Clohars-Fouesnant

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Clohars-Fouesnant
L'Église Saint-Hilaire de  Clohars-Fouesnant.
L'Église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant.
Blason de Clohars-Fouesnant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Fouesnant
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Fouesnantais
Maire
Mandat
Michel Lahuec
2014-2020
Code postal 29950
Code commune 29032
Démographie
Gentilé Cloharsien, Cloharsienne
Population
municipale
2 260 hab. (2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 16″ N 4° 03′ 34″ O / 47.904375, -4.059448 ()47° 54′ 16″ Nord 4° 03′ 34″ Ouest / 47.904375, -4.059448 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 71 m
Superficie 13,02 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Clohars-Fouesnant [klɔaʁ fwenɑ̃] est une commune rurale du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Les habitants de Clohars-Fouesnant se nomment les Cloharsiens et les Cloharsiennes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Clohars-Fouesnant est situé à 11 km au sud de la préfecture Quimper, au centre du triangle formé par les trois routes reliant Bénodet-Fouesnant-Ty Glaz, à l'est (rive gauche) de l'Odet (dont la commune est littorale entre l'anse de Kerandraon et l'anse de Penfoul) et un peu au nord de l'océan Atlantique dont Clohars-Fouesnant est séparé par la station balnéaire de Bénodet.

Communes limitrophes de Clohars-Fouesnant
Gouesnach Pleuven Pleuven
Odet, Combrit-Sainte-Marine Clohars-Fouesnant Fouesnant
Odet, Bénodet Bénodet, Océan Atlantique Fouesnant

Le pont de Cornouaille[modifier | modifier le code]

Le Pont de Cornouaille

Connu aussi sous le nom de « Pont de Bénodet »[réf. nécessaire], ce pont qui enjambe l'Odet relie en fait les communes de Combrit-Sainte-Marine (rive droite) et de Clohars-Fouesnant (rive gauche).

Particularités géographiques[modifier | modifier le code]

Le finage communal a des altitudes comprises entre le niveau de la mer et 71 mètres (dans l'angle nord-est du finage communal, à proximité du bourg de Pleuven), l'altitude moyenne étant de 31 mètres ; le bourg est situé à environ 50 mètres d'altitude. La commune est si plate que d'infimes hauteurs, à peine sensibles, portent le nom de "Menez" ("montagne" ou "hauteur" en breton) comme "Menez-Saint-Jean" ou "Menez Landu"[1]. Cette platitude a aussi gêné l'écoulement des eaux par endroits, surtout dans la partie sud du territoire communal, longtemps marécageux, ce qui explique que le paludisme sévissait encore à Clohars-Fouesnant au XIXe siècle.

« Clohars-Fouesnant, la seule commune du canton qui n’a pas de bourg ! » est une boutade souvent entendue, en raison de la faible étendue du bourg et de la quasi-absence de commerces pendant la seconde moitié du XXe siècle; ceci est dû à la puissance des quatre familles seigneuriales locales, propriétaires de la quasi-totalité du patrimoine foncier communal et qui, refusant de vendre une partie de leurs terrains, ont bloqué toute possibilité de développement du bourg pendant longtemps. Les premiers lotissements construits pendant la décennie 1970 étaient excentrés (Les Palmettes, Kergarrec, Les Mélèzes, Keranscoët, etc.) et implantés principalement le long de la route départementale 34 Quimper-Bénodet le long de laquelle s'installent alors de nombreux commerces (à Prad Poullou, Menez Saint-Jean et au Drennec), le bourg continuant à être moribond et la commune prenant toutes les caractéristiques d'une cité-dortoir. On ne venait au bourg de Clohars que pour se rendre à la mairie, à l'église ou à l'école. Même la création de lotissements plus proches du bourg pendant la décennie 1980 (hameaux de An-Illis, de Ty-Lae, ..) ne permit pas de réanimer le bourg.

Il n'en a pas toujours été ainsi. Georges Bonder, né en 1897 et disparu en 1993, témoignait que le bourg était encore au début du XXe siècle « comme une couvée de poussins autour de la mère poule » ( la mère poule c’était l’église et la couvée de poussins, les maisons aux toits de chaume, blotties contre elle). Le dimanche matin principalement régnait alors une forte animation :« tout le monde allait à la messe, et on venait même à Clohars des communes voisines » dit-il. "Ty-Ceis" (la "maison du centre" en français), première maison sans toit de chaume, fut d'abord une boulangerie, puis un café-tabac, épicerie, transformé ensuite en restaurant avec salle de danse qui prit en 1971 avec de nouveaux propriétaires le nom de "Le Commodore" et devint un bar-restaurant-discothèque fort connu dans la région ; devenu ensuite en 1989 le "Lady-Anne", il ferme en 1995, à la grande satisfaction des habitants du bourg gênés par les troubles du voisinage provoqués par un tel établissement en plein bourg. En dépit d'une tentative éphémère de réouverture en 1999-2000 sous le nom de "Ty-Gwen", le dernier commerce du bourg disparaît alors[2].

En conséquence, la répartition de l'habitat au sein du territoire communal est déséquilibrée au détriment du bourg et au profit de sa partie sud-ouest où l'axe de la route départementale 34 correspond à une véritable excroissance urbaine de la station balnéaire voisine de Bénodet (quartiers de Kercolin, Kerascoët, Ménez-Saint-Jean, Kerorian, Kergarec, Les Palmettes) et même plus au nord-ouest (Le Drennec, Ty Glas) présentant tous les aspects de la rurbanisation (ville-dortoir, forte consommation foncière en raison de la taille élevée de nombreuses propriétés, résidences secondaires ou principales, dont les jardins atteignent fréquemment plusieurs milliers de m²). Le nouveau P.L.U. (Plan local d'urbanisme) en cours d'élaboration vise à diminuer d'au moins 30 % la consommation d'espace rural engendrée par les nouvelles constructions par rapport au rythme des dix années précédentes en ayant pour objectif de limiter à 700 m2 maximum la taille des nouvelles parcelles constructibles, suivant en cela le Document d'orientation et d'Objectif (D.D.O.) du Schéma de cohérence territoriale (S.C.O.T.) de l'Odet[3], qui regroupe Quimper Communauté, le Pays glazik et le Pays fouesnantais.

Le reste du finage communal a conservé un caractère plus rural, surtout dans ses parties nord et est, ainsi qu'aux abords de l'Odet dans son extrême-ouest, avec quelques hameaux épars de moindre importance comme Kerouter à l'extrême-ouest, Squividan, Kerangouic et Keranrouz Vihan au nord ; le Golf de l'Odet contribue à conserver un aspect semi-rural à la partie sud de la commune. La commune a conservé dans ces zones un aspect bocager et ses routes étroites et sinueuses (comme Hent Castel, la route qui mène du bourg de Clohars-Fouesnant à Pleuven, ou la "Route de Kerhall" (dénommée "Route de Ty-Pin" pour sa partie bénodétoise), et plusieurs autres, ce qui lui procure un charme indéniable, mais nécessite des précautions de circulation pour les automobilistes.

L'achat de la "friche Bonder" (du nom de son ancien propriétaire, aussi ancien maire), située en plein cœur du bourg, en 2005 a permis à la municipalité de faire construire un ensemble d'habitations et un bâtiment accueillant des commerces et des services (une épicerie, une pizzeria à emporter, un salon de coiffure, un cabinet infirmier), donc de permettre la naissance d'un petit centre commercial. L'étendue de cette friche a aussi permis la construction de logement neufs à l'emplacement d'anciennes maisons devenues insalubres et donne au centre du bourg un aspect neuf assez surprenant pour un bourg dont l'histoire est pourtant ancienne.

Géologie[modifier | modifier le code]

Un gisement de "terre à porcelaine" (kaolin) a été découvert en 1861 « dans la propriété de Bodinio, (…) sur une étendue de plusieurs hectares, d'une très facile exploitation et près d'un cours d'eau. Des échantillons de cette terre ayant été envoyés à Sèvres, il a été reconnu qu'ils étaient de la plus belle, de la plus pure qualité »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Clohars vient de « Cluttuual » du vieux breton « clut » (réputé) et « gual » (valeureux). Le Cartulaire de Quimper de 1086[5] cite la paroisse de Cloetgual. Puis on trouve : Parrochia Croezual Foenan (en 1285), Croezgual Foenant (vers 1330), Croezval (en 1349), Crozoual Foenant (en 1426), Clohal Foenant (en 1535), Clohar Foenant (en 1640). La paroisse faisait partie de l'ancien "Pou de Foënan"[6].

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Clohars-Fouesnant

Le blason de Clohars-Fouesnant se blasonne ainsi : D’azur à la croix d’or chargée de cinq fleurs de lys d’Azur, cantonnée aux I et IV d’un croissant, aux II et III d’une étoile, le tout d’or. Il s'agit du blason de l'une des familles nobles de la commune, la famille Kernafflen de Kergos (les couleurs ont cependant été modifiées).

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un tumulus et trois tombelles[7] ont été trouvées à Bodinio.

Un millier de monnaies romaines furent trouvées renfermées dans un vase en terre brunâtre grossière dans l'avenue menant au château de Cheffontaines en 1886. Elles se trouvent pour la plupart au Musée départemental breton de Quimper[8]. Des tuiles et d'autres débris d'époque romaine ont aussi été trouvés à Keranscoët, Kergilles et Guériven.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Réformation des Fouages de 1426[9] cite comme "terres nobles" Squividan, occupée par Jean de Penguilly ; Guéréven, occupée par la dame du Juch ; Kergoët (château qui a précédé celui de Cheffontaines), occupée par Jean de Kergoët ; Botineau (actuellement Bodinio) , occupée par Jean Droniou[10]; Keradnou, occupée par le sieur de Lanros ; Le Drennec, occupé par Jehan Guillemot et Le Cosquer, occupé par Jehan An Digloer[11]. La montre de 1481 de l'évêché de Cornouaille cite la famille de Kergos comme seigneur du dit lieu[12].

La montre générale des nobles de 1481[13] cite à Clohars-Fouesnant, outre Jehan de Bodigneau, cité parmi les hommes d'armes, Jehan Kergoet, archer en brigandine, et Loys du Kergoz, archer en brigandine.

La montre de 1536, ordonnée par François Ier cite sept familles nobles dans la paroisse de Crozoual-Foenant dont Kergoet (certainement la plus ancienne), de Kergos, et celle de Botigneau. D'autres familles nobles sont arrivées plus tard, en particulier celles de Cheffontaines et Kernafflen de Kergos, les armoiries de cette dernière famille, légèrement modifiées, ayant été choisies en 1985 pour devenir le blason de la commune de Clohars-Fouesnant[14].

Au nombre des places fortes, le château féodal de Kergoat et le château de Bodigneau figuraient en bonne et due place dans le système de défense de la Cornouaille du sud et servaient de garnison aux ligueurs. Cet état de fait demeura jusqu'à la prise de Quimper par le Maréchal d'Aumont qui, après sa victoire, ordonna le démantèlement des places fortes. Bodigneau bénéficia d'une mesure d'exception : l'article XVI de la capitulation, que le maréchal accorda le 11 octobre 1594, stipulait qu'à l'égard des fortifications de Bodigneau, y sera pourvu à leur démolition par Monsieur le Maréchal à la moindre faute et oppression que faire se pourra. Le peuple resta sage et Bodigneau échappa à la destruction.

