Cendrillon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cendrillon (homonymie).
Cendrillon
Image illustrative de l'article Cendrillon
Illustration de 1867 de Gustave Doré.
Conte populaire
Titre Cendrillon
Autre(s) titre(s) Aschenputtel, Cinderella, la Cenerentola
Folklore
Genre Conte de fées
Aarne-Thompson AT 510 A (« Héroïne persécutée »)
Région Asie, Moyen-Orient
Extension Europe
Amérique du Nord
Version(s) littéraire(s)
Publié dans Giambattista Basile (Le conte des contes)
Charles Perrault (Contes de ma Mère l’Oie),
Jacob et Wilhelm Grimm (Contes)
Illustrateur(s) Gustave Doré, etc.

Cendrillon est un conte populaire et le nom du personnage central. L'Occident connaît surtout cette histoire à travers les versions fixées par Giambattista Basile dans La Cenerentola , Charles Perrault dans Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre et par les frères Grimm dans Aschenputtel (de). Il existe cependant une multitude de versions de par le monde, dont certaines peuvent être très différentes de celles connues en Occident.

Un conte-type omniprésent[modifier | modifier le code]

Comme pour beaucoup d'histoires appartenant avant tout au patrimoine oral, on retrouve ce conte-type de l'enfant passant des cendres au trône un peu partout à travers les époques et les cultures[1].

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Parmi les multiples versions antiques du conte que l'histoire littéraire a retenues il y a celle-ci, retranscrite au IIIe siècle par Claude Élien : l'auteur raconte l'histoire de Rhodope, une jeune Grecque embarquée en Égypte comme esclave. Un jour, un aigle lui vola une de ses pantoufles alors qu'elle était au bain. L'oiseau laissa tomber la pantoufle aux pieds d’un pharaon nommé Psammétique (sans préciser duquel il s’agit, mais ce détail est naturellement superflu) ; celui-ci, frappé de stupeur par la délicatesse de la pantoufle, promit d'épouser la femme à qui elle appartenait.

Mais vraisemblablement Élien ne faisait que reprendre une légende déjà contée par Strabon au sujet de la pyramide de Mykérinos dont il rappelle que certains auteurs disaient que c'était le tombeau d'une courtisane nommée Rhodopis (Yeux de rose) :

« Un jour, comme elle était au bain, un aigle enleva une de ses chaussures des mains de sa suivante, et s'envola vers Memphis où, s'étant arrêté juste au-dessus du roi qui rendait alors la justice en plein air dans une des cours de son palais, il laissa tomber la sandale dans les replis de sa robe. Les proportions mignonnes de la sandale et le merveilleux de l'aventure émurent le roi; il envoya aussitôt par tout le pays des agents à la recherche de la femme dont le pied pouvait chausser une chaussure pareille; ceux-ci finirent par la trouver dans la ville de Naucratis; et l'amenèrent au roi qui l'épousa et qui, après sa mort, lui fit élever ce magnifique tombeau[2]. ».

En Asie[modifier | modifier le code]

L'histoire de Ye Xian, tirée d'un recueil de contes chinois du IXe siècle, le Youyang Zazu, possède de nombreuses similitudes. De même, on peut retrouver des trames semblables dans plusieurs des Mille et Une Nuits, ou dans l'histoire de Chūjō-hime, parfois surnommée la Cendrillon japonaise. Adhémard Leclère a publié deux versions du conte : l'une cambodgienne qu'il compare à une versin annamite ; l'autre collectée chez les Chams[3]. Dans le dessin animé japonais Dragon Ball Z de Akira Toriyama et produite par Tōei Animation, il est mentionné la formule magique de 1950 du film Cendrillon produit par Walt Disney et dite par la fée marraine, à savoir « Babidi Bibidi Boo » au travers de 3 personnages nommés ainsi. Il est possible que la Tōei Animation ait voulu de par ce fait rendre hommage et à l'héroïne du conte et à ce film en particulier.

