Jean-Marc Governatori

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Marc Governatori
Defaut 2.svg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Partis politiques

Jean-Marc Governatori, né le (57 ans) à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, ancien président et fondateur du mouvement politique La France en action (anciennement « La France d'en bas ») et actuel co-secrétaire national de l’Alliance écologiste indépendante.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Avant de se tourner vers la politique, Jean-Marc Governatori est chef d'entreprise (Fly, Basika, Planet Wood) dans le sud-est de la France. À partir de 1980, il milite pour l'environnement.

En 1997, il est candidat « sans étiquette divers-droite[1] » aux élections législatives et obtient 4,59 % des suffrages dans sa circonscription[1].

En 2002, après un bref passage de trois mois en 2001 à l'UDF, il vend ses entreprises. Il fonde en 2004 « La France en action », mouvement qui se veut « au-delà du clivage droite-gauche » et défend une vision écologiste et citoyenne pour mettre en œuvre un « bien-être durable »[2]. Candidat aux élections législatives de 2002 dans la première circonscription des Alpes maritimes, il obtient une seule voix[3]. Le , il est condamné par le Conseil constitutionnel à un an d'inéligibilité pour ne pas avoir déposé ses comptes de campagne et à cause de neuf factures non réglées à la clôture des comptes[4]. Il affirme ne pas s’être présenté à cette élection[5].

En 2004, son mouvement politique (La France d'en bas, association fondée par des buralistes alsaciens) recueille 266 538 suffrages aux élections européennes, soit un score de 1,55 % sur l'ensemble du territoire français[6]. En janvier 2005, les fondateurs de La France d'en bas refusent le changement de nom et Jean-Marc Governatori continue son action politique avec La France en action. Les buralistes conservent leur association qui existe toujours sous le nom de La France d'en bas, marque dont Jean-Marc Governatori est propriétaire à l'Institut national de la propriété industrielle.

Il cherche à être candidat à l'élection présidentielle de 2007, et avec d'autres petits candidats qui se sont réunis sous sa bannière en février 2007, il n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires. Ayant annoncé disposer de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11[7],[8].

La même année, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), déclare que « La France en action » aurait « des liens […] avec des organisations sectaires tels que l'Ordre du Temple solaire, le Mouvement raëlien, la Scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna »[9]. Selon Jean-Marc Governatori, « 6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire. » D'après un courrier adressé à Jean-Marc Governatori, Georges Fenech déclare qu'il n'a jamais « mentionné que Jean-Marc Governatori faisait partie de “sectes” »[10],[11]. Selon Jean-Marc Governatori, l'accusation du député Fenech, reprise largement par les médias locaux et nationaux les 8 et , aurait été très préjudiciable à son mouvement et à lui-même quant à son score électoral. Il estime que « l'instruction judiciaire qui a suivi a prouvé que nous allions réaliser au moins 600 000 suffrages »[10] et demande 10 millions d'euros de réparation[12]. Le tribunal de grande instance précise : « ne constitue pas en soi une imputation diffamatoire dès lors que même si le mot “secte” a une connotation négative, sa définition n'est pas assez précise pour recourir nécessairement des faits spécifiques et déterminés attentatoires à l'honneur ou la considération »[13]. Dans un procès distinct, trois membres de La France en action, autres que Jean-Marc Governatori, dont Christian Cotten, qui ont porté plainte contre Georges Fenech perdent leur procès et sont condamnés à 1 euro pour procédure abusive[14]. Un appel a été interjeté. Le 30 avril 2009, le tribunal de grande instance de Paris déboute Georges Fenech et La France en action de leurs demandes respectives.

Au premier tour des élections législatives de 2007, Jean-Marc Governatori obtient dans sa circonscription 248 voix sur 58 292 inscrits (0,74 % des votes exprimés)[15].

En juin 2009, il est tête de la liste Alliance écologiste indépendante aux élections européennes dans la circonscription Île-de-France et obtient 83 009 voix, soit 2,97 % des suffrages[16]. En mars 2010, il est tête de liste pour les Élections régionales en Île-de-France, obtenant le score de 1,40 %[17].

En octobre 2010, il écrit un courrier à Brigitte Bardot pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, courrier soi-disant cosigné par Antoine Waechter. Il reconnaît avoir signé à la place d'Antoine Waechter, qui n'était pas au courant de cette lettre[18].

Il annonce en juin 2011 qu'il est candidat à l'élection présidentielle de 2012[19],[20]. Se disant « au-delà du clivage droite-gauche » [21], il a pourtant déposé les noms de marques « La Droite républicaine » et « Union Droite Républicaine »[22], parmi une quarantaine d'autres[réf. nécessaire].

En mars 2010, il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, en solidarité avec la dépositaire initiale de la marque Europe Écologie, à payer 5 000 euros pour l'irrecevabilité de « sa demande de contrefaçon de marque » et de sa « demande reconventionnelle ». Les groupes Les Verts et le Rassemblement pour une Europe écologiste, quant à eux, sont déboutés de toutes leurs demandes. La marque Europe Écologie déposée le 10 juin 2004 est déchue et radiée[23].

En septembre 2011, la Cour d'appel de Paris le condamne pour le caractère frauduleux du dépôt de la marque. La cour ordonne le transfert de la marque à Europe Écologie Les Verts et Governatori doit payer en plus 8 000 euros d'amende[24],[25].

Jean-Marc Governatori défend l'idée d'une écologie politique indépendante des autres partis. Il s'appuie sur un sondage IFOP, paru le 18 décembre 2011 dans Le Journal du Dimanche[26].

