Chérisey

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Chérisey
Église Saint-Barthélemy.
Église Saint-Barthélemy.
Blason de Chérisey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Verny
Intercommunalité Communauté de communes du Vernois
Maire
Mandat
Robert Thomas
2014-2020
Code postal 57420
Code commune 57139
Démographie
Population
municipale
275 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 49″ N 6° 14′ 06″ E / 49.0136, 6.23549° 00′ 49″ Nord 6° 14′ 06″ Est / 49.0136, 6.235  
Altitude Min. 203 m – Max. 258 m
Superficie 5,07 km2
Localisation

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Chérisey

Chérisey est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Dans un acte de 775, Chérisey est appelé Carisiacum, appellation qui restera latine jusqu'au XIIIe siècle puis évoluera dans son écriture au fil des siècles : Cariziacum (993), Carisicum (1179), Cheriseum (1190), Charrixey (1219), Cherrexey (1292), Cherrixey (1301), Charizeum (1307), Charixey et Charisey (1325), Cerisey, Cheresy, Cherexey (1369), Charexey (1420), Charrixey (1423), Cherrezey (1430)… pour prendre son nom définitif en 1667.
  • En 1915–18 et 1940–44: Schersingen

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom désignant les habitants : Lés chèrheyes de Chèrhi (les charrues de Chérisey)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 775, Chérisey fut légué par l'abbé Fulrad de Sains-Denis à l'abbaye de ce nom qui elle-même l'abandonna au prieuré de Salonnes.
  • En 875, l'on voit l'abbaye Sainte-Glossinde de Metz avoir des droits sur Chérisey. Chérisey figure en effet comme appartenant à cette abbaye dans une charte de Louis Le Germanique octroyée par ce prince à l'abesse Feulfroid supérieure du monastère pour lui renouveler sa bienveillance et confirmer à nouveau la possession des biens dont l'abbaye jouissait et dont on avait cherché à l'usurper pendant la vacance du siège épiscopal de la cité de Metz[2].
  • 1112 : la noble Cunégonde donne à l'abbaye de Saint-Arnoul et à son abbé Walon tout ce qu'elle avait à Chérisey[3].
  • 1143 : dédicace de l'église par Theodwin évêque de Sainte-Rufine, légat du saint-siège.
  • 1213 : Jacques d'Orchimont, homme lige de Thibault de Bar, reçoit en fief du comte des alleux de Chérisey et de Malvoisin.
  • 1219-1220 : existence d'une maison forte. D'après des traités de 1219 et 1220 faits, par l'intermédiaire du duc de Lorraine et du comte de Bar, avec Daniel, abbé de Saint-Symphorien, dont Renaud de Chérisey et Jeoffroy d'Apremont sont co-seigneurs voués des biens de l'abbaye Saint-Symphorien à Liehon et à Chérisey, et d'après un acte de 1303 par lequel Henri de Chérisey reconnaît avoir empiété sur le ban de ladite abbaye, le château aurait été reconstruit et son emplacement changé à cette époque.
  • 1367 : les sires de Pierrefort abattent Chérisey. André de Chérisey, écuyer, seigneur de Chérisey en partie, de Marsal et seigneur suzerain de Bouvron, s'engage avec ses aidants et suivants au service de l'évêque et de la cité de Metz contre Marie de Blois, régente de Lorraine ; plus tard, il se joint à Pierre de Bar, sire de Pierrefort, contre la cité, ce qui occasionne la ruine de Chérisey, Marsal et Pont-à-Mousson par les Messins, en 1367. On lit ainsi « Pierre de Bar fort et puissant sans besoing ni nécessité print guerre contre la cité et en icelle même année la cité meit sus son armée et par force d'armes et d'espées et d'assault prindent le château de Marsal et par charpentiers et massons, fut détruit le bourg de Mousson, et sans prendre plus grand loisi, ils abatirent Cheresy »[4].
  • Dès le XIIIe siècle, le territoire de Chérisey est divisé en quatre bans dépendant de souverainetés différentes : Lalleuf (ou Alleu), Saint-Pierre, Saint-Symphorien et Sainte-Glossinde, ces deux derniers étaient de la cité de Metz, et ceux de Lalleuf et de Saint-Pierre indépendants d'abord, relevèrent, par suite des alliances féodales que contractèrent leurs seigneurs aux XIVe et XVe siècles, le premier de l'évêque de Metz, et le second des ducs de Lorraine.