Avant 1789, plusieurs familles nobles sont citées dans la paroisse : Botigneau, Droniou (devenu Bodigneau dans le cours du XVe siècle), Kergos, Kergoët, Rosmadec, de Penfentenyo (ou "Penfentenio", francisée en "Cheffontaines", de pen : tête ou chef, fentenio : fontaine, en breton). Les potences et carcans de la justice seigneuriale de Bodigneau, qui disposait du droit de haute justice, se trouvaient au lieu-dit Kreach ar Soner (la "colline du sonneur"), devenu par la suite Creach Coard, à l'emplacement de l'actuel château-d'eau de Bénodet[15].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1631 et 1633, le père Julien Maunoir, célèbre prédicateur, vint prêcher, en breton, deux missions à Clohars-Fouesnant ; il y revint en 1659.

En 1639 - 1640, une épidémie de peste qui ravage la région quimpéroise, fait de nombreuses victimes à Clohars-Fouesnant : « Sur la fin de l'an 1639 et au commencement de l'an suivant, furent enterrés et inhumés au cemetière parocchial de Clohar Foenant près de cinquante corps morts de contagion en la dite paroisse ; et en la chapelle de Monseigneur saint Jean, située au dit Clohar Foenant, dix ou onze, laquelle chapelle fut alors bénite pour y faire enterrement par vénérable Missire Tristan Collin, prêtre et recteur de la dite paroisse, avec permission et pouvoir de Monseigneur l'Evesque de Quimper par il obtenus » écrit alors H. Abgrall, curé de la paroisse[16].

Le 29 septembre 1665, les archives font mention de la bénédiction de la petite cloche de l'église paroissiale « laquelle fut nommée Hilaire par hault et puissant messire Jean de Penfentenyo, seigneur de Kermoruz, le Kergoët et autres lieux, parrain. Et la maraine damoiselle Marie de Plœuc, fille unique de deffunts haults et puissants messire Pierre de Plœuc et dame Jeanne de Penfentenyo, en leur vivant seigneur et dame, baron et baronne de Plœuc, Kernuz, Kergaradec, Bréhollou[17] et aultres lieux. (…) Signatures : Jean-Baptiste de Penfentenyo ; Charles Jean, prêtre ; Jean Toulerastel, prestre curé ; Tristan Collin, recteur. »[18].

Pendant la guerre de la Ligue, les châteaux de Kergoat et de Bodigneau faisaient partie des places fortes incorporées dans le système de défense de la Cornouaille du sud et servaient de garnison aux ligueurs jusqu'à la prise de Quimper par le Maréchal d'Aumont, lequel, après sa victoire, ordonna le démantèlement des places fortes. «  Bodigneau bénéficia d'une mesure d'exception : l'article XVI de la capitulation que le Maréchal accorda le 11 octobre 1594 stipulait qu'à l'égard des fortifications de Bodigneau, y sera pourvu à leur démolition par Monsieur le Maréchal à la moindre faute et oppression que faire se pourra. Le peuple resta sage et Bodigneau échappa à la destruction. Quant aux fortifications de l'ancien château féodal de Kergoat, dont le système de défense s'appuyait sur la présence de deux étangs qui existent encore actuellement, elles furent démantelées. Seul subsista le corps de logis central qui fut épargné et devint la résidence des Penfentenio »[19].

La famille de Penfentenyo[modifier | modifier le code]

Cette famille est cloharsienne depuis au moins 1662, date à laquelle elle achète à Barthélémy Rosmadec le château de Bodigneau, dont les pierres servirent à construire l'actuel château de Cheffontaines. Mais François de Penfeunteuniou de Kermorus, né vers 1570 à Saint-Pol-de-Léon, a épousé en 1593 Jeanne Marie de Lanros[20], héritière du château de Kergoët en Clohars-Fouesnant, ce qui explique très probablement pourquoi la famille de Penfentenyo fait souche désormais dans cette paroisse et ses environs.

Article détaillé : Famille de Penfentenyo.

La châtellenie de Cheffontaines, dite aussi de Penfentenyo (en langue bretonne), fut érigée en 1680, englobant les anciennes mouvances de Bodegnio (Bodenio) et de Coësconq (Beuzec-Conq)[21]. Parmi les affaires qu'elle eut à juger, l'une, survenue en 1719, concerne Le Cerf, sa femme et son valet, qui habitaient le manoir de Kerustum, situé dans la paroisse du Petit Ergué (Ergué-Armel), accusés d'avoir maltraité après l'avoir rendu ivre et ligoté François Le Faou, maître-charpentier à Concarneau, afin de lui extorquer une reconnaissance de dette de trente livres. Le Faou fut même pendu par les pieds à un crochet pendant toute une nuit ! Le Cerf ne fut condamné qu'à des peines d'amende et à rendre à son légitime propriétaire son cheval et son équipage dont il s'était aussi emparé[22].

Les seigneurs de Cheffontaines jouissaient d'un droit de prééminence dans l'église paroissale de Clohars-Fouesnant comme en témoigne un aveu de 1758 :

« Le seigneur de Cheffontaines, à cause de la seigneurie de Bodignio, comme fondateur de l'église paroissiale de Clohars et des chapelles de Saint-Jean et de Saint-Guénolé qui lui appartiennent privativement, a dans la dite église paroissiale la lizière et ceinture funèbre autour de la dite église tant en dedans qu'en dehors. Dans la grande vitre immédiatement au-dessous des armes du Roy sont celles de Botigneau : "de sable à l'aigle esployée d'argent à deux têtes becquées et membrées de gueules ". Dans la chapelle, côté de l'Évangile[23], sont les armes de Botigneau en supériorité dans la vitre au-dessus de l'autel et dans la grande vitre du côté nord, au-dessus d'une arcade échangée avec le seigneur de Kergoz pour une tombe que ce dernier avait dans le sanctuaire au-dessus de l'Épître. Dans le second soufflet de la même vitre sont représentés Pierre de Botigneau et Marie de Tréanna, le dit Pierre portant sur sa cotte l'aigle d'argent à deux têtes. (...) Ils sont seuls prééminenciers dans les chapelles de Saint-Jean et Saint-Guénolé. En la maîtresse vitre à Clohars, au second soufflet du côté de l'Évangile, sont les armes du Juch ; dans le troisième du côté de l'Épître, armes du Juch en alliance avec celle de Bodinio (...)[24]. »

Les seigneurs de Cheffontaines disposaient aussi du droit seigneurial des banalités sur le moulin de Bodigneau, que les paysans vassaux étaient obligés d'utiliser : leur liste est fournie par Jean Le Foll pour l'année 1769 et concerne 21 paysans de Clohars-Fouesnant, 8 de Perguet et deux de Fouesnant[25]. Mais la famille de Cheffontaines disposaient des mêmes droits pour d'autres moulins, par exemple ceux du Mur en Saint-Évarzec. Jusqu'à la Révolution française, les deux seigneuries de Kersalaün en Combrit et de Cheffontaines possèdent conjointement les droits de passage de l'Odet entre la cale du Perguet (du nom de la paroisse de Perguet, ancien nom de l'actuelle commune de Bénodet) et celle de Sainte-Marine, qu'ils afferment tous les six ans au plus offrant[26].

La famille de Kernafflen de Kergos[modifier | modifier le code]

La famille de Kergos est présente à Clohars-Fouesnant depuis au moins 1481. Son blason est "D'argent à la fasce d'azur, surmontée d'une merlette de même" et sa devise "Aime qui t'aime". Cette famille est devenue par alliance la famille d'Hernothon dont une héritière épouse vers 1660 Alain de Kernafflen, écuyer[27]. La famille prend alors le nom de Kernafflen de Kergos[12] dont le blason est "D'azur à la croix d'argent, chargé de cinq fleurs de lys de gueules, cantonnée aux 1 et 4 d'un croissant, aux 2 et 3 d'une étoile, le tout d'or" et la devise "En bonne heure". La famille de Kernafflen était en 1669 seigneur de Kerlen et de Glénan en Fouesnant, de Penarpont, Lescongar et Kergos en Clohars-Fouesnant[28].

Alain de Kernafflen de Kergos[29] devint le nouveau propriétaire de l’archipel des Glénan à partir de 1791 (l'archipel est alors vendu comme bien national) et, après l’intermède de l’occupation anglaise pendant l’Empire, tente de développer l’élevage de bovins, chevaux et porcs ainsi que des cultures de blé, seigle et orge en installant des fermiers sur l’île Saint-Nicolas, puis sur d’autres îles (le Loc’h, Penfret, Drénec et Quignénec), à partir de 1819. L’expérience dura une quarantaine d’années, jusqu’à la mort de Kernafflen de Kergos, mais fut peu concluante.

La vie rurale[modifier | modifier le code]

Des "baux à palmage"[30] étaient alors signés entre paysans : l'un d'entre eux, à titre d'exemple, signé le 22 avril 1781 entre Jean Le Mœm et sa femme Marie Le Timen, habitant Treffelen en Gouesnac'h d'une part, Yves Nédellec et sa femme Anne Nédélec, habitant Créac'h-Morvan en Clohars-Fouesnant d'autre part, est retranscrit dans un Bulletin de la Société archéologique du Finistère[31]. En voici quelques extraits :

« Entre lesquelles parties est reconnu que lesdits Jean Le Mœm et sa femme, comme fermiers dudit lieu de Treffelen, sous ledit Yves Nédélec, tiennent en leur pocession et saizinne à titre de palmage, m'y croît et perte, suivant l'usement du canton, de et sous ledit Nédellec acceptant, les bestiaux c'y après, scavoir : deux bœufs à labeurs, l'un rouge et l'autre blanc, estimés cent-quatre-vingt-quinze livres ; deux torillons de deux ans estimés soixante-quinze livres ; une vache hors d'âge, garre noir, prisée trente-trois livres ; une autre vache, garre jaune, avec son veau, prisés quarante-cinq livres ; une vache garre rouxane, âgée de cinq ans, prisée quarante-cinq livres ; [etc...], un cheval, garre rouge, prisé quarante-cinq livres, (...) ; faisant les dites sommes ensemble un capital de six-cent-cinquante-trois livres. (...) Lesdits Jean Le Mœm et femme promettent et s'obligent de bien nourrir, soigner, garder et conserver en bon père de famille sans les pouvoir vendre, prêter, n'y échanger, sans l'exprès consentement dudit Yves Nédélec, auquel les bestiaux seront représentés, à sa première réquisition, pour être réestimés. La somme principale prélevée, les profits, s'il s'en trouve, être partagés de moittié et, en cas de perte, être suportée à la susdite raison ; conditionné entre les parties que ledit Le Mœm et femme ne pourront nourir d'autre bétail leur appartenant, sur les héritages dudit lieu de Treffelen. »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du 16 août 1791 précise que hors la ville, les paroisses du district de Quimper sont réduites à 18. Parmi elles, « Clohars, qui aura pour succursales les ci-devant paroisses de Goefnac [Gouesnac'h], Pleuven et Perguet [Bénodet actuellement] »[32]. Ce découpage ne fut que provisoire et non repris lors de la création des communes par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793).

