Rodalbe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rodalbe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Château-Salins
Canton Canton d'Albestroff
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Roland Discher
2014-2020
Code postal 57340
Code commune 57587
Démographie
Gentilé Rodalbois
Population
municipale
214 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 33″ N 6° 42′ 12″ E / 48.9092, 6.703348° 54′ 33″ Nord 6° 42′ 12″ Est / 48.9092, 6.7033  
Altitude Min. 226 m – Max. 290 m
Superficie 10,57 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Rodalbe

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Rodalbe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rodalbe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rodalbe

Rodalbe est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rodalbe est un petit village situé à 22 km au Sud-Ouest de Saint-Avold, la plus grande ville des environs. La commune est à environ 2 km du parc naturel régional de Lorraine et est entourée par les communes de Zarbeling, Bermering et Bénestroff.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Allewald
  • Feriendal
  • Sainte-Suzanne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Albe, le ruisseau de Bourgaltroff, le ruisseau des étangs de Bénestroff sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rodalben (1594), Rodlabe ou Rodalbe (1719), Rodalbe (1793), Rodalben (1801: Bull. des Lois), Rodalben (1871-1918).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ancienne province de Lorraine, seigneurie de Morhange.

Une équipe de femmes charitables au service des blessés[modifier | modifier le code]

  Au moment de la bataille de Morhange, l’activité pastorale de tous les curés des paroisses concernées par les combats, va aller bien au-delà de leur sacerdoce. L’abbé Schowing, curé de Rodalbe, aux confins du Saulnois et du pays Albenois, rédige une chronique dans laquelle il note qu’au cours de ces trois jours que durent les combats, le service sanitaire allemand est débordé. S’exposant au danger et risquant sa vie, il constitue avec ses paroissiennes une équipe de bénévoles pour s’occuper des blessés.

   « Le 18 août, le Kronprinz Rupprecht de Bavière est venu à Rodalbe passer une inspection des troupes qui vont devoir livrer bataille dans le secteur de Morhange.

    Le 19, C’est dans l’après-midi que commence la bataille sur le plateau de Lidrezing entre la ferme du Haut de Koeking et le Bois Renardvignes.

   Des avions français survolent le village. Les cloches sonnent pour la dernière fois pour la messe. Fort tonnerre de canons. Des troupes de toutes sortes traversent le village en direction de la frontière. On s’attend à une bataille sur la commune de Rodalbe. Les Français ne doivent plus être très loin. Des chariots garnis de paille quittent le village pour se rendre sur le champ de bataille, en vue de ramasser les blessés. La bataille fait rage près de Lidrezing, ainsi qu’entre Baronville et Destry. Vers 3 h, des médecins débarquent à Rodalbe. Le presbytère, l’école et l’église ont été aménagés en salles d’opérations, en salles de pansements ou en infirmerie. Des braves gens amènent des matelas et des draps. Même les plus pauvres ne restent pas à l’écart. Le drapeau blanc à croix rouge flottait sur le presbytère, sur l’école et sur l’église. Vers h, arrivèrent les voitures de blessés, l’une derrière l’autre. Comme tous ces braves combattants sont arrangés Quel spectacle épouvantable Partout des blessés : dans l’église, la salle de classe, le presbytère, la mairie, le cimetière autour de l’église, les rues près de l’école. Et sans cesse d’autres arrivent. Les femmes et les jeunes filles, avec le curé en tête, s’occupent charitablement des blessés et leur apportent du lait, du miel, du sirop, des œufs, du café, du pain, etc..., bref, tout ce que leur inspire l’amour du prochain. Les pauvres blessés, amis ou ennemis, sont touchés par les bons soins que les gens leur prodiguent. Vraiment la population a fait preuve d’un grand dévouement, car plus de 600 blessés ont été soignés par elle. Vers 7 h du soir arrive un transport de prisonniers français. Durant toute la nuit une confusion totale règne dans le village. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Gérard Streiff divers droite  
mars 2001 2004 Fernand Hoffert divers droite Ingénieur
2004 en cours Roland Discher divers droite Assureur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 214 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 362 365 427 458 396 361 411 430
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
389 397 365 358 466 386 348 356 351
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
333 323 304 296 280 273 238 200 196
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
201 168 196 182 181 190 214 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne église détruite en 1944 portait l'inscription "Stanislas, roi 1747".
  • Nouvelle église moderne : clocher roman rond XIIe siècle conservé.
  • Chapelle du cimetière 1829.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de la chronique des années du guerre à Rodalbe. Les Amis du pays d'Albe n° 29/1998.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011