Saint-Simon (Charente)

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Saint-Simon
La mairie est aussi la maison des gabarriers
La mairie est aussi la maison des gabarriers
Blason de Saint-Simon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Châteauneuf-sur-Charente
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Châteauneuf
Maire
Mandat
Jean-Jacques Delage
2014-2020
Code postal 16120
Code commune 16352
Démographie
Gentilé Saint-Simoniens ou Saint-Simonais
Population
municipale
206 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 02″ N 0° 04′ 29″ O / 45.6506, -0.074745° 39′ 02″ Nord 0° 04′ 29″ Ouest / 45.6506, -0.0747  
Altitude Min. 15 m – Max. 53 m
Superficie 3,77 km2
Localisation

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Saint-Simon

Saint-Simon est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

C'était la pépinière où se recrutaient la plupart des matelots du fleuve Charente. On y rencontrait des charpentiers constructeurs de gabares.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Simon est située à 6 km au nord et en aval de Châteauneuf-sur-Charente et 18 km à l'ouest d'Angoulême, sur la rive droite de la Charente.

À 1,5 km de Vibrac, Saint-Simon qui s'appelait autrefois Saint-Sigismond, échelonne ses maisons le long du fleuve. Son bourg est aussi à 8 km à l'est et en amont de Jarnac et 20 km à l'est de Cognac[1].

La route principale de la commune est la D 22, route de Châteauneuf à Bassac et Jarnac par la rive droite. La D.155 franchit le fleuve à l'ouest de la commune, en direction de Saint-Amant-de-Graves et Saint-Même-les-Carrières[2].

La gare la plus proche est celle de Châteauneuf, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Un gros hameau de la commune, Juac, est situé également sur la rive droite de la Charente, à l'ouest du bourg, en direction de Bassac.

L'Épineuil, est un petit hameau touchant Juac, près de la Guirlande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Simon
Moulidars
Bassac Saint-Simon Vibrac
Graves-Saint-Amant Angeac-Charente

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est calcaire et appartient au Purbeckien, ancienne zone lagunaire de la fin du Jurassique supérieur, qui s'étendait vers l'ouest dans tout le Pays Bas et riche en gypse.

Au sud de la route de Jarnac à Châteauneuf s'étend la vallée de la Charente, dont la zone inondable est couverte par des alluvions du Quaternaire. Des alluvions moins récentes occupent une basse terrasse alluviale entre le bourg et Juac[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est celui d'une plaine légèrement inclinée vers le sud-ouest et la vallée de la Charente qui occupe le sud de la commune. Le point culminant est à une altitude de 53 m, situé sur la limite nord-est au Couret. Le point le plus bas est à 15 m, situé le long du fleuve. Le bourg, situé près de la Charente, est à 22 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive droite de la Charente dans sa portion entre Châteauneuf et Jarnac, qui fait la limite sud.

La Guirlande, qui vient de Vaux-Rouillac, limite la commune à l'ouest[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Sanctus Sigismundus[6]. Sigismond, roi des Burgondes, est mort en 524.

Pendant la Révolution, Saint-Simon s'est appelé Simon-Charente[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le logis seigneurial de Saint-Simon était à l'entrée du bourg, venant de Vibrac, à l'endroit appelé Hautemoure. Cette seigneurie, après avoir appartenu pendant le XIIIe siècle et le commencement du XVIIe siècle à la famille de Montalembert, fut cédée, le 17 mai 1628, par Jean et Guy de Montalembert à un échevin de la ville d'Angoulême, Jean Thomas de Bardines. Les héritiers de ce dernier vendirent à Jean-Louis Le Musnier, sieur de Moulidars, le fief de Saint-Simon, qui fut acquis en 1707, par Pierre Navarre, sieur du Cluzeau, conseiller à la Maison de ville d'Angoulême. La famille Navarre posséda Hautemoure pendant la plus grande partie du XVIIe siècle, et le fief fut aboli à la Révolution. Aujourd'hui le domaine est morcelé et appartient à divers propriétaires.

