Social-impérialisme
Le social-impérialisme est une expression marxiste, utilisée typiquement sur un mode dérogatoire, pour décrire les peuples, les partis, ou les nations qui sont « socialistes dans les mots, impérialistes dans les actions » [1]. La phrase a été utilisée pour la première fois dans les cercles marxistes au cours des discussions du début du XXe siècle sur la position de l’internationale ouvrière concernant l’imminence de la Première Guerre mondiale et notamment eu égards au Parti social-démocrate d'Allemagne[2],[3]. Dans ce contexte c'est très similaire à, mais pas interchangeable avec, les termes de social-chauvinisme et de social-patriotisme.
Dans les décennies suivantes, l'usage le plus significatif de la phrase a été dans la critique maoïste de l'Union Soviétique. Mao a prétendu que l'Union Soviétique est elle-même devenue un pouvoir impérialiste tout en maintenant une façade socialiste[4]. Le dirigeant communiste albanais Enver Hoxha fut au début d'accord avec Mao dans cette analyse, avant d'utiliser plus tard cette même expression pour condamner la théorie des trois mondes de la Chine[5]
[modifier] Références
- Lénine, VI., (1916), L'État et la Révolution
- Luxemburg, R., (1915), "Rebuilding the International"
- Lénine, VI., (1915), "Draft resolution of the leftwing delegates at the International Socialist Conference at Zimmerwald"
- Mao, (1964), "On Khrushchev’s Phoney Communism and Its Historical Lessons for the World"
- Hoxha, E., (1979), "Imperialism and the Revolution: The Theory of 'Three Worlds': A Counterrevolutionary Chauvinist Theory"