Mégange

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Mégange
Chapelle Immaculée-Conception de Mégange.
Chapelle Immaculée-Conception de Mégange.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays boulageois
Maire
Mandat
Roger Bassompierre
2014-2020
Code postal 57220
Code commune 57455
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 08″ N 6° 26′ 10″ E / 49.2189, 6.436149° 13′ 08″ Nord 6° 26′ 10″ Est / 49.2189, 6.4361  
Altitude Min. 205 m – Max. 330 m
Superficie 4,96 km2
Localisation

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Mégange est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mégange[modifier | modifier le code]

  • En allemand: Mengen[1]. En francique lorrain: Mägen et Mengen.
  • Mekinge (1148), Meiguingen (1235), Megens (1272), Minganges (1300), Meingange (1307), Meange (1331), Mengues (1358), Mehingen et Mengen (1594), Mingange (1697), Mégange (1793), Mengange (carte Cassini), Mengen (1871-1918).

Rurange[modifier | modifier le code]

  • En francique lorrain: Reiderching.
  • Rohenges (1130), Ruckeringa/Rureringa et Rureranga (1544), Rurange (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Mégange avec son annexe Rurange a une histoire assez particulière puisque ces deux villages forment une même commune suite à un mariage forcé décidé par le roi de France en 1833.

Mégange[modifier | modifier le code]

L’histoire de Mégange est liée à celle de Guinkirchen qui a toujours été sa paroisse et longtemps sa commune. Les armoiries de Mégange qui servent pour l’ensemble de la commune sont celles de la famille de Mengen qui a probablement eu son berceau dans ce village. On cite Mégange dès 1131 comme une dépendance de la seigneurie de Vry. Puis Jean II de Mengen fut nommé prévôt de Guinkirchen ou de Guirlange en 1270 et la famille fit des dons à l’abbaye de Villers-Bettnach. Par la suite Mégange servit souvent à ses seigneurs de caution lors d’emprunt qu’ils faisaient et ainsi le village changea souvent de seigneur. Mégange faisait partie des villages à flageolets c’est-à-dire qui devaient une redevance en flageolets au couvent de Fraulautern. On sait aussi qu’en 1580, il y avait 16 maisons dont 5 étaient en commun aux abbés de Bouzonville et de Villers-Bettnach alors que les onze autres faisant partie de la mairie de Guinkirchen et de la seigneurie de Boulay et cette partie suivit le sort de Guinkirchen jusqu’à la Révolution.

Mégange a toujours été une annexe de la paroisse de Guinkirchen et elle participait aux frais d’entretien de l’église de ce lieu ; elle fit pourtant des efforts constants pour disposer d’une chapelle particulière : il y avait eu d’abord une chapelle privée à l’extérieur du village qui fut rasée et reconstruite dans le village vers 1860. L’autorisation épiscopale avait acceptée la construction d’un oratoire mais alors la vente du quart de réserve de la forêt communale fut acceptée ; devant les caisses communales remplies, les responsables virent beaucoup plus grand et lorsqu’il fallut justifier le paiement par le budget communal commencèrent les problèmes administratifs.

De 1833 à 1870, les comptes rendus du conseil municipal étaient parsemés de plainte relative à l’union des deux villages prétextant que pourtant dans le secteur de plus petites villes qu’eux étaient indépendants. On écrivait même : « Nous sommes les seuls idiots incapables d’avoir les éléments d’une bonne administration (communale) ». Si au début, les maires demeurèrent à Mégange, une contestation s’éleva lorsqu’ils furent habitants de Rurange et que les habitants de Mégange durent se déplacer à Rurange. La population de la commune atteignit 340 personnes en 1851 pour retomber à 89 en 1975. Elle dépasse aujourd’hui les 150. Aux XVIIIe et XIXe siècles, il y avait à Mégange de la vigne (sept hectares en 1820) et des vignerons[2].

Rurange[modifier | modifier le code]

L’histoire de Rurange commence en 1060 sous le nom de Rohenge et il fait partie du pays messin et de la seigneurie de Vry comme Mégange. Par la suite, il passe entre les mains de seigneur de Clervant et Courcelles-Chaussy à tendance protestante ce qui le différencie de Mégange et le rattache plutôt à Burtoncourt. À la Révolution, Rurange appartenait à la famille Le Duchat.

Le village a été autonome jusqu’en 1790 et devint annexe de Guinkirchen de 1813 à 1833, date de la création de la commune indépendante de Mégange avec Rurange comme annexe. Le village de Rurange avait en1742 quatre ménages juifs. Il a toujours souhaité avoir une école particulière mais s’est heurté à des difficultés financières qui ont empêché dans ce domaine une situation stable tant pour la maison d’école que pour les instituteurs. Un des problèmes de Rurange a été de trouver un débouché vers l’extérieur en défendant avec persistance la mise en état de la route de Burtoncourt à Gomelange ; pour des raisons d’économie, les habitants acceptèrent de se greffer sur la route de Bockange à Gomelange. Le village avait deux moulins celui de Rurange et celui de Gravatte vers Gomelange. Mégange n’avait qu’une petite forêt alors que les ressources forestières de Rurange étaient bien plus importantes[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2001 Jean-Claude Jacob    
mars 2001   Roger Bassompierre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 177 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875
146 155 184 313 303 287 292 287 275
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
263 254 221 219 218 241 221 182 159
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
167 160 157 135 114 104 89 112 148
1999 2005 2006 2010 2011 - - - -
154 208 208 182 177 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Nicolas à Rurange-lès-Mégange.
  • Chapelle Immaculée-Conception construite en 1860 : pieta XIXe siècle, crèche XVIIIe siècle.
  • Chapelle Saint-Nicolas à Rurange-lès-Mégange construite en 1860.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b SHAN - monographie sur l’histoire de Mégange et de Rurange
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011