Ian Brossat

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Ian Brossat
Illustration.
Ian Brossat en 2017.
Fonctions
Adjoint à la maire de Paris
chargé du logement, de l'habitat durable
et de l'hébergement d’urgence
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 4 jours)
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Jean-Yves Mano
Conseiller de Paris
élu dans le 18e arrondissement
En fonction depuis le
(10 ans, 5 mois et 24 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine, France)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Père Alain Brossat
Diplômé de ENS de Lyon
Profession Professeur agrégé de lettres

Ian Brossat, né le à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine)[1], est un homme politique, membre du Parti communiste français. Il est conseiller de Paris depuis 2008 et maire-adjoint auprès d'Anne Hidalgo chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est le fils d'Alain Brossat, professeur de philosophie à l'université Paris-VIII, et de Sylvia Klingberg, sociologue à l'INSERM, ancienne militante du groupe d’extrême gauche Matzpen et militante communiste à Paris[2]. Par ailleurs militants à la LCR, ils l'initient au militantisme en l'amenant dans des manifestations[3]. Son grand-père, Marcus Klingberg, purgea 20 ans de réclusion pour avoir transmis des informations à l'URSS alors qu'il était Directeur adjoint scientifique de l'institut israélien de recherche biologique à Ness Ziona[4]. En février 2016, il écrit le livre L'Espion et l'enfant aux éditions Flammarion, retraçant la vie de son grand-père qu'il alla enfant visiter en prison[1].

Ian Brossat effectua des études littéraires au lycée Henri-IV[3]. Il fut reçu à l'École normale supérieure de Lyon, puis il devient agrégé de lettres modernes en 2003. Il est professeur au lycée Jean-Jacques-Rousseau de Sarcelles (Val-d'Oise) depuis 2005[5].

Il dévoile son homosexualité en 2011 dans la presse[6].

Il s'est marié durant l'été 2013 à la mairie du 18e arrondissement de Paris, avec son compagnon, Brice, professeur de mathématiques en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand[7],[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Formation politique[modifier | modifier le code]

Ian Brossat adhère en 1997 au Parti communiste français, à 17 ans[5]. Il milite pour ce parti durant ses études, et il est élu à la direction de la fédération de Paris du PCF en 2002.

14e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Il se présente aux élections régionales de 2004, sur la liste conduite par Marie-George Buffet. Après avoir été membre du PCF dans les sections des 6e et 7e arrondissement, en 2006 il devient secrétaire de la section du PCF dans le 14e arrondissement, où il a passé une grande partie de son enfance et de son adolescence[8]. Il est élu au Conseil national du PCF la même année. Il devient l'un des principaux responsables de la Fédération de Paris du PCF, successivement responsable des secteurs de la jeunesse, de la formation et de la communication. Il est responsable du secteur « élections » depuis janvier 2009.

Il est candidat aux élections législatives de 2007 dans le 14e arrondissement de Paris, obtenant le score de 2,57 %[9]. Il est nommé ensuite porte-parole du PCF Paris pour les élections municipales de 2008.

18e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, il présente sa candidature dans le 18e arrondissement[10], bastion de la gauche, sur une liste menée par les socialistes Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant. Élu conseiller de Paris, il prend la présidence du groupe communiste au Conseil de Paris, succédant à Jean Vuillermoz. Il est ainsi le plus jeune président de groupe du Conseil de Paris[5].

Paris[modifier | modifier le code]

Au sein de l'assemblée parisienne, il milite en faveur d'une accélération de la construction de logements sociaux notamment dans le 16e arrondissement sur les terrains du parc Sainte-Périne[11]. Il fait voter un vœu exigeant que les bailleurs sociaux remboursent systématiquement les charges d'ascenseur lorsque ceux-ci sont en panne. À partir de décembre 2009, il préside une mission d'information visant à améliorer l'entretien des ascenseurs à Paris. Il se prononce en faveur de la construction de tours, à condition qu'elles permettent d'accroître la place du logement et de l'emploi. En juillet 2008, le groupe communiste s'est démarqué de la majorité municipale de Bertrand Delanoë en se prononçant contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères à Paris. De même, le groupe communiste s'oppose à la mise en place de la vidéosurveillance à Paris, malgré le soutien du maire de Paris au plan « 1 000 caméras » lancé par la préfecture de police. Il est opposé à toute légalisation réglementée du cannabis[12].

Le groupe communiste obtient la mise en place d'une campagne alertant sur les dangers engendrés par l'usage des crèmes éclaircissantes qui font des ravages dans le 18e, particulièrement à Château Rouge. Au nom du groupe PCF/PG, il demande également à la ville de Paris d'interdire les concerts du groupe de rap Sexion d'assaut en raison de leurs propos homophobes dans leurs chansons et dans la presse[13].

En 2010, il soutient l'arrangement financier proposé par l'UMP à la mairie de Paris, dans le cadre des enquêtes sur les accusations d'emplois fictifs dont aurait profité le RPR lorsque Jacques Chirac était maire de Paris, permettant selon lui, d'affirmer la culpabilité de l'ancien maire[14].

Fin de 2012, Bertrand Delanoë lui confie la présidence de la Société d'économie mixte de Paris, une des plus importantes sociétés d'économie mixte de la Ville de Paris, qui gère notamment le forum des Halles[15].

En , il propose avec les élus communistes de Paris de créer un « village d'insertion pour les Roms » dans le 16e arrondissement[16] puis de remplacer la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre par un « espace de solidarité »[17].

