Leuhan

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Leuhan
Le bourg et l'église paroissiale Saint-Théleau
Le bourg et l'église paroissiale Saint-Théleau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Christian Philippe
2014-2020
Code postal 29390
Code commune 29125
Démographie
Gentilé Leuhanais
Population
municipale
790 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ N 3° 47′ O / 48.1, -3.7848° 06′ Nord 3° 47′ Ouest / 48.1, -3.78  
Altitude Min. 97 m – Max. 246 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

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Leuhan [løɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Leuhan et des communes voisines

Leuhan se trouve sur le versant sud de la Montagne de Laz, appendice de la partie occidentale des Montagnes Noires, la ligne de crête se trouvant toutefois un peu plus au nord sur le territoire de la commune voisine de Saint-Goazec, une ligne de crête secondaire, orientée du sud-ouest au nord-est, parallèle à la route départementale n°15, traverse la partie méridionale de la commune, dont la partie centrale, où se trouve le bourg, forme une cuvette. Le bourg se trouve à 172 mètres d'altitude, mais le finage communal a des altitudes comprises entre 248 mètres au sud-ouest près de Beg an Aël, et 97 mètres à l'extrême ouest de la commune, au niveau de la confluence entre l'Odet et le ruisseau de Dour Kerdréoret. En conséquence, les cours d'eau coulent vers le sud-ouest ou le sud : la commune est traversée par le cours amont de l'Odet qui a toutefois sa source dans la commune de Saint-Goazec et sa limite orientale est logée par la partie amont de l'Isole dont la source se trouve à Roudouallec ; le ruisseau de Pont ar Chleudic, affluent de rive gauche de l'Aven y a sa source, de même que le Ster Roudou et le ruisseau de Dour Kerdréoret, affluents de rive gauche de l'Odet.

La commune a un paysage de bocage et un habitat rural dispersé en de nombreux hameaux. La commune est éloignée des principaux axes de communication, n'étant desservie par aucune voie ferrée ni voie express, les routes principales étant de simples routes départementales, la D6, d'orientation nord-sud, se dirigeant vers Châteauneuf-du-Faou vers le nord et Scaër vers le sud, et la D15, venant de Quimper via Coray et se dirigeant vers Gourin traversent la commune, se croisant à Ty Louët (où se trouve la zone artisanale), mais aucune des deux ne dessert le bourg, relativement enclavé, traversé seulement par la route départementale D151. Leuhan se situe à 16 km au nord de Rosporden où se trouve la gare la plus proche et au sud du Parc naturel régional d'Armorique. La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Le grès affleure au nord du finage communal, mais les schistes dominent ; quelques affleurements d'amphibolite existent également.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom "Leuhan" proviendrait des mots bretons luh ("étang") et an (loch yann, "lieu de Jean"), ce que tend à confirmer l'existence par le passé dans la commune de la chapelle Saint-Jean, (la première chapelle aurait été construite par les moines hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem en bordure de la voie romaine ; la dernière chapelle Saint-Jean fut construite au XVIe siècle et désaffectée au début du XXe siècle (en 1927, la chapelle Saint-Jean fut démolie, de même que la fontaine ; en 1959, le clocher et le porche sud de la chapelle furent transférés pour la construction de l'église Notre-Dame-des-Flots de Treffiagat (Finistère)[1] et seule subsiste une croix. La paroisse est traditionnellement sous le patronage de saint Théleau, la légende raconte que des Gallois, dirigés par ce dernier, auraient quitté le Pays de Galles vers 549 pour échapper à une épidémie de peste et se seraient réfugiés à Landeleau où le seigneur du Castel-Gall les auraient accueillis ; à partir de cette paroisse, certains seraient venus s'installer à Leuhan, mais aucun document historique ne confirme cette hypothèse[2].

Le nom de la paroisse s'est écrit "Lochan" en 1330, "Leuchan" en 1368, "Leuchein" au XVIe siècle, "Luhan" à la fin du XVIIe siècle[3].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La pierre gravée de Sanct-Bélec en Leuhan (dessin de Paul du Chatellier)

La pierre gravée de Sanct-Bélec en Leuhan correspond à la paroi ouest d'une sépulture située sous un tumulus de l'âge du bronze ; ce tumulus fut fouillé vers 1860 par Maurice Halna du Fretay et a été décrit par Paul du Chatellier en 1901 dans un article du "Bulletin de la Société archéologique du Finistère". Les gravures représentent des cupules, des cercles et divers autres figurations, dans lesquelles certains voient une figuration humaine informe et d'autres un animal[4].