En 1793, le maire Yves Nédélec et le curé, Démizit, ainsi que Guillaume Bolloré, procureur de la commune, refusent de livrer les six déserteurs de la commune à André Ponsard, chef du détachement de la Garde nationale venue de Quimper; le maire et le procureur sont alors emprisonnés à Quimper[33].

Le marquis Jonathas Ier Marie Hyacinthe de Penfentenyo (de Cheffontaines) et 14 autres membres de sa famille[33] ayant émigré dès 1793 en Allemagne, le château de Bodinio est vendu le 18 pluviôse an II (6 février 1794) comme bien national et acheté par François Thomas Antoine Hernio, âgé de… 13 ans seulement, fils d'un avocat au Parlement de Bretagne et conseiller du Roi à Quimper, qui le paya en assignats. La famille Hernio louait le manoir de Bodinio avant la Révolution française au marquis de Cheffontaines qui en était le propriétaire. François Thomas Antoine Hernio fut par la suite chirurgien à Quimper et maire de Clohars-Fouesnant à deux reprises, en tout pendant 32 ans[34].

Le domaine de Cheffontaines, immense, s'étendant au-delà des limites de l'actuel canton de Fouesnant, est aussi vendu en 1795 comme bien national. La famille de Penfentenyo (Cheffontaines) a racheté son château ainsi que son parc et quelques dépendances, dès 1802 et continue à l'occuper actuellement.

La chapelle du Drennec, dite aussi du Roncier, fut détruite pendant la Révolution française par un certain Rohel qui la démonta, mais le navire chargé des pierres de la chapelle sombra en pleine mer[24].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le capitaine Jean Marie René de Cheffontaines, chevalier de l'Ordre de Malte participa à l'expédition d'Égypte[35]. Un autre membre de la famille de Cheffontaines, Achille Guy Marie de Penfentenyo (1766-1835), fut gouverneur de l'île Bourbon (La Réunion) entre 1826 et 1830 et fut à l'origine d'une expédition française à Madagascar en 1829, l'expédition Gourbeyre[36].

La météorite de Clohars-Fouesnant[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 1822 une météorite serait tombée à Clohars-Fouesnant ; pesant 6 grammes, elle fut achetée en 1897 à une demoiselle Bouteloup par Stanislas Meunier[37]. Elle présente de nombreuses analogies avec la "météorite de Renazzo" tombée en 1824 en Italie[38] ; l'absence de toute autre précision rend l'origine réelle de cette météorite suspecte[39].

Un menuisier poète: Henry Labory[modifier | modifier le code]

Henry René Labory, menuisier-ébéniste à Kermorvan (une fermette dépendant du château de Bodinio) en Clohars-Fouesnant, né le 31 mai 1830 à Plogastel-Saint-Germain (dans une famille d'ascendance auvergnate dont le nom était initialement "Bories") et marié le 22 avril 1855 dans cette même commune avec Marie Jeanne Gloaguen[40], arrivé à Clohars-Fouesnant en 1862, allait chanter et vendre des chansons lors des foires et des pardons ; il a publié plusieurs œuvres chez Kerangal, éditeur à Quimper, dont il était l'auteur[41] :

  • Une chanson bretonne sur les superstitions, publiée en juillet 1886, qui se termine ainsi :

« Celui qui a fait cette chanson est menuisier,
Point du tout superstitieux, encore moins sorcier
Il s'appelle Labory ; il est né au bourg de Plogastel,
Et il habite à Clohars-Fouesnant, auprès du Vieux-Château.»

  • Il publie en août 1886 une "Chanson des pommes et du cidre"
  • Il publie aussi une poésie bretonne inspirée de la traduction faite par lui des Géorgiques de Virgile : Comment s'accroît le nombre des abeilles et comment on récolte le miel sans les tuer.

Il a aussi fabriqué de nombreux lits-clos et armoires bretonnes ; il a aussi construit en 1878 la balustrade à fuseaux et colonnettes de la tribune de l'église paroissiale de Clohars-Fouesnant, ainsi que la chaire à prêcher de l'église paroissiale de Plogastel-Saint-Germain[42].

L'analphabétisme dans la première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Peu de Cloharsiens savaient à l'époque lire ou écrire. L'on en a des témoignages indirects. Par exemple le maire de Pleuven, Corentin Clorennec, est aussi en 1816 désigné maire de Clohars-Fouesnant « où aucun des habitants lettrés n’est susceptible de devenir maire ». Autre preuve : entre 1824 et 1832, le maire Pierre Clorennec n'a pas d'adjoint, aucun membre du conseil municipal ne sachant signer[43].

L'abbé Casse et le problème du cimetière[modifier | modifier le code]

L'abbé Étienne Casse, recteur de Clohars entre 1871 et 1888, né à Concarneau en 1832, est resté célèbre, en partie à cause de son nom, qui provoquait des quolibets : « A Clohars, on a le coq sur le clocher et la bécasse dans l’église ». Faisant partie des contribuables les plus importants de la commune, il siège à ce titre lors des conseils municipaux ordinaires où les plus imposés, en nombre égal aux conseillers municipaux, votent en compagnie de ces derniers les taxes municipales (cette mesure ne fut abrogée qu'en 1882). Il s'opposa à la municipalité à propos de la donation des époux Le Quilliec (en date du 7 août 1834), qui avaient donné leurs biens à partager entre la maison d'école et le presbytère, à propos d'un terrain de 25 ares loué gratuitement par le curé « jusqu'au moment où la commune y établira son cimetière » et que la municipalité aurait voulu justement prendre pour y établir le nouveau cimetière. Il fallut alors renoncer à le déplacer et le cimetière traditionnel, autour de l'église, en dépit de son exiguïté, continua à être utilisé. Le 22 février 1889, le registre des délibérations du conseil municipal dit : « Le mur [du cimetière] menace ruine (…) sur au moins 20 mètres, les animaux franchissent ces ruines, notamment la race porcine (…) ils détériorent les tombeaux et renversent les croix (…) ; la porte principale (…) on ne peut plus l’ouvrir (…) il serait à décider qu’elle fut remplacée par une autre, non en bois, mais en fer » et le 26 juin 1892 que la petitesse du cimetière et la place prise par les tombes des notables de la commune qui jouissent de concessions perpétuelles « oblige le fossoyeur à enterrer dans les allées qui conduisent à l’église et dans celles qui permettent la circulation »[44].

Le 2 février 1883, le registre des délibérations du conseil municipal écrit que « plus d’un tiers de sa dette est due au traitement des malades indigents » ( placés principalement à l'hospice de Quimper).

La création de l'école communale de Clohars, puis de l'école privée de filles[modifier | modifier le code]

l'école publique actuelle

La donation des époux Le Quilliec, Jean et sa femme Suzanne Le Niger, déjà évoquée précédemment, de tous les bâtiments formant le « pourpris (corps de ferme) de Kerper », près du bourg, ainsi que des terres attenantes, (deux hectares et demie) le tout à diviser en deux « avec l’intention de préparer à cette commune les moyens d’établir, par la suite, un presbytère, et une maison d’école » (ce qui correspond à une bonne partie du bourg actuel) avait entre autres objectifs de favoriser la construction d'une école de garçons, rendue obligatoire dans chaque commune par la loi Guizot du 23 juin 1833, mais aussi d'un presbytère. Si ce dernier fut construit très rapidement par la commune grâce à un emprunt de 3 000 francs, il fallut 23 ans, donc attendre 1856, pour que l'école ouvre enfin ses portes dans un bâtiment qui est désormais une salle communale. Les habitants de l'époque n'en percevaient pas nécessairement la nécessité[45] et c'était aussi une lourde charge pour la commune qui devait pourvoir à la construction et à l'entretien de la maison d'école, ainsi qu'au traitement de l'instituteur. Le bâtiment de l'école n'est fini d'être payé par la commune qu'en 1879, année où le Conseil municipal vote la construction d'une extension côté est « suffisamment grande pour abriter 2 vaches et un lieu de décharge » pour que l'instituteur puisse en bénéficier (c'est la cuisine actuelle de l'école). L'instituteur devait aussi jouir des terres annexées au bâtiment d'école, mais la commune les avait louées au curé de la paroisse[46]. Cette école était probablement uniquement une école de garçons, même si aucun document connu à ce jour ne permet de l'affirmer avec certitude.

L'ouverture le 1er septembre 1873 d'une école privée catholique destinée aux filles le laisse toutefois supposer ; son ouverture est due à l'initiative du comte Hyacinthe Quemper de Lanascol[47] qui habitait alors le château de Cheffontaines et acceptée difficilement par le conseil municipal dans une délibération du 29 septembre 1872 par 5 voix contre 4 en l'absence de 4 conseillers municipaux hostiles, la polémique entre les partisans des deux écoles faisant rage pendant l'année 1872. L'école privée des filles est tenue par la Congrégation des Filles de Jésus, qui créent alors une communauté de 2 religieuses à Clohars-Fouesnant, l'une faisant l'école, l'autre assistant les malades. En 1874, l'école a 17 élèves dont deux internes ; en 1882 41 élèves dont 7 internes ; en 1898, 18 internes[48]. En 1881, Céline Hernio[49] , dans une lettre adressée au maire, écrit : « Je suis allée aujourd'hui chez les sœurs de Clohars. La couverture en chaume de la maison est dans un état affreux, l’eau pénètre dans les murs ». L'école privée est alors surnommée Ti breign (la "maison pourrie"). En 1883, la municipalité loue une maison à Penn ar Valannec pour servir d'école dans l'attente de la construction d'une nouvelle école des filles en 1884 à l'initiative de Céline Hernio, qui la finance[50]. L'école privée Saint-Joseph a fermé en 1973. Le bâtiment est actuellement occupé par l'association "Le caillou blanc".

En 1884, une école communale pour les filles existe aussi, mais elle n'a alors que 3 élèves alors que l'école privée en avait alors une cinquantaine. En 1899, le maire Georges Nouet du Tailly est mis en demeure par le préfet du Finistère de construire une école communale de filles, mais il refuse. Après l'expulsion des Sœurs, le conseil municipal décide dans une délibération en date du 30 novembre 1902 de créer une école mixte en divisant en deux par une cloison la salle de classe des garçons.

Les missions paroissiales[modifier | modifier le code]

la croix de mission située dans le cimetière

La commune garde la trace de deux missions paroissiales dont les dates sont encore apposées sur une plaque du calvaire du cimetière, en fait une croix de mission, édifie initialement dans le placître de l'église Saint-Hilaire lors de la Mission de 1881 ; ce calvaire fut financé par les paroissiens et des dons des principaux notables de la paroisse ; il fut transféré dans le nouveau cimetière vers 1951. Tombé naturellement au début du XXe siècle, il se brisa en sept morceaux et a été remonté en 2009. Cette croix de mission porte aussi sur son socle le nom du maire de l'époque, Jean-Marie Gouézec.

Les inscriptions apposées sur cette croix de mission conservent le souvenir des Missions qui s'achevèrent (elles duraient généralement une semaine) le 10 juillet 1881 et le 18 mars 1906. D'autres eurent lieu par la suite, la dernière en 1955[51].

