Charles Cousin-Montauban

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Charles Cousin-Montauban
Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao.
Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao.
Fonctions
2e chef du Cabinet
et Ministre de la guerre
(34e chef du gouvernement)

(&&&&&&&&&&&&&02524 jours)
Monarque Napoléon III
Gouvernement Cousin-Montauban
Législature IVe législature
Prédécesseur Émile Ollivier
Successeur Louis Jules Trochu
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris, France
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité française
Parti politique Bonapartiste
Profession Officier général

Charles Cousin-Montauban
Présidents du Conseil des ministres français

Charles Guillaume Marie Apollinaire Antoine Cousin-Montauban, comte de Palikao, né le à Paris où il est mort le , est un général et homme d'État français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Conquête de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Durant la conquête de l'Algérie, il fut chef d'escadron aux spahis le , lieutenant-colonel le 7 mai 1843, colonel au 2e chasseurs le 2 août 1845, c’est entre ses mains qu’Abd el-Kader fit sa soumission le 21 décembre 1847 : La Moricière n’arriva que quelques instants après.

Il devint général de brigade le 21 septembre 1851 et commanda la subdivision de Tlemcen. Dans les derniers jours de novembre 1853, il se rendit avec quelques troupes de réserve à Aïn ben-Khelil où il obtint la soumission des Hammian, des Maïas et des autres tribus qui avaient suivi deux chefs insurgés, El-Gourari et Sidi-ben-Tayeb.

Général de division depuis le , il commanda la division de Constantine. Rappelé en France, il fut mis à la tête de la 2e division militaire dont le siège était à Limoges.

Expédition de Chine[modifier | modifier le code]

Pillage de l'ancien palais d'été en 1860.

En 1860, le général Cousin-Montauban fut investi du commandement en chef des troupes françaises de l’expédition de Chine, entreprise conjointement avec l’Angleterre depuis 1857. Le 21 septembre 1860, les Franco-Britanniques dispersèrent les Chinois près du pont de Palikao. Les opérations se poursuivirent par la prise de Pékin, le sac du Palais d'Eté et la défaite de l'Empire de Chine. Il fut alors élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur (26 décembre 1860[1])

Article connexe : Bataille de Palikao.

Son nom ne fut définitivement établi qu'en quand le ministre de la Justice l'autorisa à le changer de « Cousin-Montauban » en « Cousin de Montauban », le titre de comte de Palikao lui ayant été décerné par l'Empereur après les succès de l'expédition de Chine, par décret impérial du 22 janvier 1862, titre devenant héréditaire en mai 1863[2]. En 1870, une ville fut créée en Algérie sous le nom de Palikao pour lui rendre hommage.

Guerre franco-prussienne (1870)[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, l’impératrice régente le chargea le 9 août 1870 de la constitution d’un nouveau cabinet, dont il prit la direction avec le portefeuille du ministère de la guerre.

Le cabinet Cousin-Montauban ne vécut que quelques semaines. Pendant ces semaines, fin août 1870, Cousin-Montauban poussa le maréchal de Mac Mahon à se porter à la rescousse du maréchal Bazaine qui s'était laissé assiéger dans Metz. Mac Mahon dut ainsi abandonner son projet de repli sur Paris en vue de la défense de la capitale ; c'est ainsi que son armée fut défaite à Sedan. La défaite de Sedan et la capitulation de Napoléon III entraînent la chute du Second Empire, et la proclamation de la République le 4 septembre 1870.

Commune (1871)[modifier | modifier le code]

[pas clair] La fusillade de La Ricamarie eut lieu le 17 juin 1871. La troupe tira sur des mineurs en grève, tua onze hommes, deux femmes, fit de nombreux blessés dont une fillette à laquelle Palikao empêcha de porter secours. C'était, en France, la première merveille du chassepot. Un sénateur, général de la gendarmerie, proposa une sorte de fusillade en bloc, l'entente avec tous les gouvernements pour supprimer toutes les associations et ligues d'ouvriers…[3]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Écartelé : au 1, d'azur, à une épée d'argent, garnie d'or (quartier des Comtes-Militaires) ; au 2, d'argent, à la fasce de gueules, acc. en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'une molette du même (Delaunay Page d'aide sur l'homonymie) ; au 3, d'argent, au chevron de gueules, acc. en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'un croissant versé du même (souvenir des campagnes d'Algérie) ; au 4, d'azur, à une croix latine d'argent, terrassée de sinople (souvenir du rétablissement du culte catholique en Chine). Sur le tout d'or à un pont d'une seule arche de sable, maçonné d'argent, criblé de boulets (représentation du pont de Palikao)[4],[5].

Supports
deux lions, au naturel.
Devise 
« DEO, IMPERATORI ET PATRIAE. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/618/85 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Sitemestre, « Le général Cousin-Montauban, comte de Palikao », sur www.napoleontrois.fr (consulté le 22 mai 2011)
  3. Histoire de la Commune de 1871, Prosper-Olivier Lissagaray.
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887
  5. « Héraldique - Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments », Co, sur www.euraldic.com (consulté le 22 mai 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Chef du Cabinet
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Louis Jules Trochu