Crise diplomatique russo-ukrainienne de 2021-2022

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Crise diplomatique russo-ukrainienne de 2021-2022
Description de cette image, également commentée ci-après
Rapport public du renseignement américain sur les mouvements de troupes russes près de la frontière russo-ukrainienne (3 décembre 2021). Il est estimé que la Russie a déployé environ 70 000 hommes, la plupart à une distance de 100 à 200 km de la frontière et que ce nombre pourrait s'accroitre à 175 000 hommes.
Informations générales
Date
(11 mois et 21 jours)
Lieu
Casus belli
Issue Invasion de l'Ukraine par la Russie
Belligérants
Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Soutenue par :
Drapeau de la Russie Russie

Drapeau de la République populaire de Donetsk République populaire de Donetsk[N 1]
Drapeau de République populaire de Lougansk République populaire de Lougansk[N 1]
Soutenues par :

et diplomatiquement par :

Conflit russo-ukrainien

La crise diplomatique russo-ukrainienne de 2021-2022 est une série d'incidents qui avivent les craintes d'une invasion de l'Ukraine par la Russie dans le cadre de la guerre russo-ukrainienne débuté en 2014. La Russie déploie depuis d'importantes forces armées près de sa frontière avec l'Ukraine ainsi qu'en Biélorussie et en mer Noire[8]. Les enjeux de cette crise ne sont pas que régionaux puisque la Russie transmet aux États-Unis et à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en un projet d'accord dans lequel elle demande qu'ils s'engagent à ne pas élargir l'OTAN à l'Ukraine et qu'ils retirent leurs forces militaires des pays issus de l'URSS et du bloc de l'Est européen.

Cette crise est d'une gravité inédite depuis la crise ukrainienne de 2014. Les Occidentaux excluent d'intervenir militairement en Ukraine[8] mais menacent la Russie de sanctions « rapides et draconiennes » en cas d'invasion de l'Ukraine, allant bien au-delà des sanctions contre la Russie prises à la suite de la crise de 2014[9]. Les échanges diplomatiques se multiplient entre les parties jusqu'au plus haut niveau. Plusieurs échanges ont lieu entre Vladimir Poutine et respectivement Joe Biden et Emmanuel Macron notamment. La diplomatie occidentale est confrontée à un dilemme entre le risque d'une escalade militaire aux conséquences désastreuses et celui d'une reculade diplomatique qui discréditerait l'OTAN et donnerait lieu à une perte de confiance de ses membres européens[10].

La Russie nie à multiple reprise avoir l'intention d'envahir l'Ukraine. Mais prétextant un danger pour la Russie et dans le cadre d'une montée des tensions avec l'OTAN, Poutine reconnait l'indépendance des entités séparatistes et le , les Forces armées de la Fédération de Russie envahissent l'Est de l'Ukraine contrôlé par ces mêmes séparatistes[11],[12]. Le 24 février, Poutine annonce une « opération militaire spéciale » en Ukraine[13],[14]. Cette annonce est suivie d'un bombardement des principales villes de l'Ukraine et d'une invasion effective[15].

Contexte[modifier | modifier le code]

Les relations entre Moscou et Kiev se sont considérablement tendues depuis la révolution ukrainienne de 2014 menant à la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovytch. En effet, la Russie utilise l'instabilité de l'Ukraine pour déclencher l'annexion de la Crimée à la Russie suite d'un référendum contesté organisé après l'invasion de la péninsule par la Russie, tandis que des séparatistes proclament deux républiques dans la région russophone du Donbass : les républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL).

Si le rattachement de la péninsule ukrainienne n'est pas reconnue sur le plan international, la Russie gouverne de facto la région. Cette situation entraîne de nombreux conflits en mer d'Azov, dont le plus emblématique est l'arraisonnement de trois navires ukrainiens par la Russie le alors qu'ils tentaient de traverser le détroit de Kertch[16],[17].

Sur un autre niveau, le conflit à l'est du pays n'a pas cessé depuis et les accords de Minsk II en . Après l'utilisation du format Normandie entre Paris, Berlin, Kiev et Moscou en , un cessez-le-feu a été mis en place à partir du [18].

En réaction, les pays occidentaux ont mis en place de nombreuses sanctions économiques visant les activités de personnalités proches du pouvoir et l'économie russe. Sur le plan diplomatique, la Russie est exclue du Groupe des huit — qui revient à sa forme initiale, le G7[19],[20].

Contexte nucléaire[modifier | modifier le code]

L'Ukraine, ancienne république soviétique, possédait le troisième plus gros arsenal nucléaire au monde mais retourna de 1994 à 1996 ses 1 900 armes nucléaires stratégiques à la Russie pour qu'ils soient démantelés en application du Mémorandum de Budapest comme la Biélorussie et le Kazakhstan[21].

Alors que le président de la fédération de Russie Vladimir Poutine, utilisant la doctrine militaire russe d'« escalade pour désamorcer »[22], avait mis en garde pour la première fois lors de la conférence de presse qui a suivi sa rencontre à Moscou avec le président français Emmanuel Macron le lundi , que les nations qui s'opposeraient à ses opérations militaires risquaient des « conséquences encore jamais connues », phrase interprétée par certains comme une menace d'utilisation de l'arsenal nucléaire de la Russie en cas d'entrave à son offensive en Ukraine, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qualifiant le président russe de « dictateur » lui rappelle que l'alliance Atlantique est aussi une alliance nucléaire[N 3],[27].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Tensions de mars-[modifier | modifier le code]

Situation du conflit dans la région du Donbass en 2020. La zone rouge est contrôlée par les séparatistes pro-russes.

L'empoisonnement et l'emprisonnement de l'opposant politique Alexeï Navalny a dégradé les relations entre le Kremlin et les capitales européennes[28]. Sur un autre plan, l'année commence avec l'expulsion de la République tchèque de dix-huit diplomates russes accusés d'espionnage et l'annonce par le G7 que l'annexion de la Crimée ne sera pas reconnue[29],[28].

Dans le Donbass, la Mission spéciale d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a constaté une augmentation de 30 % de la violation du cessez-le-feu entre février et alors que le conflit dans cette région a fait en 7 ans plus de 13 000 morts[30],[18]. Les nombreux mouvements de troupes russes constatés près de la frontière ukrainienne incitent l'OSCE à demander plus de transparence de la part de Moscou sur ses activités — comme le précise le partenariat entre la Russie et l'organisation défensive européenne[31]. La recrudescence des violations de cessez-le-feu et l'augmentation des victimes au sein de l'armée ukrainienne est principalement le fait de snipers côté séparatistes. L'interdiction de reporters chez ces derniers ne permet pas de connaître leurs situations[32],[33].

Dans le même temps, Moscou a distribué plusieurs milliers de passeports russes à la population du Donbass[31]. C'est pourquoi de nombreuses fausses informations ont été relayées par la presse russe sur des attaques ukrainiennes et sur des agressions envers la population russophone en Ukraine comme à Odessa[30]. De son côté, la stratégie du président ukrainien Volodymyr Zelensky est de répondre a minima aux agressions séparatistes. C'est ainsi qu'il a obtenu les conditions du cessez-le-feu qui fut le plus long depuis le début du conflit. Toutefois, Zelensky a demandé en ce début d'année le soutien de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) et de l'Union européenne et une accélération du processus d'intégration de l'Ukraine, à rebours de sa politique depuis le début de son mandat[18].

Fin avril, Moscou a annoncé le retrait de ses troupes abaissant ainsi les tensions dans la région sans toutefois mettre fin à la crise[34].

Échanges diplomatiques[modifier | modifier le code]

Les mois qui suivent la montée des tensions initiée en février sont marqués par de nombreuses rencontres diplomatiques entre les chefs d'État occidentaux, russes et ukrainiens. La plus emblématique est la rencontre entre le président américain Joe Biden et Poutine à Genève le qui relance les échanges entre les locataires de la Maison Blanche et du Kremlin après des échanges télévisés[35]. Deux jours plus tôt, Zelensky a exprimé de nouveau sa volonté d'intégrer l'association atlantique — malgré l'opposition de certains pays membres dont l'Allemagne — et dit regretter que le président américain rencontre le président russe avant lui[35]. Dans le même temps, Washington a annoncé un soutien supplémentaire de 150 millions de dollars américains à Kiev et a réitéré, par la voix du secrétaire d'État des États-Unis, Anthony Blinken, son soutien à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN[36],[35]. En août 2021, un forum diplomatique, la plateforme de Crimée, est organisé par Zelensky, où une quarantaine de pays condamne l'annexion par la Russie, mais sans prendre de mesures concrètes[37].

Alors à la fin de son mandat de chancelière allemande, Angela Merkel a multiplié pendant l'été 2021 les visites diplomatiques entre Washington, Kiev et Moscou pour s'assurer de la mise en place du gazoduc Nord Stream 2 — dont l'un des objectifs est de contourner l'Ukraine, comme dans une autre mesure le projet Turkish Stream, qui ne disposera plus de pressions face à la Russie qui y fait transiter la majorité de son gaz — et pour renouveler le soutien de Berlin à l'Ukraine face à la Russie[38],[39]. C'est dans ces conditions que l'Ukraine fête le trentenaire de son indépendance[40].

Début septembre, la Russie et son voisin la Biélorussie organisent, comme tous les quatre ans, un exercice militaire de grande ampleur — Zapad[N 4]. Plusieurs autres pays y participent comme les pays de l'Asie centrale et l'Inde[41]. Moscou annonce la présence de 13 000 soldats sur le sol biélorusse mais ce chiffre s'élève à 200 000 comme lors de l'édition 2017 côté russe[41],[42],[N 5].

Novembre 2021 - février 2022[modifier | modifier le code]

[modifier | modifier le code]

Selon les observateurs de l'OSCE, entre le et le , le régime de cessez-le-feu dans la région de Donetsk a été violé 988 fois, et à Louhansk 471 fois soit deux fois plus souvent qu'en 2020[réf. nécessaire]. Les observateurs du SMM de l'OSCE ont signalé le mouvement de matériel militaire des Forces armées ukrainiennes, ainsi que des tentatives répétées d'étouffer le signal de ses drones, qui sont utilisés pour surveiller le terrain. Dans le même temps, des publications sont apparues dans les médias occidentaux selon lesquelles la Russie envoyait à nouveau des troupes à la frontière ukrainienne. Des photos satellites de véhicules blindés russes ont été citées comme preuves[43].

Les 2 et , le directeur de la Central Intelligence Agency et ancien ambassadeur des États-Unis en Russie, William Burns, est venu à Moscou et y a rencontré de hauts responsables du renseignement russe[44]. Selon CNN, le but du voyage était de faire part au Kremlin de l'inquiétude de Biden à propos de la situation à la frontière ukrainienne[45]. Burns a également demandé la collaboration des autorités russes pour lutter contre des hackers opérant depuis le territoire russe et attaquant des entreprises américaines avec des rançongiciels. Des sources de la chaîne de télévision ont rapporté qu'après le voyage, Burns s'est entretenu par téléphone avec Zelensky afin d'apaiser les tensions entre Moscou et Kiev. Dans le même but, un haut responsable du département d'État américain a été envoyé en Ukraine le [46],[47].

Le , Dmytro Iaroch, l'ancien chef de l'organisation Secteur droit, a été nommé conseiller du commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valeri Zaloujny. Le , l'ancien vice-Premier ministre Oleksiy Reznikov est nommé ministre de la Défense[48]. Sa nomination s'accompagne d'un communiqué de la présidence ukrainienne affirmant qu'il ne communiquera pas avec les médias sur une durée d'un mois pour se familiariser avec ses fonctions[49]. Ce changement au sein du gouvernement se fait dans un contexte politique confus[50].

En , le ministère russe de la Défense a qualifié le déploiement des navires de guerre américains en mer Noire de « menace pour la sécurité régionale et la stabilité stratégique ». Selon le ministère russe, le véritable objectif des forces américaines en mer Noire est de préparer une éventuelle tentative de régler le conflit par la force[51]. Poutine évoque aussi ces exercices comme un facteur de tensions lors d'un échange téléphonique avec Macron[52].

Le , Zelensky annonce que la Russie a à nouveau amassé 100 000 soldats dans la zone frontalière[53]. Début novembre, des responsables américains alertent l'UE du renforcement de la présence militaire russe et d'une possible invasion de l'Ukraine[54],[55]. Ces informations ont été contredites par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov[56]. Peskov a accusé l'Ukraine en retour de « planifier des actions agressives contre le Donbass »[57] et a exhorté l'OTAN à cesser d'amener des forces militaires le long des frontières de la Russie et à renoncer à armer l'Ukraine avec des armes modernes[58].

Le , Zelensky et le président du Conseil européen Charles Michel ont évoqué la situation. Le même jour, Dmitry Kuleba s'est entretenu sur les mêmes sujets à Bruxelles. Le nouveau chef du ministère de la Défense, Reznikov, s'est rendu à Washington, où il a rencontré le le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. Le , le secrétaire d'État à la Défense britannique Ben Wallace s'est rendu à Kiev. Le , Poutine a signé un décret sur la fourniture d'un soutien humanitaire à la population de certains districts des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine[59].