Dans les anciennes landes de Saint-Jean, des alignements de menhirs existaient, à quelques centaines de mètres de deux tumuli d'environ 33 mètres de diamètre chacun, à Run-Bras, ainsi qu'à Run-Bihan : ils ont en majeure partie disparus de nos jours à l'exception de deux d'entre eux, en quartz blanc[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine de Vorgium à Quimper traverse le sud-est du territoire communal[6].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui possédaient un hôpital [(hospice)] à Roudouallec, créèrent une aumônerie et une chapelle en bordure de l'ancienne voie romaine encore très fréquentée au Moyen-Âge[7].

En 1492, Leuhan est une des rares paroisses de l'évêché de Cornouaille à posséder une école.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1655, le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Leuhan[8].

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

La seigneurie de Kersalaün appartint d'abord à la famille Philippe qui habitait le manoir construit au XVIe siècle puis passe aux mains de la famille Euzénou, seigneurs également du Quélennec en Plusquellec) et du Cosquer (en Combrit). Cette famille construisit le château de Kersalaün au début du XVIIIe siècle pour remplacer le manoir qui tombait en ruines. Les membres les plus connus de cette famille furent Jean-Joseph Euzénou, né vers 1687, major général garde-côtes à Concarneau, chevalier de Saint-Louis, décédé le 18 janvier 1773 à Quimper. Son fils Jean-François Euzenou, marquis de Kersalaün (ce titre lui fut confirmé par lettres patentes du Roi en 1775), né le 12 septembre 1714 au château du Cosquer en Combrit, conseiller au Parlement de Bretagne, décédé le 14 juin 1810 à Combrit[9] participa à la rédaction des remontrances au Roi émise par le Parlement de Bretagne en 1764 et fut exilé par une lettre de cachet du roi Louis XV, d'abord à Sens, puis il reçut l'ordre de rentrer sans ses terres sans passer ni par Rennes, ni par Nantes, et fut ensuite exilé au Mans, ne rentrant en grâce qu'à la suite de l'avènement de Louis XVI. En 1788, il fit partie d'une délégation de 12 magistrats bretons envoyés protester à Versailles protester contre l'embastillement de douze députés de la noblesse. [10].

Jean-François Euzénou de Kersalaün, fils du précédent, né le 20 juin 1753 au château de Kersalaün, également conseiller au Parlement de Bretagne (à partir de 1775), fut arrêté à Paris le 5 septembre 1787 et enfermé à la Bastille, accusé d'être entré en relation avec le Parlement de Paris alors exilé à Troyes ; il fut rapidement libéré en raison des protestations provoquées par son arrestation, mais dut lui aussi s'exiler sur ses terres[11].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Les habitants de Leuhan rédigèrent en 1789 un cahier de doléances constitué de 12 articles, notablement différent de ceux des autres paroisses de la sénéchaussée de Gourin et qui fut retranscrit séparément. Les leuhannais demandent entre autres le maintien du vote par ordre aux États généraux de 1789, que les impôts soient équitablement répartis entre les trois ordres, la suppression de la corvée et de l'impôt du casernement, l'exemption du charroi et du logement des gens de guerre, la suppression des pensions de seigneurs, la fin du tirage au sort pour le recrutement de la milice, etc.. Les deux leuhannais députés à l'assemblée du Tiers-État de la sénéchaussée de Gourin furent Bordier et Jean-Baptiste Kervran[12].

La loi du 12 septembre 1791 rattache la paroisse de Leuhan à la commune de "Corrai" (Coray)[13], mais Leuhan devient une commune indépendante en 1793.

Selon le chanoine Jean-Marie Abgrall, « à l'époque de la Révolution, Leuhan s'en tint à ses croyances et traditions séculaires » : par exemple le 8 juillet 1792, environ 2 000 fidèles suivirent à Leuhan la messe célébrée par un prêtre réfractaire, François Le Coz[14]. Jacob Philippe, né le 22 décembre 1735 à Leuhan, qui fur recteur de Locronan, puis de Laz, fut prêtre insermenté et arrêté le 9 mai 1793 à Leuhan, déporté sur le Washington à Rochefort, libéré, puis à nouveau arrêté à Laz et emprisonné à Quimper, puis à Brest où il décéda le 3 décembre 1799[15].

