Marimont-lès-Bénestroff

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Marimont-lès-Bénestroff
Église de Marimont-lès-Bénestroff (1777)
Église de Marimont-lès-Bénestroff (1777)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Château-Salins
Canton Canton d'Albestroff
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Marcel Amps
2014-2020
Code postal 57670
Code commune 57446
Démographie
Population
municipale
45 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 24″ N 6° 47′ 02″ E / 48.89, 6.7839 ()48° 53′ 24″ Nord 6° 47′ 02″ Est / 48.89, 6.7839 ()  
Altitude Min. 239 m – Max. 330 m
Superficie 3,99 km2
Localisation

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Marimont-lès-Bénestroff

Marimont-lès-Bénestroff est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Moricho + berg "mont"[1].
  • Ancien noms[2]: Morsperch (1266), Morespert (1291), Moersberg (1298), Moresperch (1300), Morpach (1401), Morpec (1481), Molzberg (1490), Merspurg (1525), Mersprich (1571), Morsperg (1594), Mersperg (1606), Morsprich (1616), Marimont ou Morsperg (1710), Marimont (1793), Morsberg (1915-1918).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Du Moyen Âge à la fin de l’indépendance Lorraine

Le petit village de Marimont-lès-Bénestroff, ancien fief du Bailliage d'Allemagne, était doté au Moyen Âge d'un puissant château fort, siège d’un vaste comté. La plus ancienne mention de Marimont-lès-Bénestroff (Morsberg) et de son château pourrait se trouver dans une charte de l’évêque Enguerrand de Metz[3] datant de l’an 787. Stoffel[4], et la plupart des auteurs contemporains admettent que «Walo quæ est juxta Morsperc castrum in Elisacia » fait référence à Vahl-lès-Bénestroff près de l’actuel Marimont-les-Bénestroff. L’authenticité de ce document est cependant contestée.

Quoi qu’il en soit, Marimont semble avoir été dès l’époque carolingienne un important domaine royal qui fut apporté en dot à Frédéric Ier de Bar par Béatrice de France à l’issue de leur mariage en 954[5].

Au XIe siècle la seigneurie passa par héritage au comte Adalbert de Mörsberg puis à la puissante maison des comtes de Sarrebruck avant d’être partagée entre ses branches cadettes les comtes de Linange (Leiningen) et de Deux-Ponts (Zweibrücken).

En 1297 le comte Eberhard de Deux-Ponts céda sa part de Marimont, de Sarreguemines et de Lindre au duc Ferry III en échange du comté de Bitche.

Passé sous la suzeraineté des ducs de Lorraine, le château de Marimont fût de 1313 à 1507 le siège d’une importante châtellenie ducale [6].

En 1534, le duc Antoine de Lorraine donne la seigneurie de Marimont en fief à Jean de Braubach, capitaine de Sarreguemines, pour le remercier des services rendus pendant la Guerre des paysans. À cette époque le château féodal était déjà en ruines.

Au XVIIe siècle la seigneurie appartenait à la famille Bertrand qui avait été anoblie par le duc Antoine de Lorraine en 1510. En 1609, Didier Bertrand, gouverneur des salines de Dieuze, obtint du duc Henri II de Lorraine l’autorisation de porter le nom de Marimont[7]

La Guerre de Trente Ans qui dévasta la toute la Lorraine n’épargna pas le village de Marimont qui ne comptait plus que 8 habitants en 1669.

En 1701, la seigneurie appartenait à Francois Claude de St Félix, chambellan du duc Léopold et en 1764 à la famille d’Euskerke de Boroger.

Conformément aux dispositions du Traité de Vienne (1738), le Duché de Lorraine perd son indépendance et sa souveraineté en 1766 à la suite du décès du duc Stanislas Leszczyński. Le village de Marimont est alors rattaché à la Province de Lorraine et ses habitants deviennent sujets du roi de France.

  • De la révolution Française aux conflits du XXe siècle

Le cahier de doléances[8] de la commune a été rédigé le 15 mars 1789 par François Marchal, maire de Marimont. Les habitants se plaignent surtout de la lourdeur des taxes sur le sel et de la cherté du bois due à la concurrence des salines. La construction d’une nouvelle église en 1777 est à l’origine de litiges avec le seigneur du lieu, les décimateurs ayant refusé de participer aux frais.

En 1790 la Province de Lorraine est découpée en départements et la commune est rattachée à la Meurthe.

Linguistiquement, cette commune était germanophone et francophone en 1843[9].

En 1871, Marimont est annexé à Empire allemand en vertu du traité de Francfort. Elle fait alors partie du Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen. La commune conserva cependant son nom français jusqu’en 1915, date à laquelle elle dut reprendre le nom germanique de Morsberg qui avait été le sien au Moyen Âge.

Conformément à l’article 27 du Traité de Versailles, Marimont est réunie à la France en 1919. Le village reprend son nom français et est rattaché au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du Bezirk Lothringen.

De 1940 à 1944, le département de la Moselle est occupé par l’Allemagne et annexé de facto au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. Le village est rebaptisé Morsberg et connait une des périodes les plus sombres de son histoire.

A la libération Marimont reprend le nom de Marimont-lès-Bénestroff.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2001 Roland Schultz    
mars 2001   Marcel Amps    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 45 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
130 149 186 210 175 202 183 185 164
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
156 160 150 141 139 121 114 115 111
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
129 121 103 88 75 75 43 49 51
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
50 51 52 53 45 48 45 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Ancienne motte castrale, traces du château fort.
  • Nouveau château-ferme XVIIIe siècle

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis XVIIIe siècle : autel XVIIIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Negre
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  3. Dom CALMET : Histoire de Lorraine, preuves, tome I, col. 293, première édition
  4. J. G. STOFFEL : De l’ancienneté du château de Marimont (Mörsperg), en Alsace. Le Bibliographe alsacien : gazette littéraire, historique, artistique, 1869 (4) p. 204-207, éditions Berger-Levrault Strasbourg, ISSN 20152027
  5. Die Alten Territorien des Bezirkes Lothringen nach dem Stande vom 1. janvier 1648. II. Theil, Straßburg 1909 p. 315-323
  6. Henri Lepage : Les Communes de la Meurthe: journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, Publié par A. Lepage, 1853 p. 738-740
  7. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles : Dictionnaire universel de la noblesse de France. Troisième tome, Paris, 1821, p. 69
  8. Charles ETIENNE : Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789. Première série, Département de Meurthe-et-Moselle. Tome 2, Cahiers du bailliage de Dieuze, Imprimerie Berger-Levrault, Nancy 1912 p. 234-241
  9. Henri Lepage - Le département de La Meurthe : statistique, historique et Administrative - Volume 2 - 1843
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011