Le , le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé l'Occident à envoyer à la Russie « un signal clair appelant à réduire les tensions, en évitant toute escalade en l'Ukraine et les alentours ». Stoltenberg a ajouté que l'alliance enregistre une « concentration inhabituelle » de forces russes près de la frontière ukrainienne. Le , le ministre allemand des Affaires étrangères par intérim Heiko Maas et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ont exprimé leur inquiétude. Dans le même temps, l'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a confirmé que les États-Unis continuaient d'observer les mouvements militaires de la Fédération de Russie près des frontières de l'Ukraine, et Blinken en a discuté avec Le Drian. Il a été rapporté que les États-Unis discutaient de réactions avec des alliés européens[60].

Le , le chef de la Direction générale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Kyrylo Boudanov, a rapporté que la Russie aurait concentré plus de 92 000 soldats et des systèmes de missiles balistiques à courte portée Iskander près des frontières ukrainiennes. Boudanov a déclaré que la Russie était à l'origine des manifestations contre la vaccination contre le COVID-19 à Kiev et d'autres rassemblements en Ukraine, qu'il s'agit de la préparation d'une invasion militaire à grande échelle. Selon Boudanov, la Russie a besoin des manifestations pour que la population ukrainienne ne lui résiste pas lors de l'opération militaire, estimant que les autorités ukrainiennes l'ont trahie : « Ils veulent organiser des rassemblements et des manifestations pour montrer que les gens sont contre le gouvernement », a-t-il déclaré dans une interview au Military Times. « Ils essaient de prouver que notre gouvernement trahit le peuple. » Selon le chef des services secrets ukrainiens Boudanov[61], des actions actives devraient être attendues en janvier-[62],[63].

Carte montrant deux plans russes supposés, publiés séparément par le quotidien Bild[64] et le Center for Strategic and International Studies[65].

[modifier | modifier le code]

Moscou, à son tour, accuse l'Ukraine d'actions agressives. Le , la Russie a reproché à l'Ukraine d'avoir déployé la moitié de son armée (environ 125 000 soldats) dans le Donbass pour affronter les séparatistes pro-russes[66]. Le , Poutine a critiqué l'Ukraine pour avoir utilisé un drone Bayraktar TB2 contre des séparatistes pro-russes dans le Donbass[67],[68]. C'est la première fois que l'armée ukrainienne utilise ce type de drone[69],[70]. L'armée ukrainienne a déclaré que la frappe a eu lieu en réponse à un tir d'un canon Howitzer D-30 en possession des séparatistes et visait exclusivement des véhicules sur le sol ukrainien[69],[68]. Ces drones, de fabrication turque, ont été le facteur déterminant de la supériorité azérie lors du conflit du Haut-Karabagh en 2020 et participe à la diplomatie d'Ankara — membre de l'OTAN et proche du Kremlin depuis 2015 — dans la région[70],[71]. L'utilisation de ce type d'arme est proscrit par les accords de paix de Minsk[72],[70]. Kiev reconnaît que l'utilisation de ces armes pourrait servir de prétexte à une réaction russe[69].

Les déclarations dures de Kiev et de Moscou sonnent dans le contexte d'une impasse sur toutes les plates-formes de négociation existantes. Il n'y a pas de contacts au sein du Format Normandie et ils ne sont attendus à aucun niveau : il n'y aura pas de sommet, les ministres des Affaires étrangères n'ont pas encore pu coordonner une réunion, et les conseillers politiques n'ont pas communiqué depuis septembre. Au sein du Groupe de contact trilatéral, les négociations se réduisent à discuter de la question de savoir si la Russie est partie au conflit.

Le , la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déplacé de l'artillerie lourde vers la ligne de front où les séparatistes combattent avec les forces ukrainiennes[73]. Le chef d'état-major général russe, Valéri Guérassimov, a déclaré : « Les livraisons d'hélicoptères, de véhicules aériens sans pilote et d'avions [de l'OTAN] à l'Ukraine poussent les autorités ukrainiennes à prendre des mesures brutales et dangereuses. Toute provocation des autorités ukrainiennes par la voie d'un règlement forcé des problèmes du Donbass sera supprimé. »[74] Le , après un appel téléphonique entre Biden et Poutine, Poutine a déclaré que si les États-Unis les sanctionnaient, ce serait « une erreur fatale ».

La Russie présente le deux textes nommés « Traité entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur les garanties de sécurité »[75] et « Accord sur les mesures pour assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des Etats membres de l'OTAN »[76] et annonce sa volonté de négocier dès le lendemain soit le [77]. Ces documents, prêts à être signés contiennent ces exigences[78] :

  • l'interdiction de tout nouvel élargissement de l'OTAN – aussi bien de l'Ukraine, que de tout autre pays (Finlande, Suède par exemple)[79] – et d'empêcher les activités militaires proches de la frontière russe ;
  • de ne pas déployer de militaires et d'armements supplémentaires dans les pays rejoignant l'OTAN en et avec son « accord » en citant en particulier le , les cas de la Roumanie et de la Bulgarie[80] ;
  • l'interdiction de l'implantation de nouvelles bases américaines sur le sol de l'ex-URSS[77].

[modifier | modifier le code]

Réunion entre les délégations américaines et russes à Genève le .

Le , le gouvernement ukrainien a annoncé qu'il avait arrêté un agent du renseignement militaire russe présumé qui tentait d'en recruter d'autres pour mener des attaques dans la ville ukrainienne d'Odessa. Plus tard, le , l'Ukraine a été frappée par une vaste cyberattaque dont les auteurs étaient soupçonnés d'être des pirates informatiques russes. Le même jour, les services de renseignement militaires ukrainiens ont déclaré que des services spéciaux de la Russie préparaient des « provocations » contre des soldats russes stationnés en Transnistrie, un État séparatiste non reconnu internationalement considéré comme faisant partie de la Moldavie, pour créer un prétexte à une invasion russe de l'Ukraine.

Des pourparlers bilatéraux ont eu lieu à Genève le , pour discuter des préoccupations concernant leurs activités militaires respectives et pour faire face aux tensions croissantes concernant l'Ukraine. Les pourparlers (« la réunion extraordinaire du dialogue sur la stabilité stratégique ») étaient dirigés par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, et la sous-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman (en). La réunion de Genève a été suivie d'une réunion du Conseil OTAN-Russie à Bruxelles le , qui a réuni les 30 membres de l'OTAN et la Russie pour discuter, selon le communiqué officiel publié par l'OTAN, « de la situation en Ukraine et autour de celle-ci, et les implications pour la sécurité européenne » ; la déclaration du ministère russe de la Défense à l'issue de la réunion a été : « [La Russie] a apporté des évaluations russes de l'état actuel dans le domaine de l'euro-sécurité, et a également donné des explications sur les aspects militaires du projet d'accord russe sur les garanties de sécurité ». Les pourparlers ont été jugés par la Russie comme infructueux.

Le , une autre réunion à lieu entre Blinken et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Genève[81].

Le samedi , le ministère russe de la Défense annonce que la Russie finalise le transport d'un arsenal militaire en Biélorussie, pour un exercice conjoint prévu mi-février, dont des missiles anti-aériens et des avions de combat[82].

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit le lundi sur la crise ukrainienne à la demande des États-Unis, à la veille d'un entretien téléphonique prévu entre Lavrov et Blinken. Avec ses alliés de l'OTAN, Washington intensifie ses efforts pour dissuader la Russie d'envahir l'Ukraine, tout en préparant de nouvelles sanctions contre Moscou[83].

[modifier | modifier le code]

Début février, les Occidentaux excluent d'intervenir militairement en Ukraine[8] mais menacent la Russie de sanctions « rapides et draconiennes » en cas d'invasion de l'Ukraine, allant bien au-delà des sanctions contre la Russie prises à la suite de la crise de 2014[9]. Les échanges diplomatiques se multiplient entre les parties jusqu'au plus haut niveau. Plusieurs échanges ont lieu entre Poutine et respectivement Biden et Macron[84] notamment. La diplomatie occidentale est confrontée à un dilemme entre le risque d'une escalade militaire aux conséquences désastreuses et celui d'une reculade diplomatique qui discréditerait l'OTAN et donnerait lieu à une perte de confiance de ses membres européens[10]. La Russie nie cependant avoir l'intention d'envahir l'Ukraine.

Le , la Russie annonce entamer le retrait des troupes ayant terminé leurs exercices militaires. L'OTAN se montre sceptique et demande des preuves[85]. Le , Washington affirme que le nombre de soldats massés aux frontières ukrainiennes n'a pas diminué mais augmenté de 7 000 hommes additionnels[86].

Le , la RPD et la république populaire de Lougansk ont annoncé l'évacuation des civils vers la Russie[87] avec des allocutions pré-enregistrées le [88]. Le même jour, les deux républiques ont proclamé la mobilisation générale à la suite d'un regain de tension dans le Donbass[89] ; un véhicule portant des plaques d'immatriculation attribuées au chef de la police de Donetsk Denis Sinenkov explose sans faire de blessé[90], tandis qu'une rencontre entre Blinken et Lavrov est prévue pour le [91].

Le , Poutine a évoqué l'incendie de la Maison des syndicats d'Odessa lors d'une conversation téléphonique avec Macron lors du paroxysme de la crise. Répondant à une mention des « autorités démocratiquement élues » en Ukraine, Poutine a déclaré « Ce n'est pas un gouvernement démocratiquement élu. Ils ont accédé au pouvoir par un coup d'État sanguinaire. Il y a eu des gens brûlés vifs. C'était un bain de sang. Et Zelensky est l'un des responsables »[92],[93],[94].

Le , lors d'une allocution télévisée, Poutine annonce la reconnaissance russe de l'indépendance des républiques populaires de Donetsk et Lougansk et les forces armées russes envahissent l'Est de l'Ukraine contrôlé par les séparatistes pro-russes[95],[96].

Le lendemain, l'administration Biden qualifie officiellement les mouvements de troupes russes d'invasion, ouvrant la voie à des sanctions plus sévères de la part des États-Unis à l'encontre de la Russie[97] ; elle annonce aussi de nouvelles livraisons d'armes à l'Ukraine[98]. António Guterres, Secrétaire général de l'ONU, lance un appel « à la désescalade dans la crise ukrainienne, […] à un cessez-le-feu immédiat et au rétablissement de l'Etat de droit »[99]. Il demande à la Russie d'appliquer tous les principes de la Charte des Nations Unies[100]. La reconnaissance de l'indépendance de plusieurs régions du Donbass par Moscou est, toujours selon le Secrétaire général de l'ONU, « une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine »[99], tout en appelant à la négociation. Le gouvernement allemand décide quant à lui de suspendre l'autorisation du gazoduc Nord Stream 2[98].

Lorsque le monde entier a critiqué l'invasion russe sur l'Ukraine, les pays du Conseil de coopération du Golfe, inclus l'Arabie saoudite, Bahreïn, Oman et les Émirats arabes unis, sont restés silencieux. Le , les ministres des Affaires étrangères des Émirats et Russes se sont rencontrés à Moscou pour discuter de « l'expansion de la Russie multiforme à plusieurs niveaux ». En outre, le , les ÉAU « soulignaient la profondeur de la relation » avec Moscou, seulement des heures avant que la Russie ait commencé une agression militaire sur l'Ukraine[101],[102].

Suites[modifier | modifier le code]

Le , la Russie lance une opération militaire en Ukraine, des explosions à Kiev et dans plusieurs grandes villes sont signalées moins d'une heure après l'annonce par le président russe d'une opération militaire dans le but de « démilitariser et dénazifier l'Ukraine »[103]. Le ministère de l'Intérieur russe a, quant à lui, rendu « illégaux » tous les rassemblements opposés à la guerre. La ville de Kiev a mis en place un couvre-feu et le gouvernement ukrainien a rompu toutes relations diplomatiques avec Moscou[104].

Le , Lavrov annonce que la Russie est prête à des négociations si l'Ukraine dépose les armes[105]. Ce même jour, le Conseil de l'Europe suspend la Russie en réponse de ses actes de guerre dans le conflit russo-ukrainien[106]. Le Royaume-Uni a décidé de stopper les avoirs britanniques de Poutine et Lavrov, montre la liste des nouvelles sanctions décidées par Londres en réponse à l'offensive lancée par Moscou contre l'Ukraine. Le premier ministre britannique Boris Johnson avait annoncé plus tôt, dans la journée, une mesure en ce sens, similaire à celle décidée en parallèle par les dirigeants de l'Union européenne.

Conséquences économiques[modifier | modifier le code]

Depuis et l'annexion de la Crimée par la Russie, Moscou a réduit de façon draconienne la part du dollar dans son économie pour faire face à certaines sanctions économiques[107]. Ainsi, à l'inverse de l'Iran qui a été coupé du réseau Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT) en et , les conséquences d'une telle suspension seraient moindres pour la Russie qui a développé des alternatives comme un système de messagerie financière ou encore la carte de paiement Mir désormais utilisée par 87 % des Russes même si elle ne représente qu'un quart des transactions[107],[108].

Lors de la semaine du 7 au , plusieurs pays occidentaux demandent à leurs ressortissants de quitter l'Ukraine en raison de l'imminence d'un conflit dans la région[109]. Ainsi, le , de nombreuses places boursières européennes ouvrent en nette baisse comme c'est le cas à Paris ou encore à Milan[110],[111],[112]. Le rouble russe perd aussi de la valeur avant de se stabiliser autour des 86,5 RUB pour 1 euro[113].