Le , il se lance dans une grève de la faim au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[18],[27],[28].

Aux élections législatives suivantes, il se présente à nouveau dans la première circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,71 % des suffrages (324 voix)[29].

À l'élection régionale de 2015, Jean-Marc Governatori se présente comme tête de la liste de l'Alliance écologiste indépendante en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il réalise 4,05 %[30]. Au second tour, cette liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre celle de Marion Maréchal-Le Pen.

Soutien[modifier | modifier le code]

De 2005 à sa mort, Albert Jacquard, connu pour ses engagements écologiques, préface trois ouvrages de Governatori[31],[32],[33] et participe à ses clips de campagne[34],[35]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Deux fois « meilleur gestionnaire de France » par le Mobilier européen en 1991 et 1997[36]
  • Détenteur du Trophée de l'Emploi[37]

Responsabilités associatives[modifier | modifier le code]

  • Président fondateur de la fédération « Agissons »[38] Cette fédération ne recense plus d'activité depuis 2006[39].
  • Cofondateur de la « Ligue nationale contre la drogue »[36]. Cette association n'est plus active.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours, éditions Carnot, 2004
  • Doubler son pouvoir d'achat c'est possible, éditions Le Courrier du livre
  • France éclairée, projet pour un pays heureux, éditions À Suivre, 2003
  • Vivre c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, éditions Le Courrier du Livre, 2006
  • Santé Totale, éditions Le Courrier du Livre, 2006
  • Politique écologique = plein emploi avec la participation de Philippe Desbrosses, Patrick Baronnet, Pierre Gevaert, François Plassard, Georges Toutain. Préfacé par Albert Jacquard, éditions Jouvence 2007
  • 7 milliards d'affamés insolvables ou 7 milliards de responsables sereins ? Résoudre la crise, c'est possible, ILV Édition, 2011
  • L'écologie, un diamant à huit facettes, préfacé par Albert Jacquard, éditions Yves Michel[40], 2012
  • Les 4 solutions à la crise, ILV Édition, 2012[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Résultats des élections législatives 1997 par circonscription
  2. Le programme de La France en action
  3. Résultats des élections législatives 2002 par circonscription.
  4. Décision du Conseil constitutionnel
  5. Nice-Matin du 29 et 30 mai 2002.
  6. Résultat des élections européennes 2004
  7. « 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle » sur Huffington Post, octobre 2011.
  8. « Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes » sur Libération, août 2011.
  9. « Pro-sectes contre anti-sectes » sur leparisien.fr, octobre 2008.
  10. a et b Interview de Jean-Marc Governatori, opinews.com, 6 février 2011.
  11. Voir sur jeanmarcgovernatori.fr.
  12. Communiqué de la France en Action.
  13. Ministere public, « Ministere public contre FENECH », Greffe 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, no 0717623035,‎
  14. Dépêche AFP reprise sur le site Prevensectes.
  15. Résultats de la 1re circonscription des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  16. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  17. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France ».
  18. a et b « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien,‎
  19. « Governatori : "Je suis candidat à l'élection présidentielle" »,‎
  20. http://www.alliance-ecologiste-independante.fr/2012-Jean-Marc-Governatori-sera-le-candidat-de-l-Ecologie-independante_a71.html
  21. « Ni droite, ni gauche : écolos », sur La Dépêche,‎
  22. Blog de Bix, 29 janvier 2010.
  23. [PDF] Jugement du Tribunal de grande instance de Paris, 11 mars 2010.
  24. « Europe Écologie » n'est pas une marque.
  25. Arrêt de la Cour d'appel de septembre 2011.
  26. [PDF] Sondage : Les Français et l'écologie politique.
  27. « Jean-Marc Governatori, un autre visage de l'écologie », sur archives.nicematin.com (consulté le 3 décembre 2015)
  28. « Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim - Election présidentielle 2012 - La Voix du Nord », sur politique.lavoixdunord.fr (consulté le 3 décembre 2015)
  29. Résultats des élections législatives, site du Ministère de l'Intérieur
  30. (fr) Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015 (consulté le 30 mars 2016)
  31. Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard), l'écologie un diamant à huit facettes, Collection Société Civile, , 218 p. (ISBN 978 2 36429 021 1, lire en ligne)
  32. Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard, postface Francis Lalane), Doubler son pouvoir d'achat c'est possible !, Le courrier du livre, janvier2009, 211 p. (ISBN 978-2-7029-0681-1, lire en ligne), http://livre.fnac.com/a2451896/Jean-Marc-Governatori-Doubler-son-pouvoir-d-achat-c-est-possible
  33. Jean-Marc Governatori (préf. Albert JACQUARD), Politique Ecologique = Plein Emploi, Jouvence, , 192 p. (ISBN 9782883535893, lire en ligne), http://livre.fnac.com/a1934859/Jean-Marc-Governatori-Politique-ecologique-Plein-emploi
  34. « clip de campagne Alliance écologiste indépendante », sur Alliance écologiste indépendante,‎ (consulté le 20 novembre 2015)
  35. « Le clip de campagne de l'Alliance écologiste indépendante pour les législatives 2012 - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 27 décembre 2015)
  36. a et b POLITIQUE :: Tous les candidats - Quid.fr
  37. Politique écologique = Plein emploi
  38. Fédération Agissons.
  39. Actions de la Fédération Agissons.
  40. Éditions Yves Michel.
  41. Voir sur alliance-ecologiste-independante.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]