Le pardon du Drennec à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall décrivent ainsi la dévotion à Notre-Dame du Drennec à cette époque :

« La dévotion des Fouesnantais à Notre-Dame du Drénec est encore bien vive de nos jours. Ils accourent nombreux à son sanctuaire, le jour de son grand pardon, qui a lieu chaque année le dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis aux fêtes du 25 mars, 8 septembre et 8 décembre, où l'office s'y célèbre solennellement, ainsi qu'aux vendredis du Carême où il s'y dit une messe. (...) Notre-Dame du Drénec est invoquée pour l'obtention d'un beau temps favorable à la moisson ; saint Alour, patron d'Ergué-Armel, au contraire a pour mission d'obtenir de Dieu la pluie bienfaisante qui met fin aux sécheresses excessives. En 1848 et 1879, la paroisse d'Ergué-Armel vint à Notre-Dame du Drénec demander du beau temps. elle était accompagnée, à son second pèlerinage, de toutes les paroisses du canton de Fouesnant, et l'on évalue à 4 000 personnes environ le nombre des pèlerins qui se retrouvèrent ce jour-là au sanctuaire du Drénec. En 1884, ce fut au tour des paroissiens de Clohars-Fouesnant de se rendre à Ergué-Armel aux pieds de saint Alor. Leurs prières furent écoutées et promptement exaucées : le soir même de ce pèlerinage à saint Alor, la pluie, depuis si longtemps désirée, ne cessa de tomber pendant toute la nuit suivante[52]. »

Les mêmes auteurs décrivent aussi le pardon aux chevaux :

« Le pardon des chevaux se tient chaque année le premier dimanche de juillet à la chapelle Notre-Dame du Drénec où l'on vénère la statue du saint conseiller du roi Dagobert et patron des maréchaux-ferrants[53], et par conséquent de leurs habituels clients. La procession, à laquelle assistent parfois plus de trois cents chevaux, a lieu à 9 heures ½ et va faire et tour de la croix qui se trouve en face du chemin qui conduit à l'ancien presbytère. Les chevaux défilent avant les bannières et les croix, que les hommes seuls doivent porter ce jour-là. M. le maire, ou un délégué par lui, fait défiler les chevaux, sur la prière de M. le Recteur. Lorsque les chevaux sont en rang et que le défilé a commencé, le prêtre qui préside la cérémonie fait à haute voix la bénédiction des chevaux, telle qu'elle est marquée dans le Rituel[54]. »

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L'amélioration lente du réseau routier[modifier | modifier le code]

En 1861, la route reliant Quimper à Bénodet est classée Chemin de grande communication ; sept communes, concernées par son itinéraire, devront pourvoir aux dépenses de son entretien : Quimper, Ergué-Armel, Pleuven, Clohars-Fouesnant, Gouesnac'h, Fouesnant et Perguet (Bénodet)[55].

La même année, la route reliant Le Drennec à Mousterlin, passant par le bourg de Clohars-Fouesnant, est aussi classée "Chemin de grande communication". Les communes de Clohars-Fouesnant, Perguet, Gouesnac'h, Ergué-Armel, Fouesnant, Saint-Évarzec et Pleuven sont désignées pour pourvoir à son entretien[55].

En 1864 un arrêt du Conseil d'État rejette la demande d'exonération d'impôt concernant la voiture à quatre roues avec chevaux du sieur de Kergos, considérant qu'elle « est habituellement utilisée au service personnel du propriétaire, et que, si elle a pu, quelquefois, être utilisée au service de l'agriculture, cet usage accidentel ne suffit pas pour qu'ele puisse être considérée comme y étant employée en partie »[56].

Un maire indélicat[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix écrit dans son édition du 3 février 1884 :

« Le maire républicain de la commune rurale de Clohars-Fouesnant vient de passer en police correctionnelle et d'être condamné à trois mois de prison pour escroquerie. Abusant de l'ignorance de ses administrés, il leur donnait des billets de cinquante francs en leur disant qu'ils étaient de cent francs[57]. »

Un incident survenu en 1885 entre le maire et le curé[modifier | modifier le code]

Le journal Le Rappel du 8 juin 1885 raconte un incident survenu entre le maire, Jean-Marie Gouézec, républicain et favorable à l'école laïque, bien que catholique, et le curé, l'abbé Allix, de Clohars-Fouesnant, ce dernier reprochant au premier de ne pas faire son devoir d'officier public en traînant pour faire la déclaration d'ouverture d'une école privée catholique congréganiste[58] ("école libre" disait-on à l'époque) et d'avoir dû faire appel à un huissier ; en représailles, le curé refuse au maire le droit de "faire ses pâques", c'est-à-dire, le droit de communier pendant la période pascale, ce qui est obligatoire pour un catholique sous peine de péché mortel. Voici des extraits du témoignage du curé[59] :

« M. le maire (...) me dit qu'il ne sait à qui s'adresser pour faire ses pâques. (...) Et bien ! je lui répondis qu'avant d'avoir le droit de se présenter au tribunal de la pénitence[60], il devrait à genoux nus, devant la plus grande affluence de monde à l'église, en faire à l'intérieur trois fois le tour. (...) Il me répond que je suis un âne, un imbécile et un gamin. (..) Immédiatement, je lui porte la main au collet et, de mon siège à côté de la table, je lui porte sur la nuque trois coups de poing. (..) Mon pied droit lui a imprimé certaines traces dans la partie où le dos change de nom. (..;) Le lendemain, je rencontrai Gouézec auprès de la chapelle du Drennec (...) et là, devant les témoins (...), je fis agenouiller le maire tout humblement, pour demander pardon au Bon Dieu du calvaire. Ayant peur malgré tout d'être poursuivi par moi en justice, à eux reprises il m'a fait demander pitié par l'entremise de M. l'adjoint. (...) »

Le paludisme et la difficulté d'accès aux soins médicaux[modifier | modifier le code]

Le "Recueil général des lois et arrêts" cite une question au Commissaire du gouvernement du député Aimé-Étienne Blavier datant du 1er avril 1892 :

« (...) Les habitants de la commune de Clohars-Fouesnant, lorsqu'ils ont besoin d'un médecin, sont obligés d'aller le chercher à Quimper, qui est à douze kilomètres de distance ou à Concarneau qui est à 18 kilomètres. Les médecins de ces deux villes demandent, ce qui ne paraît pas excessif, 20 à 30 francs pour une simple visite dans la commune dont je viens de parler. Il en résulte que les journaliers et cultivateurs de cette commune se trouvent dans l'impossibilité matérielle de faire appel au médecin et que, pour combattre la fièvre paludéenne, qui y est pour ainsi dire endémique, ils ont recours à un éminent ingénieur des ponts et chaussées habitant auprès d'eux. Celui-ci leur distribue gratuitement et largement de la quinine, médicament coûteux dont ses études scientifiques lui ont permis d'apprécier les propriétés et de connaître les doses utiles pour combattre la fièvre paludéenne. Ils peuvent encore obtenir ce médicament en s'adressant à des Sœurs qui ont aussi à leur disposition de la quinine et qui peuvent savoir dans quelle mesure elle doit être distribuée ; mais ces Sœurs ont grand soin, aussitôt qu'il s'agit d'une maladie grave, de faire savoir à la famille que la présence du médecin est nécessaire[61]. »

Cette intervention montre que le paludisme était alors une maladie endémique à Clohars-Fouesnant.

Une épidémie de choléra sévit aussi à Clohars-Fouesnant entre le 28 octobre 1892 et mai 1893[62].

Les deux principaux lavoirs de Clohars-Fouesnant étaient en piteux état à la fin du XIXe siècle : celui du bourg, en ruine, risque « de disparaître ou de se transformer en mare infecte pouvant devenir le foyer de toutes sortes d'épidémies » dit le maire le 17 mars 1895 lors d'une séance du conseil municipal ; il faudra plusieurs années pour qu'il soit restauré, de même que celui du Drennec, restauré en 1897[63].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La vie agricole[modifier | modifier le code]

Carte postale publicitaire de Joseph Govin représentant le manoir du Drennec (début XXe siècle)

Au début du XXe siècle, la vie agricole était dynamique, à l'exemple de Joseph Govin, qui habitait au manoir du Drennec, était à la fois éleveur et cidrier. Il obtint de nombreux prix agricoles et en particulier une médaille d'or à l'exposition universelle de 1904 de Saint-Louis (Missouri) pour son eau-de-vie de cidre[64]. En 2013 par contre, il ne subsiste qu'une seule exploitation agricole dans la commune, à Kerangouic.

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Georges Nouët du Tailly, riche propriétaire terrien, maire à plusieurs reprises et pendant de longues périodes entre 1896 et 1932[65], homme de conviction et animé d'une grande foi religieuse, prit position contre la fermeture de l'école des Sœurs en vertu de la loi Waldeck-Rousseau de 1901, dite aussi loi sur les Associations ; en raison de son attitude (il militait aussi contre « skol an diaoul » (« l’école du diable », c'est-à-dire l'école laïque), il fut suspendu, puis contraint à la démission en 1902 et vit même sa réélection invalidée en 1903. Un rapport le concernant écrit : « Emploie la presque totalité de ses administrés et aurait déclaré aux gens à son service que, s’ils envoyaient leurs enfants aux écoles du gouvernement, il les congédierait »[66].

« Par arrêté préfectoral, M. Nouët du Tailly, maire de Clohars-Fouesnant, et M. Michelet, adjoint au maire, sont suspendus de leurs fonctions pour avoir fait opposition aux ordres du préfet à l'occasion de l'ouverture de l'école publique de cette commune[67]. »

Une anecdote révélatrice des tensions d'alors entre "cléricaux" et "laïcs" est le "complot de Clohars-Fouesnant" raconté dans le journal Ouest-Éclair du 24 septembre 1902 :

« Il y a quelques jours, l'instituteur de la commune se promenait, rêvant sans doute de se faire bien voir de l'excellent Chaumié[68], dispensateur de l'avancement et des faveurs, quand il vit des équipages se diriger vers le château de Cheffontaines. Un, deux, dix équipages passèrent... Tiens ! se dit notre Pesdeloup. Qu'y a-t-il donc au château ? Il continua sa route. Survinrent de nouveaux équipages. Décidément c'est louche, très louche, se dit notre homme intelligent. Tous ces messieurs sont évidemment convoqués par le marquis de Cheffontaines. Pourquoi ? Tout à coup une idée lumineuse surgit dans son esprit. Hé ! mais, se dit-il, ce sont des conspirateurs. C'est clair. Et ces messieurs sont convoqués à Cheffontaines pour s'occuper du complot, du fameux complot découvert par M. Combes. Il y avait là, ou jamais, une occasion de se distinguer. Ce ne fut pas long. Courir au télégraphe et envoyer une dépêche à M. le Préfet fut l'affaire d'un quart d'heure. En recevant ce télégramme, notre illustre Collignon[69] tressauta de joie. On le tenait enfin, ce complot, on le tenait ! Et aussitôt ordre était donné à deux brigades de gendarmerie de se rendre à Clohars-Fouesnant. La maréchaussée fit diligence et bientôt, au clair de lune, elle cernait, silencieuse, les avenues de Cheffontaines. Les conspirateurs étaient tout simplement des invités réunis par M. de Cheffontaines à l'occasion du baptême de son premier enfant. La République l'avait échappé belle, comme on le voit.Mais M. l'instituteur ne se risquera pas de sitôt à la préfecture, à ce qu'on croit[70]... »

Le journal La Croix du 3 janvier 1904 annonce la fermeture de l'école congréganiste de Clohars-Fouesnant, qui était tenue antérieurement par les Filles de Jésus, sur décision du gouvernement d'Émile Combes[71].