En Amérique[modifier | modifier le code]

Le conte d’Oochigeas[4], popularisé dans les années 1990 par une chanson de Roch Voisine, La Légende d'Oochigeas (indian song), est une version des Abénaquis de la Nouvelle-Angleterre, dont on ne peut dire si elle est antérieure ou pas à l’arrivée des colons européens. Bien que situé dans un cadre très « local », les composantes du conte y sont présentes : l’héroïne, Oochigeas (« la petite marquée » par le feu) est la dernière de trois sœurs, elle est confinée à l’entretien du feu qui brûle son visage et ses cheveux (ici, pour cuire des poteries) ; le « prince » est ici un chasseur qui a le pouvoir de se rendre invisible ; la robe somptueuse qui remplace les vêtements sales et brûlés n’est pas ici fournie par une fée ou une intervention surnaturelle, c’est l’héroïne qui se fait un habit invraisemblable d’écorce de bouleau. Les sœurs feignent de voir le jeune homme et sont vite démasquées. Oochigeas, elle, peut voir et donc, épouser le chasseur, après avoir été miraculeusement guérie de ses brûlures par la sœur du chasseur.

En Europe[modifier | modifier le code]

En Europe, Giambattista Basile est le premier à recueillir les histoires de la tradition orale, dans son recueil de contes, Le conte des contes ou Le divertissement des petits enfants. Le conte de la Gatta cennerentola (Chatte des cendres), parue dans le Pentamerone, I, 6, présente Zezolla, fille d'un prince. Le récit, que Perrault a pu lire et épurer, y est plus brutal et détaillé. La baronne d'Aulnoy publie en 1698 dans le recueil Contes nouveaux ou Les Fées à la mode, Finette Cendron, version du conte dans laquelle le merveilleux joue une part très différente.

Le nom de l'héroïne[modifier | modifier le code]

Cendrillon n'est que le surnom de l'héroïne, dérivé du fait qu'elle se repose dans la cendre une fois son travail fini. On ignore son nom réel. Initialement, Javotte, la belle sœur aînée, lui donne un autre surnom, celui de Cucendron, mais la sœur cadette, moins vulgaire, la surnomme simplement Cendrillon, surnom prévalant par la suite sur Cucendron. Par contre, dans la version de l'opéra de Jules Massenet, le père de Cendrillon, Pandolfe, l'appelle Lucette[5]. On suppose alors que c'était son vrai nom, celui donné par ses parents.

Ces deux surnoms sont dérivés du mot cendre, qui a toujours été symbole d'humiliation et de pénitence : la Bible et l'Odyssée font mention de Jérémie se roulant dans les cendres et Ulysse assis dessus. Quant aux pères de l'Église, ils nous montrent les pénitents se couvrant la tête de cendres ou vivant dans la cendre[6].

Mais ce seront essentiellement Charles Perrault en 1697 avec Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre et Jacob et Wilhelm Grimm, en 1812 avec Aschenputtel (de) ou Aschenbrödel qui auront permis au conte de se fixer sous la forme qu'on lui connaît dans l'imaginaire collectif.

Cendrillouse, ou Souillon, est le nom donné à Cendrillon en Acadie[7]. Une version locale a d'ailleurs été publiée par Melvin Gallant sous le nom Cendrillouse en 2011.

Néanmoins, son nom anglais Cinderella résulte d'une traduction « trop facile » de son nom original ; car contrairement à ce que cela pourrait laisser penser, la traduction anglaise exacte de « cendre » n'est pas cinder (qui signifie en fait « escarbille ») mais ash. L’Oxford English Dictionnary précise d'ailleurs que cinder n'a pas la même étymologie que ash. Une autre différence réside dans ce que désigne respectivement l'escarbille et la cendre : la cendre est une matière poussiéreuse et propre résultant d'une combustion complète, alors que l'escarbille est une matière solide et sale résultant d'une combustion incomplète[8].

Comparaison des versions de Charles Perrault et des frères Grimm[modifier | modifier le code]

Illustration d'Elena Ringo.

