Jean-Marc Governatori

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Jean-Marc Governatori
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Jean-Marc Governatori en 2019.
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Jean-Marc Governatori, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français.

À partir de 1997, il est sans succès candidat à plusieurs élections législatives, élections européennes et scrutins locaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Île-de-France. Il tente également de se présenter aux élections présidentielles de 2007 et 2012. Il est depuis 2020 conseiller municipal d’opposition de Nice et membre de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur.

Après avoir été membre de l’UDF, il fonde et prend la présidence du parti La France d'en bas — devenue La France en action — en 2004, de l'Alliance écologiste indépendante en 2009 et de Cap écologie (en co-presidence avec Corinne Lepage) en 2021.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Fils de menuisier et père de six enfants[1], Jean-Marc Governatori a été directeur de magasins (Fly, Basika, Planet Wood) dans le Sud de la France. Il affirme avoir vendu ses affaires en 2000.

Il est également l’auteur d’ouvrages, publiés à compte d'auteur, sur les thématiques de l’écologie, de la protection des animaux, de la lutte contre la drogue et l'insécurité, de la défense des petits commerçants, des personnes handicapées.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Premières candidatures électorales[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Governatori se présente comme divers droite aux élections législatives de 1997 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, où il obtient 4,6 % des suffrages[2]. Après avoir adhéré à l'Union pour la démocratie française (UDF, centre droit) en 2001[source insuffisante], il est à nouveau candidat dans cette circonscription en 2002, où il obtient une seule voix[3].

En , le Conseil constitutionnel constate des irrégularités dans ses comptes de campagne et le sanctionne à un an d'inéligibilité. La juridiction indique notamment « qu'à l'expiration du délai légal pour déposer le compte de campagne, neuf factures délivrées par [trois] sociétés […], pour un montant total de 3 438,83 euros, et correspondant à des frais de propagande autres que ceux de la campagne officielle, avaient été acquittées par M. G. ; qu'à la suite des demandes de justificatifs que lui a adressées la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, l'intéressé a procédé au règlement de ces factures. »[4].

La France d'en bas / La France en action[modifier | modifier le code]

En 2004, il fonde La France d'en bas avec Francine Gomez, ancienne PDG de Waterman. Ce parti politique, dont il devient le président, entend représenter les « 60 millions de Français qui en ont ras le bol de la passivité des pouvoirs publics » et défendre « les handicapés, les petits patrons, l'écologie indépendante et la protection des animaux »[5]. Aux élections européennes de la même année, ses listes obtiennent 1,5 % sur l'ensemble du territoire français[6].

Jean-Marc Governatori cherche à être candidat à l'élection présidentielle de 2007. Ayant annoncé disposer de plus de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11 sur les 500 requis[7],[8].

Au début de l’année 2007, Jean-Marc Governatori signe, avec notamment Corinne Lepage (Cap21) et France Gamerre (Génération écologie), le « pacte écologique » de Nicolas Hulot[9].

Au premier tour des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription des Alpes maritimes, il obtient 0,7 % des votes exprimés[10]. Lors des élections européennes de 2009, tête de la liste Alliance écologiste indépendante (AEI) dans la circonscription Île-de-France, il réunit 3 % des suffrages exprimés[11]. En 2010, il est candidat aux élections régionales en Île-de-France et recueille 1,4 % des voix[12].

En 2008, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, fait état de « liens existant entre certains des candidats de France en action et des organisations à caractère sectaire », « tels que Krishna, la Scientologie, le Mouvement raëlien ou encore Moon[13]. » Jean-Marc Governatori répond : « Six de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire. » Il considère que l'accusation du député Fenech a été préjudiciable à son mouvement quant à son score électoral et demande 10 millions d'euros de réparation. Georges Fenech est finalement relaxé pour « injure et diffamation en lien avec leur appartenance à une religion »[14].

Dirigeant de l’Alliance écologiste indépendante[modifier | modifier le code]

Fondation du parti[modifier | modifier le code]

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est fondée en 2009 à la suite de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Ses trois co-présidents sont alors Jean-Noël Debroise (président de Génération écologie), Jean-Marc Governatori et Antoine Waechter (président du Mouvement écologiste indépendant).

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Après avoir appelé à une candidature de Brigitte Bardot (photo) à l’élection présidentielle de 2012, Jean-Marc Governatori tente sans succès d’être lui-même candidat à ce scrutin.

Jean-Marc Governatori écrit en 2010 un courrier à Brigitte Bardot pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012[15]. Brigitte Bardot dit étudier la possibilité d’une candidature mais ne donne finalement pas une suite favorable[16].

