Elliant

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Elliant
L'église Saint-Gilles et le monuments aux morts.
L'église Saint-Gilles et le monuments aux morts.
Blason de Elliant
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Rosporden
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
René Le Baron
2014-2020
Code postal 29370
Code commune 29049
Démographie
Gentilé Elliantais
Population
municipale
3 206 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 44″ N 3° 53′ 19″ O / 47.995556, -3.88861147° 59′ 44″ Nord 3° 53′ 19″ Ouest / 47.995556, -3.888611  
Altitude Min. 31 m – Max. 187 m
Superficie 70,30 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Commune d'Elliant

Elliant [εljɑ̃] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est jumelée depuis 2010 à la ville de Puerto Rico, en Argentine.

Ses habitants se nomment les Elliantais et Elliantaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune d'Elliant dans le Finistère.

Elliant est une commune rurale du sud du Finistère relativement étendue (7 030 ha). Le bourg d'Elliant, la principale agglomération de la commune, est situé à 16,4 km à l'est de la ville de Quimper[1].

D'un point de vue historique, la commune est située en Cornouaille. Sur le plan culturel et des traditions, Elliant appartient au pays melenig. Au nord de la commune se trouve la vallée de l'Odet et au sud la vallée du Jet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elliant est le cœur du Pays Melenig ou Pays Melenick (Bro Melenig en breton), un des pays traditionnels de la Bretagne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À une date indéterminée, Elliant est réputé avoir été ravagé par une épidémie de peste qui s'arrêta en limite de la paroisse. En dévotion, on fit bâtir la chapelle Notre-Dame de Kerdévot située en la commune d'Ergué-Gabéric. Cette « Peste d'Elliant » fut l'objet d'une tradition orale reprise dans le Barzaz Breiz de Théodore Hersart de la Villemarqué et dans un tableau de Louis Duveau, aujourd'hui au musée des beaux-arts de Quimper

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Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 22 au 23 floréal an IV (11 au 12 mai 1796), deux cent hommes armés, probablement commandés par Jean François Edme Le Paige de Bar, « sont entrés de force dans la maison du citoyen Hégel, percepteur des contributions de la commune d'Elliant, l'on contraint, sous peine d'être fusillé, de leur livrer une somme de deux cent livres en numéraire et de quatre cent mille livres à peu près en assignats. Avant de quitter la maison du citoyen Hégel, ces brigands lui ont donné une reconnaissance [de dette] signée de trois prétendus chefs de l'armée catholique de Bretagne ». La même troupe pille la maison de Jean Le Batz, sabotier, « qui ne doit son salut qu'à sa fuite ». Alain Quéré, de Kervaléo en Elliant est assassiné la nuit suivante, et des vols commis chez un grand nombre de personnes. Parmi les auteurs de ces méfaits se trouvait Jean-François Riou[2], natif d'Elliant, et Corentin Poulichet, déserteur, originaire de Laz. Tous deux furent traduits devant le conseil de guerre à Brest le 22 germinal an V (14 juillet 1796) : Riou fut condamné à mort et Poulichet[3] à dix ans de fer[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 1944, un enfant de 8 ans, le jeune Le Rest, domicilié à Elliant, est tué d'une balle de mitraillette par un soldat allemand[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 192 2 359 2 458 2 512 2 789 2 918 2 922 2 870 2 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 882 2 952 2 984 3 087 3 400 3 651 3 815 3 950 3 788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 966 3 993 4 029 4 017 3 744 3 467 3 277 3 038 2 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 642 2 401 2 295 2 463 2 591 2 714 3 078 3 177 3 206
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires =[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 François Le Saux Divers gauche Agriculteur
mars 2014   René Le Baron Divers droite Chef d'entreprise

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 24 mai 2013.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2013. 28 enfants s’y sont inscrits (soit 8% des enfants de la commune scolarisés dans le primaire) [8].

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule à Elliant le premier week-end de décembre, un fest-noz du nom de Nuit Jaune en référence à la couleur jaune (en breton melen) des broderies de la veste du costume traditionnel des hommes. On utilise d'ailleurs les mots meleneg ou melenig pour designer les Elliantais. Ce fest-noz rassemble chaque premier week-end de décembre près de 1 500 personnes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Elliant, Tourc'h, deux communes dans la Révolution, Jean-François Douguet, Bannalec, 1991.
  • Le petit train Rosporden-Plouescat, Annick Fleitour, Ressac, Quimper, 2001.
  • Le patrimoine des communes du Finistère, Flohic, 1998, tome II, p. 1368 à 1375.
  • Le Finistère dans la guerre, 1939-1945, G.M. Thomas, A. Legrand, Éditions de la Cité, 1981, p. 290 à 295.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Elliant et Quimper » (consulté le 29 janvier 2010)
  2. Jean-François Riou avait été officier marinier sur le vaisseau L'Achille faisant partie de l'escadre partie de Brest avant les combats de prairial an II. Fait prisonnier par les Anglais, il s'était volontairement enrôlé dans les troupes ennemies de la République, et avait débarqué du côté de Carnac en messidor an III
  3. Un frère de celui-ci, Louis Poulichet,fut compromis dans l'assassinat de l'évêque de Quimper Yves Marie Audrein le 19 novembre 1800
  4. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f114.image.r=Perguet.langFR
  5. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 -Août 1944)", Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  9. « Église Saint-Gilles », base Mérimée, ministère français de la Culture