Faits divers[modifier | modifier le code]

le monument aux morts
  • Dans la nuit du 15 au 16 septembre 1908, la croix en pierre dominant la place publique du bourg fut brisée par un acte de vandalisme commis par quatre jeunes gens venus de Quimper.

« Cette croix, composée de deux pierre de taille de 2,50 m de hauteur, formant colonne et croix, et reposant sur un piédestal d'une réelle valeur artistique, datait de 1632. Plusieurs générations avaient passé, se découvrant pieusement au passage, devant ce Christ aujourd'hui affreusement mutilé par des forcenés sans vergogne[72]. »

  • Le journal Ouest-Éclair du 26 juillet 1910 indique que Christophe L'Hénoret, 56 ans, propriétaire-cultivateur à Kéréven en Clohars-Fouesnant, conseiller d'arrondissement s'est tué en tombant d'une meule de foin[73].
  • Le 29 septembre 1912, une enfant de 5 ans est écrasée par une automobile à Saint-Guénolé en Clohars-Fouesnant alors qu'elle traversait la route en courant[74]. C'est probablement la première cloharsienne victime d'un accident d'automobile.
  • Le 28 mars 1914, au cours d'un violent orage qui s'est abattu sur la région, une femme, Mme veuve Gaillard, âgée de 72 ans et assise près de sa cheminée est foudroyée à Squividan-Traon[75].

L'arrivée du téléphone[modifier | modifier le code]

Le 7 juin 1913, le conseil municipal vote le rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental et le service du téléphone est mis en service peu de temps après dans le café-épicerie tenu alors par Mme Kergoat. Jusqu'en 1949, c'était le bedeau, puis le secrétaire de mairie, qui transmettait les messages téléphoniques reçus à leur destinataire. En 1924, un seul abonné privé disposait du téléphone (Georges Nouët du Tailly, du château de Bodinio, alors maire) et moins de 10 encore en 1938[76].

La mode Giz Fouen[modifier | modifier le code]

La giz fouen est une mode vestimentaire qui s'étend de l'Odet jusqu'au Faouët et jusqu'à Quimperlé : la mode propre au pays Fouesnantais en est l'une des neuf variantes. Cette mode du pays fouesnantais au début du XXe siècle est décrite, en prenant l'exemple de Clohars-Fouesnant, sur un site Internet[77].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En janvier 1915 Étienne Duchemin, soldat originaire de Clohars-Fouesnant est cité à l'ordre du jour de l'armée :

« Chasseur Duchemin, éclaireur au 337e d'infanterie, s'est distingué depuis le début de la campagne, et notamment dans un combat, en voyant l'infanterie charger à la baïonnette, il a attaché son cheval à un arbre, ramassé le fusil d'un mort et a accompagné le 337e. Le 4 octobre 1914, malgré un feu très violent d'artillerie, s'est porté dans la direction d'une localité où il était chargé de se rendre compte des coups de fusil entendus, a apporté des renseignements précieux, après avoir essuyé le feu de l'artillerie allemande. Dans tous les engagements, a fait preuve de courage et de sang-froid. A contribué à plusieurs reprises à maintenir les hommes sous le feu en restant à cheval[78]. »

Alain Charretour, de Clohars-Fouesnant, prisonnier de guerre en Allemagne au camp de Quedlinbourg, est signalé comme nécessiteux par le président du comité de secours de ce camp. « Depuis trois mois, il n'a reçu aucun colis » précise le journal Ouest-Éclair du 1er décembre 1917[79].

Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant porte les noms des 29 cloharsiens morts pour la France pendant la Première guerre mondiale. En voici la liste et les détails biographiques les concernant, consultables dans la boite déroulante ci-dessous :

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Affiche de la Grande fête bretonne du 6 août 1939

Le 1er janvier 1939 est ouvert le nouveau cimetière situé au nord du bourg, dans une parcelle vendue par l'ancien maire Georges Nouët du Tailly, et destiné à remplacer l'ancien cimetière situé dans le placître autour de l'église, dans lequel des inhumations auront toutefois encore lieu jusque vers 1950, et même pour les membres de quelques grandes familles cloharsiennes dont les tombes ont été conservées jusqu'en 2009[44].

Le 6 août 1939, une grande fête bretonne[88] est organisée à Clohars-Fouesnant, présidée par le colonel de la Rocque, président du Parti social français. Cette manifestation monstre rassemble 30 000 personnes dans le parc du château de Bodinio, propriété de Georges Nouët-Ruinet du Tailly[89] ; une grand-messe est célébrée sur un autel provisoire installé dans le parc. Un film d'amateur en couleurs, tourné par le docteur Cathala, présente les "fêtes bretonnes de Clohars-Fouesnant en 1939"[90].


Une équipe de football, l'U.S. de Clohars-Fouesnant, existait en 1936[91].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plusieurs cloharsiens furent prisonniers de guerre en Allemagne dont Louis Bourhis[92] ; Maurice Mallejacq[93] ; Marcel Tanguy[94] ; Christophe Héloret[95] ; Christophe Bertholom[96] ; François Le Corre[97] ; Jean Carric[98] ; Pierre Bourhis[99] ; Yves Mendrez[100] ; Pierre Helvret[101] ; Guillaume Colliou[102] ; Pierre Lozarc'h[103] ; Alain Christien[104] ; Corentin Quilfen[105] ; Yves Barlin[106].

Le 11 août 1943, à la suite d'un combat aérien entre deux avions au sud de Fouesnant, un avion s'écrase près de Clohars-Fouesnant. Les deux aviateurs américains sont enterrés le 12 août 1943 à Pleuven en présence d'une foule de 1 500 personnes[107].

Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant porte les noms des 9 cloharsiens morts pour la France pendant la Seconde guerre mondiale. En voici la liste et les renseignements biographiques les concernant, consultables dans la boîte déroulante ci-dessous :

L'un d'entre eux, François Gouzien, engagé volontaire en 1940 et fait prisonnier, fut libéré en 1942 en qualité de fils aîné d'une famille nombreuse. Le 8 mars 1943, à la suite d'une bousculade lors du conseil de révision qui se tient ce jour-là à Fouesnant, un soldat allemand, cycliste, est accidenté. François Gouzien, qui n'était pour rien dans l'incident, mais se trouvait être le jeune le plus proche de la victime, est arrêté, interné d'abord à Quimper, puis déporté aux camps de concentration d'Hinzert, de Wittlich, puis de Dachau où il décède fin 1944. Il ne faisait partie d'aucune organisation de résistance et ne faisait pas de politique[112].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

La "Tante d'Amérique"[modifier | modifier le code]

À partir de 1956, une américaine fortunée, Gisèle de Ficquelmont, d'origine française et aristocratique, et représentante de l'organisation humanitaire Save the children a soutenu 36 projets en France, dont 24 en Bretagne ; parmi eux, l'un concernait Clohars-Fouesnant, son action se limitant toutefois à l’envoi de fournitures scolaires, de matériel de sports et de cadeaux (livres) pour Noël. Elle était surnommée "G.D.F" ("Grande distributrice de fournitures") par les enfants[113].

La guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Deux cloharsiens sont morts pour la France pendant la guerre d'Algérie :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
485 538 444 548 586 571 614 595 665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
656 656 669 615 629 635 665 733 727
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 721 706 693 683 624 594 608 586
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
605 586 801 1 073 1 279 1 417 1 899 2 062 2 156
2011 - - - - - - - -
2 260 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[114] puis Insee à partir de 2004[115].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le recensement de 2012 indique 2 206 habitants pour la commune de Clohars-Fouesnant.

Commentaire : La population de Clohars-Fouesnant a été multipliée par 4,6 en un peu plus de deux siècles entre 1793 et 2010. Cette augmentation est pour l'essentiel survenue depuis 1968 car antérieurement, tout au long du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle, la stagnation de la population a été remarquable : par exemple, la population de l'année 1968 est identique à celle de l'année 1831 : 586 habitants dans les deux cas, à 137 années d'intervalle. Clohars-Fouesnant n'a toutefois pas connu un déclin démographique à cette époque comme ce fut alors le cas pour maintes communes rurales. Depuis 1968 par contre, l'augmentation de la population est spectaculaire : 1 657 habitants de plus ( + 283 %) en 42 ans, soit un rythme moyen annuel de + 39,4 habitants, le record étant atteint entre 1999 et 2006 ( gain de 645 habitants en sept ans, soit un rythme moyen annuel de + 92,1 habitants. Les naissances sont supérieures aux décès : 23 naissances pour 10 décès par exemple en 2011. La densité de population, modeste par le passé (autour de 45 habitants par km² au XIXe siècle) atteint désormais 170 habitants par km².

