Bréhain

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bréhain-la-Ville et Château-Bréhain.
Bréhain
Église Saint-Gengoulf
Église Saint-Gengoulf
Blason de Bréhain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Château-Salins
Canton Canton de Delme
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Olivier Butlingaire
2014-2020
Code postal 57340
Code commune 57107
Démographie
Population
municipale
105 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 38″ N 6° 32′ 19″ E / 48.9106, 6.5386 ()48° 54′ 38″ Nord 6° 32′ 19″ Est / 48.9106, 6.5386 ()  
Altitude Min. 244 m – Max. 314 m
Superficie 3,59 km2
Localisation

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Bréhain est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Saulnois, au sud du département de la Moselle, à proximité de la source de la Nied Française, à l’affleurement d’un banc de "Dolomie en dalles", calcaire gris friable à l’air libre.

Jusqu’au XVIIe siècle de nombreux étangs couvraient tous les fonds entourant le village jusqu’aux premières maisons.

Bréhain fait partie des 128 communes de l’arrondissement de Château-Salins, ces mêmes communes rurales se sont regroupées dans la communauté de communes du Saulnois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du germanique berg (mont) + heim (maison, village)[1]. Bierchem en francique lorrain.

Dans de nombreux documents et aujourd’hui encore, il existe une confusion entre Bréhain et Bréhain-la-Ville. Cette confusion est entretenue par les similitudes historiques qui existent entre les deux communes : leurs appartenances au Barrois mouvant, au département de la Meurthe jusqu’en 1871 et enfin toutes les deux sont voisines d’une commune se nommant Til (leurs noms évolueront au fil du temps, la première en Marthille et la seconde en Thil).

Le nom du village apparaît des 1330 dans le Pouillé des bénédictins sous Brehem puis Bruchen. Bruchheim en 1450 et Brehain en 1607.
En 1894, les Prussiens tentent de le germaniser en Bruchhein mais ne parviennent à l’imposer qu’en 1915. L’orthographe d’origine rétablit en 1918 disparaît à nouveau en juillet 1940 lorsque le village est intégré de fait au IIIe Reich. Grâce à la 35e division de la Troisième Armée Américaine, Bréhain retrouve son identité française le 13 novembre 1944.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du hameau sont liées à celles des deux communes encadrantes, Marthille et Château-Bréhain, toutes deux, étapes sur les chemins saulniers partant du village de Marsal.

La maison forte de Cheste (Château-Bréhain) est transformée au XIe siècle en château fort, origine d’une puissance lignée (Bayer de Boppart, de Créhange, Maison de Salm). L’année 1790 marque la fin de la dépendance entre Bréhain et Château-Bréhain. La suite de l’histoire du village est liée à la destinée du duché de Lorraine et de Bar.

1737 : départ du duc François III pour l’Autriche.

1766 : rattachement définitif au royaume de France à la mort de Stanislas Leszczyński. il avait été convenu le 3 octobre 1735, dans un accord appelé « les Préliminaires de Vienne », que Stanislas recevrait en viager les duchés de Lorraine et de Bar qui reviendraient à la France à sa mort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1928 nov 1940 Emile Sarazin    
déc 1940 sept 1944 administration Nazie (Dalhain)    
nov 1944 nov 1945 Eugène Clement    
nov 1945 oct 1952 Emile Sarazin    
oct 1952 oct 1965 Emile Vilmint    
mars 1965 mars 1995 André Sarazin    
mars 1995 en cours Roland Butlingaire    

Politique[modifier | modifier le code]

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, les votants ont accordé 32 % des suffrages à Nicolas Sarkozy ainsi qu’à Jean-Marie Le Pen et 15 % à François Bayrou. Au second tour de cette élection, Nicolas Sarkozy recueillera 67 % des suffrages exprimés.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206 222 248 262 288 283 290 306 301
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
293 284 263 247 244 209 193 172 184
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
190 181 153 157 134 128 112 97 101
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
101 106 80 72 75 93 95 105 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Restes du château fort à Château-Bréhain.
  • Fontaine de dévotion Saint-Wendelin (légende de l'eau miraculeuse).
  • Monument ossuaire militaire (combats du 20 août 1914)

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église bénédictine érigée au XIe siècle par l'abbaye de Saint-Arnould pour matérialiser le pèlerinage à saint Gengoulf est devenue église paroissiale des cinq villages environnants jusqu’en 1772, date de construction de l’église actuelle. À cette date, les liens avec la commune voisine de Marthille (ex TIL) sont coupés.

Sur le plan religieux, Bréhain appartient à la communauté catholique Notre-Dame-de-Lourdes intégrée dans un regroupement de 34 paroisses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011