Lezey

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Lezey
Image illustrative de l'article Lezey
Blason de Lezey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Château-Salins
Canton Vic-sur-Seille
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Christian Henrion
2014-2020
Code postal 57630
Code commune 57399
Démographie
Population
municipale
99 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 10″ N 6° 37′ 47″ E / 48.7528, 6.6297 ()48° 45′ 10″ Nord 6° 37′ 47″ Est / 48.7528, 6.6297 ()  
Altitude Min. 200 m – Max. 262 m
Superficie 7,51 km2
Localisation

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Lezey est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la route de Château-Salins à Sarrebourg. Les principaux écarts sont les fermes de la Haute-Récourt et de la Basse-Récourt.

La commune est traversée par un affluent de la Seille : le Nard, elle fait partie du Saulnois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La toponymie de la commune vient du nom de personne latin Lisius avec le suffixe -acum[1].
  • Dom Calmet, qui avait relevé l'ancienne dénomination Alzey proposait lui une origine de l'allemand Altzey (vieil étang)[2]. Au fil des années elle s'est nommée[3]: Lizeis (1192), Lezey (1290), Lieizei (XIIe), Litzingen (1473)[4], Lezay ou Layzay (1719), Lezey (1793), Litzingen (1915–1918 et 1940–1944).

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé les traces d'une imposante villa gallo-romaine.

Au Moyen Âge, c'était un fief de l'abbaye cistercienne de Haute-Seille (Cirey-sur-Vezouze) et de l'abbaye de Remiremont qui l'échangea contre d'autres possessions à l'abbaye de Salival[2]

Un acte rédigé vers 934 par l'abbesse de Remiremont Gisèlle fait allouer de l'argent pour célébrer la mémoire des habitants de Lezey qui auraient été mis à mort par des troupes étrangères[2].

L'abbaye de Salival exploita la salines de Saléaux, située à la frontière avec la commune de Ley. En 1268 elle est cédée à l'évêché de Metz. Elle était alimentée en bois par le canal de flottage de Moyenvic, qui suivait le lit du Nard depuis les étangs de Donnelay et d'Ommeray[5].

Lezey appartenait au temporel de l'évêché de Metz.

Le village est totalement détruit pendant la Guerre de Trente ans, on a retrouvé par la suite les ruines de deux châteaux et des restes d'habitations éparses qui laissent supposer que le village était jadis plus étendu[6].

Avant 1661 Lezey appartient à la prévôté d'Einville, puis le traité de Vincennes entre Louis XIV et Charles IV de Lorraine du 28 février 1661 prévoit la cession à la France d'un chenal d'une demi-lieue de large entre Metz et Phalsbourg. La commune devient alors une possession française et fait partie du bailliage de Sarrebourg.

Par la suite, la bourgade dépend du bailliage de Sarrelouis et de la généralité de Metz, elle reste régie conformément à la coutume de Lorraine.

En 1790 Lezey appartenait au canton de Marsal, en 1801 au canton de Vic.

Au nord-ouest du village une tour de Chappe a été en service entre 1798 et 1852. Elle servait de relais entre Vic-sur-Seille et Marimont sur la ligne Paris-Strasbourg[7].

En 1820, la commune faisait 798 hectares sur lesquels 527 étaient consacrés aux labours, 167 aux prairies, et 3 aux vignes. Elle comptait 230 habitants, représentants 46 foyers. Le bourg comptait 42 maisons et un moulin. On y extrayait de la tourbe et la commune de Ley était alors une annexe[6].

Il s'est nommé Litzingen pendant l'annexion allemande de 1870-1918.

En 1944 il a été le siège de la bataille de char d'Arracourt.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 mars 1995 Rémi Cabocel    
mars 1995 mars 2001 Alain Messe    
2001   Christian Henrion    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 99 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 238 207 240 229 316 306 330 311
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
291 296 269 268 251 241 231 235 219
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
215 180 162 150 148 147 98 117 128
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
131 112 110 91 99 115 118 102 99
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Possédait deux châteaux détruits pendant la Guerre de Trente ans
  • Fermes XVIIIe et XIXe siècles.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Rémi : nef XIIe siècle, chœur carré XVe siècle avec oculus, clocher 1750, portails latéraux roman et flamboyant 1527

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Larousse 1963
  2. a, b et c Notice de la Lorraine, Augustin Calmet, 1840
  3. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe p 98, Henri Lepage, 1862
  4. Die Fränkischen und Alemannischen Siedlungen in Gallien Par Adolf Schiber
  5. Dictionnaire hydrographique de la France, Antoine Louis Théodore Ravinet 1824
  6. a et b Statistique administrative et historique du département de la Meurthe, 1822 Louis-Antoine Michel
  7. Ligne Paris- Metz - Strasbourg
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011