Cette augmentation démographique récente est moins due au solde naturel, certes positif (compris entre + 0,2 et + 0,6 % l'an selon les périodes intercensitaires entre 1968 et 2009) qu'à une forte immigration nette ( + 4,4 % l'an entre 1968 et 1975, + 4,0 % l'an entre 1975 et 1982, même si elle est moindre ensuite ( +1,8 % l'an entre 1982 et 1990, + 0,9 % l'an entre 1990 et 1999, réaugmentant récemment ( + 3,7 % l'an entre 1999 et 2009). Cette forte immigration a deux causes principales : d'une part l'attractivité littorale (Clohars-Fouesnant est une commune littorale (un peu) et surtout proche du littoral, en particulier des stations balnéaires classées de Bénodet et Fouesnant) et la périurbanisation liée à la proximité de Quimper, la commune se transformant en ville-dortoir. La première cause fait venir plutôt une population de retraités et de résidents secondaires (105 résidences secondaires (10,3 %) comptabilisées lors du recensement de 2009 pour un total de 1020 logements, la seconde cause au contraire une population de jeunes actifs, d'où une structure par âge de la population qui reste assez équilibrée : des retraités certes nombreux (30,8 % des 15 ans et plus en 2009), mais des jeunes assez nombreux également (26,8 % de moins de 20 ans en 2009). La population communale a cessé d'être agricole ( la population agricole était de 12 personnes en 2009, soit 0,7 % de la population de plus de 15 ans, au profit des cadres, professions intermédiaires et employés qui forment 39 % de la population de plus de 15 ans à la même date. Les Cloharsiens sont en moyenne plutôt aisés, les revenus fiscaux étant notablement supérieurs à la moyenne bretonne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs[43]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Tristan Renot   Cultivateur à Garnevin (né le 28 décembre 1720, décédé le 2 brumaire an VI (23 octobre 1797) âgé de 75 ans.
  1793 Yves Nédélec   Emprisonné à Quimper en 1793 (né le 31 janvier 1759 à Kerjégu en Clohars-Fouesnant, décédé le 25 août 1806 à Clohars-Fouesnant)
1795   Allain Philippe   Cultivateur au Tour (né le 21 mars 1758, décédé le 3 prairial an XIII (23 mai 1805) âgé de 49 ans
1802 1816 François Thomas Antoine Hernio   Nommé âgé de 22 ans par le Premier Consul; révoqué en 1816 (voir partie ci-après "Personnalités")
1816 1821 Corentin Clorennec   Également maire de Pleuven ; aucun habitant de Clohars-Fouesnant n'étant trouvé pour occuper la charge
1821 1823 Aimé-Désiré Calloc'h de Kerillis   Habitait le château de Cheffontaines (sa mère, Madeleine-Raymonde Horellou de Kergos, était de la famille de Kergos). Né le 19 juillet 1786 à Quimper ; décédé le 3 décembre 1823 à Clohars-Fouesnant. Archiviste du Finistère en 1809-1810, mousquetaire de la garde royale aux débuts de la Restauration
1824 1832 Pierre Clorennec   Cultivateur et propriétaire (voir partie ci-après "Personnalités")
1832 1839 François Thomas Antoine Hernio   Nommé par le Roi ; châtelain de Bodinio ; conseiller d'arrondissement
1839 1848 Pierre Clorennec   Cultivateur et propriétaire
1848 1850 François Thomas Antoine Hernio   Décédé en 1850
1850 1852 Louis Le Calvez   Cultivateur. Né le 28 septembre 1809 à Gouesnac'h, décédé le 13 mars 1854 à Pleuven, marié le 23 janvier 1831 à Clohars-Fouesnant avec Marie-Françoise Le Niger.
1852 1870 Pierre Clorennec   Cultivateur et propriétaire. Décédé le 1er août 1870
1871 1873 Alexandre Courant   Obligé de démissionner en 1873 pour avoir ouvert un débit de boisson sans autorisation à Bénodet.
1873 1884 Jean-Marie Gouézec   Républicain. Né le 28 mai 1843 à Beuzec-Conq, marié le 16 février 1865 à Clohars-Fouesnant avec Marie Barbe Niger. Doit démissionner en 1884 à la suite d'ennuis judiciaires
1884 1896 Christophe Héloret   Républicain. Cultivateur. Né le 25 août 1854 à Clohars-Fouesnant et décédé le 24 juillet 1910 à Clohars-Fouesnant. Sa femme, Marie-Yvonne Clorennec, était la fille de Pierre Clorennec, maire de Clohars-Fouesnant.
mai 1896 1902 Georges Nouët-Ruinet du Tailly   Habite le château de Bodinio (voir partie ci-après "Personnalités")
1902 1903 Charles de Jacquelot du Boisrouvray   Né le 10 mars 1846 à Quimper, décédé le 13 mars 1925 à Quimper. Contrôleur des contributions directes. Époux de Denyse de Kernafflen de Kergos
1903 1919 Georges Nouët-Ruinet du Tailly   Habite le château de Bodinio
1919 1925 Noël Guillou   Né le 14 mars 1881 à Pen-ar-Valannec en Clohars-Fouesnant. Marié le 19 juin 1907 à Clohars-Fouesnant avec Marie Kergoat
1925 1932 Georges Nouët-Ruinet du Tailly   Habite le château de Bodinio
1932 1945 Olivier de Mauduit du Plessix   Habite le château des Garennes (voir partie ci-après "Personnalités")
1945 1947 François Clément    
1947 1959 Georges Bonder   Boulanger au bourg. Né en 1897, décédé en 1993
1959 1995 Michel Hélias   Boulanger au Drennec
mars 1995 mars 2001 Michel Marsille    
mars 2001 mars 2008 Yvon Le Goff    
mars 2008 2014 Michel Lahuec    
Les données manquantes sont à compléter.

Les principales décisions récentes[modifier | modifier le code]

la mairie
  • En 2012-2013, un réseau de fibres optiques long de 17 kilomètres a été aménagé pour permettre à l’ensemble des ménages du territoire communal de bénéficier d’une connexion haut débit, de la téléphonie illimitée et de la télévision par Internet à partir de l’été 2013.[réf. nécessaire]
  • En 2013 également, les travaux d'agrandissement du cimetière communal, rendus nécessaires par l'augmentation de la population communale, ont été menés à bien : 75 mini concessions, 12 colombariums, 24 emplacements pour les tombes et un jardin du souvenir ont été aménagés[116].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Oranmore (Irlande) : la Charte de Jumelage avec la commune d’Oranmore a été signée le 11 avril 2012 à Oranmore en présence de 26 cloharsiens, le comité de jumelage (créé en 2009) étant présidé par Mme Élisabth Auffret. En mai 2013, une délégation d'Oranmore est venue à Clohars-Fouesnant.

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

  • Bois, pâturages.
  • Polyculture.
  • Bovins, porcins, volaille.

Le patrimoine de Clohars-Fouesnant[117][modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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On voit encore dans l'ancien cimetière qui entourait l'église, la pierre tombale de Aimé Désiré Calloch de Kérillis, ancien mousquetaire du Roi et les noms des familles de Kergos, de Bodinio, de Penfentenyo, de Cheffontaines, Kemper de Lanascol et Russel de Beedfort.

La chapelle initiale datait du XVIe siècle, mais la chapelle actuelle[133], de style néogothique, a été construite en 1878 selon les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot, par l'entrepreneur Jean-Louis Le Naour, à l'initiative de la famille de Kermel[134], alors propriétaire du manoir de Squividan. Son site est remarquable, avec son placître contenant de grand arbres, son calvaire (avec à son pied une Pietà datant des environs de 1880) et sa fontaine[135] qui date du XVIe siècle, le tout classé monument historique dès 1914 ; de plus, à proximité, se trouvent de vieilles maisons joliment restaurées et un manoir, le manoir du Drennec, datant du XVIe siècle, ancien presbytère jusqu'à la Révolution française, dont un ancien propriétaire, Joseph Govin[136] fut médaillé d'or à l'exposition universelle de 1904 de Saint-Louis aux États-Unis pour ses eaux-de-vie de cidre[137]. Une photo ancienne la représentant, supposée être de Paul Deschamps, est consultable dans la base Mérimée du Ministère de la culture[138].

La chapelle a brûlé en 1982 pendant une nuit d'orage, mais reconstruite grâce à l'œuvre d'une association de sauvegarde de la chapelle et de son site : "Les Amis de la Chapelle". Deux pardons s'y déroulent chaque année, le "Pardon des chevaux", dit aussi "Pardon de Saint-Alar" chaque premier dimanche de juillet, et le pardon de Notre-Dame du Drennec le 15 août.

Traditionnellement, les buvettes fleurissaient lors des pardons autour de la chapelle. En 1896, le conseil municipal décide : « Il sera perçu un droit de place (5 francs) pour chaque jour de vente par tout aubergiste étranger à la commune qui établira un comptoir à la bifurcation des routes de Bénodet et de Clohars-Fouesnant, ou sur tout autre terrain de la commune à l'occasion des pardons »[137].

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Un tableau du peintre Émile Simon, datant de 1960, représente la chapelle et le calvaire du Drennec[139]. Yvonne Jean-Haffen a dessiné le calvaire du Drennec[140] entre 1960 et 1965.

La croix de chemin du Drennec (XIIIe siècle) et son crucifix
  • Croix et calvaires[141] :
    • La croix de l'église date du XVIe siècle ; haute de 3,60 m, elle s'appuie sur un socle monolithique circulaire
    • La croix du cimetière date de 1881 ; haute de 4,5 mètres, elle commémore la mission qui s'est tenue à Clohars-Fouesnant cette année-là, comme l'indique l'inscription écrite sur son socle, et qui cite le nom du maire de l'époque Jean-Marie Gouézec.
    • La Croix de chemin située au Drennec le long du CD 34, qui date du XIIIe siècle, est classée monument historique par arrêté du 13 avril 1950[142]. Elle présente un crucifix en relief.
    • Le calvaire du Drennec et sa fontaine datent du XVe siècle et possède une Vierge de Pitié. Classé monument historique.
  • Trois anciennes chapelles ont disparu :
    • la chapelle Saint-Jean-Baptiste, dont il subsistait encore quelques vestiges au début du XXe siècle, dont le nom se retrouve dans le quartier de Ménez-Saint-Jean. Elle était située à peu près à l'emplacement de l'actuelle "salle Saint-Jean".
    • la chapelle Saint-Guénolé, située près du château de Bodinio.
    • la chapelle Saint-Tudy, mentionnée en 1655[16].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

De nombreuses photos anciennes des divers châteaux cités ci-dessous et de leurs parcs sont disponibles sur le site Internet de la médiathèque du Ministère de la Culture[143].

