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Jean-Marc Governatori

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Jean-Marc Governatori
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Partis politiques

Jean-Marc Governatori, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, ancien président et fondateur du mouvement politique La France en action (anciennement « La France d'en bas ») et actuel co-secrétaire national de l’Alliance écologiste indépendante.

Situation personnelle

Diplômé de l'École supérieure de commerce de Nice à Sophia Antipolis[réf. souhaitée], Jean-Marc Governatori a été directeur de magasins (Fly, Basika, Planet Wood) du sud de la France[réf. souhaitée]. Il a quitté son groupe et vendu les parts dans ses sociétés en 2000 pour se consacrer à l'écriture et la protection de l'environnement[réf. souhaitée].

Parcours politique

Premières candidatures

En 1997, il est candidat divers droite[1] aux élections législatives ; il obtient 4,6 % des suffrages dans sa circonscription, à Nice (Alpes-Maritimes)[1]. Il adhère à l'UDF en 2001.

Candidat aux législatives de 2002 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, il obtient une seule voix[2], en affirmant s’être dédit 30 jours avant[3].

Le , le Conseil constitutionnel ayant constaté qu'il n'avait pas déposé dans ses comptes de campagne neuf factures pour un montant total de 3 438 euros, non réglées à ses propres entreprises (les sociétés Imprim'Tout, Basika et Joker 35) à la clôture des comptes, le sanctionne par une condamnation à un an d'inéligibilité[4].

La France d'en bas

En 2004, il fonde La France d'en bas, avec Francine Gomez, ancienne PDG de Waterman ; ce parti politique, dont il devient le président, entend représenter les « 60 millions de Français qui en ont ras le bol de la passivité des pouvoirs publics » et défendre « les handicapés, les petits patrons, l'écologie indépendante et la protection des animaux »[5]. Aux élections européennes de la même année, ses listes obtiennent 1,55 % sur l'ensemble du territoire français[6].

Il cherche à être candidat à l'élection présidentielle de 2007. Ayant annoncé disposer de plus de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11[7],[8].

La France en action

Au premier tour des élections législatives de 2007, Jean-Marc Governatori a obtenu dans sa circonscription 248 voix sur 58 292 inscrits (0,74 % des votes exprimés)[9].

En , il était tête de la liste Alliance écologiste indépendante (AEI) aux élections européennes dans la circonscription Île-de-France et obtint 83 009 voix, soit 2,97 % des suffrages[10]. En , il était tête de liste pour les élections régionales en Île-de-France, obtenant le score de 1,40 %[11].

La même année, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), déclarait « des liens existant entre certains des candidats de France en action et des organisations à caractère sectaire ». « des liens […] avec des organisations sectaires tels que Krishna, la Scientologie, le Mouvement raëlien ou encore Moon[12]. » Selon Jean-Marc Governatori, « 6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire. » D'après un courrier adressé à Governatori, Georges Fenech déclarait qu'il n'avait jamais « mentionné que Jean-Marc Governatori en tant que personne physique faisait partie de “sectes” »[13],[14]. Selon l'intéressé, l'accusation du député Fenech, reprise largement par les médias locaux et nationaux les 8 et , aurait été très préjudiciable à son mouvement et à lui-même quant à son score électoral. Il estime que « l'instruction judiciaire qui a suivi a prouvé que nous allions réaliser au moins 600 000 suffrages »[13] et demande 10 millions d'euros de réparation[15]. Le tribunal de grande instance précise : « ne constitue pas en soi une imputation diffamatoire dès lors que même si le mot “secte” a une connotation négative, sa définition n'est pas assez précise pour recourir nécessairement des faits spécifiques et déterminés attentatoires à l'honneur ou la considération[16]. » Governatori est débouté de toutes ses demandes[réf. souhaitée]. Georges Fenech est relaxé en justice le 20 novembre 2008 pour « injure et diffamation en lien avec leur appartenance à une religion »[17] ; au cours de ce procès, Fenech réitère sa déclaration écrite sur le fait que Governatori n'a jamais été soupçonné personnellement de faire partie d'une secte [14].

Alliance écologiste indépendante

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) a été créée en 2009 de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Les trois co-présidents étaient alors Jean-Noël Debroise, président de Génération écologie, Jean-Marc Governatori, président de France en Action et Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant.

Génération Écologie et le Mouvement écologiste indépendant ont quitté cette alliance le , lors des Assises de l'écologie indépendante. De son côté, Jean-Marc Governatori est resté avec son mouvement La France en action qui se fondra dans l'Alliance écologiste indépendante[réf. souhaitée].

Élection présidentielle de 2012

En , il écrit un courrier à Brigitte Bardot, proche de la famille Le Pen, pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012. La lettre est cosignée par Antoine Waechter, mais Jean-Marc Governatori reconnaît ensuite avoir signé à la place de celui-ci, qui affirme ne pas être au courant de l’initiative[18]. Brigitte Bardot dit étudier la possibilité d’une candidature mais ne donne finalement pas une suite favorable[19].

Jean-Marc Governatori annonce en sa candidature à l'élection présidentielle[20],[21]. Se disant « au-delà du clivage droite-gauche »[22], il dépose pour les noms de marque « La Droite républicaine » et « Union droite républicaine »[23], parmi une quarantaine d'autres[24].

Partisan de l'écologie « indépendante »

Le , il se lance dans une grève de la faim « à mi-temps » au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[18],[25],[26]. Aux élections législatives qui suivent, il se présente à nouveau dans la première circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,71 % des suffrages (324 voix)[27].

