Heining-lès-Bouzonville

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Heining-lès-Bouzonville
La chapelle de Heining.
La chapelle de Heining.
Blason de Heining-lès-Bouzonville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Bouzonville
Intercommunalité Communauté de communes du Bouzonvillois
Maire
Mandat
Barthélemy Lemal
2014-2020
Code postal 57320
Code commune 57309
Démographie
Population
municipale
502 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 36″ N 6° 35′ 22″ E / 49.31, 6.5894 ()49° 18′ 36″ Nord 6° 35′ 22″ Est / 49.31, 6.5894 ()  
Altitude Min. 223 m – Max. 336 m
Superficie 6,03 km2
Localisation

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Heining-lès-Bouzonville est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est. L’ancienne commune de Schreckling est réunie à Leyding en 1810, Leyding et Lognon à Heining en 1840 qui devient Heining-lès-Bouzonville en 1947.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Heining: Hunninga & Hunniga (Xe siècle), Hunningen (1220), Hueningen (XVe siècle), Huningen (1594), Hining (XVIIIe siècle), Heining (1756), Henning (1779), Heining (1793), Heiningen (1871-1918), Heining-lès-Bouzonville (1947). En allemand : Heiningen bei Busendorf.
  • Leiding: Leudinga (969), Leyding (1793 & 1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le site a été habité depuis la nuit des temps puisqu’on a trouvé sur le ban communal beaucoup d’outils préhistoriques (paléolithique) ou gallo-romains et que deux tumulis ont été localisés.

Heining fut donné par Judith de Lorraine à l’abbaye Saint-Maximin de Trèves mais dès 1234, l’abbaye Sainte-Croix de Bouzonville en fit l’acquisition et s’implanta durablement sous la haute justice de la châtellenie lorraine de Bérus ce qui ne manqua pas de provoquer des heurts de compétence entre Bouzonville et Bérus.

Heining malgré les décisions épiscopales refusa toujours d’être annexée de Guerstling pour des raisons de proximité et aussi d’intérêts financiers puisque les 3/10 de l’église de Leidingen lui appartenaient. Ce ne fut qu’en 1937 que Heining fut érigée en paroisse autonome. La chapelle a été construite en 1946. L’imbrication paroissiale avait occasionné la possession par Leidingen et Ihn de forêts et de terres sur le territoire de Heining. Les tensions de la période de l’entre deux guerres se traduisit sur le plan local pour définir les droits des Allemands en France tant pour l’exploitation que pour les droits de chasse. C’est cette période de frictions internationales qui obligea les Français à construire, à Leiding, en 1938, une église pour la commune de Heining. L’État et le département prirent en charge le plus gros de la dépense de l’église et du presbytère ; une cloche fut même offerte par le gouvernement Daladier. Le village de Schreckling se trouve aux confins du ban communal ce qui encouragea ses habitants à se rapprocher de Vœlfling pour l’école et de Château-Rouge ou Villing pour le service paroissial. La chapelle Saint-Vincent a été érigée en 1732 par les meuniers du lieu comme en fait foi l’inscription figurant sur le linteau de la porte d’entrée. La légende locale voudrait que Stanislas Leczinski aurait participé au financement de la chapelle. Le calvaire en face de l’entrée est probablement un calvaire d’épidémie mais il est plus probable qu’il ait été de la même origine que la chapelle si on en croit les quelques mots déchiffrables sur le socle. L’histoire de la commune de Heining doit une grande partie de son histoire récente à sa position frontalière depuis 1815[1].

  • Avec les hameaux de Schreckling et Leiding (côté France), faisait toujours partie de la paroisse de Leiding, traversé par la frontière de 1815, jusqu’en 1936, où le gouvernement créa une nouvelle paroisse française.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2008 Paul Théobald    
mars 2008 en cours Barthélémy Lemal    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 502 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875 1880
111 116 283 374 374 368 319 294 297
1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
311 299 284 269 258 271 231 224 247
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
262 234 224 265 263 311 453 522 496
2006 2007 2011 - - - - - -
479 476 502 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : poteries, monnaies.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Jeanne d'Arc de Leiding 1936-1939, sur la frontière sarroise, bâtie par le gouvernement, à la suite de la fermeture de la frontière de la Sarre.
  • Chapelle à Heining-lès-Bouzonville.
  • Chapelle à Schreckling XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries communales sont les armes de Jeanne d’Arc, patronne de l’église construite en 1938.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied (SHAN)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011