Bruno Roger-Petit

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Bruno Roger-Petit
Image illustrative de l'article Bruno Roger-Petit
Fonctions
Porte-parole de la présidence de la République française
En fonction depuis le
(4 mois et 20 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur David Martinon (indirectement)
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Nationalité française
Diplômé de IEP Paris
Profession journaliste

Bruno Roger-Petit, né le [1], est un journaliste français, chroniqueur politique et sportif de télévision, de presse écrite et de radio, porte-parole de la présidence de la République française depuis le .

Ancien collaborateur à France Télévision, il contribue au Post puis au Plus du Nouvelobs.com jusqu'en 2015 avant de rejoindre l'équipe du site web de Challenges. Il est, de plus, consultant régulier de l'émission Sport et news sur i-Télé et tient le blog sport BRP HD sur le site Sport24.com. Il est également présentateur de l'émission sportive #BRP sur la chaîne Sport365 TV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômé en 1987 de l'Institut d'études politiques de Paris (section « Service public »), Bruno Roger-Petit est également titulaire d'une maîtrise en droit public[réf. nécessaire].

Télévision[modifier | modifier le code]

Entré à Antenne 2 en 1988, Bruno Roger-Petit est, jusqu'à 1994, grand reporter[réf. nécessaire] au service politique intérieure, puis présentateur des journaux de Télématin et du Journal de la nuit (1994-1998).

C'est en occupant cette dernière fonction qu'il se fait remarquer par un style de présentation du journal télévisé plutôt décalé et impertinent[2]. Par exemple, le , il termine le journal en jetant ses fiches par terre[3]. À la suite d'une interview au magazine Technikart, parue en octobre 1998[4], dans laquelle il discute la ligne éditoriale de sa rédaction[5], il est licencié[2].

En 1998, il coréalise pour le magazine Envoyé spécial un reportage sur Michel Sardou, « Histoires de France »[6]. Il présente ensuite une émission sur France 5, Ça me regarde, produite par Jean-Luc Delarue.

De retour sur France 2 en octobre 2005, il est la voix in jusqu'en mai 2006 dans le jeu Tout vu tout lu, consacré à l'actualité et animé par Marie-Ange Nardi.

En septembre 2014, il est ponctuellement chroniqueur dans Touche pas à mon poste ! sur D8 et anime sur la chaîne Sport365 TV l'émission sportive #BRP.

En 2016, il est consultant régulier de l'émission Sport et news, animée par Pascal Praud sur i-Télé.

Après avoir fait une critique acerbe du Petit Journal présenté par Cyrille Eldin[7] en septembre 2016, il fait ensuite partie des éditorialistes régulièrement invités dans l'émission[8],[9],[10].

Radio[modifier | modifier le code]

En 1998, Bruno Roger-Petit anime l'émission Langue de p… sur la radio BFM.

Il est [Quand ?] chroniqueur pour l'émission J'ai mes sources sur France Inter.

Depuis , il anime Langues de Sport entre 10 h et 12 h et Le Grand journal du sport entre 12 h et 13 h sur Europe 1 Sport du lundi au vendredi[11].

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Bruno Roger-Petit est le rédacteur en chef du magazine gratuit Sport pour ses trois premiers numéros[12].

Internet[modifier | modifier le code]

À partir de 2008, Bruno Roger-Petit contribue au site Le Post.fr qu'il quitte en mai 2011 pour participer au Plus du Nouvelobs.com[13] jusqu'en janvier 2015. À partir de 2015, il contribue au site Challenges.fr.

Politique[modifier | modifier le code]

Un temps membre du PS et conseiller politique d'Arnaud Montebourg, il tente plusieurs fois d'obtenir l'investiture du parti, notamment pour les élections législatives de 2007. Il n'obtient toutefois jamais satisfaction et est surnommé « Opportuniste odieux » en raison de sa propension à utiliser les médias pour régler des problèmes personnels[14].

Il affiche plusieurs fois son soutien à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017 et figure parmi les participants à sa soirée de qualification du premier tour à La Rotonde, le 23 avril[15].

Le 29 août 2017, il est nommé conseiller et porte-parole de la présidence. Cette nomination prend effet à compter du 1er septembre[16],[17].

Auteur de pastiches[modifier | modifier le code]

Le , Bruno Roger-Petit avoue à l'antenne d'Europe 1 être l'auteur des blogs « François-Mitterrand-2007 », « François-Mitterrand-2008 » ainsi que du livre François Mitterrand 2008, il revient…[18].

Le blog « François-Mitterrand-2007 » faisait commenter la campagne présidentielle 2007 par l'ancien président de la République François Mitterrand de façon posthume, et avait suscité de nombreuses réactions et rumeurs sur l'identité de son auteur au sein de la classe politique française[18].

Critiques[modifier | modifier le code]

Bruno Roger-Petit a été critiqué pour des séries de chroniques interprétées comme un acharnement[19],[20], à l'exemple de Frédéric Taddeï qui en 2014 se plaint des critiques de Roger-Petit, qu'il décrit comme un détracteur régulier : « Chaque semaine, il m’accuse d’un nouveau crime. Ces derniers mois, il me reprochait de vouloir assassiner la social-démocratie en invitant des libéraux. Cette fois, c’est d’inviter Nabe »[19].

Lors de l'affaire Cahuzac, Bruno Roger-Petit attaque le site Mediapart et défend avec vigueur le ministre du Budget d'alors[21],[22], même dans les premiers temps suivant sa démission[23]. Les aveux et condamnations de Jérôme Cahuzac lui donneront tort.

