Esquibien

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Esquibien
Le port de Sainte-Evette(embarcadère pour l'île de Sein).
Le port de Sainte-Evette
(embarcadère pour l'île de Sein).
Blason de Esquibien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont-Croix
Intercommunalité Communauté de communes du Cap-Sizun
Maire
Mandat
Didier Guillon
2014-2020
Code postal 29770
Code commune 29052
Démographie
Gentilé Esquibiennois, Esquibiennoise
Population
municipale
1 598 hab. (2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 33″ N 4° 33′ 41″ O / 48.025833, -4.56138948° 01′ 33″ Nord 4° 33′ 41″ Ouest / 48.025833, -4.561389  
Superficie 15,42 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune d'Esquibien

Esquibien [ɛskibjɛ̃] (en breton : An Eskevien) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Esquibien est une commune du Cap Sizun, située dans le sud-ouest du département du Finistère, juste à l'ouest d'Audierne et littorale de l'Océan Atlantique. Elle possède 4 plages : le Pouldu, Sainte Evette, Pors Péré et Trez Goarem : les trois premières sont abritées ds vents d'ouest et sures, la quatrième plus sauvage et plus dangereuse[1]. Les dunes du Trez Goarem sont protégés par le Conservatoire du littoral français. La commune fait 6 560 mètres du Nord au Sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le nom d'Esquibien provient du breton eskibien qui signifie "évêque". La paroisse est citée pour la première fois en 1110 ; son nom est orthographié "Esquebyen" en 1317 et en 1368, Esquibien en 1498. Elle aurait auparavant fait partie de la grande paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff. Esquibien dépendait de l'évêché de Cornouaille. Audierne fut longtemps une simple trève d'Esquibien et n'en fut séparée que lors de la création des communes lors de la Révolution française[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le bourg était situé au XVIIe siècle sur les dunes de Trez goarem, dans le sud de la commune, avant un vague détruise tout le bourg, obligeant aussi à déplacer le centre bourg et l'église plus au nord de la commune.

Révolution française[modifier | modifier le code]

René Grascoeur[3], alors recteur d'Esquibien, prêta d'abord serment, devenant donc prêtre constitutionnel, mais se rétracta ensuite et fut alors poursuivi comme prêtre réfractaire, mais resta ensuite recteur d'Esquibien jusqu'à sa mort en 1807[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'occupation allemande commence le 20 juin 1940 à Esquibien. Dès 1942, l'organisation Todt édifie de part et d'autre de la ria du Goyen deux bastions, l'un à l'est sur la rive gauche à Beg ar Grougn en Plouhinec, l'autre à l'ouest sur la rive droite à Lezongar en Esquibien qui comprend une quinzaine de casemates et où s'installent environ 300 soldats allemands[4].

Le 5 août 1944, face à l'approche des troupes américaines, les Allemands abandonnent Audierne, endommageant par des mines qu'ils font exploser avant leur départ les quais du port, et se réfugient à Lezongar. Le lendemain les canons de Lezongar bombardent Audierne et les Allemands, ainsi que des armée Vlassov, tentent en vain de reprendre la ville, renonçant après 5 heures de combats violents. Le 8 août 1944, les Allemands qui occupaient la station radar de Lescoff et les autres installations militaires situées près de la Pointe du Raz se réfugient à leur tour à Lezongar après avoir incendié le sémaphore ainsi que l'hôtel du Raz de Sein. Le 14 août 1944, un commando venu de Brest renforce la garnison de Lezongar après avoir débarqué sur la plage de Pors Lesven en Beuzec-Cap-Sizun et le 25 août 1944, les Allemands de la place forte de Beg ar Grougn l'abandonnent et se réfugient à leur tour à Lezongar. Le 26 août 1944, les Allemands, qui manquent de nourriture, tentent une sortie afin de permettre à environ 300 d'entre eux de gagner le réduit allemand de la presqu'île de Crozon, mais ils sont attaqués par environ 400 résistants : les combats près de la plage de Pors Lesven durent environ 8 heures et font plusieurs morts dans les deux camps et environ 250 allemands sont faits prisonniers et conduits à Pont-Croix. Une erreur tragique fait périr six résistants mitraillés par l'aviation américaine sur la route de Douarnenez. Lezongar est alors totalement assiégé par 500 à 600 résistants FFI venus de toute la région du Cap Sizun et leurs différentes tentatives de sortie les jours suivants échouent. Alors que les garnisons allemandes de Brest et de la presqu'île de Crozon se rendent le 18 septembre 1944, les Allemands réfugiés à Lezongar poursuivent les combats jusqu'au 20 septembre 1944 et ne se rendent que dans l'après-midi après avoir été attaqués dès le matin par des chars américains venus de Brest. Environ 300 soldats allemands sont faits prisonniers, conduits à pied jusqu'à Audierne où ils sont embarqués dans des GMC des troupes américaines. Lezongar fut le dernier bastion allemand à être libéré dans le Finistère[4].

