Leuhan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Leuhan
Image illustrative de l'article Leuhan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Christian Philippe
2014-2020
Code postal 29390
Code commune 29125
Démographie
Gentilé Leuhanais
Population
municipale
790 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ N 3° 47′ O / 48.1, -3.7848° 06′ Nord 3° 47′ Ouest / 48.1, -3.78  
Altitude Min. 97 m – Max. 246 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Leuhan

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Leuhan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Leuhan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Leuhan

Leuhan [løɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 et à la Chouannerie. Le vicomte Théodore Hersart de La Villemarqué y aurait recueilli les plus belles pièces de son recueil de chants populaires.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au printemps 1796, chargés par De Bar « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[1].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le comte Olivier de Kermel, maire de Leuhan et lieutenant de louveterie de l’arrondissement de Châteaulin, qui vivait au château de Kersalaün en Leuhan, en compagnie de sa mère, veuve, et de son frère Ernest, tua de trois coups de fusil ce dernier le 15 avril 1872 car il le suspectait d’avoir séduit une servante dont il est lui-même amoureux, mais éconduit. Le 9 octobre 1872, il fut condamné par la Cour d’assises du Finistère aux travaux forcés à perpétuité[2]. La peine de mort était attendue (le procureur Terrier de Laistre demanda aux jurés de ne pas accorder de circonstances atténuantes, d'être d'une fermeté inexorable: « Plus la situation sociale de l'accusé est élevée, plus la répression doit être exemplaire » déclara-t-il), mais des circonstances atténuantes furent accordées à l'accusé. Par contre Adolphe Thiers, faisant alors fonction de président de la République, refusa de commuer la peine d'Olivier de Kermel en une mesure de déportation, malgré la demande de ce dernier "afin de sauvegarder l'honneur d'une famille aussi méritante" à la demande du procureur général qui écrivit dans le dossier de demande de grâce : « L'opinion publique, qui s'est beaucoup émue de ce procès, y verrait un acte de faiblesse et d'injustice, arraché par les obsessions d'une famille puissante »[3].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Adeline Kerangall, née Le Du, le 11 août 1904 à Leuhan, fut arrêtée le 6 juin 1942 à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). Elle est déportée de Paris le 29 août 1943 vers le KL Ravensbrück le 2 septembre 1943. Elle survécut et rapatriée de Neubrandenbourg[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Leuhan Blason D’argent chargé à dextre : en chef d’un casque de fantassin parti de sable et de gueules, sur lequel broche en flanc un écu parti de sable et de gueules chargé d’une croix latine alésée et brochante d’argent, sur lequel surbroche en pointe un masque stylisé de loup parti de sable et de gueules, à senestre de deux têtes de loup rangées en pal de gueules en chef et de sable en pointe brochant sur la précédente : au chef de gueules chargé de l’inscription « LEUHAN » en lettres capitales de sable[5].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1977 Louis Hémery PCF Conseiller général du canton de Châteauneuf-du-Faou (1964-1976)
         
juin 1995 mars 2001 Étienne Hémery PS Conseiller municipal (1971-2008)
mars 2001 en cours André Loussouarn    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Entre 1882 et 1963, 1 300 habitants de la commune de Leuhan quittèrent leur domicile pour s'installer aux États-Unis. Un chiffre exceptionnel qui vaut à la commune de figurer dans les ouvrages de statistiques spécialisés sur les migrations.


En 2011, la commune comptait 790 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 219 1 010 1 130 1 216 1 358 1 488 1 418 1 545 1 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 427 1 461 1 533 1 561 1 616 1 640 1 722 1 682 1 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 855 1 912 1 933 1 825 1 760 1 667 1 606 1 554 1 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 430 1 281 1 043 932 794 754 775 781 790
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Kersalaün, propriété au XVIIIe siècle des Euzenou de Kersalaün, famille de parlementaires bretons.

Événements[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  2. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  3. http://jacques-bleuzen.blogs.fr/page_125.html
  4. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-k.htm
  5. http://www.leuhan.fr/
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]