Le 28 prairial an III (16 juin 1795), une expédition de chouans dirigée par Georges Cadoudal et Jean-Baptiste-Paul-Marie de Lantivy-Kervéno, forte d'environ 600 hommes, venant de Locoal-Mendon dans la région de Guémené, passe par les Montagnes Noires et s'arrêtent au château de Kersalaün (des troupes républicaines venues de Roudouallec se perdirent en chemin et arrivèrent trop tard pour les attaquer) ; ils sont rejoints à Édern par des royalistes venus de Saint-Goazec, Leuhan et Laz et poursuivent leur chemin jusqu'à la poudrerie de Pont-de-Buis qu'ils attaquèrent afin de voler des munitions[16].

Un autre épisode de la Chouannerie est connu à Leuhan : au printemps 1796, chargés par De Bar « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[17].

En mars 1799, « des brigands [des chouans] se portèrent chez le citoyen Barnabé, agent de la commune de Leuhan et, non contents de le piller et de le maltraiter, lui imposèrent de leur remettre une somme de 600 francs »[18].

En mai 1804, une battue générale est organisée dans la région des Montagnes Noires pour tenter de retrouver De Bar et des gendarmes déguisés en paysans parcourent Leuhan et les communes avoisinantes à sa recherche car il se cachait parfois au château de Kersalaün ou ses environs[19].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le vicomte Théodore Hersart de La Villemarqué aurait recueilli à Leuhan les plus belles pièces de son recueil de chants populaires.

En 1837 est classé le chemin de grande communication n°6 allant de Quimperlé à Châteauneuf-du-Faou, passant par Saint-Thurien, Scaër et Leuhan[20].

Le "Dictionnaire historique et géographique de la Province de Bretagne" de Jean-Baptiste Ogée dans son édition de 1843, complétée par A. Marteville et Pierre Varin, indique qu'à cette date, pour une superficie totale de 3274 ha, Leuhan possédait 1333 ha de terres labourables, 268 ha de prés et pâtures, 34 ha de bois, 52 ha de vergers et jardins et 1460 ha de landes et incultes. Les auteurs ajoutent : « Le sol de cette commune est peu fertile. À peine peut-on y faire quelques ha de froment. Le seigle est presque exclusivement cultivé avec le blé noir. Depuis quelques années la pomme de terre a considérablement gagné. Le bois ne manque pas dans le territoire de Leuhan, mais les arbres fruitiers sont rares ; cependant on commence à planter beaucoup de pommiers. Le chanvre n'est cultivé que pour les usages de chaque maison ; les femmes mendiantes le filent à raison de 50 centimes par kilogramme de fil, prix dont l'extrême modicité est bien de nature à faire comprendre la misère qui pèse sur ces malheureuses. On retrouve à Leuhan un usage tout patriarcal : lorsque vient la récolte des moissons, les paysans se réunissent entre voisins pour s'aider réciproquement en bras, en attelages et en charrettes. De la sorte, peu de récoltes restent en souffrance. (...) On parle le breton ». Leuhan possédait à la même date 4 moulins à eau (Kersalaün, Penarhars, Kerdavid, Blanc) et un moulin à papier[21].

En décembre 1856, un agriculteur de Leuhan, Ernest De Molon (qui avait acheté en 1853 une centaine d'ha de landes sur les communes de Leuhan et Coray[22]), reçut un prix et une médaille d'or pour la mise en valeur « sur la partie déclive sud-est des Montagnes Noires et dans la section la plus aride de la commune » dont « la partie basse est formée de marais tourbeux ». « Cette terre inculte, véritable désert, (...) changea promptement d'aspect. (...) Le marais, traversé par la petite rivière l'Aven , fut labourée avec une forte charrue, attelée de huit bœufs, jusqu'à 40 cm de profondeur. (...) Aujourd'hui, la propriété de Menez-Ru est devenue une oasis (...) »[23].

Les loups étaient nombreux à Leuhan en raison de l'étendue des bois, des landes et des terres incultes. Maurice Halna du Fretay a raconté ses chasses au loup dans la région dans un livre publié en 1891, intitulé "Mes chasses au loup". Les derniers loups (deux mâles et une louve) ont été capturés le 24 mars 1879, si l'on en croit les archives de la préfecture du Finistère où sont notées les primes attribués pour la capture des loups[24].

