Philippe Descola

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Philippe Descola
Philippe Descola par Claude Truong-Ngoc octobre 2014.jpg

Philippe Descola en octobre 2014.

Naissance
Nationalité
Formation
École/tradition
Principaux intérêts
Idées remarquables
les quatre ontologies (animisme, totémisme, analogisme, naturalisme)
Œuvres principales
Les Lances du crépuscule, Par-delà nature et culture
Influencé par
Conjoint
Distinction
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Philippe Descola, né le à Paris, est un anthropologue français. Ses recherches de terrain en Amazonie équatorienne, auprès des Jivaros Achuar, ont fait de lui une des grandes figures américanistes de l'anthropologie. À partir de la critique du dualisme nature/culture, il entreprend une analyse comparative des modes de socialisation de la nature et des schèmes intégrateurs de la pratique : identification, relation et figuration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Descola est un ancien élève de philosophie de l'École normale supérieure de Saint-Cloud.

Dans le cadre d'une thèse de doctorat d’ethnologie entrepris à l’École pratique des hautes études (VIe section), sous la direction de Claude Lévi-Strauss, il est chargé de mission au CNRS et effectue son travail de terrain chez les Jivaros Achuar en Équateur, en compagnie d'Anne-Christine Taylor, dont il est l'époux.

En 1987 il devient maître de conférences à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, puis directeur d'études en 1989. En juin 2000, il obtient la chaire d'Anthropologie de la nature au Collège de France, succédant à Françoise Héritier.

Il est nommé en 2001 directeur du Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS) fondé en 1960 par Claude Lévi-Strauss. En 2014, il est nommé membre du Conseil stratégique de la recherche[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il a reçu différentes reconnaissances au cours de sa carrière, dont en juin 1996, la Médaille d'argent du CNRS pour ses travaux sur les usages et les connaissances de la nature dans les sociétés tribales.

En septembre 2012, la Médaille d'or du CNRS lui est attribuée pour l'ensemble de ses travaux[3] .

Terrain ethnographique[modifier | modifier le code]

De septembre 1976 à septembre 1979, Philippe Descola vit au contact quasi continu des Jivaro Achuar, dans le haut bassin équatorien du Rio Pastana, à la frontière entre l'Équateur et le Pérou. De cette expérience ethnographique, il tire la matière de sa thèse intitulée, La Nature domestique. Symbolisme et praxis dans l'écologie des Achuar, soutenue en 1983 et publiée en 1986.

S'intégrant dans les débats anthropologiques de la fin des années 1970 entre symbolisme et matérialisme, cette thèse analyse successivement la manière dont les Achuar identifient les êtres de la nature et les types de relations qu'ils entretiennent avec eux.

Dans une première partie, Philippe Descola montre comment la "nature", pour les Achuar, s'émancipe du seul ordre taxinomique, en se voyant attribuer des caractéristiques "humaines" : « Les hommes et la plupart des plantes, des animaux et des météores sont des personnes (aents) dotées d'une âme (wakan) et d'une vie autonome » (1986 : 120). Par la capacité qu'ont les âmes d'échanger dans des situations particulières, les humains et non-humains forment un continuum. Les mythes Achuar disent entre autres choses comment à l'origine tous les êtres avaient une apparence humaine, celle des "personnes complètes" (penke aents). Perdant celle-ci dans les circonstances du mythe, plantes et animaux n'en gardent pas moins, pour les Achuar, une sociabilité ordonnée selon les mêmes règles que celles qui régissent leur propre vie sociale. « L'anthropomorphisation des plantes et des animaux [est] tout autant la manifestation d'une pensée mythique qu'un code métaphorique servant à traduire une forme de "savoir populaire" » (1986 : 125).

Dans une seconde partie, adoptant une perspective strictement méthodologique, Philippe Descola distingue une série de mondes qui encadrent les pratiques que les Achuar exercent envers les êtres avec lesquels ils sont en contact : la maison, le jardin, la forêt et la rivière. Unité minimale de la société Achuar, la maison est le « modèle d'articulation des coordonnées du monde et segment terminal d'un continuum nature/culture, la matrice spatiale de plusieurs systèmes de conjonction et disjonction, le point d'ancrage de la sociabilité inter - et intra - maisonnée » (1986 : 168). Si les hommes réalisent l'essartage, le jardin est cependant un espace par destination quasi exclusivement féminin. Les femmes assument l'essentiel de l'activité horticole mêlant des actes techniques de plantation, de désherbage et de récolte, avec des actes magiques, au premier rang desquels viennent les chants incantatoires (anent) destinés à l'esprit tutélaire des jardins, Nunkui, à l'âme des plantes (wakan), aux charmes (nantar) et aux auxiliaire de Nunkui. Le sang joue un rôle prépondérant dans ces pratiques symboliques et établit avec Nunkui et des plantes telles que le manioc une relation de consanguinité.

