Aéroport de Quimper Cornouaille

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Quimper Cornouaille
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Quimper
Coordonnées 47° 58′ 32″ N 4° 10′ 05″ O / 47.97553, -4.16798147° 58′ 32″ Nord 4° 10′ 05″ Ouest / 47.97553, -4.167981  
Altitude 91 m (297 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Quimper Cornouaille

Géolocalisation sur la carte : Quimper

(Voir situation sur carte : Quimper)
Quimper Cornouaille
Pistes
Direction Longueur Surface
10/28 2 150 m (7 054 ft) revêtue
04/22 715 m (2 346 ft) Béton bitumeux
Informations aéronautiques
Code AITA UIP
Code OACI LFRQ
Nom cartographique QUIMPER
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Vinci-Kéolis
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L'aéroport de Quimper-Pluguffan, aussi appelé commercialement aéroport de Quimper Cornouaille(code AITA : UIP • code OACI : LFRQ), est un aéroport français situé sur la commune de Pluguffan, à 5,5 km au sud-ouest de Quimper, département du Finistère, région Bretagne, en France. Il porte le nom de Maurice Bon, pilote de chasse quimpérois qui s'illustra au sein de l'escadrille Normandie-Niémen, avant d’être abattu le 13 octobre 1943, à l'âge de 23 ans, près de Gorodets en URSS[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fokker 70 sur l’aire de stationnement de Quimper.
Caravelle sur le parking de l'aéroport de Quimper.
Nord 262 Rousseau Aviation parking de Quimper.
Tour de contrôle avec son étage supplémentaire.

Premières années[modifier | modifier le code]

L'aérodrome a été créé en 1932 par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille qui transforme un terrain militaire, (un champ de manœuvre et de tir), en un terrain d'aviation rudimentaire de 24 hectares sans piste d'envol et d’atterrissage. En 1935, un arrêté ministériel agrée la plate-forme comme aérodrome privé ouvert à la circulation aérienne publique.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le terrain est réquisitionné, d'abord par l'Armée de l'air avec l'École de pilotage no 23 (sur Stampe SV4), puis par la Luftwaffe (armée de l'air allemande). Celle-ci, qui utilise aussi des terrains limitrophes au sud, construit une bande gazonnée de 1 100 m, orientée au NO-SE (17-35) et des nouveaux locaux. Le terrain a maintenant une superficie de 57 hectares. Les pilotes allemands s'y entraînent intensivement (école, chasse et reconnaissance), à bord de Junker et de Stuka.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Dans l'immédiat après-guerre, ce sont les pilotes français qui s'y entraînent à bord d'avions légers de l'Armée de l'Air. Entre 1950 et 1960, un as de la voltige aérienne, Albert Guillou, anime fréquemment le ciel de Pluguffan à bord de son Stampe SV4 de couleurs jaune et noir en faisant d'innombrables figures acrobatiques. Il deviendra chef pilote de l'aéro-club. En 1960, l'activité commerciale débute à l'aérodrome. Un service estival et de week-end est créé entre Quimper et Paris-Orly, assuré par Douglas DC-3 des TAI (Transports Aériens Intercontinentaux), affrété par Air Inter. Le premier trafic annuel concerne 376 passagers.

En 1961 : une compagnie aérienne bretonne, (Rousseau Aviation) qui est basée à Pleurtuit, met en place une liaison avec les îles Anglo-Normandes.

En 1962, la piste NE-SO (04-22) en herbe (création ?) est portée à 1 200 m

En 1963, les liaisons avec Jersey ont lieu cette année-là par DC3 et la liaison Air Inter avec Paris devient tri-hebdomadaire par DC3 ou par Nord 260 (ex Super-Broussard) de la compagnie Air Inter.

En 1965, la compagnie BUA (British United Airways) assure au cours de l'été la liaison Quimper-Jersey-Londres par Handley page Dart Herald. Cette même année, la piste principale en herbe (04-22) est remplacée par une piste bitumée de 1 250 m sur 45 m de large. La liaison avec Paris par Nord 262 de 26 places devenant quotidienne (avec escale à Rennes ou Nantes) et compte tenu de la croissance du trafic, il devient urgent d'investir dans les infrastructures.

