Rébellion naxalite

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Rébellion naxalite
Le « corridor rouge », zone d'action de la rébellion naxalite, en 2007.
Le « corridor rouge », zone d'action de la rébellion naxalite, en 2007.
Informations générales
Date 1967 - en cours
Lieu Drapeau de l'Inde Inde
Issue Conflit en cours.
Belligérants
Drapeau de l'Inde Inde South Asian Communist Banner.svg Naxalites
Commandants
Flag of India.svg Manmohan Singh, Premier ministre
Flag of India.svg Gen. V K Singh, Chef des forces armées
Flag of India.svg ACM P V Naik, Chef des forces aériennes
Flag of India.svg Vikram Srivastava, Dir. Gen. CPRF
South Asian Communist Banner.svg Muppala Lakshmana Rao
South Asian Communist Banner.svg Kishenji
Forces en présence
1 414 000

1 800 000 en réserve[1]

~10 000 - 20 000 (2009)[2]
Pertes
Depuis 2005 : 1 155 tués Depuis 2005 : 1 420 tués
Notes
De 2000 à février 2009 : plus de 6 000 morts[3]
Depuis 2005 : 1 499 civils tués
Batailles
RanipotiliBalimelaRajnandgaonGreen HuntSildaDantewada

La rébellion naxalite est une insurrection des Maoïstes en Inde. Elle s’oppose au gouvernement de l'Inde[4]. Elle est un conflit dit de basse intensité[5].

En avril 1964, la rupture sino-soviétique entraîne une scission maoïste au sein du Communist Party of India : le Communist Party of India - Marxist (CPI-M). Kanu Sanyal, Charu Majumdar et Jangal Santhal du CPI-M organisent dans la deuxième moitié des années 1960 une campagne de propagande prônant la « guerre populaire » autour de Naxalbari dans le district de district de Darjeeling. Une révolte paysanne y éclate au printemps 1967 et se répand dans plusieurs États indiens[6]. En 1969 apparaît le Communist Party of India - Marxist-Leninist (CPI-ML), plus investi dans la rébellion que le CPI-M. Des petits foyers de guérilla se forment à la fin des années 1960 mais manquent d'effectif, d'armes et de soutien populaire. En avril 1970, le CPI-ML étend ses activités aux villes (incendies, assassinats,…) tandis que ses rivalités avec le CPI-M tournent en affrontements sanglants. La répression et les conflits entre les groupes naxalites font décroître la violence durant les années 1970. En 1977, le CPI-ML abandonne la violence[7].

En 2004, l'organisation des rebelles maoïste People’s War Group et la People’s Liberation Guerrilla Army du Maoist Communist Centre fusionnent pour former le Parti communiste d'Inde (maoïste)[4].

Des rebelles maoïstes sont actifs dans plusieurs États membres, en particulier au Chhattisgarh, au Jharkhand et au Bihar[8] (recensement officiel 2010 : 195 districts concernés). Les Naxalites affirment représenter les Adivasis[9]. Les combats font leurs premiers morts en 1980[4].

Début 2009, le conflit a fait environ 6 000 morts. En 2006, Manmohan Singh a déclaré que la rébellion naxalite est « le plus grand défi sécuritaire interne que notre pays ait jamais rencontré »[4]. Dans les années 2000, des négociations de paix avec le gouvernement de l'état d'Andhra Pradesh eurent lieu[4]. Chhattisgarh est le centre du conflit (2007) [10].

En 2006, plus de 40 000 personnes ont été déplacées[11]. Des enfants soldats sont utilisés par toutes les parties engagées dans le conflit[12]. Les territoires touchés par le conflit s'étendent de la frontière du Népal au Karnataka dans le Sud (2006)[5]. Au Bengale-Occidental, des régions à l'Ouest d'Howrah sont touchées par l'insurrection[13]. Un mouvement paramilitaire anti-naxalite, le Salwa Judum, s'est formé pour ramener la région sous le contrôle de l'État[5]. Il existe une corrélation entre les ressources de charbon d’une zone et l'impact de l'insurrection[14], les Naxalites menant des enquêtes socio-économiques avant de commencer des opérations dans une zone[5].

Un millier d'attaques des maoïstes ont été recensées dans la seule année 2009, faisant 600 morts. Dans une de celle-ci le 12 juillet 2009, au moins 23 policiers indiens sont tués par la rébellion maoïste dans le Chhattisgarh[15].

Le 17 mai 2010, au moins 11 policiers et 24 civils tués dans un attentat de la rébellion naxalite contre un bus dans le district de Dantewada (État du Chhattisgarh).

Un déraillement suivi d'une collision d'un train, attribué à un groupe de la rébellion naxalite par le gouvernement indien, au Bengale Occidental fait 148 morts le 28 mai 2010[16].

Références[modifier | modifier le code]