En 2011, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle « au-delà du clivage droite-gauche »[17],[18]. En , il se lance dans une grève de la faim au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[15],[19],[20]. Il n’obtient finalement pas les parrainages requis pour se présenter. Aux élections législatives qui suivent, il se présente à nouveau dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,7 % des suffrages exprimés[21].

Élections régionales de 2015 en PACA[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de 2015, Jean-Marc Governatori se présente comme tête de la liste de l'AEI en Provence-Alpes-Côte d'Azur et obtient 4 % des suffrages au premier tour[22]. Au second tour, sa liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre Marion Maréchal (FN). Cet appel crée une polémique car ce ralliement de dernière minute est lié à un marchandage de voix, Jean-Marc Governatori ayant négocié la présidence d'un futur « institut pour l'écologie et la qualité de la vie » devant être doté de 30 millions d'euros de subventions[23].

Élections européennes de 2019 et municipales de 2020[modifier | modifier le code]

En 2019, alors qu'Europe Écologie Les Verts (EÉLV) intègre trois candidats de l'Alliance écologiste indépendante (Caroline Roose, Salima Yenbou et Ghislain Wysocinski) sur sa liste pour les élections européennes[24], il finance la liste « Alliance jaune, la révolte par le vote », une liste menée par Francis Lalanne qui se revendique du mouvement des Gilets jaunes et obtient le score de 0,54 % des suffrages exprimés[25].

Pour les élections municipales de 2020 à Nice, Jean-Marc Governatori est à la tête d’une liste « Nice écologique », qui, à l’issue du second tour, recueille 19,3 %, derrière la liste LR de Christian Estrosi (59,3 %) et celle du RN (21,4 %)[26]. Il est élu au conseil municipal et à la communauté urbaine Nice Côte d'Azur[26].

Élections régionales de 2021 et lancement de Cap écologie[modifier | modifier le code]

Logo de Cap écologie
Logo du parti Cap écologie.
Avec Corinne Lepage, Jean-Marc Governatori lance et prend la co-présidence du parti Cap écologie en 2021.

Le , Cap21 et l’Alliance écologiste indépendante fusionnent en un nouveau parti politique, Cap écologie, dont Jean Marc Governatori partage la co-présidence avec Corinne Lepage.