En 1966, la nouvelle tour de contrôle « en dur » et son bloc technique sont mis en service. Ils remplacent avantageusement l'ancienne tour métallique (similaire à un mirador) très inconfortable.

En 1967, la première aide radio-électrique est installée : il s'agit d'une balise HF qui aidera les pilotes à l'atterrissage. Elle est d'abord située à 2 250 m de l'entrée de la piste 22, puis transférée à six mille nautiques (10 km) du seuil de la piste 28, tandis que l'aérogare voit transiter 10 000 passagers.

En 1968, une nouvelle aide à la navigation et à l'atterrissage est installée. Il s'agit d'un VOR couplé à un DME, construit au seuil 04 de la piste principale de l'époque et toujours en service aujourd'hui. Le VOR sert surtout à la navigation aérienne internationale dans les routes aériennes de haute altitude. Trafic oblige, le Nord 262 est remplacé par un Fokker 27 de 50 places.

En février 1969, le président de la République Charles de Gaulle venu faire un discours à Quimper dans le cadre de la campagne pour le référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, embarque dans une Alouette III pour se rendre ensuite à Lorient. Son passage par l'aéroport permet de faire aboutir le projet de construction d'une nouvelle piste.

Le 5 août 1974, un Fokker 27 de la compagnie Air Inter est plastiqué sur le tarmac de l'aéroport de Quimper, un attentat attribué à l'Armée révolutionnaire bretonne.

En 1975, l'investissement tant attendu est mis en service ; il s'agit de la nouvelle piste orientée E-W (10-28) longue de 1 750 m sur 45 m de largeur, équipée d'une aide à l'atterrissage essentielle : l'ILS (Cat 1), qui permet d'atterrir (avec minima) pratiquement par tous les temps. La plate-forme aéroportuaire passe à 102 hectares grâce à une déviation routière à l'Ouest. La piste 04-22 est en partie déclassée et raccourcie et la piste en herbe 17-35 est supprimée.

En 1980, pour assurer l'avenir de l'aéroport, les collectivités investissent encore, en allongeant la piste 10-28 de 150 m (1 900 m) et l'année suivante dans la construction d'une nouvelle aire de stationnement pour les avions de 10 000 m2 et d'une voie de circulation le reliant à la piste 10-28.

En 1982, Brit Air, une nouvelle compagnie bretonne assure les liaisons avec l'aéroport de Londres Gatwick et les îles Anglo-Normandes. En 1983, Brit Air succède à Air Inter sur la ligne avec Paris à la cadence de trois rotations par jour. Elle rachète deux des Fokker 27 d'Air Inter et les repeint aux couleurs du Gwenn ha Du (l'emblème blanc et noir de la Bretagne) et de l'hermine et du triskèle. En 1985, une Caravelle 12 (130 places) effectue la liaison avec Paris à la place du Fokker 27.

L'année est également marquée par la pose de la première pierre de la nouvelle aérogare qui remplace avantageusement les bâtiments préfabriqués qui commençaient à dater. En 1986 : au fur et à mesure que l'aérogare se construit, les contrôleurs aériens de la tour, gênés par les toitures, ne voient plus le seuil de la piste 10. On ajoute donc un étage sous la vigie. En 1987, l'aérogare est inaugurée et le nom de Quimper-Cornouaille est substitué à celui de Quimper-Pluguffan.

En 1991, la compagnie Touraine Air Transport (TAT) opère pour le compte d'Air Inter la liaison avec Paris. Elle utilise un nouvel avion : le Fokker 100, appareil bi-réacteur de 100 places pour remplacer la Caravelle retirée du service commercial.

En 1992, une nouvelle rampe d'approche de 600 m plus performante pour l'atterrissage de nuit (et en cas de brouillard) est mise en service. En 1993, la piste 10-28 est à nouveau allongée à 2 150 m.

En 1995, la compagnie Euralair tente d'installer une liaison avec Paris-Roissy Charles de Gaulle par Boeing 737, mais elle est supprimée quelques mois plus tard.