  • Le château de Bodinio[144], anciennement écrit Bodigneau ou Botigneau, fut reconstruit vers 1600 par Jeanne de Bodigneau, épouse de François de Kerc'hoent ; il fut démantelé en grande partie en 1766 (même si des vestiges subsistent) au profit de la construction du château de Cheffontaines[145]. Un château récent a été construit dans la seconde moitié du XIXe siècle ; il possède un étang et un colombier (propriété privée).
Château de Bodinio en 1903
  • Le château de Cheffontaines (fin du XVIIIe siècle), construit donc pour partie avec les pierres du château de Bodinio, possède un grand parc, avec deux étangs et un moulin (propriété privée de la famille de Penfentenyo). Quand survint la Révolution, l'ensemble du château n'était pas encore terminé. Ainsi, les écuries et les pavillons jouxtant les douves ne furent jamais réalisés. Le parc comprenait de nombreuses essences rares et l'accès de la propriété se faisait par une grande avenue, qui rappelle les vastes percées du Grand Siècle (dans sa partie la plus étroite, elle mesure 1,10 m de large). En 1879, le château et les terres de Cheffontaines (182 ha) furent mis en vente à l'amiable ; la mise à prix fut de 440 000 francs[146]. Le parc, qui date de la quatrième moitié du XVIIIe siècle est classé jardin remarquable[147]. Un puits cylindrique et deux auges, le tout datant du XVIIIe siècle, y sont conservés[148].
  • Le château de Kergos (XVIe siècle) possède aussi un colombier ainsi qu'une chapelle privative ; son parc et son jardin botanique, qui datent du XVIIIe siècle, sont classés jardin remarquable[149] (propriété privée). Isolé au milieu des bois, son toit est visible du Pont de Cornouaille. Ce château est la propriété de la famille de Kernafflen de Kergos.
  • Le château des Garennes[150] date de la seconde moitié du XIXe siècle et est de style néo-classique. Propriété de la famille de Mauduit du Plessix, il servit de kommandantur à l'armée allemande entre juin et novembre 1940. Son parc, aménagé en 1893 par Nivet de Saint-Brieux, est classé jardin remarquable[151].
  • Le manoir du Squividan[152], qui fut la demeure des peintres Émile Simon et Madeleine Fié-Fieux à partir de 1943 et jusqu'à leur mort, respectivement en 1976 et 1995. Dispensés l'un et l'autre de la nécessité de vendre leurs œuvres, exposant peu, les deux peintres laissèrent au manoir, à la mort de Madeleine Fié-Fieux, une importante collection de plus de 1 500 tableaux. Cette dernière fit don par testament du manoir et des œuvres au conseil général du Finistère à la condition que celui-ci ouvre le manoir au public pour y présenter les œuvres d'Émile Simon. Le manoir de Squividan est désormais un musée départemental.
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  • Le lavoir-fontaine de Kerper, place de la mairie.
la fontaine de Kerper
  • La ferme Le cadran solaire, proche du château de Bodinio, appartenant désormais à l'association Le caillou blanc, doit son nom au cadran solaire qui se trouve sur sa façade[153].
  • Le moulin de Kergoat : il date du XVIIe siècle ; la tradition rapporte que le moulin aurait été construit à partir des pierres provenant du château de Kergoët alors en démolition (une pierre porte effectivement les armes de cette famille) que l'on aurait fait glisser à la surface de l'étang gelé lors d'un hiver rigoureux. Le chemin d'accès, connu sous le nom "alez zu" ("allée noire" en traduction littérale, mais signifiant en fait en français "chemin des morts"), car il aurait par le passé mené à un ancien cimetière où auraient été enterrés les suppliciés victimes du droit de la haute justice seigneuriale[154].
  • Le moulin de Kerandraon date du XVIIIe siècle ; c'est une ancienne dépendance du château de Cheffontaines, désormais transformé en gite de vacances.
  • Le pont de Cornouaille, qui permet de traverser l'Odet.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Pierres tombales de la famille Kernafflen de Kergos conservées dans l'ancien cimetière de Clohars-Fouesnant
Article détaillé : Famille de Penfentenyo.
  • Pierre Clorennec, né le 9 juin 1802 à Clohars-Fouesnant (son père Alain Crispin Clorennec, était notaire et juge de paix), décédé le 1er août 1870 à Clohars-Fouesnant, cultivateur, fut à trois reprises maire de la commune entre 1824 et 1870.
  • François Thomas Antoine Hernio, né le 5 octobre 1770 à Quimper, paroisse de Saint-Sauveur, décédé le 9 juillet 1850 à Clohars-Fouesnant, chirurgien à Quimper. Le 18 pluviose an II, il achète avec des assignats le château de Bodinio (déjà loué par son père, Vincent Thomas Hernio, avocat au Parlement de Bretagne, conseiller du Roi, lieutenant général de l'Amirauté, au marquis de Cheffontaines qui en était le propriétaire) alors confisqué comme bien national. Il fut à deux reprises nommé maire de Clohars-Fouesnant entre 1802 et 1816 et entre 1830 et 1848, soit en tout pendant 32 ans.
  • Georges Thomas Marie Nouët-Ruinet du Tailly, né le 6 mai 1865 à Brest, décédé le 15 septembre 1945 à Clohars-Fouesnant, fils d'Édouard Nouët et de Céline Cécile Marie Jeanne Ruinet du Tailly[157] mariés le 10 octobre 1894 au château de Kerberenik à Sainte-Marine en Combrit avec Teresa Caroline Anne Marie Mycielska. Il est adopté à ses 26 ans par son oncle maternel Théophile Georges Ruinet du Tailly, directeur de la Compagnie de chemins de fer P.L.M. et hérite donc seul de la propriété du Château de Bodinio. Il était aussi un petit-fils de François Thomas Antoine Hernio, déjà cité précédemment. Il participa à la Guerre du Tonkin (1881-1885) où naîtra sa longue amitié avec le banquier Olivier Rivaud de la Raffinière. Il participa aussi à la Première guerre mondiale. Il fut maire de la commune de Clohars-Fouesnant de 1896 à 1902, puis de 1903 à 1919, enfin de 1925 à 1932[158]. L'une de ses filles, Yvette Nouet du Tailly (née le 18 juillet 1908, décédée le 1er avril 1990) épousa en 1926 René Lefèbre des Vallières (né le 26 juin 1900, décédé le 25 novembre 1950, ingénieur en chef de la Compagnie générale des eaux; leur tombe se trouve dans le cimetière de Clohars-Fouesnant.
  • Hyacinthe Marie Georges Quemper de Lanascol, zouave pontifical, enfant de Hyacinthe Jacques Marie Charles Quemper de Lanascol et de Marie Elisabeth Victorine Félicie Russel de Bedford, décédé le 21 septembre 1860 à Osimo en Italie, habitait le château de Cheffontaines. Son acte de décès porte les annotations suivantes en latin : ob accemptiem vulnus in bello castri fidardi, in picemo die 18 mensis septembris 1860 et in conventu pradicatorum sancti marci auxim, è vita migravit, ejus cadaver aromatibus conditum et in arcâ plombeâ repositum in gallia delatum fuit ("décédé des suites d'une blessure au combat du 18 septembre 1860 au couvent de San Marco. Son cadavre, après préparation, a été mis dans un cercueil plombé pour être ramené en France") et transcrit à la mairie de Clohars-Fouesnant avec la mention suivante, toujours en latin : militi in exercitu pontificali ("Il était un soldat de l'armée pontificale"). Il s'agit de la bataille de Castelfidardo où les troupes du Pape furent défaites par les troupes piémontaises pendant la guerre d'unification italienne.
  • La famille de Kernafflen de Kergos, qui habite le château de Kergos.
  • La famille de Mauduit du Plessix, qui habite le château des Garennes.
    • Olivier Charles Marie de Mauduit du Plessix, né le 17 mai 1866 à Quimper, fils de Charles de Mauduit du Plessix, capitaine de vaisseau et de Marie de Kernafflen de Kergos, marié en 1928 avec Yvonne Marie du Gazeau, fut maire de Clohars-Fouesnant entre 1932 et 1945. C'est lui qui dût entre autres gérer pendant la Seconde guerre mondiale le domaine de Squividan qui appartenait alors à des ressortissants britanniques, les époux Cosson. C'est lui qui autorisa la famille du lieutenant Estienne d'Orves à habiter le domaine[159]. Il est décédé à Clohars-Fouesnant le 27 mai 1958.

Événements, vie locale[modifier | modifier le code]

  • Pardon des chevaux, Chapelle du Drennec : 1er dimanche de juillet.
  • Pardon de Notre-Dame du Drennec: 15 août.
  • Fête patronale : lundi de Pentecôte ; communale : Pentecôte.
  • En 2013, la municipalité organise pour la première fois pendant la saison estivale les "Mardis de Clohars", des spectacles gratuits et des animations qui se tiennent chaque mardi au stade municipal.
  • Espoir Clohars-Fouesnant est un club de football créé en 2012 et qui a été champion du championnat de quatrième division du Finistère pendant la saison 2012-2013.

Particularités[modifier | modifier le code]