  • 1444 : Chérisey souffre lors du siège de Metz mené par Charles VII et René de Lorraine. Flocquet - l'un des commandants de l'armée du roi, avec La Hire et Xaintrailles, y tinrent 56 chevaux durant la durée de la guerre.
  • 1521 : attaque des habitants de Marange contre le château de Cherisey. Des aventuriers ou partisans français mettent le feu à Marange, petit village luxembourgeois et font quelques prisonniers dans ce village qui était alors de la prévôté de Thionville. Les habitants de Marange, maltraités et leur vouant une haine farouche, avaient fini par entrer au service de Charles Quint et de René de Lorraine. Ils s'armèrent sous le commandement de Didier-le-Roi, l'un d'eux et allèrent forcer le château de Chérisey dont le propriétaire Warin de Chérisey, était au service de la couronne de France. Ils ne laissèrent à sa jeune dame Anne de Montormentier, fille de haut et puissant seigneur Jean de Montormentier et de Claire de Chastenoy, que sa chemise lui imposèrent une rançon de 150 francs et revinrent à Marange chargés d'un considérable butin[5].
  • En 1625 et 1628 il y eut à Chérisey des conférences pour régler les contestations qui s'étaient élevées entre le duc de Lorraine la cité de Metz et l'Évêque de la même ville sur les limites de leurs territoires[6].
  • 1650 : réunion du ban de Sainte-Glossinde à la seigneurie de Chérisey après que la cause fut portée devant les Treize de Metz Par Jean et Marthe de Chérisey
  • 1814 : le château de Chérisey devient un quartier de l'armée russe commandée par le Gle Borasdin et le Prince Scherbatoff. Dans la nuit du 6 au 7 mars, un fort détachement de la garnison de Metz alla dans la nuit enlever leurs magasins, et ramena dans la place les voitures d'avoine, treize autres de fourrages et une dernière chargée de dindons[6].
  • En 1814 et en 1870-1871, Chérisey ou Schersingen, se trouvait sur le territoire allemand.
  • Les descendants directs des Chérisey, seigneurs voués au XIIIe siècle, occupèrent le château jusqu'en 1950.
  • Commune sinistrée en 1939-45.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Chérisey appartient au canton de Verny et à l'arrondissement de Metz-Campagne.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1724   Pierre Rollin    
1740   Demange Desgranges    
1789   Jean-Baptiste Le Roy    
mars 1983 en cours Robert Thomas    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 275 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
263 235 276 285 342 308 281 273 230
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
228 229 225 252 234 237 226 272 201
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
234 224 210 184 178 137 169 207 204
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
231 262 277 276 272 275 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'une villa romaine.
  • Le château fut construit vers 1303, détruit par les Messins en 1367 et reconstruit à plusieurs reprises depuis le XIVe siècle. Restructuré dans sa forme actuelle sous Richelieu -bâtiment formé de trois corps, deux tours carrées, pigeonnier XVe siècle à escalier central, il fut, après le passage des troupes russes en 1814, à nouveau entièrement restauré en 1830 par l'ajout d'une orangerie -aujourd'hui détruite-, la rénovation des grilles d'entrée et la remise en état du parc qui sera dessiné par Paul de Lavenne de Choulot.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle castrale.
  • Église Saint-Barthélemy néo-gothique 1866 : pietà XVe siècle.
  • Chapelle castrale 1143 : sculptures et armoiries des anciens marquis de Chérisey ; pierre tombale de Henri de Chérisey et de sa femme Alix de Phlin XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°5 (Janvier-Février 2012)
  2. Archives de Metz 4058
  3. Petit cartulaire de Saint-Arnoul fol 51v. Cunegondis matrona, Luxembourg.
  4. Tome 2 de l'Histoire de Dom Calmet, col. CXXIX et suivantes, où la chronique en vers de l'antiquité de Metz est rapportée
  5. Le siège de Metz par Charles Quint ( oct.-dec. 1552), G. Zeller, 1943, Ed. SIT et Dict. Dpt. Moselle, Viville Claude (de).
  6. a et b Dict. de Viville
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011