Courlis cendré

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Numenius arquata

Description de cette image, également commentée ci-après

Courlis cendré (Numenius arquata)

Classification (COI)
Règne Animalia
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Scolopacidae
Genre Numenius

Nom binominal

Numenius arquata
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Le Courlis cendré (Numenius arquata) est une espèce de limicoles appartenant à la grande famille des scolopacidés. C'est celui des courlis qui habite l'espace le plus étendu, puisqu'il se reproduit dans toute l'Europe tempérée et l'Asie. On en a même aperçu en Nouvelle-Écosse. En Europe on le nomme souvent simplement courlis.

Description[modifier | modifier le code]

C'est le plus grand limicole de son genre, avec une longueur de 50-57 centimètres et une envergure de 1 m. Il est principalement d'un marron grisâtre, avec un arrière-train blanc et un bec très long et courbé (plus long chez la femelle adulte). Il est généralement craintif. Le cri familier dont cet oiseau tire son nom est un courli-i retentissant.

La seule espèce qui lui ressemble sur la plus grande partie de son habitat est le Courlis corlieu. Celui-là est plus petit, avec un bec plus court présentant une sorte de pliure plutôt qu'une courbe régulière.

Le Courlis eurasien est une des espèces auxquelles s'applique l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie. Sa chasse vient d'être autorisée en France en 2012[1].

Courliscendre Sylvain Haye.jpg

Distribution[modifier | modifier le code]

Le Courlis cendré se reproduit de l’Europe occidentale au Cercle arctique et à la Mandchourie centrale. Il hiverne surtout le long des côtes de l’Islande à l’Afrique du Sud, au Japon et aux Philippines.

C'est une espèce migratrice dans la plus grande partie de son habitat, hivernant en Afrique, en Europe du Sud et en Asie du sud. Il est présent toute l'année dans le climat plus doux de l'Irlande, de la Grande-Bretagne et des côtes européennes voisines. Il est extrêmement grégaire en dehors de la période de reproduction.

Reproduction en France[modifier | modifier le code]

Oeuf de Numenius arquata - Muséum de Toulouse

Il se reproduit de mars à mai, dans des prairies à végétation assez basse, tourbières. La femelle pond dans un nid rudimentaire à même le sol, 3 à 5 œufs de couleur brun olive tachetés. L’incubation dure environ 28 jours. Les jeunes sont nidifuges et très souvent élevés par le mâle. Ils volent et sont indépendants au bout de 32 à 38 jours. Il niche en faibles effectifs en France, principalement dans l’Ouest, le Centre Ouest, du Rhône à l’Alsace en passant par la Champagne.

Hivernage en France[modifier | modifier le code]

Le Courlis cendré présente en France une distribution hivernale essentiellement littorale avec des effectifs tendant à la stabilité au cours de la période 1975-2000.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Tout le long de l’année, le régime alimentaire comporte des annélides, des insectes, des crustacés, des mollusques, des baies et des graines, occasionnellement des vertébrés comme des petits poissons, des amphibiens, des lézards, des jeunes oiseaux (et probablement des œufs) et de petits rongeurs.

En hivernage sur le littoral, au cours de la journée, les rythmes d'alimentation des oiseaux varie d'un site à l'autre. Des différences importantes furent mises en évidence dans le rythme d’activité des oiseaux : alors que dans l’estuaire de la Somme les courlis consacrent une faible part de la période diurne à l’alimentation, tel n’est pas le cas dans l’estuaire de la Seine où cette activité est très régulière durant la journée et suit le rythme des marées[2].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des trois sous-espèces suivantes :

  • Numenius arquata arquata (Linnaeus) 1758
  • Numenius arquata orientalis C.L. Brehm 1831
  • Numenius arquata suschkini Neumann 1929

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Radisson, « Deux espèces de la liste rouge de l'UICN deviennent chassables », Actu-Environnement,‎ 2 février 2012 (consulté le 2 février 2012)
  2. comportement alimentaire en hivernage (Ponsero et al., 2008).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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