Aux élections régionales de 2015, il se présente comme tête de la liste de l'Alliance écologiste indépendante en Provence-Alpes-Côte d'Azur et obtient 4,05 % des suffrages, à 2,5 points de la liste d’union entre Europe Écologie Les Verts (EÉLV) et le Front de gauche[28]. Au second tour, sa liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre celle de Marion Maréchal. Cet appel crée une polémique car ce ralliement de dernière minute est lié à un marchandage de voix, Jean-Marc Governatori ayant négocié la présidence d'un futur institut pour l'écologie et la qualité de la vie, institut doté de 30 millions d'euros[29].

En 2019, Europe Écologie Les Verts (EÉLV) intègre trois candidats de l'Alliance écologiste indépendante (Caroline Roose, Salima Yenbou et Ghislain Wysocinski) sur sa liste pour les élections européennes ; Jean-Marc Governatori est nommé « référent végétarien végan » de la liste[30]. Pendant la campagne, la liste l’Alliance jaune, conduite par Francis Lalanne, dénonce un « double jeu » de Jean-Marc Governatori, qui s’en est porté caution financière[31] : sur les 800 000 euros promis, seuls quelque 300 000 auraient été versés[31].

Pour les élections municipales de 2020 à Nice, Jean-Marc Governatori est tête de liste d'une liste appelée Nice écologique, qui est soutenue par plusieurs partis écologistes : l'AÉI, Europe Écologie Les Verts, Génération écologie et Cap21[32]. Au second tour, dans le cadre d'une triangulaire, sa liste obtient 19,3 %, derrière la liste LR de Christian Estrosi (59,3 %) et celle du RN (21,4 %)[33]. Il est élu au conseil municipal et à la communauté urbaine Nice Côte d'Azur[34].

Ouvrages

  • France éclairée, projet pour un pays heureux, éditions À suivre, 2003[35]
  • J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours, éditions Carnot, 2004
  • Santé Totale, éditions Le Courrier du livre, 2006
  • Vivre c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, éditions Le Courrier du livre, 2006
  • Politique écologique = Plein emploi avec la participation de Philippe Desbrosses, Patrick Baronnet, Pierre Gevaert, François Plassard, Georges Toutain, préface d'Albert Jacquard, éditions Jouvence, 2007
  • Doubler son pouvoir d'achat c'est possible, préface d'Albert Jacquard, postface de Francis Lalanne, éditions Le Courrier du livre, 2008
  • 7 milliards d'affamés insolvables ou 7 milliards de responsables sereins ? Résoudre la crise, c'est possible, éditions In Libro Veritas, 2011
  • L'Écologie, un diamant à huit facettes, préface d'Albert Jacquard, éditions Yves Michel, 2012
  • Les 4 solutions à la crise, éditions In Libro Veritas, 2012[36]
  • Un autre monde est possible, indispensable, éditions In Libro Veritas, 2012

Notes et références

  1. a et b Résultats des élections législatives 1997 par circonscription
  2. Résultats des élections législatives 2002 par circonscription.
  3. Nice-Matin du 29 et 30 mai 2002.
  4. Décision du Conseil constitutionnel.
  5. « Création d'un nouveau parti, « La France d'en bas » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juillet 2020)
  6. Résultat des élections européennes 2004.
  7. « 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle » sur Le Huffington Post, octobre 2011.
  8. « Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes » sur Libération, 11 août 2011.
  9. Résultats de la 1re circonscription des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  10. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  11. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France ».
  12. « Pro-sectes contre anti-sectes » sur leparisien.fr, octobre 2008.
  13. a et b Interview de Jean-Marc Governatori, opinews.com, 6 février 2011.
  14. a et b Voir sur jeanmarcgovernatori.fr.
  15. Communiqué de La France en action.
  16. Ministere public, « Ministere public contre FENECH », Greffe 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, no 0717623035,‎
  17. Le 17 octobre 2008 à 07h00, « Pro-sectes contre anti-sectes », sur leparisien.fr, (consulté le 3 juin 2020)
  18. a et b « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien,
  19. Le Monde avec AFP, « Brigitte Bardot candidate écologiste en 2012 ? », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2020).
  20. « Governatori : "Je suis candidat à l'élection présidentielle" »,
  21. Voir sur alliance-ecologiste-independante.fr.
  22. « Ni droite, ni gauche : écolos », sur La Dépêche,
  23. Blog de Bix, 29 janvier 2010.
  24. « «Bonjour. Elise, de l'Alliance écologiste indépendante. C'est pour discuter…» », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2017).
  25. « Jean-Marc Governatori, un autre visage de l'écologie », sur archives.nicematin.com (consulté le 3 décembre 2015).
  26. « Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim - Élection présidentielle 2012 », sur politique.lavoixdunord.fr (consulté le 3 décembre 2015).
  27. Résultats des élections législatives, site du ministère de l'Intérieur.
  28. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 30 mars 2016).
  29. « L'accord entre Estrosi et l'AEI crée la polémique », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2017).
  30. « Governatori, l’autre boulet de Yannick Jadot ? », Alerte environnement, .
  31. a et b Barthélémy Philippe, « La liste Alliance jaune de Francis Lalanne a-t-elle été piégée par son mécène ? », sur Capital.fr, (consulté le 30 mai 2019)
  32. Jonathan Hauvel, « Municipales 2020 à Nice: « Il n’y a qu’une liste écologiste, animaliste et citoyenne qui peut battre Estrosi, et nous l’incarnons » », sur 20minutes.fr,
  33. https://elections.interieur.gouv.fr/municipales-2020/006/006088.html
  34. « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 11 juillet 2020)
  35. JM Governatori, France éclairée, À suivre, , p. 68.
  36. Voir sur alliance-ecologiste-independante.com.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes