Landroff

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Landroff
Image illustrative de l'article Landroff
Blason de Landroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Grostenquin
Intercommunalité Communauté de communes du Centre mosellan
Maire
Mandat
Sébastien Maret
2014-2020
Code postal 57340
Code commune 57379
Démographie
Population
municipale
301 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 05″ N 6° 36′ 43″ E / 48.9681, 6.6119 ()48° 58′ 05″ Nord 6° 36′ 43″ Est / 48.9681, 6.6119 ()  
Altitude Min. 238 m – Max. 305 m
Superficie 7,73 km2
Localisation

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Landroff est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Lando(n) + dorf[1] "village".
  • Landendorf et Laudendorf en 1005, Landorf / Lendorf / Lemdorf en 1544, Landorf en 1560, Landorff / Landroff / Lendorff en 1594, Landtorff en 1616, Landroff en 1793, Laudroff en 1801, Landorf en 1871-1918.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l'ancienne province de Lorraine, dans la seigneurie de Morhange, puis de Créhange.
  • Dévasté et déserté à la fin XVIIe siècle
  • La commune de Landroff absorbe Eincheville de 1813 à 1835.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Landroff a été le théâtre de combats très durs les 14 et 15 novembre 1944. Des éléments de la 6e Division Blindée américaine affrontèrent en effet des éléments de la 36e Volksgrenadier-Division allemande[2]. Au terme de ces combats, le 68e Bataillon Blindé américain a libéré la commune le 15 novembre 1944.