Pour Raphaël Glucksmann, président de la commission spéciale sur l'ingérence étrangère dans l'ensemble des processus démocratiques de l'Union européenne, y compris la désinformation, cette crise montre l'urgence pour l'Union européenne d'utiliser son pouvoir commercial — notamment usant du devoir de vigilance — pour influer sur des États ne respectant pas ses valeurs et exerçant des pressions sur ses frontières[N 6],[114]. La forte dépendance en gaz russe pour des pays de l'Union illustre selon Glucksmann cette nécessité[N 7],[114].

Washington annonce le de nouvelles sanctions à l'encontre des régions séparatistes du Donbass à la suite de leur reconnaissance par Moscou. Biden va « publier un décret qui interdira tout nouvel investissement, échange ou financement par des personnes américaines à destination, en provenance ou dans les régions ». D'autres sanctions pourraient suivre[115]. D'autres sanctions financières suivent, annoncées par Biden le [116].

Déstabilisation[modifier | modifier le code]

Cyberguerre[modifier | modifier le code]

Le principal réseau international de hackers « Anonymous » déclare sur sa page Twitter une cyberguerre au gouvernement de la Fédération de Russie. Ils ont revendiqué des attaques par déni de service sur le site de la chaîne de télévision Russia Today[117]. Le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie ( FSB de Russie ) évalue le niveau de menace pour les ressources d'information de la Russie comme critique[118]. Les Américains envisagent eux aussi d'intégrer cette cyberguerre pour venir en aide à l'Ukraine en perturbant la connectivité Internet à travers la Russie, coupant l'alimentation électrique ou altérant les commutateurs de chemin de fer pour entraver la capacité de la Russie à réapprovisionner ses forces[N 8],[119].

L'Ukraine est victime de multiples cyberattaques, par déni de service et par le biais de logiciel malveillants capables de supprimer les données de serveurs stratégiques[120].

Guerre de l'information[modifier | modifier le code]

Avec la désinformation généralisée et les médias sociaux[121],[122] amplifiant les revendications militaires et les demandes reconventionnelles, il est difficile de déterminer exactement les informations fiables pour donner les deux points de vue de façon neutre[123],[124],[125].

Les médias russes ont délibérément propagé de fausses informations comme l'explosion d'un conteneur de gaz au chlore près d'une zone habitée par des civils à Gorlovska mais aussi la transmission d'affrontements pré-enregistrés ou encore provenant d'autres pays entre séparatiste et armée ukrainienne[126].

Pour justifier l'invasion de l'Ukraine, les forces séparatistes sont soupçonnée d'avoir orchestrées plusieurs fausses attaques pour justifier l'escalade militaire[126].

Concernant la manipulation d'enregistrements, John Kirby, porte-parole du Pentagone a déclaré lors d'une allocution début février qu'« il est probable que le gouvernement russe, nous le pensons, prépare une fausse attaque de soldats ou d'agents de renseignement ukrainiens contre le territoire russe ou des russophones [d'Ukraine] »[127].

Les forces armées ukrainiennes sont aussi accusée d'avoir propagée de fausses informations. Le ministère des armées ukrainienne a par exemple publier une vidéo montrant un drone turque abattant un char d'assaut du régime syrien près de Maarat al-Nouman en Syrie, et a écrit : « Forces armées ukrainiennes ont libéré une vidéo avec la destruction de l'équipement militaire russe Bayraktar TB2 »[128].

Le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse (Roskomnadzor) — un service exécutif fédéral russe chargé de superviser les médias — exige des médias nationaux de supprimer de leurs contenus toute référence à des civils tués par l'armée russe en Ukraine ainsi que les termes « d'invasion », « d'offensive » ou de « déclaration de guerre »[129]. Pour Roskomnadzor seules « les sources officielles russes disposent d'informations actuelles et fiables » sur l'intervention en Ukraine qui est une « opération militaire spéciale » de « maintien de la paix »[129]. Roskomnadzor a demandé au bureau du procureur général la fermeture dans le pays de Wikipédia au motif d'"informations illégales" sur l'armée russe et les décès de civils en Ukraine dans l'article intitulé "invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022"[130],[131].

À l'issue du Comité des représentants permanents de l'Union européenne (Coreper) chaque État membre est chargé de faire respecter l'interdiction de diffusion des médias russes RT et Sputnik considérés comme des instruments de «désinformation» de Moscou dans sa guerre contre l'Ukraine[132]. En France, l'Arcom suspend avec effet immédiat la convention de RT France[133].

Le 4 mars, Poutine signe une loi votée par la Douma limitant fortement la liberté d'expression et l'accès à l'information[134]. La loi prévoit jusqu'à 15 ans de prison pour quiconque publiera des informations mensongères sur le conflit en Ukraine[134]. Elle concerne les particuliers ainsi que les médias russes et étrangers[134]. Par exemple, le média indépendant russe Znak a fermé son site[134]. L'ONG Reporter sans frontières estime que le dirigeant russe est « clairement en train de mettre son pays sous cloche »[134]. Le classement de RSF place la Russie à la 150e place sur 180 États pour la liberté de la presse[134]. Le réseau social Facebook est également bloqué par les autorités russes depuis le 4 mars[134].

Rhétorique du pouvoir russe[modifier | modifier le code]

Discours du président russe le 21 février avec traduction partielle.
(Sous-titres complets en anglais et en russe disponibles)

Révisionnisme historique[modifier | modifier le code]

En , Poutine publie l'essai « De l'unité historique des Russes et des Ukrainiens » où il aborde en longueur les liens qui uniraient les deux peuples tant sur le plan historique mais aussi sur le plan culturel et religieux. Ce faisant, le président russe considère « les Russes et les Ukrainiens sont un seul peuple qui appartient au même espace historique et spirituel »[135]. À l'occasion d'un sondage effectué peu après par l'ONG Rating Group Ukraine, sur l'ensemble de la population, seul 41 % des Ukrainiens sont en accord avec cette position[136],[135]. L'étude montre que les Ukrainiens sont partagés selon les régions et les mouvements politiques d'appartenance tandis qu'à l'Est et dans les mouvements pro-russes, 60 % des répondants partagent ce point de vue, à l'Ouest 70 % sont en désaccord tout comme les membres des partis politiques opposés au Kremlin qui réfutent à 80 % cette position[136].

Dans ce discours, le président russe détermine que l'Ukraine a été créée de toutes pièces par la Russie soviétique et particulièrement Lénine et conteste de nouveau son existence[137]. Les bolchéviks auraient ensuite, selon lui, abandonné des parties du territoire historique de la Russie — à l'instar du transfert de la Crimée actée par Khrouchtchev en  — et découpé les slaves de l'est en plusieurs nations[N 9],[137]. Cette révision de l'histoire ukrainienne se place dans un discours qui trace une continuité directe entre la conversion de Vladimir à l'orthodoxie, le Rus' de Kiev et la Russie tsariste[135]. Cette proéminence des communistes russes dans la « création » de l'Ukraine selon Poutine a une signification particulière quand Kiev a depuis plusieurs années amorcée une politique de décommunisation (« декоммунизация », dekommounizatsia) puisqu'il implique le démantèlement du pays sous sa forme actuelle[137].

Juliette Cadiot, directrice d'étude au centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC) à l'EHESS, indique que le président russe utilise un discours des sciences sociales actuelles donnant aux empires en voie de dislocation — ici en l'occurrence l'empire tsariste — la genèse des nationalismes sans prendre en compte la dimension populaire, illustrée en Ukraine par l'indépendance du pays de à mais aussi du plébiscite de la population ukrainienne lors de la dislocation de l'URSS où neuf Ukrainiens sur dix se sont prononcés pour un État indépendant[138]. Sabine Dullin, professeure en Histoire contemporaine à Sciences Po Paris, note que si l'URSS a bel et bien encouragé l'essor de nationalismes, c'est notamment le cas en Asie centrale où le sentiment national turkmène et ouzbek n'existaient pas par exemple. Le sentiment national ukrainien quant à lui était visible dès la fin du XIXe siècle et ce hors des frontières de l'Empire russe, en Galicie austro-hongroise[139],[140],[N 10]. Dans le contexte de la création de l'Union des républiques socialistes soviétiques dans l'immédiat après-guerre et durant la guerre civile, la méthode de mise en avant des nations est le sujet d'un débat entre Lénine d'une part et Staline d'autre part. Si le premier a l'intention de donner l'opportunité à tous les peuples habitants sur le territoire de l'empire russe pour diminuer l'importance du nationalisme russe, le second émet des réserves dans cette démarche. Les critiques répétées de Lénine par le président russe se réfèrent en partie à cet épisode de la naissance de l'Union soviétique[139],[141],[N 11].

Éléments de langage[modifier | modifier le code]

Pour le chercheur à l'université d'Oxford Milàn Czerny, l'utilisation du terme « génocide » s'inscrit dans une longue durée comme l'indique l'utilisation par Sergueï Glaziev (en) dès les années 1990 de « génocide économique » contre les Russes après la libéralisation du pays[137]. Glaziev est devenu le conseiller de Poutine dès 2012[137]. Pour Cécile Vaissié, spécialiste du monde slave à Rennes-II, cette vision est partagée par de nombreux membres des cercles néoconservateurs et nationalistes russes[142]. Pour ces derniers, la diminution de l'importance du russe dans les ex-pays soviétiques — même si une large majorité des Ukrainiens est bilingue, une série de lois depuis 2014 diminuent la place du russe dans l'espace public sans la supprimer comme le prétendent les tenants du discours d'une « ukrainisation totale »[143] — relève d'un « génocide culturel »[142],[137]. Aussi, l'incendie de la Maison des syndicats d'Odessa touchant des russophones en 2014 est régulièrement utilisé par le locataire du Kremlin[138].

Dans le même temps, l'ouverture du discours du locataire du Kremlin par le terme « compatriote » remonte selon Czerny à Boris Eltsine et couvre toute personne se considérant comme liée avec la Russie — monde russe soit en russe « rousskïï mir » — et que Moscou doit protéger[137]. Poutine est coutumier de ce terme puisqu'il l'utilise dès et lui a servi notamment lors de la crise de Crimée[144],[145].

Jenny Raflik, professeure d'histoire contemporaine à Nantes Université, indique que le président russe a repris à son compte des éléments de langages auparavant utilisés par le camp occidental et particulièrement les États-Unis avec par exemple l'emploi des termes « maintien de la paix » ou encore du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes »[139].

Réactions[modifier | modifier le code]

Ukraine[modifier | modifier le code]

Dans une interview accordée au journal français Libération en , le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a déclaré que le renforcement des troupes russes près de la frontière avec l'Ukraine et la détérioration de la situation dans l'est de l'Ukraine étaient les plus graves depuis l'attaque contre des marins ukrainiens dans le Détroit de Kertch en [146].

En , Boudanov, le chef de la Direction générale du renseignement, a déclaré que la Russie se préparait à une attaque d'ici fin janvier ou début [147]. Le , le ministre de la Défense Reznikov a déclaré qu'il ne voyait pas de menace d'attaque immédiate d'une invasion russe à grande échelle de l'Ukraine ; il a insisté sur le fait que la menace n'avait pas augmenté de manière significative en huit ans car « l'armée russe n'avait pas formé de groupe de frappe capable de mener une invasion »[148],[149]. Le , Zelensky a appelé l'Occident à ne pas créer de « panique » dans son pays face à une éventuelle invasion russe, ajoutant que les avertissements constants d'une menace « imminente » d'invasion mettent l'économie de l'Ukraine en danger[150],[151]. Zelensky a déclaré que « nous ne voyons pas une plus grande escalade » qu'au début de 2021, lorsque le renforcement de l'armée russe a commencé[152].

Dans la nuit du 23 au , quelques heures avant que Poutine annonce une intervention militaire en Ukraine, Zelensky, dans un discours en langue russe, a appelé la société civile en Russie à faire pression sur ses dirigeants pour prévenir une grande guerre en Europe qui pourrait débuter d'un jour à l'autre. Il déclare : « Les Russes veulent-ils la guerre ? J'aimerais tant connaître la réponse à cette question. Et cette réponse dépend de vous, citoyens de la Fédération de Russie », accusant Moscou d'avoir déployé 200 000 hommes pour attaquer son pays et révélant avoir tenté de parler, sans succès, à Poutine[153].

Russie[modifier | modifier le code]

Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir l'intention d'envahir l'Ukraine[154],[155]. Poutine a rejeté ces craintes comme « alarmistes »[156]. Sergueï Narychkine, directeur du service de renseignement extérieur russe, a rejeté les rapports d'une éventuelle invasion de l'Ukraine affirmant qu'il s'agissait de « propagande malveillante du département d'État américain »[157]. Le , Poutine a déclaré qu'une expansion de la présence de l'OTAN en Ukraine, en particulier le déploiement de tout missile à longue portée capable de frapper des villes russes ou des systèmes de défense antimissile similaires à ceux de la Roumanie et de la Pologne, constituerait un problème de « ligne rouge » pour la Russie[158],[159],[160]. En , Nikolaï Jouravlev, vice-président du Conseil de la Fédération, a averti que l'Europe ne recevrait pas de gaz naturel, de pétrole et de métaux de la Russie au cas où la Russie serait déconnectée du système de paiement international SWIFT, de plus, une telle décision ne pourrait être réalisable car elle nécessiterait le consentement de tous les pays participant à ce système[161]. Fin , Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a déclaré que l'idée que la Russie « menace l'Ukraine » était « absolument ridicule » et a ajouté : « Nous ne voulons pas de guerre. Nous n'en avons pas du tout besoin »[162]. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Grushko, a condamné le déploiement de troupes, de navires de guerre et d'avions de combat de l'OTAN en Europe de l'Est, affirmant que l'alliance militaire « diabolisait la Russie » afin de « justifier l'activité militaire sur le flanc oriental [de l'OTAN] »[163]. La Russie a accusé l'Ukraine de ne pas mettre en œuvre les accords de Minsk conclus en 2015 dans le but d'instaurer la paix dans le Donbass[164].

