC), « Une stèle pour les 36 millions de victimes de la Grande famine »,‎ 2009 (consulté le 24-07-2009)
  11. Lucien Bianco, Frank Dikötter, Mao’s Great Famine, The History of China’s most devastating catastrophe, 1958-62 Perspectives chinoise
  12. Jean-Luc Domenach, Chine : L'archipel oublié, p. 242
  13. Yang Jisheng, Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, Seuil, 2012, p. 153-164
  14. Chinese Economic Development Par Chris Bramall
  15. C. Hurst, Peng Te-huai. The Man and the Image, Stanford University Press, 1985.
  16. L'enfant oublié du Tibet. La véritable histoire du Panchen Lama Guendun de Gilles Van Grasdorff Préface de Harry Wu, éd Presse de la Renaissance, 1999 p.  124 (ISBN 2266104837).
  17. Yang Jisheng, Stèles. La Grande famine en Chine, 1958-1961, p. 26. Source : Wang Guangmei et Liu Yuan, Le Liu Shaoqi que vous ne connaissez pas, Édition du Peuple du Henan, 2000, p. 90
  18. Jean-Luc Domenach, « La Grande famine en Chine 1958-1961 », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 8 novembre 2012
  19. a et b Brice Pedroletti, Un hebdomadaire chinois s'attaque au tabou de la grande famine des années 1960 Le Monde, 1 juin 1960
  20. Sylvie Kauffmann, Une grande famine peut en cacher une autre Le Monde, 17 septembre 2012