François Guélen, né le 24 novembre 1844 à Leuhan, dut être amputé de la cuisse à la suite d'une blessure provoquée par un éclat d'obus reçut à Saint-Privat pendant la guerre de 1870[25].

Le comte Olivier de Kermel, maire de Leuhan et lieutenant de louveterie de l’arrondissement de Châteaulin, qui vivait au château de Kersalaün en Leuhan, en compagnie de sa mère, veuve, et de son frère Ernest, tua de trois coups de fusil ce dernier le 15 avril 1872 car il le suspectait d’avoir séduit une servante dont il est lui-même amoureux, mais éconduit. Le 9 octobre 1872, il fut condamné par la Cour d’assises du Finistère aux travaux forcés à perpétuité[26]. La peine de mort était attendue (le procureur Terrier de Laistre demanda aux jurés de ne pas accorder de circonstances atténuantes, d'être d'une fermeté inexorable: « Plus la situation sociale de l'accusé est élevée, plus la répression doit être exemplaire » déclara-t-il), mais des circonstances atténuantes furent accordées à l'accusé. Par contre Adolphe Thiers, faisant alors fonction de président de la République, refusa de commuer la peine d'Olivier de Kermel en une mesure de déportation, malgré la demande de ce dernier "afin de sauvegarder l'honneur d'une famille aussi méritante" à la demande du procureur général qui écrivit dans le dossier de demande de grâce : « L'opinion publique, qui s'est beaucoup émue de ce procès, y verrait un acte de faiblesse et d'injustice, arraché par les obsessions d'une famille puissante »[27].

En mars 1888, une épidémie de petite vérole sévit à Leuhan, faisant plusieurs victimes[28].

Le 14 janvier 1889, des carriers qui extrayaient des pierres pour la construction de la nouvelle route menant à Coray furent victimes de l'explosion prématurée d'une mine dans le champ de Parc-ar-Zaout-lard, près du village de Kerhuart ; l'accident fit deux morts et un blessé grave, tous de la même famille David, originaires de Troc'h-Yalc'h en Ergué-Gabéric[29].

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, environ 1300 leuhanais ont émigré aux États-Unis et au Canada, le pus connu étant Louis Sanseau, secrétaire de mairie, parti en 1902, et qui s'enrichit dans la restauration. Cette émigration a été décrite par Grégoire Le Clec'h, ancien instituteur à Leuhan, dans plusieurs ouvrages comme Les Bretons dans la ruée vers l'or en Californie, Les Huguenots bretons en Amérique du Nord, etc..

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Leuhan porte les noms de 104 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, un au moins, Jean Bourhis, est mort alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne et un au moins, Jean Salaun[30], caporal au 2e régiment d'infanterie coloniale sur le sol belge lors de la Course à la mer ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français[31].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L. Bahon-Rault écrit le 15 avril 1923 dans La Bretagne touristique, en parlant de la chapelle Saint-Jean de Leuhan : « Les statues avaient été emportées par des trafiquants, les boiseries volées par des automobilistes, les pierres de taille utilisées par les paysans d'alentour. (...) Comment de tels méfaits ont-ils pu être commis et surtout rester impunis ? Lourde, très lourde est la responsabilité des municipalités qui ont toléré ou tolèrent des actes d'un vandalisme aussi sauvage, aussi cupide »[32].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Leuhan porte les noms de 8 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale dont Vincent Bourhis[33], victime de l'attaque anglaise contre la base de Mers el-Kébir le 3 juillet 1940[34].

Plusieurs leuhanais ont été déportés : Adeline Kerangall, née Le Du, le 11 août 1904 à Leuhan, fut arrêtée le 6 juin 1942 à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). Elle est déportée de Paris le 29 août 1943 vers le KL Ravensbrück le 2 septembre 1943. Elle survécut et rapatriée de Neubrandenbourg[35]. Yves Bouguennec, né le 10 mai 1915 à Leuhan, résistant, fut déporté le 4 juin 1944 de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme où il est mort le 17 janvier 1945[36].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats, Robert Kervran et Bertrand Quéré, originaires de Leuhan, sont morts pendant la guerre d'Algérie[37].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Leuhan Blason D’argent chargé à dextre : en chef d’un casque de fantassin parti de sable et de gueules, sur lequel broche en flanc un écu parti de sable et de gueules chargé d’une croix latine alésée et brochante d’argent, sur lequel surbroche en pointe un masque stylisé de loup parti de sable et de gueules, à senestre de deux têtes de loup rangées en pal de gueules en chef et de sable en pointe brochant sur la précédente : au chef de gueules chargé de l’inscription « LEUHAN » en lettres capitales de sable[38].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1835 après 1835 Treuttel   Propriétaire
avant 1877 après 1877 Séhédic   Agriculteur
         