La version de Charles Perrault, Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre, présente déjà une importante différence avec la version des frères Grimm : le prince tente de retenir l'héroïne en enduisant l'escalier de poix. Dans d'autres versions, l'héroïne laisse intentionnellement tomber sa pantoufle. On observe ici que ces contes sont bien plus anciens que les versions courantes et qu'ils ont été adaptés pour les enfants, alors qu'à l'origine ils servaient à véhiculer un certain nombre de principes. D'autres versions parlent d'un anneau qui n'irait qu'à l'héroïne[9].

Il existe des similitudes avec d'autres contes. On reconnaît bien sûr dans l'image de l'anneau l'empreinte de Peau d'Âne. Dans certaines versions, ce n'est pas une fée marraine qui aide l'héroïne, mais sa mère défunte qui lui apparaît alors sous la forme d'un animal ou d'un arbre. Cependant, l'héroïne reçoit toujours de l'aide, et cela dans toutes les versions.

La plupart des versions sont directement issues des anciennes traditions populaires, dont elles ont gardé des éléments de sagesse. Mais si le thème de la justice du destin est clairement identifiable dans toutes les versions, les conteurs ne sont pas tous d'accord sur le second thème à aborder, à savoir, la punition ou le pardon. Dans la version de Charles Perrault, l'héroïne pardonne à ses belles-sœurs, alors que dans la version des frères Grimm, elles sont doublement punies ; il y a d'une part la mutilation qu'elles se sont infligée pour pouvoir chausser la pantoufle (dans une version écossaise intitulée Rashin Coatie, la belle-mère mutile elle-même ses filles) et d'autre part le fait qu'elles finissent aveugles.

Encore les frères Grimm sont-ils modérés par rapport à la première version allemande, dans laquelle les belles-sœurs sont condamnées à danser avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusqu'à ce que mort s'ensuive. Un tel châtiment (dont la brutalité rappelle que les contes populaires peuvent avoir la vocation morale des apologues et qu'ils mettent en garde contre les tentations du mal) se trouve cependant dans la Blanche-Neige des mêmes frères Grimm.

De même, la version des frères Grimm ainsi que les autres versions plus anciennes de l'histoire, ne précisent pas que l'héroïne doit à tout prix quitter le bal avant minuit. Contrairement à Charles Perrault, les frères Grimm ne font pas emprunter à Cendrillon une citrouille transformée en carrosse, conduite par un rat transformé en cocher, tirée par six souris transformées en chevaux, et entourée par six lézards transformés en laquais. Le choix des lézards provient du fait qu'à l'époque de Charles Perrault, les laquais étaient souvent sujet de plaisanterie à cause de leur paresse. Or, l'image du lézard qui reste immobile sous le soleil a souvent été rapprochée des personnes de nature paresseuse.

Pantoufles de « vair » ou de « verre » ?[modifier | modifier le code]

« Il fit asseoir Cendrillon, et approchant la pantoufle de son petit pied, il vit qu'il y entrait sans peine, et qu'elle y était juste comme de cire ». Illustration de Gustave Doré de 1867

La composition des pantoufles de Cendrillon a fait l'objet d'un débat récurrent en France depuis le XIXe siècle. Paradoxalement, aucun débat n’a eu lieu sur le mot « pantoufle », qui désignait alors comme aujourd’hui des chaussures d’intérieur confortables mais peu élégantes, inimaginables pour aller danser. Selon les retranscriptions et versions de l'histoire, les pantoufles sont successivement de verre, ou de vair (le menu vair, désignant la fourrure d'écureuil gris). Honoré de Balzac met dans la bouche d’un de ses personnages, qui exerce le métier de pelletier, l’affirmation selon laquelle la pantoufle doit se comprendre « en vair », et non « en verre », au motif qu'il ne peut exister de pantoufles en verre. Outre le fait que le merveilleux ne se fonde pas sur la vraisemblance, on se rappellera que Charles Perrault était Académicien, grand spécialiste de la langue française, ainsi qu'en atteste la Querelle des Anciens et des Modernes.

Cendrillon en psychologie[modifier | modifier le code]

Critique psychanalytique de Cendrillon[modifier | modifier le code]

Globalement, le conte met en place l'accession à la reconnaissance paternelle d'un enfant auparavant rejeté grâce à une action montrant au grand jour ses qualités. C'est en soi l'histoire toute banale d'enfants se disputant la préférence parentale, en essayant de se surpasser. Ce qui est reconnu par le père est la bonté ; c'est ce qui en fait un conte moraliste.