En 1997, Air France, qui a repris l'exploitation de la ligne pour son propre compte, ouvre une quatrième rotation avec Paris Orly.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2006, l'aéroport de Quimper-Cornouaille a vu passer 139 400 passagers cette année, soit + 4 %. En 2007, l'activité de l'aéroport se résume à quatre relations quotidiennes avec Paris-Orly Ouest, des vols hebdomadaires de juin à septembre vers la Corse (Ajaccio) et quelques vols touristiques saisonniers. L'aérogare a enregistré 136 900 passagers, une légère baisse peut-être due au remplacement du Fokker 100 par un CRJ 700, de moindre capacité. La piste 04-22 a été fermée à la circulation aérienne : il n'en reste plus qu'un petit tronçon pour desservir les hangars Sud.

En 2008, la concession entre l'aéroport et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Quimper arrive à son terme, un appel d'offres est lancé : la Région Bretagne a retenu l'offre du Groupement Vinci Airports-Kéolis, qui devient donc nouveau concessionnaire de la plate-forme de Quimper à compter du 1er mars 2009 et ce jusqu'en décembre 2015. Le trafic diminue un peu : 120 000 passagers sont passés sur la plate-forme.

En 2009 et 2010, l'aéroport connait une nouvelle régression du nombre de passagers à 117 200 (-3 %), puis à un peu moins de 106 000 passagers (- 10 %) comme sur l'ensemble des aéroports bretons excepté l'aéroport de Brest-Bretagne qui voit son trafic augmenter, pour culminer à 919 404 passagers en 2010 (1er aéroport breton).

En 2012, une liaison vers Londres City ouvre du 30 mai au 9 septembre à raison de deux vols par semaine par BA Cityflyer, une filiale de British Airways. Elle est reconduite en 2013 et 2014.

Une liaison estivale hebdomadaire dessert aussi le samedi l’aéroport de Figari Sud Corse, par la compagnie Hop !.

Évolution du trafic passagers[modifier | modifier le code]

Avec 113 459 passagers en 2013, l'aéroport se classe en 2e place au niveau départemental (après l'Aéroport de Brest-Bretagne) et à la 40e place au niveau national des aéroports français les plus fréquentés[2]. À noter que l'aéroport a perdu en 15 ans 26% de son trafic passagers au profit de l'Aéroport de Brest-Bretagne avec +74% de passagers en 15 ans. Par ailleurs le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes fait craindre une amplification de cette baisse dans les années à venir[3].

Source : Site internet de l'aéroport de Quimper Cornouaille[4]
Année Passagers Variation annuelle
1998 153 446 en stagnation 0 %
1999 154 501 en augmentation +0,7 %
2000 153 237 en diminution -0,8 %
2001 143 885 en diminution -6,1 %
2002 135 621 en diminution -5,7 %
2003 135 349 en diminution -0,2 %
2004 138 374 en augmentation +2,2 %
2005 133 769 en diminution -3,4 %
2006 138 926 en augmentation +3,8 %
2007 136 157 en diminution -2 %
2008 120 483 en diminution -11,5 %
2009 117 217 en diminution -2,7 %
2010 105 744 en diminution -9,8 %
2011 112 648 en augmentation +6,5 %
2012 110 132 en diminution -2,3 %
2013 113 459 en augmentation +3,2 %

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le EC 145 Dragon 29 de la sécurité civile.

Le bâtiment d'accueil des passagers comprend quatre guichets d'enregistrement, trois bureaux de locations de voiture et un bar-snack situé à l'étage. La zone non publique comprend des salles de contrôle et d'embarquement, ainsi que les locaux de police et de douane.
En dehors des infrastructures techniques de l'aérogare, la plate-forme abrite aussi des locaux de fret, l’aéro-club Jean-Marie Le Bris et la base départementale de la Sécurité Civile.

Équipements[modifier | modifier le code]

L'aéroport dispose, d'une aérogare, un hangar pour le fret, (sont inclus les locaux des pompiers et les stations de ravitaillement), deux hangars aviation, d'une tour de contrôle. L'aéro-club de Quimper a un hangar en bordure de la piste 10-28. L'aéroport dispose d'un camion de sureté aéronautique SIDES VMA105, d'un TRACMA, de passerelles…

Liste des compagnies desservant l'aéroport Quimper Cornouaille[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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