Julien Salingue, docteur en science politique[24], co-animateur d'Acrimed[25], dénonce en 2014 au sujet de Bruno Roger-Petit de « petites manipulations » et « un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger »[26].

Sa nomination en 2017 comme conseiller présidentiel est critiquée par Marianne, qui estime que « l'éditorialiste Bruno Roger-Petit récolte les dividendes de ses billets très favorables à Emmanuel Macron », regrettant « un grand brouillage politico-médiatique ». Les mois précédents, la Société de journalistes (SDJ) s'était déjà inquiétée de l'importance de ses éditoriaux favorables à Emmanuel Macron dans le magazine Challenges (entre janvier et mars 2017, on comptait 19 de ses articles comme pro-Macron ou hostiles à ses adversaires)[27]. Pour Le Figaro Magazine, « depuis quelques mois, son ardeur à soutenir Emmanuel Macron n'a pas pu être prise en défaut. Sa nomination en tant que porte-parole de l'Élysée apparaît davantage comme l'officialisation d'un rôle officieux que comme une réelle surprise »[28]. À cette occasion, Le Canard Enchaîné rappelle les saillies du journaliste contre ses confrères trop proches des politiques : il avait par exemple déclaré au micro de Jean-Marc Morandini que « le problème, c'est qu'il y a toujours des journalistes politiques qui ont une vocation rentrée de conseiller du prince ». À propos d'Emmanuel Macron, il disait « Macron est de ces nénuphars politiques qui émergent de temps à autre, portés par l'air du temps et les médias en mal de nouveaux personnages de roman, mais qui faute de racines, finissent par périr d'eux-mêmes »[29].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bruno Roger-Petit », sur Première.fr, (consulté le 24 juin 2015).
  2. a et b « Le journaliste de France 2 écarté de la présentation du 23 h pour mauvais esprit. Bonne nuit Roger-Petit », Libération.fr, 22 octobre 1998.
  3. « Bruno Roger-Petit jette ses fiches par terre », sur Ina, (consulté le 6 juillet 2010)
  4. « Son nom est personne, article de Technikart n° 77 », sur archive.is, (consulté le 9 avril 2017)
  5. « Technikart. Un incontrôlable sur France 2 », Liberation.fr, 20 octobre 1998.
  6. « Envoyé Spécial - Histoires de France », sur Sardou.com (consulté le 20 juillet 2008).
  7. « Le duo Eldin-Philippot au Petit journal: un suicide politique en direct », Challenges,‎ (lire en ligne)
  8. Canal+, « Le Petit Journal avec Alexis Corbière - Le Petit Journal du 29/03 » (consulté le 27 avril 2017)
  9. Canal+, « Le Petit Journal avec Eric Brunet », sur Canalplus.fr (consulté le 27 avril 2017)
  10. Canal+, « Le Petit Journal avec Nicolas Bay - Le Petit Journal du 03/05 » (consulté le 4 mai 2017)
  11. « Les programmes de la semaine », sur Europe 1 Sport (consulté le 20 juillet 2008).
  12. « Sport l'hebdo gratuit en pdf - année 2003 », sur Sport free attitude (consulté le 20 juillet 2008)
  13. « Adieu au Post et forces de l'esprit », sur Le Post.fr, (consulté le 2 novembre 2016)
  14. « Quand Bruno Roger-Petit était surnommé "O2 : opportuniste odieux" au PS », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  15. « Les acteurs clés du quinquennat », Le Figaro Magazine, semaine du 12 mai 2017, pages 54-55.
  16. Présidence de la République, « Communiqué - Nomination de Bruno Roger-Petit », www.elysee.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Bruno Roger-Petit nommé porte-parole de l’Élysée sur Le Monde, 29 août 2017
  18. a et b « Et le blogueur François Mitterrand est… un journaliste ! », sur Le Post.fr (consulté le 2 novembre 2016).
  19. a et b Vincent Monnier, « Frédéric Taddeï répond à Bruno Roger-Petit du "Plus" », Nouvelobs.com, 13 février 2014 (consulté le 18 février 2017)
  20. Cyril Bennasar, De l’utilité des idiots sur Causeur.fr, 18 août 2010 (consulté le 18 février 2017)
  21. Bruno Roger-Petit, « Lettres anonymes : les nauséeuses coulisses de l'affaire Cahuzac/Mediapart », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  22. Bruno Roger-Petit, « Affaire Cahuzac : Mediapart et Edwy Plenel ont-ils définitivement perdu la bataille ? », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  23. Bruno Roger-Petit, « Démission de Cahuzac : Mediapart et Plenel ont-ils inventé le journalisme de bûcher ? », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  24. Julien Salingue, The conversation.
  25. Julien Salingue sur Acrimed
  26. Julien Salingue, « Bruno Roger-Petit traque les « fachos » : polémiste ou faussaire ? », sur Acrimed, (consulté le 3 avril 2017)
  27. « Récompense pour éditos lèche-bottes : le journaliste Bruno Roger-Petit devient porte-parole de l’Élysée », Marianne.net, 29 août 2017.
  28. David Desgouilles, « BRP, un porte-flingue à l'Élysée », Le Figaro Magazine, semaine du 1er septembre 2017, page 32.
  29. Anne-Sophie Mercier, « Bruno Roger-Petit : de la plume au plumeau », Le Canard Enchaîné, no 5054,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]