Jean-Marc Governatori

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Jean-Marc Governatori
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Jean-Marc Governatori, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, ancien président et fondateur du mouvement politique La France en action (anciennement « La France d'en bas ») et actuel co-secrétaire national de l’Alliance écologiste indépendante.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entrepreneur[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École supérieure de commerce de Nice à Sophia Antipolis, Jean-Marc Governatori est un directeur de magasins (Fly, Basika, Planet Wood) du sud de la France.

Il quitte son groupe et vend les parts dans ses sociétés en 2000 pour se consacrer à l'écriture et l'environnement.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Governatori a publié quatorze ouvrages dont les thèmes s'orientent surtout sur l’environnement et l'écologie, le bien-être et des solutions d'activités issues de sa vie professionnelle[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8].

De 2005 à sa mort, Albert Jacquard, connu pour ses engagements écologiques, a préfacé trois de ses ouvrages[2],[3],[5]. Jacquard participe à ses clips de campagne pour les élections législatives de 2012[9],[10] et lui apporte, dans un premier temps, son soutien à l'élection présidentielle de 2012[11].

Governatori a écrit un ouvrage collaboratif avec Philippe Desbrosses sur l'emploi et l'écologie[5].

Francis Lalanne lui postface un ouvrage sur l’écologie en 2009[3]

Parcours politique[modifier | modifier le code]

À partir de 1980, Jean-Marc Governatori milite pour l'environnement[réf. nécessaire].

Premières candidatures[modifier | modifier le code]

En 1997, il est candidat « sans étiquette divers-droite[12] » aux élections législatives et obtient 4,59 % des suffrages dans sa circonscription[12].

Après un passage en 2001 à l'UDF, il fonde en 2004 « La France en action », mouvement qui se veut « au-delà du clivage droite-gauche » et défend une vision écologiste pour mettre en œuvre un « bien-être durable »[13]. Candidat aux législatives de 2002 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, il obtient une seule voix[14]. Il affirme s’être dédit 30 jours avant[15]

Le , il est condamné par le Conseil constitutionnel à un an d'inéligibilité pour ne pas avoir déposé dans ses comptes de campagne neuf factures pour un montant total de 3 438 euros non réglées à ses propres entreprises les sociétés Imprim'Tout, Basika et Joker 35 à la clôture des comptes[16].

Avec La France d'en bas[modifier | modifier le code]

En 2004, son mouvement politique (La France d'en bas, association fondée par des buralistes alsaciens) recueille 266 538 suffrages aux élections européennes, soit un score de 1,55 % sur l'ensemble du territoire français[17],[18].

En janvier 2005, une polémique l'oppose aux fondateurs de La France d'en bas qui refusent le changement de nom alors que Governatori continue son action politique avec La France en action. Après une action en justice les buralistes conservent la gouvernance de l'association qui existe toujours sous le nom La France d'en bas, marque dont Governatori serait propriétaire à l'Institut national de la propriété industrielle. Il est débouté de tous ses recours.

Il cherche à être candidat à l'élection présidentielle de 2007 et, avec d'autres petits candidats qui se sont réunis sous sa bannière en février 2007. Ayant annoncé disposer de plus de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11[19],[20].

Avec La France en action[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections législatives de 2007, Jean-Marc Governatori obtient dans sa circonscription 248 voix sur 58 292 inscrits (0,74 % des votes exprimés)[21].

En juin 2009, il est tête de la liste Alliance écologiste indépendante aux élections européennes dans la circonscription Île-de-France et obtient 83 009 voix, soit 2,97 % des suffrages[22]. En mars 2010, il est tête de liste pour les élections régionales en Île-de-France, obtenant le score de 1,40 %[23].

L'affaire des sectes[modifier | modifier le code]

La même année, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), déclare que « La France en action « des liens existant entre certains des candidats de France en action et des organisations à caractère sectaire ». « des liens […] avec des organisations sectaires tels que l'Ordre du Temple solaire, le Mouvement raëlien, la Scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna[24]. »

Loin de « défendre un vrai projet de société », La France en action souhaitait profiter du système de financement des partis politiques[25].

Selon Jean-Marc Governatori, « 6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire. » D'après un courrier adressé à Governatori, Georges Fenech déclare qu'il n'a jamais « mentionné que Jean-Marc Governatori en tant que personne physique faisait partie de “sectes” »[26],[27]. Selon l'intéressé, l'accusation du député Fenech, reprise largement par les médias locaux et nationaux les 8 et , aurait été très préjudiciable à son mouvement et à lui-même quant à son score électoral. Il estime que « l'instruction judiciaire qui a suivi a prouvé que nous allions réaliser au moins 600 000 suffrages »[26] et demande 10 millions d'euros de réparation[28]. Le tribunal de grande instance précise : « ne constitue pas en soi une imputation diffamatoire dès lors que même si le mot “secte” a une connotation négative, sa définition n'est pas assez précise pour recourir nécessairement des faits spécifiques et déterminés attentatoires à l'honneur ou la considération[29]. » Governatori est débouté de toutes ses demandes.

Dans un autre procès, trois membres de La France en action, autres que Jean-Marc Governatori, dont Christian Cotten, qui ont porté plainte contre Georges Fenech perdent leur procès et sont condamnés à 1 euro pour procédure abusive[30]. Un appel a été interjeté. Le 30 avril 2009, le tribunal de grande instance de Paris déboute Georges Fenech et La France en action de leurs demandes respectives.

Avec L'Alliance écologiste indépendante[modifier | modifier le code]

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est créée en 2009 de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Les trois co-présidents sont alors Jean-Noël Debroise, président de Génération Écologie, Jean-Marc Governatori, président de France en Action et Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant.

Génération Écologie et le Mouvement écologiste indépendant quittent cette alliance le 28 mai 2011, lors des Assises de l'écologie indépendante. Jean-Marc Governatori restera seul avec son mouvement La France en action qui se fondra dans l'alliance écologiste indépendante.

L'Affaire Bardot[modifier | modifier le code]

En octobre 2010, il écrit un courrier à Brigitte Bardot proche de la famille Le Pen pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, courrier soi-disant cosigné par Antoine Waechter. Governatori reconnaît avoir signé à la place d'Antoine Waechter, qui affirme ne pas être au courant d'une telle lettre[31]. Toutefois Bardot répond favorablement à son intégration à un comité de soutien et se dit énormément touchée par la « vague de confiance ».

Il annonce en juin 2011 qu'il est candidat à l'élection présidentielle de 2012[32],[33]. Se disant « au-delà du clivage droite-gauche »[34], il a pourtant déposé les noms de marques « La Droite républicaine » et « Union Droite Républicaine »[35], parmi une quarantaine d'autres[36].

L'affaire des fraudes aux dépôts de marques[modifier | modifier le code]

En mars 2010, une nouvelle affaire l'oppose au parti Europe Écologie Les Verts dont il tente de faire reconnaître la marque à son propre bénéfice. Il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, avec la dépositaire initiale de la marque Europe Écologie, à payer 5 000 euros pour l'irrecevabilité de « sa demande de contrefaçon de marque » et de sa « demande reconventionnelle ».

La marque Europe Écologie déposée le 10 juin 2004 est déchue et radiée[37] en première instance .

En septembre 2011, la cour d'appel de Paris le condamne à nouveau pour le caractère frauduleux du dépôt de la marque. La cour ordonne le transfert de la marque à Europe Écologie Les Verts. Il est condamné définitivement ainsi que Sylvie Roy et l'Alliance écologiste indépendante et doit payer en plus 8 000 euros d'amende[38],[39].

Jean-Marc Governatori défend l'idée d'une écologie politique indépendante des autres partis. Il s'appuie sur un sondage IFOP, paru le 18 décembre 2011 dans Le Journal du dimanche[40].

Le , il se lance dans une grève de la faim « à mi-temps » au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[31],[41],[42].

Aux élections législatives suivantes, il se présente à nouveau dans la première circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,71 % des suffrages (324 voix)[43].

Aux élections régionales de 2015, il se présente comme tête de la liste de l'Alliance écologiste indépendante en Provence-Alpes-Côte d'Azur et réalise 4,05 %[44]. Au second tour, sa liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre celle de Marion Maréchal-Le Pen. Cet appel crée une polémique car ce ralliement de dernière minute est lié à un marchandage de voix, Governatori ayant négocié la création d'un futur institut pour la qualité de la vie doté de 30 millions d'euros[45].

Prix[modifier | modifier le code]

Responsabilités associatives[modifier | modifier le code]