Le 14 novembre 1944, vers 18h, le 68e Bataillon Blindé dut repousser la première attaque de la 36eVGD. Trois autres attaques, de plus en plus violentes, suivront à 21h00, 23h00, et enfin à 1h30 du matin, le jour suivant. La compagnie "B" du 44e Bataillon d'Infanterie Blindée américaine renforça le 68e Bataillon Blindé après la seconde contre-attaque. Pendant la contre-attaque finale, des éléments de la 36eVGD réussirent à couper la route, à l'ouest du village. Dans l'obscurité, des éléments s'étaient infiltrés dans le village même de Landroff, où les combats ont rapidement dégénéré en une mêlée au corps-à-corps, qui a duré jusqu'à l'aube[3]. Pour son action décisive dans la défense du village, la Compagnie "A" du 68e Bataillon Blindé a reçu la Presidential Unit Citation, distinction américaine décernée aux unités méritantes[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1995 Jean-Claude Jung    
mars 1995 mars 2001 Bernard Clément    
mars 2001   Jean-Marie Clément    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 301 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
508 514 488 983 603 570 540 531 451
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
438 483 427 401 369 361 363 373 289
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
285 282 294 335 291 282 273 242 240
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
258 249 235 233 283 301 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Schoumert : Né à Landroff le 11 mars 1746, fils de Philippe et Anne Clément, apprenti tanneur chez un cousin à Landroff, il travaille en France et en Hollande. Se rend ensuite en Angleterre où il travaille tout d'abord comme simple artisan. Il crée ensuite une tannerie sur la Tamise qui se transformera en une belle manufacture. Il avait mis au point une machine pour refendre les cuirs qui fera sa fortune. Il acquiert la nationalité anglaise et épouse en 1793 une riche veuve, Mistress Pauline Tendall. N'ayant pas d'enfants, il va par son testament du 30 juin 1830, démontrer son attachement à son village natal en léguant 100 000 fr or, pour moitié au bureau de bienfaisance pour les nécessiteux et pour l'autre moitié, pour l'instruction des enfants du village et des villages environnants, permettant de leur assurer un enseignement gratuit et de qualité. Il mourut à Peckham, faubourg de Londres le 5 mai 1831 âgé de 85 ans. Deux artères importantes : Schoumert-Street et Pauline-Street rappellent encore leur souvenir.
  • Maximilien Pougnet : Négociant puis industriel, né à Strasbourg le 22 décembre 1818, fils de Maximilien François Henri Pougnet et de Françoise Anne Roget, chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, membre du conseil général de la Moselle, marié à Marie Paulin le 8 juillet l844. Découvrit les gisements de houille de Creutzwald et Carling ; établit à Carling un puits dont l'aménagement lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863. Il découvrit les bancs de sel gemme à Varangéville, constata la présence de minerai de fer à Marange. Il eut deux fils, Thomas Maximilien et Joseph Eugène (voir ci-dessous) et mourut à Landroff le 5 juin 1873.
  • Thomas Maximilien Pougnet : Fils de Maximilien et Marie Paulin, est né à Landroff le 28 mai 1845. Il entre en 1864 à l'École centrale de Paris où, en 1867, il obtint le diplôme d'ingénieur des Arts et Manufactures. Après la mort de son père, il dirigera les carrières de Jaumont, Savonnières, Branvillers, Saint-Joire. Maire de Landroff en 1867, il démissionne de ce poste en 1868. Élu conseiller général du canton de Grostenquin et ayant refusé de prêter serment aux autorités allemandes de la Moselle annexée, il ne pourra siéger. Il mourra célibataire à Landroff le 28 juillet 1880 à l'âge de 34 ans.
  • Joseph Eugène Pougnet: Fils de Maximilien et Marie Paulin, est né à Landroff le 4 avril 1847, il entre à l'École polytechnique en 1865 et passe à l'École des Mines à Paris. Il présidera ensuite à l'établissement des hauts-fourneaux de Maizières-les-Metz. Élu député du Reichstag en février 1874 pour les arrondissements de Forbach et Sarreguemines, il s'associe à la protestation de Teusch et ne siégera donc pas au Reichstag, refusant de s'y présenter en 1877.
  • Bienheureux Reche Jules Nicolas, en religion Frère Arnould: Né à Landroff le 2 septembre 1838, fils de Charles Reche, cordonnier et Anne Clausset. Aîné d'une famille de 9 enfants, il va fréquenter pendant quelques années l'école communale, puis, pour venir en aide à ses parents, se mettra au service de la famille Guerber (actuelle maison Bazin). En 1859, après une période passée comme cocher au château de Raville, il va s'engager chez M. Bourguignon, entrepreneur spécialisé dans la construction d'églises, pour travailler sur le chantier de l'église Notre-Dame à Charleville-Mézières (Ardennes) ou il restera 3 ans, assistant le soir aux cours des Frères des Écoles chrétiennes, pour enfin entrer au noviciat des Frères de Thionville-Beauregard. De 1863 à 1877, il sera professeur du pensionnat de Tilloy dans la Marne pour terminer directeur de la maison de retraite des Frères du Sacré-Cœur à Reims où il mourra le 23 octobre 1890. Le 2 novembre 1987, en présence d'une importante délégation d'habitants de Landroff emmenée par l'abbé Bultingaire, curé de la paroisse, il sera béatifié par le pape Jean-Paul II en la basilique Saint-Pierre de Rome.
  • Jean Ernest Kempnich (1882-1978): Né à Landroff le 4 juillet 1882 de Auguste et Marie Kempnich (née Clausset), après sa scolarité au village, et ce durant l'annexion, il va tout d'abord travailler chez différents maraîchers et horticulteurs, tout d'abord dans la région messine puis à Nancy.Ce sera ensuite la région parisienne où il apprendra la culture de l'orchidée. Puis il va continuer sa formation en Angleterre en se perfectionnant dans la culture sous serres. revenu en Moselle, il s'installe dans la région messine, mais en 1914 il est mobilisé une première fois sous l'uniforme allemand avant d'être démobilisé pour assurer la production de légumes. Mobilisé à nouveau en 1916, il est envoyé sur le front russe, puis à nouveau démobilisé en 1917. En 1919, il débute son activité d'horticulteur en se spécialisant dans le cyclamen et l'orchidée avec un magasin "Au cyclamen" rue Serpenoise à Metz. Avec l'invasion nazie en 1940, il va entrer en résistance en devenant membre d'une filière d'évasion de prisonniers français. Au long de la guerre, il participe au renseignement et à partir d'octobre 1943, il joue un rôle important dans la résistance messine (FFI) en abritant un poste émetteur. Inquiété à plusieurs reprises par les Allemands dès 1942,il figure même sur une liste de déportation en 1943, il se réfugie chez des amis en Alsace, mais le danger passé, rejoint Woippy. En 1944, les soupçons le concernant se précisent. Le 27 mai 1944, un bombardement américain qui doit anéantir l’usine Hobus-Werke manque sa cible et détruit la propriété et les serres d’Ernest Kempnich, qui échappe par miracle à la mort et va s’installer à Metz. Pour ces faits de résistance, il recevra le Diplôme d'honneur de la Résistance, la Croix de Guerre avec palmes et sera nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 10 juin 1952. Il mourra le 1er janvier 1978, ayant eu auparavant l'occasion de voir son rôle durant la guerre, interprété dans un film de René Clément "Le Père tranquille" par Noël Noël

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes-Ernest Nègre.
  2. (en) Hugh M. Cole, The Lorraine Campaign, Washington, DC, The Historical Division, The U.S. Army,‎ 1950 (lire en ligne), p. 369-379
  3. « The November-December Offensive », Super Sixth: The Story of Patton's 6th Armored Division in WW II
  4. (en) James A. Sawicki, Tank Battalions of the U.S. Army, Dumfries, VA, Wyvern Press,‎ 1983 (ISBN 978-0-9602404-5-6)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011