1945 mars 1977 Louis Hémery PCF Conseiller général du canton de Châteauneuf-du-Faou (1964-1976)
         
juin 1995 mars 2001 Étienne Hémery PS Conseiller municipal (1971-2008)
mars 2001 mars 2014 André Loussouarn    
mars 2014 en cours Christian Philippe    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 790 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 219 1 010 1 130 1 216 1 358 1 488 1 418 1 545 1 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 427 1 461 1 533 1 561 1 616 1 640 1 722 1 682 1 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 855 1 912 1 933 1 825 1 760 1 667 1 606 1 554 1 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 430 1 281 1 043 932 794 754 775 781 790
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2004[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La commune de Leuhan a connu son pic démographique en 1911 avec 1933 habitants, ayant gagné 714 habitants ( + 58, 6 %) en un peu plus d'un siècle entre 1793 et 1911. Entre 1882 et 1963, la commune connaît une importante émigration : 1 300 habitants de la commune de Leuhan quittèrent leur domicile pour s'installer aux États-Unis. Un chiffre exceptionnel qui vaut à la commune de figurer dans les ouvrages de statistiques spécialisés sur les migrations. En conséquence, la population communale, frappée par un important exode rural décline tout au long du Xe siècle, le minimum démographique étant atteint en 1999 avec 754 habitants ( - 1179 habitants entre 1911 et 1999, soit - 61 % en 88 ans). Une légère reprise démographique se produit toutefois dans les premières années du XXIe siècle, la commune gagnant 48 habitants en 12 ans entre 1999 et 2011, mais, éloignée des centres urbains, la commune ne bénéficie guère de la périurbanisation. La densité de population est faible : 24,1 habitants par km² en 2011.

Le solde migratoire de Leuhan est resté négatif tout au long du XXe siècle siècle ( - 2,0 % l'an entre 1968 et 1975, - 1,0 % l'an entre 1982 et 1990 par exemple), ne devenant positif que depuis 1999 ( + 0,4 % l'an entre 1999 et 2011). Le solde naturel demeure négatif (autour de - 1,0 % l'an entre 1968 et 1990), mais à peine désormais ( - 0,1 % l'an entre 2006 et 2011). En 2012, le nombre des naissances enregistrées (sept) a même légèrement dépassé celui des décès (six). La structure par âge de la population illustre cette relative amélioration démographique récente : la tranche d'âge la moins nombreuse est en 2011 celle des 15 à 29 ans (12, 5 % de la population totale), celle des 0 à 14 ans étant un peu plus nombreuse (17,8 % de la population totale). La commune reste frappée par un net vieillissement, même les 75 ans et plus (13,6 % de la population totale en 2011) sont plus nombreux que les 15 à 29 ans[41].