  • Président fondateur de la fédération « Agissons »[48] Cette fédération ne recense plus d'activité depuis 2006[49].
  • Cofondateur de la « Ligue nationale contre la drogue »[46]. Cette association n'est plus active.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours, éditions Carnot, 2004[1]
  • Doubler son pouvoir d'achat c'est possible, préface d'Albert Jacquard, postface de Francis Lalanne[3], éditions Le Courrier du livre
  • France éclairée, projet pour un pays heureux, éditions À Suivre, 2003[8]
  • Vivre c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, éditions Le Courrier du livre, 2006[7]
  • Santé Totale, éditions Le Courrier du livre, 2006[6]
  • Politique écologique = Plein emploi avec la participation de Philippe Desbrosses, Patrick Baronnet, Pierre Gevaert, François Plassard, Georges Toutain, préface d'Albert Jacquard, éditions Jouvence 2007[5]
  • 7 milliards d'affamés insolvables ou 7 milliards de responsables sereins ? Résoudre la crise, c'est possible, ILV Édition, 2011[4]
  • L'Écologie, un diamant à huit facettes, préface d'Albert Jacquard, éditions Yves Michel, 2012
  • Les 4 solutions à la crise, ILV Édition, 2012[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Marc Governatori, « J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours », sur amazon.fr, .
  2. a et b Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard), L'écologie, un diamant à huit facettes, Yves Michel, coll. « Société civile », , 222 p. (ISBN 978 2 36429 021 1, lire en ligne).
  3. a, b, c et d Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard, postface Francis Lalane), Doubler son pouvoir d'achat, c'est possible !, Le Courrier du livre, , 211 p. (ISBN 978-2-7029-0681-1, lire en ligne).
  4. a et b JM Governatori, 7 milliards d'affamés insolvables, Ilv édition, , 98 p. (ISBN 978-2352094821, lire en ligne), p. 94
  5. a, b, c et d Jean-Marc Governatori, Philippe Desbrosses, Georges Toutain et Patrick Baronnet (préf. Albert Jacquard), Politique écologique = Plein emploi, Jouvence, coll. « Savoir et agir pour ce siècle », (ISBN 978-2-88353-589-3, lire en ligne), p. 191
  6. a et b Jean-Marc Governatori, Vers une Santé Totale : témoignages, solutions, résultats, Le Courrier du livre, , 128 p. (ISBN 978-2702906088, lire en ligne), p. 126
  7. a et b Jean-Marc Governatori, Vivre c'est possible, Le Courrier du livre, , 275 p. (ISBN 978-2702905715, lire en ligne), p. 273
  8. a et b JM Governatori, la france éclairée, A suivre, , p. 68
  9. « clip de campagne Alliance écologiste indépendante », sur Dailymotion, (consulté le 20 novembre 2015)
  10. « Le clip de campagne de l'Alliance écologiste indépendante pour les législatives 2012 - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 27 décembre 2015)
  11. « Albert Jacquard (1925-2013), entre science et médias », AgoraVox,‎ (lire en ligne)
  12. a et b Résultats des élections législatives 1997 par circonscription
  13. Le programme de La France en action.
  14. Résultats des élections législatives 2002 par circonscription.
  15. Nice-Matin du 29 et 30 mai 2002.
  16. Décision du Conseil constitutionnel.
  17. Résultat des élections européennes 2004.
  18. « France d'en bas, parti des buralistes et des animaux », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  19. « 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle » sur Le Huffington Post, octobre 2011.
  20. « Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes » sur Libération, août 2011.
  21. Résultats de la 1re circonscription des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  22. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  23. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France ».
  24. « Pro-sectes contre anti-sectes » sur leparisien.fr, octobre 2008.
  25. « Un député UMP dénonce des candidats « pro-sectes » », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  26. a et b Interview de Jean-Marc Governatori, opinews.com, 6 février 2011.
  27. Voir sur jeanmarcgovernatori.fr.
  28. Communiqué de La France en action.
  29. Ministere public, « Ministere public contre FENECH », Greffe 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, no 0717623035,‎
  30. Dépêche AFP reprise sur le site Prevensectes.
  31. a et b « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien,
  32. « Governatori : "Je suis candidat à l'élection présidentielle" »,
  33. Voir sur alliance-ecologiste-independante.fr.
  34. « Ni droite, ni gauche : écolos », sur La Dépêche,
  35. Blog de Bix, 29 janvier 2010.
  36. « «Bonjour. Elise, de l'Alliance écologiste indépendante. C'est pour discuter…» », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  37. [PDF] Jugement du Tribunal de grande instance de Paris, 11 mars 2010.
  38. « Europe Écologie » n'est pas une marque.
  39. Arrêt de la Cour d'appel de septembre 2011.
  40. [PDF] Sondage : Les Français et l'écologie politique.
  41. « Jean-Marc Governatori, un autre visage de l'écologie », sur archives.nicematin.com (consulté le 3 décembre 2015)
  42. « Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim - Election présidentielle 2012 - La Voix du Nord », sur politique.lavoixdunord.fr (consulté le 3 décembre 2015)
  43. Résultats des élections législatives, site du ministère de l'Intérieur.
  44. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 30 mars 2016)
  45. « L'accord entre Estrosi et l'AEI crée la polémique - France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne).
  46. a et b POLITIQUE : Tous les candidats - Quid.fr
  47. Voir sur soleil-levant.org.
  48. Fédération Agissons.
  49. Actions de la fédération Agissons.
  50. Voir sur alliance-ecologiste-independante.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]