Communauté internationale[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Albanie Albanie et Drapeau du Kosovo Kosovo : Le colonel des forces armées albanaises Ardian Lulaj et le chef kosovar de la communication stratégique, le colonel Sefer Isufi, ont tous deux déclaré début que leurs pays respectifs seraient disposés à déployer les forces armées albanaises et les forces de sécurité du Kosovo dans une future mission en Ukraine si les États-Unis décident de mener une telle entreprise[165].
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : En , lors d'une conversation téléphonique avec Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel a exigé que le chef du Kremlin réduise sa présence militaire près des frontières de l'Ukraine[166]. En , le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde contre des « conséquences » pour le gazoduc Nord Stream 2, un projet de gazoduc russe exploité par Gazprom, qui livre du gaz naturel à l'Allemagne[167],[168]. En , la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a averti que « toute nouvelle escalade entraînerait un prix élevé pour le régime russe - économique, politique et stratégique »[169]. L'Allemagne a maintenu sa politique consistant à ne pas fournir à l'Ukraine d'armes létales. La ministre allemande de la Défense Christine Lambrecht a déclaré que l'Allemagne souhaitait « désamorcer » les tensions et que fournir des armes ne serait « pas utile »[170]. L'Ukraine a également affirmé que l'administration allemande bloquait l'approvisionnement en armes via l'OTAN[171]. Le , il a été signalé que l'Allemagne avait empêché l'Estonie d'exporter des armes d'origine allemande[172]. Le ministre letton de la Défense Artis Pabriks a qualifié les relations de l'Allemagne avec la Russie (et la Chine) d'« immorales et hypocrites »[173]. Le , l'Allemagne a annoncé qu'elle allait expédier 5 000 casques à l'Ukraine, tout en réaffirmant qu'elle ne fournirait aucune arme létale. Le maire de Kiev et ancien champion du monde de boxe poids lourd Vitali Klitschko a qualifié cette offre de « blague »[174],[175]. Le , l'Allemagne appelle ses ressortissants à quitter l'Ukraine dès que possible, considérant qu'un conflit militaire est possible à tout moment. Les autorités allemandes déconseillent également tout déplacement vers l'Ukraine[176],[177].
  • Drapeau de l'Australie Australie : Le , la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a offert son aide à l'Ukraine dans la lutte contre les cyberattaques russes. Elle a également appelé la Russie à « désamorcer » les tensions et a exhorté les Australiens vivant en Ukraine à évacuer[178]. Des sentiments similaires ont été exprimés par le ministre des Finances Simon Birmingham (en), qui a averti que l'Australie lèverait des sanctions financières contre la Russie en cas d'hostilités[179].
  • Drapeau de la Belgique Belgique : Le , le chef de la défense belge Michel Hofman a déclaré que les forces belges étaient en attente dans la Baltique et se préparaient « à intervenir dans un certain délai, mais aujourd'hui il est trop tôt pour dire où et comment »[180].
  • Drapeau de la Biélorussie Biélorussie : Le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko a déclaré que son pays « ne veut pas la guerre », mais si quelqu'un « la tire, lui impose des sanctions ou l'intimide », il « abandonnera presque » car, selon ses propres termes, ils sont « invincibles »[181]. Il a également déclaré qu'il enverrait « tout un contingent de l'armée biélorusse » à la frontière avec l'Ukraine, car « les Ukrainiens auraient commencé à attirer des troupes là-bas »[182]. Le , le Digital Forensic Research Lab du groupe d'experts d'Atlantic Council a publié un compte rendu de l'arrivée des troupes russes en République de Biélorussie. En particulier, des lanceurs de roquettes multiples BM-27 Uragan à la station Retchytsa dans l'oblast de Gomel au nord de Kiev[183].
  • Drapeau de la Bulgarie Bulgarie : Début janvier, le ministre bulgare de la Défense Stefan Yanev a répondu à une question parlementaire sur le déploiement d'unités militaires supplémentaires sur le territoire bulgare que la Bulgarie s'oppose à « l'escalade des mesures militaires avant que tous les autres moyens diplomatiques ne soient utilisés » et que la Bulgarie n'avait pour l'instant « pas de position nationale » sur la situation[184]. Le , le Premier ministre bulgare Kiril Petkov a condamné l'appel russe à la Bulgarie de quitter l'OTAN et au retrait des troupes de l'OTAN de Bulgarie et de Roumanie, tandis que le président Roumen Radev a qualifié la déclaration d'« inacceptable »[185].
  • Drapeau du Canada Canada : En , le premier ministre du Canada Justin Trudeau a déclaré que le Canada accorderait à l'Ukraine un prêt de 120 millions de dollars canadiens, mais ne transférerait pas d'équipement militaire[186]. Le Canada annonce l'envoi de forces spéciales le [187].
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : Le dirigeant chinois et secrétaire général du PCC Xi Jinping a soutenu la demande de la Russie selon laquelle l'Ukraine ne doit jamais rejoindre l'OTAN[188]. Le , un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a souligné que tous les pays devraient observer une résolution traditionnelle de l'ONU sur la trêve olympique « de sept jours avant le début des Jeux olympiques jusqu'à sept jours après la fin des Jeux paralympiques ». Dans ce délai, la proposition de résolution de trêve commencerait donc le et se terminerait le [189].
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : Le président de la République de Corée Moon Jae-in a ordonné au gouvernement d'élaborer des mesures «d'urgence» afin de répondre à la situation politique en Ukraine, craignant que la crise sécuritaire ne nuise aux intérêts des Sud-Coréens[190].
  • Drapeau de la Croatie Croatie : Le , le Premier ministre croate Andrej Plenković, s'adressant au Sabor, a déclaré que la situation dans l'est de l'Ukraine était très préoccupante et la plus tendue depuis 2014 et a déclaré : « La Croatie ne veut pas que la situation s'aggrave et réagira clairement et résolument pour prévenir toute instabilité »[191],[192]. Le , le président croate Zoran Milanović, a considéré le renforcement militaire de l'OTAN et l'administration Biden dans la région de « conduite incohérente et dangereuse » dans les affaires de sécurité internationale et souligné son rôle de commandant en chef de la Croatie en déclarant à la presse : « Nous n'avons aucune influence là-dessus et nous n'aurons rien à voir avec cela. Je garantis que la Croatie n'enverra aucune troupe en cas d'escalade. Au contraire, elle rappellera toutes les troupes, jusqu'au dernier soldat croate »[193],[194]. Milanović a poursuivi en disant qu'un « arrangement pour répondre aux intérêts de sécurité de la Russie » devait être trouvé et que la crise aiguë sur l'Ukraine était « principalement déterminée par la dynamique de la politique intérieure américaine »[194]. Le même jour, Plenković a réagi aux remarques du président en disant qu'en les entendant, il pensait que c'était dit « par un responsable russe » ; il a également présenté des excuses à l'Ukraine et à son gouvernement pour l'accusation de Milanović selon laquelle l'Ukraine était « l'un des États les plus corrompus » et a réitéré que la Croatie soutenait l'intégrité territoriale de l'Ukraine et qu'aucune troupe croate ne se trouvait en Ukraine, tandis que la déclaration du président « n'avait absolument rien à voir avec la politique du gouvernement de la République de Croatie »[195].
  • Drapeau du Danemark Danemark : Le , le Danemark a envoyé quatre avions de combat F-16 et une frégate avec un équipage de 160 personnes dans les États baltes pour renforcer la présence avancée renforcée de l'OTAN et patrouiller en mer[196],[197].
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : Le , l'Espagne a commencé à déployer des avions, des navires et des forces de l'OTAN en Bulgarie[198].
  • Drapeau de l'Estonie Estonie, Drapeau de la Lettonie Lettonie et Drapeau de la Lituanie Lituanie : Le , le Conseil de défense de l'État lituanien a été convoqué pour discuter des tensions russo-ukrainiennes. En réponse au comportement militaire russe agressif, le conseil a décidé d'augmenter le nombre de troupes et d'accélérer les plans de modernisation militaire[199]. Le , la Lettonie a renforcé la présence militaire dans l'est du pays[200]. Le , le Premier ministre estonien a annoncé une augmentation extraordinaire des dépenses de défense de 380 millions d'euros pour l'exercice budgétaire en cours[201]. Les États baltes ont également décidé d'accélérer leur propre acquisition d'armes, y compris le système d'artillerie de roquettes conjointes[202],[203]. L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont également demandé d'augmenter les déploiements militaires des troupes de l'OTAN et des États-Unis dans les pays baltes afin de dissuader le comportement agressif russe[204],[205].
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : Le , Biden a eu sa première conversation téléphonique avec Zelensky[206]. Le , Biden a eu un appel téléphonique avec Poutine ; Biden « a souligné l'engagement indéfectible des États-Unis envers la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine » ; Biden a également exprimé l'inquiétude des États-Unis « sur le renforcement soudain de l'armée russe en Crimée occupée et aux frontières de l'Ukraine, et a appelé la Russie à désamorcer les tensions »[207],[208]. À la mi-, le département américain du Trésor, ainsi que l'UE, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada, ont sanctionné huit personnes et entités « associées à l'occupation et à la répression en cours par la Russie en Crimée ». Le , Biden a déclaré qu'il pensait que la Russie envahirait l'Ukraine[209]. Biden a déclaré qu'une invasion à grande échelle de l'Ukraine serait « la chose la plus importante qui se soit produite dans le monde en termes de guerre et de paix » depuis la Seconde Guerre mondiale[210]. Le , l'ambassade des États-Unis à Kiev a demandé l'évacuation du personnel non essentiel ainsi que de leurs familles par le Département d'État des États-Unis[211]. Le , la Maison-Blanche des États-Unis a déclaré qu'elle ne qualifierait plus une invasion potentielle d'« imminente »[212]. Le Département d'État a émis un avis de ne pas se rendre en Ukraine ou en Russie, citant les tensions persistantes le long de la frontière russo-ukrainienne et le COVID-19[213].
  • Drapeau de la Finlande Finlande et Drapeau de la Suède Suède : Les propositions russes selon lesquelles l'OTAN n'accepterait pas de nouveaux membres ont été vivement critiquées par la Suède et la Finlande, qui ont maintenu leur neutralité. En , le président finlandais Sauli Niinistö et la première ministre Sanna Marin ont insisté sur le droit de la Finlande de décider des alliances auxquelles elle peut se joindre[214]. La Suède a exprimé la même position selon laquelle il n'appartient qu'au peuple suédois de décider si la Suède doit rejoindre l'OTAN[215]. Les menaces russes ont déclenché le débat dans les deux pays sur la question de savoir s'ils devaient demander leur adhésion à l'OTAN[216],[217]. Le , les forces armées suédoises ont annoncé qu'elles déployaient des troupes sur l'île stratégique de Gotland, en réponse à une activité militaire russe inhabituelle[218].
  • Drapeau de la France France : En , le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, lors d'une conversation téléphonique avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, a noté que la France surveillait avec inquiétude le retrait des troupes russes aux frontières de l'Ukraine et des territoires temporairement occupés. Il a assuré du soutien continu de la France à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le chef de la diplomatie française a particulièrement noté les actions prudentes et sages de l'Ukraine dans la situation actuelle[219].
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a prononcé un discours à Berlin sur une éventuelle invasion russe de l'Ukraine le .
  • Drapeau de la Hongrie Hongrie : Le ministre hongrois de la Défense Tibor Benkő a déclaré qu'il n'était pas nécessaire que l'OTAN déploie ses troupes en Hongrie[220].
  • Drapeau de l'Inde Inde : Le , la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman a appelé le secrétaire indien aux Affaires étrangères Harsh Vardhan Shringla (en) et les deux ont discuté du « renforcement militaire de la Russie aux frontières de l'Ukraine »[221]. Le , le porte-parole officiel du ministère indien des Affaires extérieures, Arindam Bagchi, a déclaré que la situation en Ukraine et les discussions de haut niveau entre la Russie et les États-Unis étaient suivies de près. Le communiqué appelait « à une résolution pacifique de la situation grâce à des efforts diplomatiques soutenus pour la paix et la stabilité à long terme dans la région et au-delà »[222]. Le , il a été signalé que l'ambassade de l'Inde en Ukraine avait demandé à tous les Indiens qui y vivaient, pour la plupart des étudiants en médecine, de s'inscrire afin de pouvoir fournir des informations rapidement[223],[221]. À la différence d'autres états, l'Inde n'a pas évacué ses diplomates[224]. L'Indian Express a mis en lumière la situation difficile du gouvernement indien : d'une part, il était préoccupé par la « flexion musculaire » de la Russie, mais avec près de 60 % des fournitures militaires indiennes fabriquées en Russie et la position militaire actuelle (en), tendue avec la Chine, il ne voulait pas compromettre ses liens militaires étroits avec Moscou ; d'autre part, les États- Unis et l'Europe étaient également des partenaires stratégiques importants[221]. Les médias indiens ont noté comment l'hostilité et les sanctions contre la Russie créeraient des problèmes pour l'accord sur les missiles S-400 du pays et « pousseraient probablement Moscou en direction de Pékin, renforçant ainsi les Chinois »[223],[221].
  • Drapeau d’Israël Israël : Israël envisage de transporter par avion des milliers de juifs hors d'Ukraine alors que la tension avec la Russie monte[225].
  • Drapeau du Japon Japon : Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a déclaré que lui et Biden travailleraient en étroite collaboration pour empêcher une invasion russe de l'Ukraine et « garder des contacts étroits avec d'autres alliés et partenaires et continuer à communiquer sur le fait que toute attaque entraînera une action énergique ». Dans un tweet, Biden a déclaré que c'était « un honneur de rencontrer le Premier ministre Kishida pour renforcer davantage l'alliance américano-japonaise - la pierre angulaire de la paix et de la sécurité dans l'Indo-Pacifique et dans le monde »[226].
  • Drapeau de la Lettonie Lettonie : La Lettonie envoie des armes à l'Ukraine[227].
  • Drapeau de la Lituanie Lituanie : La Lituanie se dit prête à envoyer des armes en Ukraine[228].
  • Drapeau de la Moldavie Moldavie : La présidente moldave Maia Sandu a déclaré lors d'un entretien que les autorités moldaves examinaient de près la situation en Ukraine et que certaines mesures étaient prises pour se préparer aux issues potentielles de la crise. Elle a également exigé le retrait des troupes russes de la Transnistrie, un territoire séparatiste légalement et internationalement considéré comme faisant partie de la Moldavie[229]. Sandu a également appelé au calme les citoyens de Moldavie face aux développements en Ukraine et a exprimé sa confiance dans la possibilité d'une solution diplomatique[230]. Plus tard, Sandu a rencontré le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte et discuté avec lui des tensions à la frontière russo-ukrainienne. Au cours de la réunion, Rutte a exprimé son soutien à l'intégrité territoriale de la Moldavie en ce qui concerne la Transnistrie[231].
  • Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : La ministre néo-zélandaise des Affaires étrangères Nanaia Mahuta a déclaré que le gouvernement néo-zélandais était préoccupé par le renforcement de l'armée russe à la frontière ukrainienne et soutenait la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Elle a appelé la Russie à réduire les tensions conformément au droit international. La Première ministre Jacinda Ardern a fait écho aux propos de Mahuta, déclarant que la Nouvelle-Zélande envisageait d'appliquer des sanctions ciblées contre Moscou[232].
  • Drapeau de la Pologne Pologne : Le président polonais Andrzej Duda a annoncé que l'Ukraine pouvait compter sur le soutien polonais si la Russie attaquait et a appelé à une position unifiée en Europe[233]. Le , le chef du Bureau de la sécurité nationale, Paweł Soloch, a déclaré que « soutenir l'Ukraine est l'une des principales priorités de la politique du président Andrzej Duda », tandis que Duda et Zelensky ont discuté de la possibilité de nouvelles livraisons d'équipements défensifs polonais et de l'OTAN[234].
  • Drapeau de la Roumanie Roumanie : Le ministre de la Défense nationale de Roumanie Vasile Dîncu (en) a déclaré qu'en cas de nouvelle guerre russo-ukrainienne, la Roumanie ne serait pas impliquée militairement et qu'elle resterait dans une relation stratégique avec l'OTAN et réagirait avec l'alliance face à un cas aussi hypothétique[235]. En outre, le président de la Roumanie Klaus Iohannis a exhorté les forces armées roumaines à être prêtes à toute agression dans la région, et déclaré que la situation en Ukraine montrait que des mesures de modernisation et de préparation de l'armée roumaine étaient nécessaires. Iohannis a également appelé à une plus grande présence de l'OTAN, des États-Unis et d'autres alliés dans la région de la mer Noire en raison des tensions entre la Russie et l'Ukraine[236].
  • Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni : Le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson, lors d'une conversation téléphonique avec Zelensky, a déclaré que son pays était préoccupé par les activités de la Russie en Crimée occupée et à la frontière avec l'Ukraine[237]. Le vice-Premier ministre Dominic Raab a déclaré qu'« il existe un risque très important que la Russie envahisse l'Ukraine » et a exhorté Poutine à « prendre du recul »[238]. La ministre des Affaires étrangères Liz Truss a écrit sur Twitter que le Royaume-Uni « ne tolérera pas le complot du Kremlin visant à installer des dirigeants pro-russes en Ukraine »[239]. Amiral Sir Tony Radakin (en), chef d'état-major de la Défense, a averti qu'« une invasion complète de l'Ukraine serait d'une ampleur jamais vue en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale »[240]. Le , Johnson a déclaré que la Grande-Bretagne ne « broncherait » pas alors qu'il se préparait à déployer des Royal Marines, des avions de la RAF et des navires de guerre de la Royal Navy en Europe de l'Est[241]. Le Royaume-Uni envoie un petit nombre de missiles antichar le [242].
  • Drapeau de la Slovaquie Slovaquie : Le ministre des Affaires étrangères de Slovaquie Ivan Korčok a déclaré que le cessez-le-feu et l'annonce d'une augmentation de la puissance militaire de la Russie à la frontière avec l'Ukraine sont un sujet de préoccupation et a appelé à une désescalade[243].
  • Drapeau de la Suède Suède : La Suède renforce sa présence militaire à Gotland[244].
  • Drapeau de la Suisse Suisse : Le , la Suisse a continué à faciliter les négociations directes entre la Russie et les États-Unis pour éviter une confrontation armée en Europe de l'Est. Le président suisse Ignazio Cassis a expliqué lors d'une conférence de presse à Genève « La Suisse est préoccupée par la montée des tensions. Nous sommes totalement convaincus que le dialogue est le seul moyen de renforcer la sécurité en Europe »[245].
  • Drapeau de Taïwan Taïwan : Le , la présidente Tsai Ing-wen a chargé le Conseil de sécurité nationale de créer un groupe de travail surveillant les événements en Ukraine. Elle a comparé le renforcement militaire de la Russie à l'invasion répétée de l'ADIZ de Taïwan par la Chine, déclaré que « Taïwan fait face depuis longtemps à des menaces militaires et à l'intimidation de la part de la Chine. Par conséquent, nous compatissons à la situation de l'Ukraine et nous soutenons également les efforts de toutes les parties pour maintenir la région en sécurité » et plaidé pour un dialogue pacifique[246].
  • Drapeau de la Tchéquie Tchéquie : Le , le gouvernement tchèque a décidé de faire don de 4 006 obus d'artillerie de 152 mm (utilisés par l'armée tchèque pour les obusiers automoteurs DANA), d'une valeur de 36,6 millions de couronnes[N 12], à l'Ukraine[247],[248]. La Tchéquie avertit du danger de faire trop de concessions à la Russie[249]. Le , le président tchèque Miloš Zeman a comparé les allégations d'une invasion imminente par Washington aux affirmations passées des États-Unis concernant l'Irak et l'Afghanistan : « il n'y aura pas de guerre parce que les Russes ne sont pas fous de lancer une opération qui leur causera plus de dommages que de bénéfices »[250].
  • Drapeau du Vatican Vatican : Le , le pape François a déclaré : « Je suis avec inquiétude la montée des tensions qui menacent de porter un nouveau coup à la paix en Ukraine et de remettre en cause la sécurité du continent européen, avec des répercussions encore plus larges »[251].

