Haselbourg

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Haselbourg
Image illustrative de l'article Haselbourg
Blason de Haselbourg
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Phalsbourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Phalsbourg
Maire
Mandat
Michel Wittmann
2014-2020
Code postal 57850
Code commune 57300
Démographie
Population
municipale
322 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 10″ N 7° 12′ 21″ E / 48.6861, 7.2058 ()48° 41′ 10″ Nord 7° 12′ 21″ Est / 48.6861, 7.2058 ()  
Altitude Min. 225 m – Max. 501 m
Superficie 6,11 km2
Localisation

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Haselbourg est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Village à pic au-dessus de la vallée.
  • Ecarts et lieux-dits: Kaiserhof, Schacheneck, Sparsbrod.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Hetzelo + burg[1]. Ou Le nom de lieu dériverait du mot celtique Aïs. Signifie «lieu fortifié».
  • Aschowa (VIIe siècle), Halbessurt (1050), Hasselburg (1576), Haselburg (1594), Hazelbourg (1719), Haselburg (1751), Hasselbourg (Cassini), Haselbourg (1793), Hazelbourg (1801).
  • Hoselbuerch en francique lorrain

Sobriquet[modifier | modifier le code]

  • Die Bohnen (les haricots)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Fondation Romaine et fut pendant plusieurs siècles une base militaire.
  • Village détruit par François von Sickingen et reconstruit en 1568 par le comte palatin Jean de Veldenz.
  • Vendu à la France en 1593.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 2005 Raymond Schenesse    
2005 en cours Armand Ramm    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
418 449 504 621 662 612 588 546 604
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
520 529 474 483 452 426 425 401 391
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
391 400 362 341 313 299 306 306 262
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
265 290 299 351 305 315 322 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Site romain.
  • Castel romain.
  • Traces d'une voie romaine : armes, poteries, tombeaux, restes d'une statue de Mercure dans le mur de l'église.
  • Mur défensif construit en grand appareil de grès (visible à la suite de travaux, en bordure de sentier), barrant le rétrécissement naturel du plateau portant le village, qualifié de "camp romain" dans l'arrêté de protection. Dans sa partie centrale, au départ de la rue Principale, il forme une levée en arc de cercle haute de plus de 10 mètres.
  • Borne Saint-Martin et menhir, appelé la pierre Saint-Martin dans la forêt du Kempelet forêt du Kufberkopf. Borne forestière dressée à 490 m d'altitude, aujourd'hui à la limite des communes de Dabo et d'Haselbourg d'une part et de Haegen d'autre part ; en limite de la forêt de l'abbaye de Marmoutier avant la Révolution. Elle porte deux dates : 1750 et 1828 (abornement de la forêt voisine "de Lamarck") , un numéro "223" (abornement de la forêt domaniale d'Haselbourg en 1857) et l'inscription "Martin Stein". Elle est érigée au lieu-dit la Pierre Saint-Martin (en référence au saint patron de Marmoutier) , appelé aussi Gedeckter Markstein ou Gedeckerter Martinstein (pierre-borne couverte) ensemble de deux blocs de rochers de forme triangulaire réputés localement pour être, selon les uns les restes d'une "table géante", selon les autres une sépulture mégalithique. Le premier, haut de 155 cm (la=220 ; pr=45) , porte plusieurs croix gravées et l'inscription "St Martin Stein, 1747" ; le second, haut de 115 cm (la=155 ; pr=40) ne porte aucune inscription. L'ensemble peut être rapproché du Sattelfels, au nord-est du territoire de la commune voisine de Dabo : menhir devenu une borne aux armoiries de l'abbaye de Marmoutier et portant aussi la date de 1747.

Spécificités :

Ce village est construit en forme circulaire autour d'un oppidum romain. Une vue aérienne est très spectaculaire. Il est aussi l'un des rares villages a n'a pas avoir été touché par les deux grandes guerres

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Eglise paroissiale Saint-Louis avec grotte de Lourdes, construite de 1850 à 1851. Le bâtiment est alors (en 1855) couvert en bardeaux. L'église fait l'objet d'importants travaux en 1882-1883. Elle s'élève au même emplacement que l'édifice précédent qui avait reçu en 1728 la bénédiction du curé de Kuttolsheim et avait été érigée en succursale en 1802. Elle est entourée du cimetière dont la croix date de 1733. Le mur de clôture a été refait en 1932 (date portée) autel XVIIIe siècle
  • Ruines de la chapelle Saint-Hilaire puis chapelle Saint-Fridolin, près de Schacheneck construite au Haut Moyen Age. La vie de saint Fridolin, missionnaire irlandais (mort en 514), signale la construction dans les Vosges d'un monastère sous le vocable Saint-Hilaire, en l'honneur du patron de l'abbaye Saint-Hilaire de Poitiers dont il avait été abbé. Le bâtiment actuel, à vaisseau unique et chœur rectangulaire, est situé dans la vallée de l'Andlau (nom manifestement dû à l'abbaye du même nom possessionnée en ce lieu) , à proximité d'une voie considérée comme "romaine". Il ne remonte pas au-delà du XIIIe siècle ou XIVe siècle à en juger par les seuls éléments architecturaux datables, des nervures d'une voûte d'ogives scellés à droite du chœur, baptistère antique.
  • Presbytère construit en 1869, date portée par le linteau de la porte piétonne, à la suite d'une décision prise en 1863, reconstruit en 1872-1875 après dommages de guerre, importants travaux de menuiserie en 1886.
  • Fontaine de dévotion Saint-Fridolin (dont l'eau aurait des propriétés médicinales).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. paysdephalsbourg.fr - Haselbourg
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011