Ce travail de terrain offre ainsi l'essentiel de la matière ethnographique qui permettra à Philippe Descola de proposer, en s'inspirant de l'anthropologie symétrique de Bruno Latour un schème particulier d'identification et de relation aux non-humains, en redéfinissant le concept délaissé d'animisme .

Système des quatre ontologies[modifier | modifier le code]

Dans ses recherches, Descola entend dépasser le dualisme qui oppose nature et culture en montrant que la nature est elle-même une production sociale, et que les quatre modes d’identification qu’il a distingués et redéfinis (totémisme, animisme, analogisme et naturalisme) ont un fort référentiel commun anthropocentrique. Ainsi, l’opposition nature/culture ne fait plus sens, explique-t-il, car relevant d'une pure convention sociale. Il propose alors en vertu de ces propositions de constituer ce qu’il nomme une « écologie des relations ».

Il s'agit d'une anthropologie non dualiste, en ce sens qu’elle ne sépare pas en deux domaines ontologiques distincts humains et non-humains, une anthropologie donc qui s’intéresse aux relations entre humains et non-humains autant qu'à celles entre humains.

Philippe Descola effectue toutefois lui-même une double dichotomie, mais basée cette fois sur deux critères {physicalité/psychisme} et {identité/différenciation}, distinguant ainsi quatre « modes d’identification » parmi les sociétés humaines, qui sont le totémisme, l’animisme, l'analogisme et le naturalisme : ainsi les modes d’identification sont-ils des manières de définir des frontières entre soi et autrui[4].

Particularité du naturalisme[modifier | modifier le code]

Le naturalisme, dit-il, c’est « simplement la croyance que la nature existe, autrement dit que certaines entités doivent leur existence et leur développement à un principe étranger aux effets de la volonté humaine. Typique des cosmologies occidentales depuis Platon et Aristote, le naturalisme produit un domaine ontologique spécifique, un lieu d’ordre ou de nécessité où rien n’advient sans une cause, que cette cause soit référée à l’instance transcendante ou qu’elle soit immanente à la texture du monde. Dans la mesure où le naturalisme est le principe directeur de notre propre cosmologie et qu’il imbibe notre sens commun et notre principe scientifique, il est devenu pour nous un présupposé en quelque sorte « naturel » qui structure notre épistémologie et en particulier notre perception des autres modes d’identification »[5]. C’est-à-dire que notre naturalisme détermine notre point de vue, notre regard sur les autres et sur le monde.

Si notre société est naturaliste, d’autres sont animistes ou totémistes.

Les quatre ontologies[modifier | modifier le code]

Animisme[modifier | modifier le code]

Ainsi, l’animisme caractérise les sociétés pour lesquelles les attributs sociaux des non-humains permettent de catégoriser des relations ; les non-humains sont les termes d’une relation. Il y a donc une identité dans l'intériorité entre humains et non-humains, mais pas dans la physicalité.

Totémisme[modifier | modifier le code]

Le totémisme caractérise les sociétés pour lesquelles les discontinuités et identités entre non-humains permettent de penser celles entre les humains ; ainsi la différence des uns – des espèces entre elles – est synonyme de la différence des autres – des clans entre eux. Pour ces sociétés il y a une identité à la fois dans l'intériorité et la physicalité des groupes d'humains et de "leurs" correspondants non-humains : le clan s'assimile alors à son totem, à la fois à son esprit et à ses attributs physiques. Les non-humains sont ainsi des signes, des témoignages, de la variété humaine.

Analogisme[modifier | modifier le code]

L'analogisme se caractérise lui par une discontinuité à la fois des intériorités et des physicalités des humains et des non-humains. Les sociétés où l'analogisme est présent, se caractériseront alors par des systèmes fortement dualistes.

Naturalisme[modifier | modifier le code]

Seule la société naturaliste (occidentale) produit cette frontière entre soi et autrui, en introduisant l’idée de « nature » qui sous-tend implicitement une représentation du monde basée sur une dichotomie entre nature et culture. La nature serait ce qui ne relève pas de la culture, ce qui ne relève pas des traits distinctifs de l’espèce humaine, et des savoirs et savoir-faire humains. Alors que cette nature (le monde physique) est fondamentalement universelle (les mêmes atomes fondent l'ensemble de l'univers, les mêmes lois et déterminismes fixent et s'appliquent à l'humain et au non humain), la culture différencie elle l'humain du non humain, mais également les sociétés humaines entre elles. Cette distinction occidentale, récente, résultat d’une histoire particulière, est inexistante dans les autres sociétés, et fonde la difficulté occidentale à appréhender ces dernières[6].

Autres thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

En outre, on peut citer comme thèmes de recherches :

  • Ethnologie des sociétés amérindiennes,
  • Anthropologie comparative des modes de socialisation de la nature,
  • Épistémologie et philosophie des sciences sociales,
  • Anthropologie cognitive,
  • Écologie symbolique.

Activités universitaires[modifier | modifier le code]

Descola coordonne en outre au sein de l'EHESS le groupe de recherche sur les raisons de la pratique : invariants, universaux, diversité. Il fait partie notamment du comité de rédaction de la revue Tracés et il collabore au Journal de la société des américanistes.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Nature domestique : symbolisme et praxis dans l'écologie des Achuar, publication par la Fondation Singer-Polignac, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1986 (ISBN 2-7351-0165-7)
  • avec Gérard Lenclud, Carlo Severi, Anne-Christine Taylor, Les Idées de l'anthropologie, préface de Françoise Zonabend, Paris, Armand Colin, collection Anthropologie au présent, 1988 (ISBN 2-200-33024-3)
  • Les Lances du crépuscule : relations Jivaros. Haute-Amazonie, avec 10 illustrations de Philippe Munch d'après des documents de l'auteur et 8 dessins de l'auteur, Paris, Plon, collection Terre humaine, 1993 (ISBN 2-259-00154-8) ; réédition, Paris, France loisirs, 1994 (ISBN 2-7242-8016-4) ; réédition poche, Paris, Plon, collection Terre humaine-poche, 2000 (ISBN 2-266-10223-0) ; nouvelle réédition poche, Presses Pocket, 2006 (ISBN 2-266-16145-8)
  • Leçon inaugurale au Collège de France, pour la Chaire d'anthropologie de la nature, Paris, Collège de France, 29 mars 2001 (ISBN 2-7226-0061-7)
  • Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, collection Bibliothèque des sciences humaines, 2005 (ISBN 2-07-077263-2); réédition poche, Paris, Folio, 2016
  • Diversité des natures, diversité des cultures, Paris: Bayard, collection Les petites conférences, 2010
  • L’écologie des autres. L’anthropologie et la question de la nature, Paris: Éditions Quae, 2011 (réédition aux mêmes éditions en 2016)
  • avec Tim Ingold, Être au monde. Quelle expérience commune ?, Lyon, Presses universitaires de Lyon, collection Grands débats : mode d'emploi, 2014, débat présenté par Michel Lussault (voir recension dans Lectures).
  • La Composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier, Paris, Flammarion, collection Sciences Humaines, 2014
  • Collectif, illustré par Etienne Lécroart, Comment vivre ENSEMBLE quand on ne vit PAS PAREIL?, Paris, La Ville Brûle, collection Jamais trop tôt, 2016

Ouvrages dirigés[modifier | modifier le code]

  • avec Anne-Christine Taylor (dir.), L'Homme n°126-128 La remontée de l'Amazone. Anthropologie et histoire des sociétés amazoniennes, 1993 (introduction, contribution - Les affinités sélectives et Alliance, guerre et prédation dans l'ensemble jivaro - et compte rendu de Le Banquet masqué. Une mythologie de l'étranger chez les Indiens Matsi-guenga de F-M. Reanrd-Casewitz)
  • (en) avec Gísli Pálsson (éd.), Nature and society : anthropological perspectives, London ; New York, Routledge, « European association of social anthropologists », 1996 (ISBN 0-415-13215-0)
  • avec Jacques Hamel et Pierre Lemonnier (dir.), La Production du social : autour de Maurice Godelier, Colloque de Cerisy, Paris, Fayard, 1999 (ISBN 2-213-60380-4) (contribution: Écologiques)
  • Claude Lévi-Strauss, un parcours dans le siècle, Odile Jacob, collection du Collège de France, 2012 (actes du colloque du 25 novembre 2008)
  • La fabrique des images. Visions du monde et formes de la représentation, coédition Musée du qui Branly - Somogy, 2010 (catalogue de l'exposition du 17 février 2010 au 11 juillet 2011)

Autres contributions[modifier | modifier le code]