Organismes intergouvernementaux et supranationaux[modifier | modifier le code]

  • Agence internationale de l'énergie : Le directeur exécutif de l'AIE Fatih Birol a déclaré que le conflit entre la Russie et l'Ukraine « aurait [des] implications majeures » sur les prix du gaz naturel, « sinon à des troubles »[252].
  • Drapeau de l’Union européenne Union européenne : Le , en raison du conflit, la Commission européenne a proposé une aide financière de 1,2 milliard d'euros à l'Ukraine sous forme de subventions et de prêts[253]. L'Union européenne négocie d'éventuels approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) avec les États-Unis, le Qatar et l'Azerbaïdjan au cas où la Russie arrêterait ses exportations de gaz vers l'Europe[254].
  • Drapeau de l'OTAN OTAN : L'une des demandes de sécurité du gouvernement russe transmises aux États-Unis et à l'OTAN en était que l'OTAN cesse de s'étendre vers l'est, en particulier n'admette jamais la Géorgie et l'Ukraine[255]. L'OTAN a appelé à plusieurs reprises la Russie à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine et a condamné l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et le soutien des séparatistes dans l'est du Donbass, appelant à une résolution du conflit du Donbass via les accords de Minsk[255]. En , alors que la Russie poursuivait son renforcement militaire aux frontières de l'Ukraine, l'Assemblée parlementaire de l'OTAN a rencontré des dirigeants ukrainiens pour réaffirmer le soutien de l'alliance à l'Ukraine, pour appeler les membres de l'OTAN à améliorer la livraison de systèmes d'armes défensives à l'Ukraine et pour contrer la désinformation russe[256]. L'OTAN et les États-Unis ont réaffirmé la politique de la « porte ouverte » de l'OTAN, affirmant que les pays devraient choisir librement d'adhérer ou non à l'OTAN[257]. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré le  : « Personne d'autre n'a le droit d'essayer d'opposer son veto ou d'interférer dans ce processus. Et il s'agit de principes fondamentaux pour la sécurité européenne. Il s'agit du droit pour chaque nation de choisir leur propre chemin »[258]. Dans une interview, Stoltenberg a réaffirmé l'approche « à deux voies » de l'OTAN vis-à-vis de la Russie, déclarant : « Nous sommes prêts à engager un dialogue avec la Russie, mais nous ne transigerons jamais sur les principes fondamentaux de la sécurité européenne… La Russie a le choix de soit engager un dialogue avec l'OTAN et les alliés occidentaux, soit choisir la confrontation. Nous devons être lucides quant à la perspective que la Russie utilisera - une fois de plus - la force militaire contre l'Ukraine. Nous fournirons un soutien à l'Ukraine pour lui permettre de renforcer sa capacité à se défendre »[259]. Le , Jens Stoltenberg, notant un certain nombre d'annonces de pays de l'OTAN concernant des déploiements en cours ou à venir, a déclaré : « Je souhaite la bienvenue aux Alliés qui fournissent des forces supplémentaires à l'OTAN. L'OTAN continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l'Alliance »[260].
  • Drapeau des Nations unies ONU : Le , le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, considère la reconnaissance des républiques séparatistes par Moscou « comme une violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine ». Elle est « incompatible avec les principes de la charte des Nations unies »[261]. Le 27 février 2022, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2623 (2022) pour convoquer une session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale, afin d'étudier la situation en Ukraine : n'ayant besoin que d'une majorité de neuf voix, sans possibilité de veto, le Conseil a adopté la résolution par 11 voix pour, une voix contre (Russie), et les abstentions de l'Inde, de la Chine et des Émirats arabes unis[262]. À la date du 28 février 2022, il n'y a eu que 11 sessions extraordinaires d'urgence dans l'histoire de l'ONU[262].

Société civile[modifier | modifier le code]

  • Anonymous (groupe de hackers) : Le groupe de hackers décentralisé avait dédié certaines de leurs dégradations de sites internet tels que ceux appartenant aux Nations unies et au Polar Research Institute of China, à promouvoir des propositions afin de désamorcer la crise, notamment en appelant à la création d'un « groupement neutre » de pays « coincés entre l'OTAN et la Russie » qui comprendrait l'Ukraine, la Finlande, la Biélorussie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Moldavie. Anonymous a fait valoir que la soi-disant « ceinture de sécurité neutre » pourrait servir d'alliance similaire à l'OTAN ou à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) qui agit comme un cordon sanitaire entre les pays de l'OTAN et de l'OTSC afin « d'apaiser les craintes de la Russie sans que l'OTAN ne perde la face ». En outre, ils ont intégré l'article « Mettre fin à la menace de guerre en Ukraine » du Quincy Institute for Responsible Statecraft (en) sur la page de défiguration et ont appelé à un référendum sur l'opportunité de suivre le protocole de Minsk existant ou de remettre le contrôle séparatiste territoires à une administration de maintien de la paix de l'ONU. Plus tard, un deuxième référendum dans les régions séparatistes demanderait alors aux électeurs de choisir de se réunir avec l'Ukraine, d'accéder à l'indépendance ou de rejoindre la Russie[263],[264].
  • Opposition biélorusse : Le , des hacktivistes biélorusses ont déclaré qu'ils avaient perturbé les « serveurs, bases de données et postes de travail » des chemins de fer biélorusses (en) à l'aide de rançongiciels, tout en laissant en place les systèmes d'automatisation et de sécurité. Ils ont promis de décrypter les systèmes à condition que 50 prisonniers politiques soient libérés et que les soldats russes soient empêchés d'entrer en Biélorussie[265]. Dzmitry Bandarenka, coordinateur de la campagne civile européenne en Biélorussie, a déclaré à la Charte 97 le qu'il pensait qu'en cas d'agression russe, des dizaines de milliers de biélorusses se battraient contre la Fédération de Russie aux côtés de l'Ukraine et défendraient l'indépendance du pays[266].
  • Intellectuels russes : Le , 90 intellectuels russes, dont Lev Ponomarev et Svetlana Gannushkina, ont publié une déclaration publique sur l'Écho de Moscou exhortant le gouvernement russe à éviter de déclencher une guerre « immorale, irresponsable et criminelle » entre la Russie et l'Ukraine[267]. Au , la déclaration avait été signée par 2 000 intellectuels russes[268].
  • Citoyens ukrainiens : Le , deux à cinq mille personnes ont manifesté à Kharkiv contre la menace grandissante d'une invasion russe de l'Ukraine[269],[270].