  • Le Caillou blanc[160] est une association créée en 1983 de la communauté de l'Arche de Jean Vanier qui accueille des handicapés mentaux et qui leur permet de vivre en communauté. Elle est installée dans l'ancienne école privée Saint-Joseph.
  • Golf de l'Odet, 18 trous.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les seigneuries et manoirs disparus par Pierre Lescot, revue "Foen Izella" spécial Clohars-Fouesnant (février 2007)
  • L'Odet, par Serge Duigou, Éditions Palantines, Plomelin, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ceci est vrai dans toute la région, voir "Menez Bily" sur la route menant à Quimper ou "Menez Groas" à Bénodet
  2. Philippe Rivière, "Le bourg autrefois", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2012.pdf
  3. http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Janvier-2011.pdf et http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2011.pdf
  4. Journal des débats politiques et littéraires n° du 8 septembre 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k452814w/f2.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  5. La datation du cartulaire ou pancarte de Quimper est discutée.
  6. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f62.image
  7. Tombe formée d’une éminence de terre
  8. A. Serret, "Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6340997f/f52.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  9. La Réformation des Fouages de 1426 (ancien diocèse de Cornouaille), Hervé et Yann Torchet, Paris, 2001.
  10. Jean Droniou, décédé après 1527 est le plus ancien membre connu des seigneurs de Botigneau ; son fils Pierre Droniou, seigneur de Botigneau, de Pleven [Pleuven], de Bénodet, de Kerguilliau et de Kervastard ajouta "De Botigneau" à son nom ; son propre fils, décédé après 1651, se nommant alors Alain de Botigneau. Source : B.Yeurc'h (FLOURY & LORANT, 2000) Annuaire des Côtes-du-Nord - 1877
  11. http://www.youscribe.com/catalogue/presentations/loisirs-et-hobbies/genealogie/le-domaine-de-squividan-408279
  12. a et b Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", édition 2, tome 2, V. Forest et E. Grimaud, Nantes, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f30.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  13. La montre générale des nobles de 1481 (Cornouaille), Hervé Torchet, 2011.
  14. Philippe Rivière, "Quand Clohars prend les armes…", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Janvier-2010.pdf
  15. Louis Oges, "Le port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpi-rprdq
  16. a et b http://www.infobretagne.com/clohars-fouesnant.htm
  17. Kergaradec et Bréhoulou sont deux seigneuries (et deux manoirs) de Fouesnant regroupées à partir de 1573
  18. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f63.image
  19. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=7&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  20. Jeanne Marie de Lanros, née vers 1560, mariée d'abord en 1581 avec Hiérosme du Louët, puis en 1593 avec François de Penfeunteniou de Kermorus, décéda en 1620. Elle était fille de Jean de Lanros et petite-fille de Tanguy de Lanros et de Jeanne de Kergoët
  21. Docteurs Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Storck, Lyon, 1895, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5824885k/f21.image.r=Cheffontaines.langFR
  22. Docteurs Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Storck, Lyon, 1895, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5824885k/f193.image.r=Cheffontaines.langFR
  23. Côté gauche de l’autel, dans une église, en faisant face à l’autel ; le côté de l'Épître étant le côté droit
  24. a et b Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f66.image
  25. Jean Le Foll, "Moulins et meuniers d'autrefois", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/moulins-lavoirsphprj-yoql
  26. Philippe Rivière, "Le Pont de Cornouaille", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Octobre-2012.pdf
  27. Paul Aveneau de la Grancière, Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan", Lafolye, Vannes, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f195.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  28. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", édition 2, tome 2, V. Forest et E. Grimaud, Nantes, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f51.image.r=Kernafflen.langFR
  29. Alain Jacques de Kernafflen de Kergos, né vers 1748 à Quimper, décédé le 4 septembre 1822 à Quimper, avocat, conseiller-procureur du Roi, vice président du district de Quimper, conseiller de préfecture, époux de Jeanne Michelle Renée Salaün du Mesqueault
  30. Contrat passé devant notaire par lequel une personne confie des bêtes à une seconde personne qui se charge de les engraisser. Les revenus générés sont partagés entre les deux parties
  31. Formule de bail à palmage, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", Société archéologique du Finistère, 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f65.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  32. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f410.image.r=Perguet.langFR
  33. a et b Jean Dénès et Yvette Le Gouill, "L'année 1793 dans le canton de Fouesnant", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/population-fouesnantphpll4-spy
  34. http://chrsouchon.free.fr/bodinio.htm
  35. Édouard de Villiers du Terrage, "Journal et souvenirs sur l'expédition d'Égypte : 1798-1801", E. Plon, Nourrit, 1899, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1062115/f63.image.r=Cheffontaines.langFR
  36. Louis Brunet, "La France à Madagascar : 1815-1895", Hachette, 1895, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55866915/f211.image.r=Cheffontaines.langFR
  37. Compte-rendus des Sociétés savantes, tome 124, 1897, page 1453
  38. http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20110301.OBS8910/nouveaux-indices-sur-l-origine-de-la-vie.html
  39. A. Lacroix, Les météorites tombées en France et dans ses colonies et conservées au Muséum d'Histoire naturelle, "Bulletin du Muséum d'histoire naturelle", no 5, tome 33, année 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5532304b/f127.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  40. Le couple a eu sept enfants, trois nés à Plogastel-Saint-Germain et quatre nés à Clohars-Fouesnant entre 1863 et 1870
  41. "L'Intermédiaire des chercheurs et curieux", volume 87, 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73440g/f332.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  42. René Bleuzen, "D'Auvergne en pays fouesnantais : les Labory", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/les-personnagesfouesnantphp-ikvwyl
  43. a et b http://www.glenan.fr/sites/Foenizel/bulletin_10/10_maire.htm#Alexandre%20COURANT
  44. a et b Philippe Rivière, "Le champ des morts", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin%20Municipal%20Janvier%202013.pdf
  45. Une délibération du Conseil municipal de la commune voisine de Saint-Évarzec dit « … que l’instituteur le plus utile aux intérêts, tant spirituels que temporels de la commune, doit être un ecclésiastique »
  46. Philippe Rivière, "À propose de l'école", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2010.pdf
  47. Hyacinthe Quemper de Lanascol, élu conseiller municipal en 1871, décédé le 4 décembre 1875 âgé de 71 ans au château de Cheffontaines est dit à tort "Maire de Clohars-Fouesnant" sur son acte de décès. Il était chevalier de l'ordre de Pie X et le père du zouave pontifical Hyacinthe Marie Georges Quemper de Lanascol
  48. René Bleuzen, "L'école de filles à Clohars-Fouesnant", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/ecoles-fouesnantphp-bbrs1s
  49. Née le 25 novembre 1805 à Quimper, décédée le 21 janvier 1884 au manoir de Bodinio en Clohars-Fouesnant, fille benjamine de François Thomas Antoine Hernio, restée célibataire
  50. http://www.glenan.fr/sites/Foenizel/bulletin_10/10_fille.htm
  51. Philippe Rivière, "Le calvaire du cimetière", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2009.pdf
  52. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f67.image
  53. Il s'agit de saint Éloi, souvent confondu en Bretagne avec saint Alor
  54. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f68.image
  55. a et b Chemins de grande communication : nouveaux classements, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f228.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  56. Recueil des arrêts du Conseil d'État, Delhomme, Paris, 1864, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57300275/f819.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  57. Journal La Croix n° 196 du février 1884, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k210441m/f2.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  58. C'est-à-dire tenue par une congrégation religieuse
  59. Journal Le Rappel no 5568 du 8 juin 1885, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7542516x/f1.zoom.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  60. C'est-à-dire avant le pouvoir se confesser, préalable indispensable à la communion pascale
  61. J.B. Sirey, "Recueil général des lois et des arrêts : en matière civile, criminelle, commerciale et de droit public... ", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57874117/f1287.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  62. Rapport général sur les épidémies de 1893, "Mémoires de l'Académie de médecine (Paris)", Masson, 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6345459k/f532.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  63. Jean-Yves Le Corre et Philippe Rivière, "Clohars-Fouesnant", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/mairies-communes-du-pays-de-fouesnant-phphfo-bxx
  64. Philippe Rivière, "Bulletin communal de Clohars-Fouesnant", juin 2013, consultable http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2013.pdf
  65. Réélu maire en 1932, il refusa un nouveau mandat pour raisons de santé, mais resta conseiller municipal jusqu'à son décès en 1945, alors âgé de 80 ans
  66. Archives départementales du Finistère, dossier I - V - 1209
  67. Journal "La Justice" n° 9376 du 29 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8262927/f1.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  68. Joseph Chaumié, alors ministre de l'instruction publique et des beaux-arts du gouvernement Combes
  69. Henri Collignon, préfet du Finistère entre le 26 juin 1899 et le 30 juin 1906
  70. Journal Ouest-Éclair n° 1135 du 24 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k639740z/f2.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  71. Journal La Croix no 6360 du 3 janvier 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220217g/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  72. Journal Ouest-Éclair n° 3534 du 21 septembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641929b/f4.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  73. Journal Ouest-Éclair no 4202 du 26 juillet 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642602b/f4.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  74. Journal La Lanterne no 12944 du 30 septembre 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7531166v/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  75. Journal La Lanterne no 13490 du 29 mars 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75238797/f2.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  76. Philippe Rivière, "Le téléphone en suivant le fil des délibérations municipales, http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Juin-2011.pdf
  77. http://fr.topic-topos.com/costumes-de-fouesnant-clohars-fouesnant
  78. Journal Ouest-Éclair n° 5645 du 25 janvier 1915, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k492750d/f4.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  79. Journal Ouest-Éclair no 5598 du 1er décembre 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k582151w/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  80. Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant l'indique prénommé Mathieu
  81. http://cc-mauron-broceliande.com/wiki/index.php5?title=Bois_de_la_Gruerie
  82. http://www.guilligomarch.com/ATTAQUE%20DU%20BOIS%20BAURAIN.pdf
  83. Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant l'indique comme né le 15 juin 1884
  84. Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant l'indique né le 11 mai 1891 et tué en 1914
  85. D'après une lettre qui se trouve dans les archives de la mairie de Clohars-Fouesnant
  86. Le monument aux morts de Clohars-Fouesnant l'indique comme né le 10 mai 1891,le prénomme Noël et l'indique comme décédé en 1915
  87. http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?larub=3&titre=premiere-guerre-mondiale
  88. Journal Ouest-Éclair no 15605 du 3 août 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k661701g/f7.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  89. Journal des débats politiques et littéraires no 188 du 7 août 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k509497g/f4.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  90. Journal Ouest-Éclair no 16504 du 27 mars 1942, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662609g/f2.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  91. Journal Ouest-Éclair no 14637 du 4 décembre 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k631622h/f12.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  92. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5770236x/f11.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  93. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5770231v.r=Clohars+Fouesnant.langFR
  94. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5770233p/f61.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  95. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5743792c/f35.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  96. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5626765m/f7.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  97. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5626765m/f39.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  98. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5625957f/f15.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  99. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5743803q/f11.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  100. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57439818/f47.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  101. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5743978s/f32.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  102. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744146c/f18.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  103. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57438044/f42.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  104. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744145z/f17.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  105. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57438118/f54.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  106. Liste officielle… des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande, 1940-1941, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56267661/f6.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  107. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6], page 118
  108. Michel Clergeau et Henri Rivière, "La résistance dans le canton de La Ferté-Saint-Aubin (1940-1945)", A.C.S.P.F, 2005, réédité 2011 et http://loiret3945.forumgratuit.org/t524-executions-de-resistants-a-la-ferte-saint-aubin-et-marcilly-en-villette-10-juin-1944
  109. http://loiret3945.forumgratuit.org/t282-la-ferte-saint-aubin-necropole-nationale-bellefontaine
  110. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-g.htm
  111. http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?larub=11&titre=seconde-guerre-mondiale
  112. Jean-René Canevet, La guerre 1939-1945 à Fouesnant : historique et anecdotes, consultable http://books.google.fr/books?id=igwqd8jAvQUC&pg=PA124&lpg=PA124&dq=Clohars-Fouesnant+guerre&source=bl&ots=JbbArelfKz&sig=3gHup068s8Lb_JHUzNv-ddC0grU&hl=fr&sa=X&ei=EOgvUuWaDc3M0AW454GoCQ&ved=0CEsQ6AEwBg#v=onepage&q=Clohars-Fouesnant%20guerre&f=false
  113. Philippe Rivière, "La Tante d'Amérique", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Janvier-2012.pdf
  114. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  115. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
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  119. Le "lion du Juch" est un animal sculpté sur la croisée d'ogives de la voûte du porche de l’église paroissiale Notre-Dame du Juch
  120. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Clohars-Fouesnant", Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 1901-1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099853/f64.image
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  128. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PM29001737
  129. Philippe Rivière, "Nos arbres, un vrai patrimoine", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Janvier-2011.pdf
  130. Saint Maurice de Carnoët faisait traditionnellement l'objet d'une intense dévotion à Clohars-Fouesnant, voir Albert Le Grand… ; revu et corrigé par messire Guy Autret, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle… et le catalogue de la plupart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches…, 5e édition, J. Salaün, Quimper, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f512.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  131. Hubert Bouché, "Spécial Clohars", revue Foen Izella, 1993
  132. René Bleuzen, "Le Drennec en Clohars-Fouesnant", http://www.cc-paysfouesnantais.fr/var/cc_paysfouesnantais/storage/original/application/phpwxfKiZ.pdf
  133. http://fr.topic-topos.com/chapelle-notre-dame-de-le-drennec-clohars-fouesnant
  134. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003487
  135. http://fr.topic-topos.com/fontaine-clohars-fouesnant
  136. Il fut aussi fait chevalier du Mérite agricole en 1902, voir le journal Le Matin no 6653 du 14 mai 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5588722/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  137. a et b Philippe Rivière, "Le Drennec, charme et entreprise", Bulletin communal de Clohars-Fouesnant, juin 2013
  138. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=6&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  139. http://fr.topic-topos.com/le-drennec-chapelle-et-calvaire-clohars-fouesnant
  140. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=00000100370
  141. http://www.croix-finistere.com/commune/clohars_fouesnant/clohars_fouesnant.html
  142. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  143. http://www.culture.fr/collections/resultats?keywords=Clohars-Fouesnant&sel_search_mode=tous_les_termes&sel_filter_ortho=sel_filter_ortho&sel_filter_syn=sel_filter_syn&filter_date_debut=&filter_date_fin=&filter_date_fixe=
  144. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002898
  145. http://les-chateaux.du-web.fr/chateau-233-29.html
  146. Journal Le Figaro no 180 du 29 juin 1879, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k277140p/f4.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  147. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=5&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  148. http://fr.topic-topos.com/puits-et-auge-clohars-fouesnant
  149. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  150. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002899
  151. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=29032&NUMBER=4&GRP=0&REQ=%28%2829032%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
  152. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-squividan-clohars-fouesnant
  153. http://fr.topic-topos.com/ferme-le-cadran-solaire-clohars-fouesnant
  154. http://fr.topic-topos.com/moulin-de-kergoat-clohars-fouesnant
  155. http://apothicaire.armee.pagesperso-orange.fr/biblio/hopital%20gros%20cailloux.html
  156. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64726120/f198.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  157. Ce couple s'est marié le 6 janvier 1851 à Quimper. Édouard Nouet né le 9 janvier 1822 à Carhaix, était sous-ingénieur naval ; Céline Cécile Marie Jeanne Ruinet, née le 24 juin 1830 à Quimper était elle-même fille de Marie Théophile Ruinet et de Thérèse Marie Hernio, elle-même fille de François Thomas Antoine Hernio, acquéreur du manoir de Bodinio pendant la Révolution française et troisième maire de Clohars-Fouesnant
  158. Philippe Rivière, "Le champ des morts", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin%20Municipal%20Janvier%202013.pdf et http://chrsouchon.free.fr/bodinio.ht
  159. Jean René Canevet, "La guerre 1939 - 1945 à Fouesnant, historique et anecdotes", consultable http://books.google.fr/books?id=igwqd8jAvQUC&pg=PA147&lpg=PA147&dq=Mauduit+Clohars-Fouesnant&source=bl&ots=JbbxpesdPy&sig=E68TB1V4DnuPnFKeLRbU2wnxyIQ&hl=fr&sa=X&ei=0S7_Uf7yGIWx0QWKoYHQBA&ved=0CE8Q6AEwBw#v=onepage&q=Mauduit%20Clohars-Fouesnant&f=false
  160. http://www.arche-france.org/communautes/l-arche-le-caillou-blanc

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