Huang He

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Huang He
(Fleuve Jaune, 黃河)
Le Huang He à Lanzhou.
Le Huang He à Lanzhou.
Carte du cours du Huang He.
Carte du cours du Huang He.
Caractéristiques
Longueur 5 464 km
Bassin 752 443 km2
Bassin collecteur Huang He
Débit moyen 2 571 m3/s
Cours
Source Cordillère de Bayan Har
· Localisation Qinghai, Chine
· Altitude 4 500 m
· Coordonnées 34° 55′ 19″ N 97° 30′ 43″ E / 34.921944, 97.511944 / 34.921944; 97.511944 (Source - Huang He)  
Embouchure Mer Jaune
· Localisation Mer de Bohai, Chine
· Altitude 0 m
· Coordonnées 37° 47′ 01″ N 119° 18′ 14″ E / 37.78374, 119.30397 / 37.78374; 119.30397 (Embouchure - Huang He)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Datong, Fen
· Rive droite Tao, Wei He
Pays traversés Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Régions traversées Tibet, Qinghai, Ningxia, Mongolie-intérieure, Shaanxi, Shanxi, Henan, Shandong
Principales villes Lanzhou, Wuhai, Baotou, Kaifeng, Jinan

Le Huang He, ou fleuve Jaune, (黃河 pinyin Huáng Hé) est le deuxième plus long fleuve de Chine, après le Yangzi Jiang. Long de 5 464 km, il se jette dans le golfe de Bohai, dans la mer Jaune.

Son nom lui vient de sa forte turbidité, car il charrie de grandes quantités d'alluvions (lœss, limons) qui fertilisent la grande plaine du Nord de la Chine.

En tibétain, il se nomme རྨ་ཆུ་ rMa chu, « le fleuve du paon ».

Sommaire

Cours[modifier]

Le fleuve Jaune à Lanzhou, vu depuis la colline de la grande pagode blanche.
Les gorges du Huang He en aval du barrage de Long Yang Xia (au sud du lac Qinghai).

Le fleuve prend sa source dans les monts Kunlun (province du Qinghai) et se dirige vers l'est à travers le plateau tibétain dans lequel il a creusé de profondes gorges. Après Lanzhou (province du Gansu), le fleuve parcourt une vaste boucle dans le plateau désertique de l'Ordos, en Mongolie-Intérieure. Il traverse notamment Kaifeng, Wuhai, Baotou, Jinan (capitale du Shandong) et se jette finalement dans la mer de Bohai sous la forme d'un delta.

Le Huang He est réputé pour ses crues désastreuses, au cours desquelles il a plusieurs fois changé de cours, avec un parcours alternatif beaucoup plus méridional passant par le lac Hongze.

Troublant le cours du fleuve Jaune, la cascade Hukou (bec de bouilloire) est la deuxième plus grande de Chine. En été, son débit peut être multiplié par sept, émettant le bruit de bouillonement auquel elle doit son nom.

Problèmes environnementaux[modifier]

Depuis le milieu des années 1980, le niveau de pollution du Huang He a été multiplié par deux[1]. La pollution provient de la cohorte d'usines chimiques et pharmaceutiques le long du fleuve et de ses affluents, notamment à Shizuishan, actuellement considérée comme l'une des villes les plus polluées du monde[2].

Par suite d'un essor économique brutal, des prélèvements d'eau importants sur le Huang He liés à la prolifération d'exploitations agricoles, de villes, et d'usines, provoquent l'asséchement du fleuve[2]. La pénurie d'eau représente en effet 70 % du débit total moyen à long terme du fleuve Jaune. La période durant laquelle le fleuve s'assèche avant d'atteindre la mer ne cesse de s'allonger d'année en année - à peu près 200 jours en 1997[3]. Cette situation pousse les autorités à pomper l'eau de la nappe phréatique à une vitesse qui dépasse la recharge de la nappe, de sorte que son niveau baisse inexorablement[4]. Ce phénomène est l'un des problèmes de pénurie d'eau les plus sensibles de la planète, du fait que le fleuve draine un immense bassin céréalier qui alimente une population très nombreuse. Il ne s'agit que de l'un des nombreux problèmes d'utilisation non durable de l'eau que l'on rencontre aujourd'hui dans le monde[5].

Le fleuve Jaune est un exemple extrême de cours d'eau ayant virtuellement perdu toutes ses fonctions naturelles en raison d'altérations anthropiques du régime hydrologique.

Notes[modifier]

  1. Zhongguo Qingnian Bao, « Le fleuve Jaune transformé en dépotoir », dans Courrier international, n° 853, du 8 au 14 mars 2007, p. 34.
  2. a et b National geographic France, mai 2008, p. 94.
  3. Eau et agriculture, site de la FAO
  4. Lester Brown, Éco-économie, une autre croissance est possible, écologique et durable, p. 69]
  5. Yoshihide Wada, Ludovicus van Beek et Marc Bierkens, département de géographie physique de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas), Nonsustainable groundwater sustaining irrigation: A global assessment, résumé en français disponible sur le site de Libération

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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