Gil Blas

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Gil Blas
Image illustrative de l'article Gil Blas

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse
Date de fondation 1879
Date du dernier numéro 1940
Ville d’édition Paris

ISSN 1149-9397

Gil Blas est un ancien quotidien de la presse écrite française, fondé par Auguste Dumont. Il a paru du 19 novembre 1879 au 4 août 1914, puis très épisodiquement du 20 janvier 1921 à mars 1940[1]. Pendant une période, à partir du 17 novembre 1909, il fut dirigé par Henri de Noussanne et Pierre de Maroussein.

Des romans y parurent régulièrement en feuilletons, notamment Au Bonheur des Dames (1882-1883), Germinal (1884) et L'Œuvre d'Émile Zola, ou X... roman impromptu[2], écrit à dix mains, par Georges Courteline, Jules Renard, George Auriol, Tristan Bernard et Pierre Veber. En outre le journal publia beaucoup d'articles et de contes de Guy de Maupassant.

La devise du journal était « Amuser les gens qui passent, leur plaire aujourd'hui et recommencer le lendemain ».

Directeurs[modifier | modifier le code]

Collaborateurs notoires[modifier | modifier le code]

Le Gil Blas[modifier | modifier le code]

« Le Gil Blas est dans sa première année de parution. Mondain, un peu osé, ses confrères ne le connaissent pas assez pour le prendre au sérieux, ce qu'il n'est pas toujours du reste. Il a de bons chroniqueurs dans les potins du « Tout-Paris ». »

— Camille Moreel, 1880 à travers la presse : Dialogues et démocratie, Éditions L'Harmattan[4], 1997

Zola et le Gil Blas[modifier | modifier le code]

« Un journal s'est fondé, le Gil Blas, qui, dans ses débuts, se vendait assez mal. Parfois, je questionnais curieusement les directeurs des feuilles rivales sur les chances de succès du nouveau venu ; et ces directeurs haussaient les épaules avec un sourire de mépris, ils ne craignaient rien, ça ne se vendait pas. Puis, voilà tout d'un coup que j'ai vu le nez des directeurs s'allonger : le Gil Blas se vendait, il avait pris une spécialité de chroniques légères qui lui donnait tout un public spécial, j'entends, si l'on veut, le grand public, les hommes et surtout les dames qui ne détestent pas les aimables polissonneries. De là, en quelques semaines, la grande colère de la presse vertueuse.

Je ne veux nullement défendre le Gil Blas, mais en vérité il me semble que son cas est d'une analyse facile. A coup sûr, il ne s'est pas fondé avec l'intention formelle de corrompre la nation. Il a beaucoup plus simplement tâté son public ; les nouveaux journaux connaissent bien cette période d'hésitation, le succès ne vient pas, on essaye de tout jusqu'à ce que le public morde. Eh bien ! le Gil Blas, ayant risqué dans le tas quelques articles grivois, a senti que le public mordait ; et, dès lors, il n'a pas boudé contre ce succès, il a donné à ses lecteurs la friandise de leur goût. Spéculation ignoble, école de perversion, disent les confrères indignés. Mon Dieu ! je voudrais bien voir un journal qui refuse à ses abonnés ce que ceux-ci lui demandent. (...)

Je me suis donc abonné au Gil Blas, pour me rendre compte. J'y ai lu des articles charmants, par exemple des chroniques de M. Théodore de Banville, d'une grâce lyrique, les nouvelles si fines et si gaies de M. Armand Silvestre, les études colorées de M. Richepin ; voilà trois poètes dont la compagnie est fort honorable. Il est vrai que le reste de la rédaction est moins littéraire. »

— Émile Zola, De la critique : la Littérature obscène, août 1880 [5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BNF
  2. Paru dans le Gil Blas du au
  3. Œuvres de et sur Ludovic de Vaux, Ludovic Baron de Vaux et Étienne-Ludovic Le Grand, Bon de Vaux, sur la base de données bibliographiques en ligne WorldCat.
  4. Éditions L'Harmattan, 1997, ISBN 2738466176
  5. De la critique : la Littérature obscène - Œuvres complètes, p. 218 disponible sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]

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