Dans une optique plus spécifiquement sexualisante, et dans le cadre d'une critique psychanalytique, on peut estimer que le conte pose deux images fondamentales de la femme tout en essayant de les concilier : l'idéal féminin, sublimé, qui attire tous les regards durant la soirée ; et l'image de la femme simple, sauvage et farouche après minuit. C'est donc par le regard masculin que se dévoile lentement une image épurée de la femme ; image selon laquelle la femme fuit le désir masculin qui la déchoit, lorsque celui-ci semble la « déshabiller du regard », ou la mettre dans son plus simple appareil. Les gravures de Gustave Doré pour les contes de Charles Perrault dévoilent bien cet aspect lors de la scène du bal : regards avides des hommes présents, infinie timidité de la jeune Cendrillon.

Le psychanalyste Bruno Bettelheim donne ainsi son point de vue sur la fameuse « pantoufle de verre », objet de débats sans fin : « Pour que l’épreuve soit convaincante (essayer le soulier), il doit s’agir d’un soulier qui ne s’étire pas, sinon il pourrait convenir à d’autres jeunes filles, les demi-sœurs, par exemple. Ce n’est sans doute pas par hasard que Perrault a choisi des pantoufles de verre… Un petit réceptacle où une partie du corps peut se glisser et être tenue serrée peut être considéré comme le symbole du vagin. Et s’il est fait d’une matière fragile qui peut se briser si on la force, on pense aussitôt à l’hymen ; et un objet qui se perd facilement à la fin d’un bal (…) peut passer pour une image assez juste de la virginité[10]. » Ceci est confirmé par le symbolisme de la chaussure dans les sociétés traditionnelles : se laisser déchausser équivaut à s'abandonner à un homme[11]. Et bien avant la psychanalyse, Jacques Collin de Plancy écrit en 1826 : « On a regardé les petites pantoufles de verre comme une allégorie de la sagesse virginale ; il est certain qu'il y a, dans ce conte beaucoup de morale allégorique. Mais il apprend aux enfans qu'il y a des marâtres ; et les enfans le savent toujours assez tôt[12]. »

D'une manière générale, la chaussure est un symbole lié au « couple idéal » : l'expression trouver chaussure à son pied en est un témoignage, et de nombreuses pratiques superstitieuses étaient en rapport (dans les Pyrénées centrales, les jeunes filles venaient mettre leur pied dans l'empreinte de saint Aventin de Larboust pour trouver un mari).

Le complexe de Cendrillon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Complexe de Cendrillon.

Colette Dowling a été la première à décrire un syndrome basée sur une peur féminine d'être indépendante[13].

Les Cendrillon masculins[modifier | modifier le code]

Selon Luda Schnitzer[14], sur plus de « deux cents versions recensées » du conte dans le monde, « un bon quart » concerne des Cendrillon mâles. Toujours selon elle, l'explication psychanalytique, qu'elle ne rejette pas totalement, ne tient pas compte d'un motif très conscient qu'aurait la marâtre pour faire disparaître sa belle-fille : celui de l'héritage, « qui revient à l'enfant du mari et non à sa seconde femme ou aux enfants de celle-là ». Chez nombre de peuples, « c'est un garçon, un Cendrillon qui devient le souffre-douleur persécuté par sa marâtre » ; « croyez bien qu'il y a pour cela une excellente raison ».