En vue des scrutins locaux de 2021, Europe Écologie Les Verts, Cap écologie, Génération écologie et le Mouvement des progressistes se réunissent au sein de Pôle écologiste[27]. Alors qu'il devait être tête de liste de cette alliance dans les Alpes-Maritimes aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur[28], Jean-Marc Governatori prend la tête d’une liste de Cap écologie en PACA après que le parti a décidé de quitter le Pôle écologiste dans la région[29]. Avant même le premier tour, il se dit prêt à une alliance avec le président du conseil régional sortant, Renaud Muselier (LR), afin de battre le Rassemblement national[30].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • France éclairée, projet pour un pays heureux, éditions À suivre, 2003[31],[32]
  • J'ai trouvé quatre emplois en deux jours, éditions Carnot, 2004[33],[34]
  • Santé Totale, éditions Le Courrier du livre, 2006[35],[36]
  • Vivre, c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, éditions Le Courrier du livre, 2006[37],[36]
  • Politique écologique = Plein emploi avec la participation de Philippe Desbrosses, Patrick Baronnet, Pierre Gevaert, François Plassard, Georges Toutain, préface d'Albert Jacquard, éditions Jouvence, 2007[38],[39]
  • Doubler son pouvoir d'achat c'est possible, préface d'Albert Jacquard, éditions Le Courrier du livre, 2008[40],[41]
  • Sept Milliards d'Affamés insolvables ou Sept Milliards de Responsables sereins ? Résoudre la crise, c'est possible, éditions In Libro Veritas, 2011[42]
  • L'Écologie, un diamant à huit facettes, préface d'Albert Jacquard, éditions Yves Michel, 2012[43]
  • Les Quatre Solutions à la crise, éditions In Libro Veritas, 2012[44]
  • Un autre monde est possible, indispensable, éditions In Libro Veritas, 2012[45]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dans la famille écologiste, l'iconoclaste faiseur de rois Jean-Marc Governatori », sur linfodurable.fr, (consulté le 28 mars 2021)
  2. Résultats des élections législatives 1997 par circonscription
  3. « Résultats des élections législatives 2002 : première circonscription des Alpes-Maritimes », sur interieur.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Décision n° 2002-2789 AN du 7 novembre 2002 », conseil-constitutionnel.fr.
  5. « Création d'un nouveau parti, « La France d'en bas » », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juillet 2020)
  6. Résultat des élections européennes 2004.
  7. « 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle », huffingtonpost.fr, octobre 2011.
  8. « Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes », liberation.fr, 11 août 2011.
  9. « Pacte écologique: le grand oral devant maître Hulot », sur libération.fr, (consulté le 10 octobre 2020).
  10. Résultats de la 1re circonscription des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  11. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  12. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France ».
  13. « Pro-sectes contre anti-sectes » sur leparisien.fr, octobre 2008.
  14. « Pro-sectes contre anti-sectes », sur leparisien.fr, (consulté le 3 juin 2020).
  15. a et b « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur leparisien.fr.,
  16. « Brigitte Bardot candidate écologiste en 2012 ? », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2020).
  17. « Governatori : "Je suis candidat à l'élection présidentielle" »,
  18. « Ni droite, ni gauche : écolos », sur ladepeche.fr,
  19. « Jean-Marc Governatori, un autre visage de l'écologie », sur archives.nicematin.com (consulté le 3 décembre 2015).
  20. « Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim - Élection présidentielle 2012 », sur politique.lavoixdunord.fr (consulté le 3 décembre 2015).
  21. Résultats des élections législatives, site du ministère de l'Intérieur.
  22. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 30 mars 2016).
  23. « L'accord entre Estrosi et l'AEI crée la polémique », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2017).
  24. « Governatori, l’autre boulet de Yannick Jadot ? », Alerte environnement, .
  25. « Governatori, le mystérieux mécène d'une liste "gilets jaunes" (pourvu que Francis Lalanne y soit) », sur nouvelobs.com (consulté le 9 avril 2021).
  26. a et b « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 11 juillet 2020).
  27. « Élections régionales de 2021 : les écologistes s'unissent et créent le Pôle Ecologistes PACA », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 4 mars 2021).
  28. « Régionales en PACA. Les écologistes se réunissent sur une liste derrière Jean-Laurent Félizia », sur actu.fr (consulté le 9 avril 2021)
  29. « Régionales en Paca : Cap écologie présente sa propre liste et quitte la liste EELV unie avec la gauche », sur actu.fr, (consulté le 15 juin 2021).
  30. « Régionales en PACA : Cap écologie prêt à un accord avec Muselier pour faire barrage au RN », sur bfmtv.com, (consulté le 15 juin 2021).
  31. JM Governatori, France éclairée, À suivre, , p. 68.
  32. Jean-Marc Governatori, France éclairée : projet pour un pays heureux, Ed. A suivre, (ISBN 978-2-9507159-0-6, lire en ligne)
  33. Jean-Marc Governatori, J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours : constaté par un huissier, Chatou : Carnot, 2004, , 83 p. (ISBN 2-84855-071-6)
  34. Jean-Marc Governatori, J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours : constaté par un huissier, Carnot, (ISBN 978-2-84855-071-8, lire en ligne)
  35. ean-Marc Governatori; Bérengère Arnal-Schnébelen, Vers une santé totale : témoignages, solutions, résultats, Paris : Le Courrier du livre, impr. 2007, , 126 p. (ISBN 978-2-7029-0608-8)
  36. a et b Jean-Marc Governatori, Vers une santé totale : témoignages, solutions, résultats, le Courrier du livre, (ISBN 978-2-7029-0608-8, lire en ligne)
  37. Jean-Marc Governatori, Vivre, c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, Paris : Le Courrier du livre, , 376 p. (ISBN 978-2-7029-0608-8)
  38. Jean-Marc Governatori; Nathalie Calmé; Albert Jacquard, Politique écologique = plein emploi, Genève-Bernex ; Saint-Julien-en-Genevois : Jouvence, (ISBN 9782883535893)
  39. Jean-Marc Governatori et Albert Jacquard, Politique écologique = plein emploi, Jouvence éd, coll. « Savoir et agir pour ce siècle », (ISBN 978-2-88353-589-3, lire en ligne)
  40. Jean marc Governatori, Doubler son pouvoir d'achat, c'est possible : toutes les solutions pour dépenser moins en consommant mieux, Le Courrier du livre, impr. 2008, (ISBN 9782702906811)
  41. Jean-Marc Governatori, Doubler son pouvoir d'achat, c'est possible : toutes les solutions pour dépenser moins en consommant mieux, le Courrier du livre, (ISBN 978-2-7029-0681-1, lire en ligne)
  42. Jean-Marc Governatori, 7 milliards d'affamés insolvables ou 7 milliards de responsables sereins ? : résoudre la crise, c'est possible, ILV éd, (ISBN 978-2-35209-482-1, lire en ligne)
  43. Jean-Marc Governatori, L'écologie, un diamant à 8 facettes, Y. Michel, coll. « Société civile », (ISBN 978-2-36429-021-1, lire en ligne)
  44. Voir sur alliance-ecologiste-independante.com.
  45. Jean-Marc Governatori, Un autre monde est possible indispensable, Paris, In Libro Veritas, , 47 p. (ISBN 978-2-35209-546-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]