Analyses[modifier | modifier le code]

D'après la chercheuse Isabelle Facon, Paris et Berlin n'auraient qu'une faible influence diplomatique, Moscou choisissant de négocier directement avec Washington :« La Russie estime avec constance, et un agacement perceptible, que les pays européens sont irrémédiablement incapables d'autonomie stratégiques à l'égard des États-Unis et qu'ils refusent de prendre leurs responsabilités face à la dégradation de la situation stratégique et internationale »[271].

Sylvie Kauffmann du Monde rapporte que, selon de nombreux analystes, l'objectif réel du président russe est de « stopper la progression démocratique de l'Ukraine, nation slave sœur et russophone, que Vladmir Poutine considère comme partie intégrante de la sphère d'influence russe »[78].

D'après Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), l'hypothèse d'une invasion de l'Ukraine par la Russie est peu crédible et cette dernière chercherait surtout à faire accepter au gouvernement ukrainien les conclusions des accords de Minsk signés en 2014 et 2015. Côté américain, il s'agirait pour Biden « de vendre à son opinion publique et à ses alliés une victoire qui passerait par le fait de ne pas avoir d'invasion russe en Ukraine. Pour cela, il doit accentuer la pression, la tension. Plus elle est élevée, plus le fait de ne pas avoir de conflit sera vécu comme une victoire »[272].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Entité reconnue par la Russie et l'Ossétie du Sud-Alanie. Elle n'est pas reconnue par la communauté internationale.
  2. « La dissuasion, articulée autour d'une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, demeure un élément central de notre stratégie d'ensemble. Les conditions dans lesquelles un recours à l'arme nucléaire pourrait être envisagé sont extrêmement improbables. Aussi longtemps qu'il y aura des armes nucléaires, l'OTAN restera une alliance nucléaire. »
  3. Au sommet de Lisbonne fin 2010, l'Alliance adopte un nouveau concept stratégique, toujours actuel[23], qui rappelle les principes fondamentaux de sécurité et défense collective sur lesquels l'Alliance est fondée : « Nous maintiendrons une combinaison appropriée de forces conventionnelles, nucléaires et de défense antimissile. La défense antimissile deviendra partie intégrante de notre posture générale de défense. Notre objectif est de renforcer la dissuasion en tant qu'un des éléments centraux de notre défense collective et de contribuer à la sécurité indivisible de l'Alliance. »[N 2]
    qui met principalement l'accent sur les menaces qui pèsent de manière croissante sur ses membres, telles que la prolifération des armes de destruction massive NBC et des missiles balistiques porteurs de ces armes, les cyberattaques et le terrorisme, la sécurité maritime et aérienne et sur les risques liés aux crises et conflits au-delà des frontières de l'OTAN[24],[25],[26] .
  4. « Ouest » en russe.
  5. Au delà de 13000 unités, les exercices doivent accueillir des observateurs de l'OSCE comme le signalent le « document de Vienne ».
  6. Comme la crise aux frontières biélorusses le montre depuis 2021.
  7. Pour exemple, 56 % du gaz allemand provient de Russie. Les récentes tensions avec Moscou ont mis en lumière le projet de gazoduc Nord Stream 2 dont certains pays comme la France demandent l'arrêt.
  8. Les cyberattaques potentielles envisagées sont conçues pour perturber mais pas détruire, et ne constituent donc pas un acte de guerre des États-Unis contre la Russie.
  9. Les slaves de l'Est représentent les pays de l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie par opposition aux slaves du Sud (réunis autrefois dans la traduction littérale « Yougoslavie ») et les slaves de l'Ouest en Pologne, République tchèque et Slovaquie.
  10. La Galicie représente désormais une partie de l'Ouest de l'Ukraine, dont fait partie l'oblast de Lviv, où le sentiment pro-européen est fort.
  11. Si Lénine et Staline n'étaient pas en accord sur la création de multiples républiques socialistes, c'était principalement sur la forme et non sur le fond où les deux hommes étaient sur la même position. Staline était connu pour sa connaissance du sujet depuis la parution en 1913 de Le Marxisme et la Question nationale qui lui a valu la confiance des bolchéviks et le poste de commissaire du peuple aux Nationalités dès 1917 au sein du Conseil des commissaires du peuple. Un exemple de la position stalinienne est son opposition à l'apparition d'une RSS géorgienne — son pays natal — alors incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. Les Géorgiens demandant en fait le même statut que l'Ukraine. Il est aussi à noter que les deux hommes avaient un lien avec les « non-russes » de l'empire tsariste. Ilia Oulianov, le père de Lénine participait à la création des écoles pour les minorités non-russes dans la province de Simbirsk tandis que Joseph Djougachvili — surnommé plus tard Koba puis Staline — naît à Gori en Géorgie et commence en politique à Bakou. Lénine voyait dans Staline un homme russifié. C'est au tournant des décennies 1920-1930, alors que Staline a pris le contrôle de l'URSS, que la politique de korenizatsia prit fin — notamment en Ukraine — comme le rappelle Sabine Dullin dans son ouvrage paru en novembre 2021.
  12. Ce qui correspond à 1 489 620 € selon le taux de change en vigueur à cette date.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « 'Tanks, tanks, tanks': Russians on the military buildup at Ukraine's border », sur theguardian.com,
  2. a et b (en) « Russia accelerates movement of military hardware towards Ukraine, satellite images show », sur cnn.com,
  3. (en) « Videos show Russian units and missiles advancing toward Ukraine border », sur cnn.com,
  4. a b et c (en) « Satellite images show Russia adding military pressure on Ukraine », sur france24.com,
  5. https://www.courrierinternational.com/article/alliance-sur-lukraine-cuba-affiche-ouvertement-son-soutien-la-russie-son-pays-frere.
  6. « Президент Ірану в Москві заявив про майбутній розпад НАТО », sur Radio Svoboda,‎ (consulté le ).
  7. a et b https://www.huffingtonpost.fr/entry/crise-ukrainienne-russie-soutenue-par-venezuela_fr_6215d4e8e4b0d1388f0c9508.
  8. a b et c Benoît Vitkine, « L'Ukraine en alerte après le début d'exercices militaires russo-biélorusses », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. a et b « Crise en Ukraine : les Occidentaux menacent la Russie de « sanctions draconiennes » en cas d'invasion », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Adrien Jaulmes, « Poutine-Biden : comment éviter la guerre en Ukraine », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  11. « Conflit Ukraine - Russie: Poutine reconnaît les territoires séparatistes prorusses et y déploie son armée… », sur 20minutes.fr (consulté le ).
  12. Ronan Tésorière, « Ukraine : l'armée russe envoyée dans les territoires séparatistes pour «maintenir la paix» », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  13. Guerre en Ukraine : trois mois de propagande russe en faveur de "l'opération militaire spéciale", France 24, 24 mai 2022.
  14. « Vidéo. Vladimir Poutine annonce le début d'une « opération militaire » en Ukraine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. « Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de cette première journée de combats », sur actu.fr (consulté le ).
  16. Igor Delanoë, « La Russie s'affirme en mer Noire », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  17. « Russie-Ukraine. Vives tensions après la capture par Moscou de trois navires ukrainiens », sur Courrier international, (consulté le ).
  18. a b et c « L'Ukraine rêve de nouveau à l'OTAN pour maintenir sa souveraineté vis-à-vis de la Russie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « G7: la Russie exclue du club des puissants après l'annexion de la Crimée », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  20. « Avec l'exclusion de la Russie en 2014, comment le G8 est redevenu le G7 », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  21. (en) Estimated Russian (CIS) Nuclear Stockpile, septembre 1994.
  22. (en) « Escalate to De-escalate », sur U.S. Naval Institute, (consulté le ).
  23. « Concept stratégique pour la défense et la sécurité des membres de l'OTAN (adopté par les chefs d'État et de gouvernement à Lisbonne) », sur nato.int, .
  24. « Le concept stratégique de l'OTAN à l'épreuve du réel (1/3) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. « Le concept stratégique de l'OTAN à l'épreuve du réel (2/3) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  26. « Le concept stratégique de l'OTAN à l'épreuve du réel (3/3) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  27. Paris Match, « Guerre en Ukraine : «L'Otan est une alliance nucléaire», prévient Le Drian », sur parismatch.com (consulté le ).
  28. a et b « « La tension monte » entre la Russie et l'UE, situation « très dangereuse » aux frontières de l'Ukraine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. « Le G7 ne reconnaîtra pas «l'occupation» de la Crimée par la Russie », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  30. a et b « Russie-Ukraine: la tension monte, Washington s'en mêle », sur RFI, (consulté le ).
  31. a et b « Troupes russes aux frontières de l'Ukraine : le G7 appelle la Russie à cesser ses «provocations» », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  32. « L'Ukraine s'inquiète d'une reprise de la guerre dans l'Est après des semaines d'escalade », sur RFI, (consulté le ).
  33. « Ukraine: Zelensky se rend sur la ligne de front après la mort de deux soldats », sur RFI, (consulté le ).
  34. « Ukraine : la Russie annonce le début du retrait de ses troupes », sur France 24, (consulté le ).
  35. a b et c « L'Ukraine montre «chaque jour» être prête à rejoindre l'Otan, estime Zelensky », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  36. (en) « At Senate Foreign Relations Committee Hearing, Portman Presses Secretary Blinken on Nord Stream II, U.S. Support for a NATO Membership Action Plan for Ukraine and Georgia », sur Senator Rob Portman, (consulté le ).
  37. « En Ukraine, une quarantaine de pays condamnent l'annexion de la Crimée par la Russie », sur France 24 avec l'AFP, .
  38. « À Moscou, Angela Merkel réclame la "libération" de l'opposant Alexeï Navalny », sur France 24, (consulté le ).
  39. « Angela Merkel tente de rassurer Volodymyr Zelensky sur Nord Stream », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  40. « Un triste trentenaire pour l'Ukraine indépendante », sur France Culture, (consulté le ).
  41. a et b « Zapad, un exercice militaire russe très observé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. « La Russie inquiète l'Europe orientale avec un exercice militaire géant à ses frontières », sur Les Échos, (consulté le ).
  43. (ru) « От беспилотников к беспредельникам », sur kommersant.ru,‎ .
  44. « États-Unis et Russie : le patron de la CIA rencontre le chef du conseil national de sécurité russe à Moscou », Sud Ouest,‎ (ISSN 1760-6454, lire en ligne, consulté le ).
  45. (en) « CIA Director Burns met with Russian security council chief in Moscow », sur CNN (consulté le ).
  46. (ru) « Администрация президента США очень обеспокоена », sur gazeta.ru,‎ .
  47. (en) « CIA director dispatched to Moscow to warn Russia over troop buildup near Ukraine », sur CNN (consulté le ).
  48. (ru) « Алексей Резников назначен министром обороны Украины », sur kommersant.ru,‎
  49. (en) « President's Office briefs about main tasks of new Defense minister », sur KyivPost, (consulté le ).
  50. (en) « Zelensky's recent government reshuffle shows no strategy - Nov. 05, 2021 », sur KyivPost, (consulté le ).
  51. (en) « Kremlin denies plans to invade Ukraine, alleges NATO threats », sur Associated Press, .
  52. (en) « Putin tells Macron US leading 'provocative' exercises in Black Sea », sur France 24, (consulté le ).
  53. (en) « Ukraine's president says 100,000 Russian troops amassed near border », sur The Times of Israel, .
  54. (en) « The world is worried Putin is about to invade Ukraine », sur CNBC, .
  55. (en) « Russia-Ukraine border: Why Moscow is stoking tensions », sur BBC News, .
  56. (en) « Russia slams Western 'hysteria' over Ukraine », sur Deutsche Welle, .
  57. (en) « U.S. 'Escalating' Russia-Ukraine Tensions by Arming Kiev – Kremlin », sur The Moscow Times,
  58. (en) « Kremlin accuses West of artificially whipping up Ukraine tensions », sur Reuters, .
  59. (ru) « Саммит Украине! Героям саммит! », sur kommersant.ru,‎ .
  60. (ru) « Россия и Запад концентрируют обвинения », sur kommersant.ru,‎ .
  61. (ru) « Глава разведки Украины назвал протесты в Киеве подготовкой России к военному вторжению », sur kommersant.ru,‎ .
  62. (ru) « Ненормандское положение вещей », sur kommersant.ru,‎ .
  63. (ru) « Украина заговорила о «вторжении» », sur kommersant.ru,‎ .
  64. (de) « BILD exklusiv: Russlands Kriegspläne, So könnte Putin die Ukraine vernichten », sur bild.de, (consulté le ).
  65. « Russia's Possible Invasion of Ukraine », sur csis.org, (consulté le ).
  66. (en) « Russia says Ukraine has deployed half its army to Donbass conflict zone », sur Reuters,
  67. (en) Reuters, « Ukraine uses Turkish drones in Donbass conflict zone, Putin tells Erdogan », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  68. a et b « Poutine fustige Erdogan en raison de drones militaires turcs utilisés par l'Ukraine », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  69. a b et c « Crise en Ukraine : le président turc Erdogan écartelé entre Moscou et Kiev », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  70. a b et c « Ukraine: Kiev affirme avoir utilisé au combat un drone de conception turque », sur RFI, (consulté le ).
  71. « Entre la Russie et l'Ukraine, l'exercice d'équilibrisme de la Turquie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  72. (en) « Ukraine Angers Russia by Buying Turkish Drones and Wants To Get Its Hands On More », sur Bloomberg, .
  73. (en) « Russia accuses Ukraine of mobilising artillery, feigning negotiations », sur Euronews, .
  74. (en) « UPDATE 1-Russia accuses Ukraine of mobilising artillery, feigning negotiations », sur Reuters, .
  75. (en) Ministère des Affaires étrangères russe, « Treaty between The United States of America and the Russian Federation on security guarantees - Министерство иностранных дел Российской Федерации », sur mid.ru,‎ (consulté le ).
  76. (en) Ministère des Affaires étrangères russe, « Agreement on measures to ensure the security of The Russian Federation and member States of the North Atlantic Treaty Organization - Министерство иностранных дел Российской Федерации », sur mid.ru (consulté le ).
  77. a et b « La Russie présente ses exigences pour limiter l'influence de l'OTAN et des Etats-Unis dans son voisinage », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  78. a et b Sylvie Kauffmann, « Crise ukrainienne : pourquoi Vladimir Poutine menace d'entrer en guerre », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  79. Laurence Habay, « La Finlande brave l'« ultimatum » de Moscou et revendique son droit à intégrer l'Otan », sur Courrier international, (consulté le ).
  80. « Troupes étrangères de l'Otan : la Roumanie juge la demande de Moscou «inacceptable» », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  81. (en) Antony Blinken, « Secretary Antony J. Blinken And Russian Foreign Minister Sergueï Lavrov Before Their Meeting », sur Département d'État des États-Unis, (consulté le ).
  82. RTBG le .
  83. _« Réunion du conseil de sécurité de l'ONU, entretien Lavrov-Blinken mardi », La Croix, , lire en ligne (consulté le ).
  84. « Ukraine : ce que Macron et Poutine ont déclaré à l'issue de leur long entretien (du 7 février 2022 au Kremlin) », sur nouvelobs.com (L'Obs), (consulté le ).
  85. « En direct : l'Otan réclame à Moscou des preuves concrètes de désescalade sur le terrain », sur France 24, (consulté le ).
  86. « Selon Washington, la Russie continue de masser des troupes à la frontière ukrainienne », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  87. « Ukraine : "Mobilisation générale" décrétée au Donbass, l'invasion russe est-elle imminente ? », France bleu,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  88. (de) « Prorussische Separatisten nahmen "dringenden" Evakuierungsaufruf schon vor zwei Tagen auf », sur 18 février 2022, derstandard.de (consulté le ).
  89. « Ukraine: les séparatistes prorusses proclament la "mobilisation générale" », BFM TV,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  90. « Crise en Ukraine : bombardements à l'Est, explosion à Donetsk, les tensions toujours vives », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  91. « Crise en Ukraine : un cessez-le-feu de moins en moins respecté dans l'est du pays », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  92. (en-GB) Sonia Phalnikar et Lucy James (dir.), « Behind the scenes in Macron's war diplomacy », Deutsche Welle,‎ (lire en ligne, consulté le )
  93. (en-GB) Paul Kirby, « Ukraine-Russia war: Civilians flee frontline city as Russians advance », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  94. « Guerre en Ukraine: Guy Lagache dévoile un échange Macron-Poutine juste avant le début du conflit », Le HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le )
  95. « Vladimir Poutine reconnaît l'indépendance des séparatistes prorusses d'Ukraine, un pas de plus vers la guerre », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  96. « En direct - Ukraine : Poutine reconnaît l'indépendance des séparatistes prorusses », sur Les Echos, (consulté le ).
  97. (en) « Biden announces sanctions against Russian oligarchs, banks », sur apnews.com, (consulté le ).
  98. a et b « Crise ukrainienne : l'Occident annonce une série de sanctions contre la Russie », sur Le Monde, (consulté le ).
  99. a et b « Crise ukrainienne : le chef de l'ONU appelle à la désescalade et à un cessez-le-feu immédiat », sur news.un.org, (consulté le ).
  100. « Ukraine: Guterres attaque la Russie et indique que la Charte de l'ONU n'est "pas un menu à la carte" », sur bfmtv.com, (consulté le ).
  101. « Etats-Unis ou Russie? le dilemme des pays du Golfe après l'invasion de l'Ukraine », sur L'Orient-Le Jour (consulté le ).
  102. (en) « US or Russia? Ukraine crisis poses dilemma for wealthy Gulf », sur France 24 (consulté le ).
  103. « La Russie lance une opération militaire en Ukraine, des explosions à Kiev et dans plusieurs grandes villes ».
  104. « Direct. Conflit Russie-Ukraine : des troupes russes à Tchernobyl, le couvre-feu instauré à Kiev », sur Franceinfo, (consulté le ).
  105. « La Russie prête à des négociations si l'Ukraine « dépose les armes » », sur Le Figaro, (consulté le ).
  106. « Guerre en Ukraine. Le Conseil de l'Europe « suspend » la Russie de l'organisation », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  107. a et b David Teurtrie, « Ukraine, pourquoi la crise », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  108. Hélène Richard & Anne-Cécile Robert, « Le conflit ukrainien entre sanctions et guerre », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  109. « Les menaces de guerre s'intensifient en Ukraine », sur Les Echos, (consulté le ).
  110. « La crise en Ukraine fait plonger les Bourses européennes », sur Les Echos, (consulté le ).
  111. (it) Stefania Arcudi et Paolo Paronetto, « Gli spiragli diplomatici russi attenuano la tensione, le Borse Ue riducono il «rosso» », sur Il Sole 24 ORE, (consulté le ).
  112. (en-US) Joe Wallace, « European Stocks Drop on Fear of War in Ukraine », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le ).
  113. (it) Stefania Arcudi, « Borsa Mosca in forte calo con la crisi Ucraina, in discesa anche il rublo », sur Il Sole 24 ORE, (consulté le ).
  114. a et b Raphaël Glucksmann, « La volonté de puissance », sur Le Grand Continent, (consulté le ).
  115. « Crise ukrainienne: les États-Unis annoncent des sanctions contre les régions séparatistes », sur BFMTV, .
  116. (en) « Ukraine latest: US unveils new sanctions as Biden accuses Putin of beginning invasion », Financial Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  117. « Le collectif de hackers Anonymous déclare la “cyberguerre” à la Russie », .
  118. https://www.interfax.ru/russia/824390.
  119. « Biden has been presented with options for massive cyberattacks against Russia », .
  120. (en) « Ukraine cyber-attack: Russia to blame for hack, says Kyiv », sur BBC News, .
  121. https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/ukraine-les-fake-news-deferlent-sur-les-reseaux-sociaux-qui-tentent-de-les-endiguer-1389853.
  122. https://www.24heures.ch/petit-guide-pratique-pour-eviter-les-intox-sur-internet-928048815704
  123. (en) A. B. C. News, « Sorting fact, disinformation after Russian attack on Ukraine », sur ABC News (consulté le ).
  124. https://www.numerama.com/cyberguerre/865167-comment-sinformer-sur-la-guerre-en-ukraine-en-evitant-la-desinformation.html
  125. https://www.leparisien.fr/international/guerre-en-ukraine-tout-savoir-pour-sinformer-sans-etre-manipule-25-02-2022-YGQQIAILDBFHRBSHJFBESHSCLQ.php.
  126. a et b Anaïs Condomines et Florian Gouthière, « Les prorusses ont-ils procédé à de fausses attaques pour justifier l'invasion de l'Ukraine? », sur Libération (consulté le ).
  127. « Washington accuse Moscou de préparer de fausses vidéos pour prétexter une attaque en Ukraine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  128. (en) « These videos claim to be from Russia and Ukraine. They're actually from the Middle East », sur Middle East Eye (consulté le ).
  129. a et b « Guerre en Ukraine : Les médias russes doivent supprimer les termes « d'invasion » et de « déclaration de guerre » ».
  130. https://www.gazeteduvar.com.tr/rusyanin-rtukunden-wikipediaya-engelleme-tehdidi-haber-1555042.
  131. (en) « Moscow threatens to block Russian-language Wikipedia over invasion article », Reuters, 2 mars 2022.
  132. https://www.lunion.fr/id346940/article/2022-03-02/les-medias-russes-rt-et-sputnik-officiellement-interdits-dans-lunion-europeenne.
  133. « France: L'Arcom suspend avec effet immédiat la convention de RT France », sur Boursorama, (consulté le )
  134. a b c d e f et g « Guerre en Ukraine : cinq questions sur la loi de censure votée en Russie, qui condamne toute "information mensongère" sur l'armée », sur France Info, (consulté le ).
  135. a b et c Bruno Tertrais, « Le viol de l'Ukraine », sur Le Grand Continent, (consulté le ).
  136. a et b (ru) « Общественно-политические настроения населения (23-25 июля 2021) »,‎ .
  137. a b c d e f et g Milàn Czerny, « Comment Poutine veut effacer l'Ukraine », sur Le Grand Continent, (consulté le ).
  138. a et b Julie Gacon (présentatrice) et Juliette Cadiot (intervenante), « La singulière version de l'Histoire de l'Ukraine selon Vladimir Poutine », Émission « Les enjeux internationaux », sur France Culture (consulté le ).
  139. a b et c Emmanuel Laurentin (Présentateur), Sabine Dullin (Intervenante), Jean-Dominique Merchet et Jenny Raflik, « Ukraine : comment savoir qu'une guerre commence ? », sur France Culture (consulté le )
  140. Julie Gacon (Présentatrice) et Adrien Nonjon (Intervenant), « Que pèsent les mouvements néo-nazis en Ukraine ? », sur France Culture (consulté le ).
  141. Dullin 2021, p. 136-141.
  142. a et b Cécile Vaissié, « Le discours néo-impérialiste et néostalinien des « conservateurs » russes autour des « révolutions » ukrainienne et géorgienne », sur Archive, (consulté le ).
  143. Nikita Taranko Acosta, « Ukrainisation à marche forcée », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  144. « "Personne ne parviendra à intimider" la Russie prévient Poutine », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  145. Anne de Tinguy, « Chapitre 7 - La russie et les «compatriotes » de l'étranger », dans Loin des yeux, près du cœur, Presses de Sciences Po, (DOI 10.3917/scpo.dufoi.2010.01.183, lire en ligne), p. 183–204.
  146. (uk) « Сьогоднішні провокації Росії найсерйозніші з часу атаки в Керченській протоці, але ситуація більш небезпечна, - Кулеба Джерело: https://censor.net/ua/n3258191 », sur Censor,‎ .
  147. (en) « Russia preparing to attack Ukraine by late January: Ukraine defense intelligence agency chief », sur Military Times,
  148. (en) « Ukraine's Defense Minister Downplays Risk of Russian Invasion », sur Bloomberg, .
  149. (en) « Minister of Défense of Ukraine Reznikov: “Russia is not Ready for an Attack on Ukraine” », sur 247 News Agency, .
  150. (en) « Volodymyr Zelensky accuses the West of causing 'panic' with warnings of a Russian invasion that hurts the Ukrainian economy », sur Business Insider, .
  151. (en) « Ukraine crisis: Don't create panic, Zelensky tells West », sur BBC News, .
  152. (en) « Ukraine to the world: keep calm and stop spreading panic », sur Financial Times, .
  153. Vladimir Poutine annonce une "opération militaire" en Ukraine, TV5 Monde, .
  154. (en) « Kremlin denies plans to invade Ukraine, alleges NATO threats », sur Politico, .
  155. (en) « Russia denies looking for pretext to invade Ukraine », sur ABC News, .
  156. (en) « The world is worried Putin is about to invade Ukraine », sur CNBC, .
  157. (en) « Russia spy chief says Ukraine invasion plan 'malicious' U.S. propaganda », sur Reuters, .
  158. (en) « Russia will act if Nato countries cross Ukraine 'red lines', Putin says », sur The Guardian, .
  159. (en) « NATO Pushes Back Against Russian President Putin's 'Red Lines' Over Ukraine », sur The Drive, .
  160. (en) « Putin warns Russia will act if NATO crosses its red lines in Ukraine », sur Reuters, .