  • Michel Izard et Pierre Bonte (dir.), Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie, rédaction par Marion Abélès, Philippe Descola, Jean-Pierre Digard, et al., Paris, Presses universitaires de France, 1991 (dernière réédition, 2010)
  • Pourquoi les Indiens d'Amazonie n'ont-ils pas domestiqué le pécari. Généalogie des objets et anthropologie de l'objectivation, in De la Préhistoire aux missiles balistiques. L'intelligence sociale des techniques, Bruno Latour et Pierre Lemonnier (éd.), Paris, La Découverte (collection Recherches), 1994
  • Par-delà nature et culture, Le Débat 2001/2 (n°114), Paris, Gallimard, 2001
  • L'anthropologie de la nature, in Annales. Histoire, Sciences Sociales 2002/1 (57e année), Paris, Editions de l'EHESS, 2002
  • Quelques remarques sur la notion d'assentiment communautaire, in Revue Internationale des Sciences Sociales 2003/4 (n°178), Paris, ERES, 2003
  • Les deux natures de Lévi-Strauss, Cahier de L'Herne n°82 Michel Izard (éd.), Paris, L'Herne, 2004 (réédition poche, Flammarion Champs, 2014)
  • Les atmosphères de la politique. Dialogue pour un monde commun, sous la direction de Bruno Latour, Paris: Les Empêcheurs de penser en rond, 2006.
  • La fabrique des images, in Anthropologie et Société Volume 30, numéro 3: La culture sensible, Département d'anthropologie de l'Université Laval, 2006
  • Soyez réalistes, demandez l'impossible. Réponse à Jean-Pierre Digard, in L'Homme 2006/1 (n°177-178), Paris, Editions de l'EHESS, 2006
  • Passages de témoins, in Le Débat 2007/5 (n°147), Paris, Gallimard, 2007
  • A propos de Par-delà nature et culture, in Tracés 2007/1 (n°12), Paris, ENS Editions 2007
  • Sur Lévi-Strauss, le structuralisme et l'anthropologie de la nature (entretien), Philosophie n°98, Paris, Minuit, 2008
  • Le décentrement de l'ethnologue et la pensée sauvage, in Le magazine littéraire n°475 2008/5 (dossier Claude Lévi-Strauss, le penseur du siècle), 2008
  • Claude Lévi-Strauss, un parcours dans le siècle [PDF], (compte-rendu du colloque au Collège de France, 25 novembre 2008), Lettre du Collège de France, no 24, décembre 2008.
  • La fin de l'exception humaine, in L'Histoire n°338 2009/1 (Spécial Des animaux et des hommes), 2009
  • Les civilisations amérindiennes, article dans Les grandes civilisations, Paris: Bayard / Collège de France, 2011, pp. 207-250.
  • Prologue, in Humains, Non-Humains, Sophie Houdard et olivier Thiery (éd.) Paris, La Découverte, 2011
  • Cognition, perception et mondiation, in Cahiers Philosophiques 2011/4 (n°127), Paris, Réseau Canopé, 2011
  • "Entrevue", revue GRUPPEN n°7, Gruppen éditions, 2013.
  • La double vie des images, in Penser l'image II. Anthropologies du visuel, sous la direction d'Emmanuel Alloa, Dijon: Presses du réel, 2015, pp. 131-146.
  • Humain, trop humain, in Esprit 2015/12 (décembre), 2015
  • Du dedans et du dehors. Fabriquer des personnes, in Persona, étrangement humain, T. Dufrene, E. Grimaud, D. Vidal et A-C. Taylor (dir.), Actes Sud Beaux Arts, 2016 (catalogue de l'exposition Musée du quai Branly du 26 janvier au 13 novembre 2016)
  • How we became modern: A view from afar, in Reset Modernity!, Edited by Bruno Latour , MIT Press, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 3 février 2014 portant nomination au Conseil stratégique de la recherche.
  2. « Décret du 27 mars 2016 portant promotion dans l'ordre de la Légion d'honneur », sur le site de Légifrance,‎ (consulté le 27 mars 2016).
  3. Le Figaro (21.09.2012)..
  4. Voir Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005. On trouvera un examen approfondi de cette typologie dans Héran François, « Vers une sociologie des relations avec la nature », Revue française de sociologie, vol. 48, no 4,‎ , p. 795-806 (lire en ligne).
  5. Les cosmologies des Indiens d'amazonie .
  6. Voir, à ce propos, la discussion introduite par Jean-Pierre Digard, « Canards sauvages ou enfants du Bon Dieu ? », dans L'Homme, no 177-178, 2006, pp. 413-428, et la réponse de Philippe Descola, « Soyez réalistes, demandez l'impossible. Réponse à Jean-Pierre Digard », dans le même numéro de L'Homme, pp. 429-434.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Dhoquois (dir.), « Philippe Descola », in Comment je suis devenu ethnologue, Le Cavalier Bleu, Paris, 2008, p. 49 et suiv. (ISBN 9782846701945)

Liens externes[modifier | modifier le code]