Il existe un conte de la France de l'ouest, entre Aquitaine et Armorique, nommé Le bateau qui va sur mer comme sur terre ou encore Les doués, selon les villages, dont le héros s'apparente à un Cendrillon masculin. C'est un conte à l'intrigue caractéristique : le héros dévalorisé est aidé par un personnage mystérieux reconnaissant qui lui offre un objet magique afin d'obtenir l'objet démesuré de sa quête, en l'occurrence un mariage princier.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Le conte de Cendrillon est un récit d'origine orale, source d'inspiration pour toutes les disciplines artistiques. Il s'est ainsi propagé à travers les siècles et les continents. On dénombre aujourd'hui plus de cinq cents versions différentes. Ainsi, depuis la légende de Rhodope, en passant par sa mise par écrit en Chine au IXe siècle, le conte vietnamien de Bo Than où l'héroïne prie Bouddha, La Chatte cendreuse de l'Italien Giambattista Basile en 1634, l'opéra-comique Cendrillon de Jules Massenet en 1899, ou plus récemment un ballet de Rudolf Noureev, la comédie musicale Cindy de Luc Plamondon, la Cendrillon des temps modernes en 2002. Parmi les adaptations les plus remarquables :

Opéra[modifier | modifier le code]

Ballet[modifier | modifier le code]

  • Cendrillon, ballet qui connut de nombreuses versions de 1813 à nos jours
  • Cendrillon, ballet sur la musique de Prokofiev pour 27 danseurs crée par le Ballet de L'Opéra de Lyon (chorégraphie et mise en scène : Maguy Marin) le 29 novembre 1985, et en tourner depuis.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Cendrillon, comédie pour théâtre de marionnettes de Jean-Baptiste Fronty
  • Cendrillon, réécriture de la pièce partant de la mort de la mère, de Joël Pommerat (2011)
  • Cendrillon, théâtre d'objet, conte musical dansé, créé par la Compagnie Comme Si d’après le texte de Charles Perrault, la musique d'Isabelle Aboulker et les compositions originales de Grégory Veux. Création et mise en scène d'Aurore Déon.(2011)

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Suzanne-aux-coquelicots, ou la pantoufle de Cendrillon, par Arsène Houssaye (1867), où la fée Aurore reprend la pantoufle (en l’occurrence de vair) après la mort de Cendrillon pour en faire bénéficier la jeune et belle Suzanne.
  • La Pantoufle perdue, ou Cendrillon, de Lucien Jacques (conte en vers, 1953)
  • Ella l'Ensorcelée, de Gail Carson Lavine. Cette version offre une explication quant à la docilité de Cendrillon, ici appelée Ella : sa marraine, croyant bien faire, lui a donné le don d'obéissance, l'obligeant à faire tout ce qu'on lui dit.
  • Cendrillon, roman d'Éric Reinhardt
  • Princesses mais pas trop, série fantastique de Jim C. Hines représentant les aventures de Cendrillon, appelée Danielle, après son mariage avec le prince, accompagnée de la Belle au Bois Dormant et de Blanche-Neige qui sont des agents secrets de la reine. Cette série reprend beaucoup de personnages de contes dans les tomes suivants (le Chaperon Rouge, la Petite Sirène...) et s'éloigne de l'apparence innocente des contes en représentant un monde plus adulte.
  • Cinder, premier volume des Chroniques lunaires, série fantastique de Marissa Meyer (2013 pour l'édition française). Dans cette réécriture, Cendrillon est un cyborg (mi-humaine, mi-robot) et évolue au sein d'un monde futuriste. Les tomes suivants mettent en scène d'autres personnages célèbres au sein du même monde, tels que Le petit chaperon rouge, Raiponce et Blanche-Neige.
  • Bewitching, d'Alex Flinn, version moderne de Cendrillon. Dans cette version, Cendrillon, ici Lisette, est la méchante de l'histoire et persécute Emma supposée être l'affreuse demi-sœur et on en apprend plus sur le passé de Kendra (sorcière responsable du sort de la Bête dans un autre roman de l'auteur). Ce livre n'a pas encore été publié en France.
  • La princesse de verre, de Jessica Day George. Deuxième tome d'une série reprenant aussi les contes de fées, Cendrillon, bien qu'étant l'élément déclencheur de l'histoire, n'est pas ici l’héroïne.
  • Charme, troisième tome d'une série littéraire sur les contes de fées. Écrit par Sarah Pinborough, il reprend les contes dans un style New Adult.