Entre le bourg et le village de Juac, s'élevait le logis de La Rocque, ancienne métairie noble du fief d'Hautemoure. Il fut rasé au début du XIXe siècle et remplacé par une maison bourgeoise et de vastes magasins. Ce logis acquis au XVIe siècle par François Le Musnier, sieur de Lartige et de Rouffignac, fut cédé à François Aigron, sieur de Combizan, qui fut lieutenant-général à Cognac et vice-sénéchal d'Aunis, Saintonge et Angoumois. Son fils le vendit à Pierre Rambaud, sieur de Mareuil, conseiller du roi.

Cette famille Rambaud, très anciennement établie à Châteauneuf, s'était enrichie par le négoce. Elle conserva La Rocque jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle, par le mariage de Marie Mauricette Rambaud avec Philippe Marett de Cognac, La Rocque devint la possession de ce dernier, qui fit abattre le logis.

La famille Rambaud de la Rocque a été représentée par Marcel Rambaud de La Rocque, conseiller général du canton de Jarnac au début du XXe siècle, dont le père a été longtemps le président de l'assemblée départementale[8].

L'ancien port de gabares était situé sur la Charente.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, tenant une torche d’or enflammée de gueules[9].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1838 1849 Jean Boucherie    
1849 1865 Jean Richard-Delisle    
1865 1876 Jean Guillot    
1876 1886 Jean-Marie Blanchard    
1886 1891 Philippe Castaigne    
1891 1929 Ulysse Richard-Delisle    
1929 1933 Mr Ménard    
1933 1945 Georges Affré    
1945 1947 Pierre Grouillard    
1947 1959 Louis Baumard    
1959 1965 Pierre Giraud    
1965 1971 Philippe Mitterrand[10]    
1971 1977 Pierre Giraud    
1977 2001 Jacqueline Mitterrand[11]    
2001 2008 Michel Marquet SE Artisan électricien retraité
2008 en cours Jean-Jacques Delage SE Animateur patrimoine fluvial
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Simon est jumelée avec la commune française d'Eguelshardt, en Moselle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
665 633 722 732 757 782 738 737 684
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
677 660 615 572 540 472 460 440 436
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
454 410 333 332 330 297 278 283 252
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
247 272 266 222 239 217 211 204 206
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 11,7 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 35 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 10,5 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 13,2 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 35,1 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Saint-Simon en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,9 
90 ans ou +
0,9 
11,7 
75 à 89 ans
15,8 
21,4 
60 à 74 ans
18,4 
23,3 
45 à 59 ans
23,7 
17,5 
30 à 44 ans
13,2 
12,6 
15 à 29 ans
17,5 
11,7 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Sigismond : cette petite église, du style roman de transition le plus pur, paraît, d'après son architecture, appartenir à deux campagnes différentes, mais presque de la même époque: la nef, de la fin du XIIe siècle ; la coupole et le chevet, du commencement du XIIIe siècle. Autrefois cette coupole était surmontée d'une tour carrée, dont il ne reste plus qu'un côté, aménagé en campanile à deux ouvertures, dont l'une renferme la cloche. Les quatre groupes de colonnes qui portent la coupole appartiennent à un édifice plus ancien[8],[16]. Elle est classée monument historique depuis 1974[17].
  • Le portail du cimetière (1855)[18] et quatre tombeaux du XIXe siècle sont inscrits à l'inventaire topographique des monuments historiques.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Musée des gabariers de Saint-Simon ainsi que diverses traces de l'existence des gabariers, disséminées au long d'un parcours de découverte à travers le village.
  • Les quais de la Charente

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 284,387
  7. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  8. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. II : Arrondissement de Cognac et Barbezieux, L.Coquemard, Angoulême,‎ 1915 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 512 p. (ISBN 2-878022-8-07)
  9. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ 2010 (consulté le 5 février 2012)
  10. frère du président François Mitterrand
  11. belle-sœur du président François Mitterrand
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Saint-Simon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  16. « Église Saint-Sigismond (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Église Saint-Sigismond », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]