  161. (en) « Europe won't receive Russian oil and gas, if Russia disconnected from SWIFT — senator », sur TASS,
  162. (en) « Even Ukraine doesn't believe the West's claim that war is coming, says Russia », sur The Times, .
  163. (en) « US puts 8,500 troops on heightened alert amid fears over Ukraine », sur The Guardian,
  164. (en) « Ukraine tensions: US trying to draw Russia into war, Putin says », sur BBC News, .
  165. (en) « Kosovo, Albania Ready to Help any Potential US-led Ukraine Mission », sur Balkan Insight, .
  166. (uk) « Меркель зажадала від Путіна згорнути нарощування військ на кордоні з Україною, - пресслужба канцлерки Джерело: https://censor.net/ua/n3258535 », sur Censor,‎ .
  167. (en) « Germany's Scholz sees "consequences" if Russia breaches Ukraine borders », sur Reuters, .
  168. (en) « Germany may consider halting Nord Stream 2 if Russia attacks Ukraine, Scholz says », sur Reuters, .
  169. (en) « Russia rejects U.S. suggestions it's looking for pretext to invade Ukraine », sur CBC News, .
  170. (en) « Germany will not supply weapons to Kyiv for now, defence minister says », sur Reuters, .
  171. (en) « Ukraine blames Germany for 'blocking' Nato weapons supply », sur Financial Times, .
  172. (en) « Germany blocks Estonia from exporting German-origin weapons to Ukraine -WSJ », sur Reuters, .
  173. (en) « Latvia blasts Germany's 'immoral and hypocritical' relationship with Russia and China », sur Politico, .
  174. (en) « Germany to send 5,000 protective helmets to Ukraine », sur Politico, .
  175. (en) « Germany's offer to Ukraine of 5,000 helmets is 'joke', says Vitali Klitschko », sur The Guardian, .
  176. « Ukraine: l'Allemagne appelle ses ressortissants à quitter le pays » (consulté le ).
  177. « Ukraine: situation explosive, Paris et Berlin rapatrient leurs ressortissants », sur RFI, (consulté le ).
  178. (en) « Australia offers Ukraine help, urges citizens to leave amid invasion fears », sur Sydney Morning Herald, .
  179. (en) « Australia 'will not hesitate' to upgrade financial sanctions against Russia over Ukraine, finance minister says », sur The Guardian, .
  180. (en) « Belgian army has troops prepared if Ukraine situation escalates », sur The Brussels Times, .
  181. (uk) « https://www.pravda.com.ua/news/2022/01/21/7321225/ », sur Ukrayinska Pravda, .
  182. (uk) « Лукашенко обіцяє стягнути на кордон із Україною "цілий контингент" », sur Ukrayinska Pravda,‎ .
  183. (uk) « Російська військова техніка стала табором за 200 км на північ від Києва – СІТ », sur LB,‎ .
  184. (en) « Bulgarian Defense Minister: The Council of Ministers has No Position on the Conflict in Ukraine », sur Novinite, .
  185. (en) « Bulgaria's PM rejects Russia's call for country to withdraw from Nato », sur The Sofia Globe, .
  186. (en) « Canada providing $120 million loan to Ukraine to counter Russian threats », sur Global News, .
  187. « Canada deploys special forces to Ukraine amid rising tensions with Russia », (consulté le ).
  188. (en) « Kremlin: Xi supports Putin's pursuit of guarantees from West », sur Associated Press, .
  189. (en) « Putin Would Burst Xi's Olympic Dream With a War in Ukraine », sur Bloomberg, .
  190. « Moon ordonne des mesures «d'urgence» en réponse à la crise ukrainienne », sur Agence de presse Yonhap, .
  191. (hr) « Strah od ruske invazije raste iz dana u dan. Što bi ona značila za EU i Hrvatsku? », sur Index, .
  192. (en) « PM: Croatia to respond “clearly and resolutely” if Russia attacks Ukraine », sur N1, .
  193. (en) « Croatia to recall all troops from NATO in case of Russia-Ukraine conflict », sur TASS, .
  194. a et b (hr) « VIDEO Milanović: Ja sam zapovjednik vojske, hrvatski vojnici neće ići u Ukrajinu », sur Index, .
  195. (hr) « VIDEO Plenković o Milanovićevoj izjavi o Ukrajini i Rusiji: Ispričavam se Ukrajincima », sur Index, .
  196. (en) « Denmark to send additional forces to Baltics in response to Russia's actions – media », sur LRT, .
  197. (en) « Denmark heightens its military presence in the Baltics », sur Euractiv, .
  198. (en) « Spain deploys military hardware to Bulgaria amid Ukraine tensions », sur Euro Weekly News,
  199. (lt) « Gynimo tarybos sprendimai: salvinių sistemų įsigijimas, šauktinių skaičiaus didinimas », sur Verslo Žinios, .
  200. (en) « Latvia steps up military presence in the east, says Defense Minister », sur LSM, .
  201. (en) « Prime minister: Government to allocate €380 million to national defense », sur ERR, .
  202. (en) « Baltic states to develop joint MRLS artillery », sur LRT,
  203. (en) « Estonia plans to procure MLRS rocket systems jointly with Latvia, Lithuania », sur LRT, .
  204. (en) « Baltics quietly push Biden to pursue stronger Russia policy », sur Politico, .
  205. (en) « Estonia plans to supply Ukraine with heavy weapons », sur euractiv.com, (consulté le ).
  206. (uk) « Байден поговорив із Зеленським », sur Ukrayinska Pravda,‎
  207. (uk) « Зустріч із Байденом: Путін домігся свого? », sur Radio Free Europe/Radio Liberty,‎ .
  208. (en) « Readout of President Joseph R. Biden, Jr. Call with President Vladimir Putin of Russia », sur The White House, .
  209. (en) « Biden predicts Russia will invade Ukraine », sur NBC News, .
  210. (en) « Joe Biden thinks Russia will attack Ukraine – but will face a 'stiff price' », sur The Guardian,
  211. (en) « US embassy in Ukraine 'requests staff evacuation' amid war fears », sur The Guardian, .
  212. (en) « White House says it's no longer calling potential Russian invasion of Ukraine 'imminent' », sur CNN, .
  213. (en) « US draws down Ukraine embassy presence as war fears mount », sur Associated Press, .
  214. (en) « Finland insists on its right to join Nato in defiance of Russia », sur Financial Times, .
  215. (en) « Swedish Foreign Minister: Joining NATO Is Up to Us », sur Foreign Policy, .
  216. (en) « Russia warns NATO against inclusion of Finland, Sweden », sur wionews.com, .
  217. (en) « Russia Is Pushing Finland and Sweden Toward NATO », sur Bloomberg, .
  218. (en) « Sweden boosts patrols on Gotland amid Russia tensions », sur Reuters, .
  219. (uk) « Дмитро Кулеба та Жан-Ів Ле Дріан обговорили загострення Росією безпекової ситуації », sur Ukrainian Ministry of Foreign Affairs,‎ .
  220. (en) « Defense Minister warns against ratcheting up Cold War rhetoric », sur About Hungary, .
  221. a b c et d (en) « Ukraine crisis: India calls for 'peaceful resolution' », sur The Indian Express, .
  222. (en) « Transcript of Virtual Weekly Media Briefing by the Official Spokesperson (January 28, 2022) », sur Ministry of External Affairs, .
  223. a et b (en) « India breaks its silence on Russia-Ukraine crisis, calls for 'peaceful resolution' », sur The Print,
  224. (en) « India closely following developments in Ukraine », sur The Hindu, .
  225. (en) « Israel 'plans to evacuate thousands of Jews' from Ukraine if Russia invades the country », sur Middle East Eye, .
  226. (en) « Biden, Kishida agree to boost security, economic cooperation amid rising concerns », sur Reuters, .
  227. « Latvia will send weapons to Ukraine – defense minister », Ukrinform, (consulté le ).
  228. « Lithuania ready to supply lethal weapons to Ukraine – minister », LRT, (consulté le )
  229. (ro) « Maia Sandu, președintele Republicii Moldova: Vom continua să optăm pentru retragerea trupelor ruse de pe teritoriul nostru », sur Pro TV, .
  230. (ro) « Maia Sandu face apel la calm și informare în privința situației din Ucraina: Există șansa unei soluții diplomatice, aș vrea ca cetățenii să nu fie panicați », sur Anticoruptie, .
  231. (ro) « (video) Premierul olandez a discutat cu Maia Sandu despre „situația îngrijorătoare la hotarul dintre Ucraina și Rusia”: Susținem integritatea RM », sur Unimedia, .
  232. (en) « MFAT advises New Zealanders in Ukraine to 'consider leaving' due to fears of Russian invasion », sur Stuff, .
  233. (en) « Polish PM calls for united European stance on Ukraine », sur Reuters, .
  234. (en) « Poland pledges support to Ukraine as presidents meet for two-day talks », sur Euractiv, .
  235. (ro) « https://www.mediafax.ro/politic/ministrul-apararii-spune-ca-romania-nu-va-fi-implicata-in-eventualul-razboi-rusia-ucraina-20472334 », sur Mediafax, .
  236. (ro) « Klaus Iohannis, despre Ucraina: "Trebuie să fim foarte bine pregătiți pentru a contracara acțiunile agresive" », sur Antena 3, .
  237. (uk) « Борис Джонсон стурбований через переміщення військ РФ біля України », sur Deutsche Welle,‎ .
  238. (en) « Dominic Raab: 'Very significant risk' Russia will invade Ukraine », sur BBC News,
  239. (en) « UK warns of Russian 'plot' to replace Ukraine government », sur Deutsche Welle, .
  240. (en) « Russian invasion of Ukraine could be on scale 'not seen in Europe since WWII', UK armed forces head warns », sur Sky News, .
  241. (en) « Britain will not flinch over Ukraine, says Boris Johnson », sur The Times,
  242. (en) « UK arms Ukraine with deadly missiles to combat Putin's tanks as Defence Sec invites Russia for talks to avoid war' », (consulté le ).
  243. (uk) « Словаччина занепокоєна нарощуванням військової потужності РФ на кордоні з Україною, - прем'єр-міністр Корчок Джерело: https://censor.net/ua/n3258021 », sur Censor,‎ .
  244. (en) « Sweden, Worried by Russia, to boost military presence on Gotland », (consulté le ).
  245. (en) « Switzerland ready to host next Russia-US summit — president », sur TASS, .
  246. (en) « Taiwan president expresses 'empathy' for Ukraine's situation », sur Reuters, .
  247. (uk) « Чехія затвердила рішення подарувати Україні 4 тисячі артилерійських боєприпасів », sur Ukrayinska Pravda,‎
  248. (en) « Чеська Республіка безоплатно передасть Україні 4 000 одиниць артилерійських снарядів на суму близько 1 450 000 євро », sur Ukrinform,‎ .
  249. « Czech Senate Leader Warns Against Concessions To Russia Over Ukraine Tensions », (consulté le ).
  250. « Czech president lambasts US intelligence, CIA over failed 'Russian invasion' hype », sur tass.com (consulté le ).
  251. (en) « Pope 'Concerned' Over Ukraine, Risk To European Security », sur Channels TV, .
  252. (en) « Gas prices could soar if Russia invades Ukraine », sur CNN,
  253. (en) « Statement by President von der Leyen on EU financial support for Ukraine », sur European Commission,
  254. (en) « European Gas Prices Tumble as Russia Boosts Flows Via Ukraine », sur Bloomberg, .
  255. a et b (en) « Why NATO Has Become a Flash Point With Russia in Ukraine », sur Council on Foreign Relations, .
  256. (en) « NATO PA leadership reaffirms support to Ukraine in the face of Russia's continuing military build-up », sur NATO Parliamentary Assembly, .
  257. (en) « In Talks on Ukraine, U.S. and Russia Deadlock Over NATO Expansion », sur nytimes.com, .
  258. (en) « Press conference by NATO Secretary General Jens Stoltenberg and the President of Estonia, Alar Karis », sur NATO, .
  259. (en) « Bomb Jens Stoltenberg: NATO will never compromise on core principles for European security », sur Deutsche Welle, .
  260. (en) « NATO Allies send more ships, jets to enhance deterrence and defence in eastern Europe », sur nato.int, .
  261. Ukraine : l'annonce de Vladimir Poutine fustigée par le monde entier, Le Point,
  262. a et b « Le Conseil de sécurité décide de convoquer une session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale, lundi, sur la guerre en Ukraine », sur ONU, (consulté le )
  263. (en) « 'Anonymous' hacked the UN website to promote Taiwan's inclusion », sur The Bl, .
  264. (en) « Anonymous posts 'Taiwan Numbah Wan!' on UN agency website », sur Taiwan News, .
  265. (en) « Hactivists say they hacked Belarus rail system to stop Russian military buildup », sur Ars Technica, .
  266. (en) « "Tens of Thousands of Belarusians To Fight Against Russia on the Side of Ukraine" », sur charter97, .
  267. (ru) « Заявление сторонников мира против Партии Войны в российском руководстве », sur Echo of Moscow,‎ .
  268. (en) « Thousands Of Russian Intellectuals, Activists Urge Kremlin To Avoid 'Immoral' War With Ukraine », sur Radio Free Europe/Radio Liberty, .
  269. (en) « Thousands protest in Ukraine's Kharkiv against Russian threat », sur Al Jazeera, .
  270. (en) « Thousands of Ukrainians March In Kharkiv Against Russian Threat », sur Radio Free Europe/Radio Liberty, .
  271. David Teurtrie, « Ukraine, pourquoi la crise », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  272. « Ukraine : “C'est un coup de bluff bilatéral”, estime un spécialiste », France Info,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sabine Dullin, L'ironie du destin. Une histoire des Russes et de leur empire (1853-1991), Paris, Payot et Rivages, coll. « Petite Bibliothèque Payot », , 300 p. (ISBN 978-2-228-92929-5, EAN 9782228929295)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]