En août et septembre 1944, des combats navals se sont aussi déroulés en Baie d'Audierne non loin d'Esquibien à plusieurs reprises : dans la nuit du 11 au 12 août 1944, trois navires allemands sont attaqués par des destroyers anglais et canadien et en partie endommagés, l'un d'entre eux s'échouant ensuite près de Tréguennec face à l'usine allemande de galets ; le 17 septembre 1944, un navire anglais qui ouvrait le feu sur le réduit allemand de Lezongar est endommagé par la riposte allemande[4].

Yves Normant, d'Esquibien, fut déporté au camp de concentration de Neuengamme en août 1944 ; il est mort en avril 1945, à l'âge de 24 ans, au camp de concentration de Wöbbelin situé à Ludwigslust (dans l'actuel land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale en Allemagne)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Onneau, au Bourg. Elle date de la seconde moitié du XVIe siècle. Saint Onneau, patron d'Esquibien, est un saint totalement inconnu qui pourrait être en fait saint Goueznou, mais cela reste à prouver.
  • La Chapelle Sainte Edwette, dédiée à sainte Évette, patronne des pêcheurs de la Baie d'Audierne ; elle est située à l'est de la Pointe de Lervily, près de la plage, au lieu-dit « Porz-Landrevet ».
  • La Chapelle Sainte Brigitte. Jadis à Lannuign dans la commune voisine de Beuzec-Cap-Sizun, elle fut transportée en 1651 à Traon-Landugentel.
  • La Chapelle détruite : Chapelle Saint-Onneau, à Trez-Goarem. La fontaine, rebâtie en 1648 a disparu.
  • 30 lavoirs
  • 75 villages
  • 25 fontaines
  • 16 calvaires
  • Le phare de Lervily, sur la pointe du même nom
  • Les plages de la commune
  • Les dunes de Trez goarem

Économie[modifier | modifier le code]

Manoir du XIXe siècle aménagé en chambres d'hôtes

Grâce à la baie d'Audierne et à la proximité de l'île de Sein dont le port de Sainte-Evette constitue le point d'embarquement, Esquibien vit aussi du tourisme.

  • La piscine du Cap Sizun est situé au nord de la commune
  • Boulangerie, bars, restaurants, hôtel, laverie, coiffure, centre de voile et de plonger, station d'essence, kiné...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Bearna(Irlande) (Irlande)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête du goémon, dernier dimanche de juillet : démonstrations de métiers anciens, remontée du goémon sur la lande, brûlage, musique bretonne.
  • Fest-Noz du bourg (le 14 août selon l'année).
  • Fête de la soupe en Automne

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 341 1 387 1 199 1 528 1 599 1 697 1 759 1 900 2 007
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 990 2 078 2 074 2 001 2 077 2 141 2 106 2 247 2 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 520 2 644 2 529 2 317 2 198 2 131 2 151 2 020 2 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 011 1 955 1 957 1 970 1 911 1 611 1 556 1 548 1 598
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.esquibien.fr/index.php?page=les-plages
  2. a et b http://www.infobretagne.com/esquibien.htm
  3. Né le 19 décembre 1748 à Saint-Bihy en Le Haut-Corlay, décédé le 4 août 1807
  4. a, b et c http://memoire.audierne.free.fr/chronologie_des_evenements/index.html
  5. http://www.letelegramme.fr/finistere/capsizun/deportation-le-devoir-de-memoire-29-04-2014-10146288.php
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude-Alexis Grenot, Quelques mots sur le lieu-dit Trez-Goarem en Esquibien, impr. de J.-B. Lefournier aîné, Brest, 1871, 20 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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