Plogastel-Saint-Germain

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Plogastel-Saint-Germain
Ti Kêr (la Mairie)
Ti Kêr (la Mairie)
Blason de Plogastel-Saint-Germain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plogastel-Saint-Germain (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Pays Bigouden
Maire
Mandat
Jocelyne Plouhinec
2014-2020
Code postal 29710
Code commune 29167
Démographie
Gentilé Plogastellois, Plogastelloise
Population
municipale
1 848 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 04″ N 4° 16′ 13″ O / 47.984444, -4.27027847° 59′ 04″ Nord 4° 16′ 13″ Ouest / 47.984444, -4.270278  
Superficie 31,39 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Plogastel Saint Germain

Plogastel-Saint-Germain [[plogastɛl sɛ̃ ʒɛʁmɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Chef-lieu de canton, Plogastel-Saint-Germain forme avec les cantons du Guilvinec et de Pont-l'Abbé le Pays Bigouden.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom Plogastel signifie paroisse du château. Le nom vient de plou, paroisse, commune, et gastel (sans la mutation, kastell), qui veut dire château[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1595 durant la période troublée des guerres de la ligue, dans une lande dans les environs de Plogastel-Saint-Germain, le brigand Guy Éder de La Fontenelle et les 300 à 400 cavaliers qui l'accompagnaient tuèrent quelque 1500 paysans qui s'y étaient réunis pour aller le déloger de son repaire de l'Île Tristan. Les plus chanceux purent échapper au massacre à la faveur des haies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Un école Diwan a été créée à Plogastell-Saint-Germain en septembre 2010.

À la rentrée 2013, 31 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 14,7% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [2].

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre a été reconstruite sur les plans du chanoine Abgrall de 1878 à 1880. Le clocher n'a été terminé qu'en 1897. L'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un chœur à chevet polygonal. L'église abrite les statues de saint Corentin et saint Herbot. À signaler que la vieille église n'avait pas l'aspect monumental du vaste édifice qui l'a remplacée. Le dimanche 21 février 1773, Jacques Loden, fabricien en charge, remontra « que l'église manquant de réparations, on ne pouvait mieux faire que de tirer parti des 35 arbres de frêne qui sont sur le cimetière et autour de l'église, d'autant plus que les dits arbres, pour la plupart, sont sur le retour, offusquent l'église et pourraient même occasionner de fortes dépenses, si par leur chute ils venaient à tomber sur l'église et eu égard encore que le terrain pour les sépultures se trouve étroit. Ce que considérant, les délibérants ont chargé Jacques Loden d'en donner avis au grand-maître des eaux, bois et forêts et d'en tirer la permission de les exploiter d'autant plus que la paroisse trouve des acquéreurs qui se chargent des frais de la déclaration »[3]. L'ancienne église était très obscure, même en plein midi. En 1774, au décès du recteur Brélivet, les réparations nécessaires au chœur et au chancel sont évaluées à 650 livres. Cette charge incombant au décimateur, les héritiers du défunt recteur, pour éviter tout litige, paient à la paroisse la somme de 775 livres. Mais le général et le nouveau recteur Mathieu Colliou estiment que ces réparations seront inutiles, si l'on n'a soin préalablement de surélever l'édifice. Ils pensent "qu'en laissant subsister le clocher qui est assez bon, on pourrait pour donner du jour et de la clarté à l'église, élever le chœur ainsi que la nef sur les anciens fondements" (délibération du 27 novembre 1774). Concernant les droits honorifiques respectifs des seigneurs du Quilliou et du Hilguy, en l'église paroissiale, le marquis de Ploeuc "premier prééminencier" qualifiait lui-même la dame du Hilguy de "fondatrice" (délibération du 14 janvier 1770). Il semble que la "supériorité" revenait au seigneur du Quilliou. Dans le procès verbal de la réception solennelle faite, le 28 mai 1775, au nouveau seigneur du Hilguy, en l'église de Plogastel-Saint-Germain, il est dit que ce seigneur « a son banc situé dans le chœur, à la droite » (délibération du 28 mai 1775). La place imminente à gauche, du côté de l'évangile, devait donc être celle du seigneur du Quilliou.
La chapelle Saint-Germain.
  • La chapelle Saint-Germain, dédiée à Saint Germain l'Auxerrois, qui date des XVe et XVIe siècles, est plus ancienne que l'église paroissiale. Son clocher a été foudroyé au XIXe siècle, et il ne subsiste plus actuellement qu'un seul de ses deux clochetons. L'enclos de la chapelle, auquel on accède en passant sous un arc de granit, correspond à l'ancien cimetière, dont subsistent trois arcades de l'ossuaire. Non loin de la chapelle, on voit un beau calvaire en granit daté du XVIe siècle, orné de diverses statues, dont une pietà.
  • La chapelle Saint-Honoré est édifiée au XIIIe siècle, ou peut-être avant[4]. Le hameau de Saint-Honoré devenant au XVIe siècle chef-lieu d'une trève dépendant de la paroisse de Lanvern[5], la chapelle devient donc église tréviale. Elle est largement reconstruite en 1668. Après la révolte des Bonnets rouges en 1675, le clocher est décapité sur ordre du duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne (le lanternon actuel est postérieur à cet événement). La trève de Saint-Honoré devient commune à la Révolution, puis est rattachée à la commune de Plogastel en 1832[6]. La chapelle est en ruine depuis la fin du XIXe siècle. En 2001, la commune engage un important programme de restauration[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803 1 049 1 016 1 130 1 339 1 447 1 596 1 671 1 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 728 1 664 1 769 1 704 1 889 1 943 2 090 2 114 2 122
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 180 2 279 2 317 2 311 2 190 2 060 2 020 2 036 1 787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 677 1 521 1 656 1 615 1 687 1 691 1 768 1 790 1 848
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la paroisse de Plougastel sur le site Plougastel.com
  2. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  3. Archives départementales du Finistère, 166 G. 2 (28 mai 1768)
  4. a et b « Chapelle Saint-Honoré », sur topic-topos.com.
  5. La paroisse de Lanvern, créée au XIVe siècle aux dépens de celle de Plonéour, est supprimée en 1825, puis rattachée à celle de Plonéour en 1827. « Étymologie et histoire de Plogastel-Saint-Germain », sur infobretagne.com. « Étymologie et histoire de Plonéour-Lanvern », sur infobretagne.com.
  6. À condition que les habitants de Saint-Honoré ne soient jamais obligés de faire inhumer leurs morts à Plogastel. « Étymologie et histoire de Plogastel-Saint-Germain », sur infobretagne.com.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Caillon, Guy Riou, À la découverte du Pays Bigouden, Pont-l'Abbé, Marcellin Caillon, 1980.
  • Châteaux et manoirs en pays bigouden, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1988. [sur le château du Hilguy]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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