L'habitat est formé presque uniquement de maisons individuelles (97,1 % du parc immobilier total en 2011, seulement 15 appartements dans la commune à cette date), de résidences principales ( 72,6 % du total des logements), mais il existe quand même un nombre non négligeable de résidences secondaires (64 en 2011, soit 12,7 %), le reste étant des logements vacants). La construction de logements neufs est faible : 50 maisons ont été construites entre 1991 et 2008, soit une moyenne d'à peine 3 par an.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Manoir de Kersalaün, propriété au XVIIIe siècle des Euzenou de Kersalaün, famille de parlementaires bretons.
  • L'Église Saint-Théleau et son calvaire : l'église, en forme de croix latine, elle a été construite au XVIe siècle pour sa majeure partie, mais son clocher à galerie haut de 22 mètres date du XVIIIe siècle (construit en 1770). Le tympan de la chapelle de l'aile sud porte les armes de la famille Philippe, seigneurs de Kersalaün au XVIe siècle[42]. Le calvaire, construit en 1569, dont le socle est formé de quatre marches circulaires placées sur un socle quadrangulaire aux pans coupés, ce qui est rare, possède deux groupes statuaires , un sur chaque face : d'un côté trois femmes dont la Vierge Marie soutiennent le corps de Jésus, l'autre côté représentant le Christ crucifié assisté de Marie et de saint Jean[43].
  • La Chapelle Saint-Diboan : cette chapelle a été construite vers 1720 dans le village de Gouellet et restaurée vers 1850. Elle possède à trois endroits des écussons de la famille Euzenou de Kersalaün, qui y avaient droit de prééminence, ainsi que deux statues de saint Diboan qui datent l'une du XVe siècle, l'autre du XVIe siècle (ce saint était réputé guérir les abcès aux jambes)[44]. Une coutume connue sous le nom "les chemises de saint Diboan" vouait que le jour du pardon qui avait lieu le premier dimanche de septembre, le sacristain montait sur le calvaire et vendait aux enchères une chemise de chaque défunt de l'année, le produit de la vente allant dans le tronc de la chapelle ; les agonisants portant une de ces chemises étaient alors assurés d'une mort chrétienne et sans souffrances[45]. L'abbé Mével a écrit en 1924 : « Dans notre Cornouaille, trois centres sont plus particulièrement remarquables pour la dévotion dont saint Diboan est l'objet : Tréméven (...), Leuhan (...) et Plévin, paroisse appartenant aujourd'hui au diocèse de Saint-Brieuc. (...) Le pardon de saint Abibon se fait à Leuhan le troisième dimanche d'août. (...) Saint Abibon est invoqué pour les malades, mais on y vient aussi beaucoup pour les enfants »[46].
  • La Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, dite aussi Notre-Dame-de-Bon-Secours ou Notre-Dame-du-Mur, fut reconstruite dans la seconde moitié du XIXe siècle[47].
  • La Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, achevée en 1888[48]. Elle trouve son origine, à l'initiative de l'abbé Cabioch, dans l'édification d'une statue de Notre-Dame de Lourdes lors d'une mission en 1870 ; l'affluence des fidèles étant grande, cela suscita la construction de la chapelle, de style néogothique. Une grotte copiée de celle de Lourdes est aménagée dans le chœur[49]. Sa renommée est telle qu'en 2013 cinq touristes asiatiques sont venus à Leuhan, croyant se trouver à Lourdes ![50].
  • Sept croix et calvaires sont recensés sur la commune de Leuhan : outre le calvaire près de l'église Saint-Théleau déjà cité, les plus remarquables sont ceux de saint-Jean (qui date du XVIe siècle), de Saint-Diboan (qui date du XVIIe siècle), les autres étant ceux de Kerguérez, de Pennavern, du cimetière et celui situé à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes[51].

Événements[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Jean-François Boëdec, "Histoire secrète des Montagnes Noires", réédition 2012, éditions des Montagnes Noires [ISBN 978-2-919305-28-5]
  3. http://www.infobretagne.com/leuhan.htm
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  5. http://fr.topic-topos.com/menhir-leuhan
  6. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-leuhan
  7. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-leuhan
  8. Edm.-M.P. du V., "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f187.image.r=Leuhan.langFR
  9. J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", tome 2, H. Champion, Paris, 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5829130r/f109.image.r=Leuhan.langFR
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  11. René Kerliver, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne". Livre premier, Les bretons. 12-13,ENA-EVE, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58167704/f153.image.r=Leuhan.langFR
  12. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k495172/f543.image.r=Leuhan.langFR
  13. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.r=Leuhan.langFR
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  15. Jean-François Boëdec, "Histoire secrète des Montagnes Noires" éditions des Montagnes Noires, réédition 2012, [ISBN 978-2-919305-28-5]
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  19. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f371.image.r=Leuhan.langFR
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  30. Jean Salaun, né le 4 mars 1889 à Leuhan, tué à l'ennemi le 22 août 1914 à Rossignol (Belgique)
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  33. Vicent Bourhis, né le 5 septembre 1917 à Leuhan, matelot sur le Dunkerque, mort le 3 juillet 1940 à bord du Dunkerque
  34. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29125&dpt=29&idsource=8842&table=bp02
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  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
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  42. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-theleau-leuhan
  43. http://fr.topic-topos.com/calvaire-leuhan
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  49. http://fr.topic-topos.com/grotte-de-lourdes-leuhan
  50. Journal Le Parisien du 16 janvier 2013, consultable http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-touristes-se-trompent-de-lourdes-16-01-2013-2484901.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F
  51. http://www.croix-finistere.com/commune/leuhan/leuhan.html

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