Télévision[modifier | modifier le code]

Comédies musicales, Chansons[modifier | modifier le code]

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Attractions[modifier | modifier le code]

  • Dans le parc d'attractions Efteling, le Prince retrouve Cendrillon dans le manoir de la belle-mère dans le Bois des contes.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films d'animation[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

  • University Ever After, une web-série représentant les personnages de conte à l'université.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sous la cendre : figures de Cendrillon, anthologie établie et postfacée par Nicole Belmont et Élisabeth Lemirre, Paris, José Corti, « Merveilleux », 2007.
  2. Géographie, XVII,I,4 (traduction G. Perrot).
  3. La chronique "Le conte de Cendrillon chez les Chams et autres contes du Cambodge collectés par Adhémar Leclère" sur Biblioweb
  4. [1] (en anglais).
  5. http://www.ascolti.cz/Jules%20Massenet/Cendrillon.htm
  6. Charles Perrault, Contes (introduction, notices et notes de Catherine Magnien), Éditions Le Livre de Poche Classique
  7. Jurgita Mataciunaite, « L'Art du conte en Acadie ». Une exposition présentée au Musée acadien de l’Université de Moncton, du 15 juin au 31 octobre 2011. Réalisation : Ronald Labelle et Robert Richard », Rabaska : revue d'ethnologie de l'Amérique française, vol. 9,‎ 2011, p. 345-347
  8. Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées p. 317
  9. G. Massignon, Contes de l'Ouest, in Paul Delarue et Marie-Louise Ténèze, Le conte populaire français, Tome II, Paris, Maisonneuve et Larose, 1977
  10. Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont éd., Paris, 1976 (1976) rééd.1999 : ISBN 2-266-09578-1.
  11. Pierre Lafforgue, Petit Poucet deviendra grand, 1995, Mollat, Bordeaux ; 2002, Petite Bibliothèque Payot, citant Césaire Daugé, Le Mariage et la famille en Gascogne, Picard, 1916
  12. Commentaire de Collin de Plancy sur Cendrillon
  13. (en) Colette Dowling, The Cinderella Complex: Women's Hidden Fear of Independence, New York, Simon and Schuster,‎ 1990 (ISBN 978-0-671-73334-6)
  14. Luda Schnitzer, Ce que disent les contes (p. 12 et p. 97-98), Éd. du Sorbier, 1985 (ISBN 2-7320-0010-8). La thèse générale de l'auteur, exposée dans son Introduction est, d'une part, qu'il ne faut pas chercher à expliquer les contes sous un seul angle, le conte ayant de nombreuses « facettes » (« la spécialisation augmente l'acuité visuelle, mais rétrécit le champ de la vision » ; « la psychanalyse, basée sur les structures de la société indo-européenne et issue de la morale judéo-chrétienne ne vaut, en général, que pour le monde occidental ») ; d'autre part, qu'il y a une grande différence entre le conte sous sa forme populaire orale (à laquelle elle s'intéresse plus particulièrement) et sous sa forme littéraire, retranscrite ; enfin, que des contes a priori similaires peuvent être interprétés différemment par des peuples de cultures différentes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la cendre : figures de Cendrillon, anthologie établie et postfacée par Nicole Belmont et Élisabeth Lemirre, Paris, José Corti, « Merveilleux », 2007. (ISBN 978-2-7143-0957-0)
  • Gilles Bizouerne, Histoires de Cendrillon racontées dans le monde, Syros Jeunesse, collection Tour Du Monde D'un Conte (ISBN 2748505727)
  • Hermann Hochegger, Cendrillon en Afrique : versions zaïroises proches des contes de Grimm (traditions orales de 1906 à 1993), Bandundu (Zaïre), Ceeba,‎ 1993 (OCLC 31922579)
  • Trois Noisettes pour Cendrillon. Tri Oriski pro Popelku. 1976 (présentation en ligne)
  • Paul Delarue, À propos de la pantoufle de Cendrillon, Bulletin de la Société française de mythologie, no 5, janvier-mars 1951, p. 24
  • "Quand Cendrillon épouse Barbe Bleue" aux Éditions l'Harmattan, septembre 2008, Paris, par Adjo Saabie

Liens externes[modifier | modifier le code]