En , il coécrit un livre avec Jacques Baudrier intitulé Paris n'est pas à vendre, proposant des alternatives à la spéculation immobilière dans la capitale[18].

Depuis le , Ian Brossat compte parmi les 62 conseillers de Paris élus conseillers métropolitains pour siéger au conseil de la Métropole du Grand Paris dont la première réunion s'est tenue le [19].

À l'occasion de la parution de son livre Airbnb la ville ubérisée en septembre 2018, Ian Brossat dénonce « l'économie de prédation » à laquelle se livre la plate-forme Airbnb en permettant de louer des appartements entiers dans le centre de Paris, une perte importante de logements pour les demandeurs. Même constatation pour l'achat de résidences secondaires par des professionnels. L'adjoint à la maire chargé du logement souhaite qu'il soit mis fin à ces pratiques par le législateur[20],[21],[22].

Législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Candidat aux élections législatives de 2012 sous l'étiquette du Front de gauche, pour la 17e circonscription de Paris, il obtient 13,19 % des suffrages exprimés et arrive en 3e position derrière le socialiste Daniel Vaillant et l'UMP Roxane Decorte, et ne se qualifie donc pas pour le second tour.

Municipales de 2014[modifier | modifier le code]

À la suite d'un accord conclu sur des listes communes PS-PCF pour les élections municipales de 2014 à Paris, il devient l'un des six porte-parole adjoints de la campagne d'Anne Hidalgo.

Après la victoire de la candidate, il est élu, le 5 avril, adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence. Depuis le , il est chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence[23].

Législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est de nouveau candidat aux élections législatives de 2017 dans la 17e circonscription de Paris[24]. Il est éliminé au premier tour, arrivant en 3e position avec 10,35 % des suffrages exprimés[25], devancé par Danièle Obono, sa suppléante en 2012, élue au second tour sous l'étiquette de La France insoumise.

Européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est désigné par son parti le comme tête de liste du PCF en vue des élections européennes de 2019[26], une liste qu'il souhaite « très ouverte au mouvement social » et « à tous ceux qui cherchent une issue face à la politique ultra libérale d'Emmanuel Macron »[27].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ian Brossat et Jacques Baudrier, Paris n'est pas à vendre : Propositions face à la spéculation, Éditions Arcane 17, , 76 p. (ISBN 978-2918721239)
  • Ian Brossat et Valérie Péronnet, L'Espion et l'enfant, Éditions Flammarion, , 247 p. (ISBN 978-2081375239)
  • Ian Brossat, Airbnb la ville ubérisée, Éditions la ville brûle, , 160 p. (ISBN 9782360120994)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Matthieu Ecoiffier, « Ian Brossat, l’espion qu’il aimait » sur Libération, 14 mars 2016.
  2. Mort de l’ancien espion soviétique Marcus Klingberg
  3. a et b « Ian Brossat : L’enfant du Parti », lejournaldugrandparis.fr, 30 décembre 2015.
  4. Ian Brossat, L'Espion et l'enfant, Éditions Flammarion, 24 février 2016, 247 p. (ISBN 978-2081375239), page 230
  5. a, b et c Magali Gruet, « Ces jeunes politiques qui jouent déjà un rôle capital à Paris », 20 minutes, (consulté le 20 juin 2011).
  6. « Jeunes politiques : Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau TÊTU », sur Têtu, (consulté le 21 mai 2015).
  7. « Ian Brossat a épousé son compagnon », sur Yagg, (consulté le 21 mai 2015).
  8. Didier Blain, Philippe Bordier, « Le communisme new look de Ian Brossat, élu du 18e arrondissement », Le 18e du mois,‎ (lire en ligne).
  9. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  10. Didier Blain, Philippe Bordier, « Le communisme new look de Ian Brossat, élu du 18e arrondissement », sur dixhuitinfo.com, (consulté le 6 septembre 2018) : « Les municipales de mars 2008 se profilent. Le groupe communiste parisien, 60 ans de moyenne d’âge, a besoin d’un coup de jeune et d’un nouveau leader. Ian Brossat sera l’homme de la situation. Il se présente dans le 18e arrondissement, où il décide d’habiter immédiatement. ».
  11. « Un projet de HLM débloqué dans le 16e », Metro,‎ (ISSN 1632-0832).
  12. Le communisme new look de Ian Brossat, Dixhuitinfo
  13. « Homophobie: Le PCF pointe Sexion d'Assaut », JDD, (consulté le 20 juin 2011).
  14. Ian Brossat, « Pour Ian Brossat (PCF), "payer c'est avouer" », JDD, (consulté le 20 juin 2011).
  15. https://www.lemonde.fr/municipales/article/2013/10/23/ian-brossat-leader-du-front-de-gauche-a-paris-prefere-le-ps-au-parti-de-gauche_3501403_1828682.html
  16. Delphine Legouté, « Les élus parisiens du PC et du Parti de gauche proposent de créer un village d'insertion pour les Roms dans le 16e arrondissement », sur Le Lab (Europe 1), 5 octobre 2013.
  17. Ivan Valerio, « Le leader des communistes parisiens souhaite remplacer le Sacré-Cœur par un "espace de solidarité" », sur Le Lab (Europe 1), 20 octobre 2013.
  18. Lionel Venturini, « Le PS en ordre de marche derrière Anne Hidalgo », sur humanite.fr, (consulté le 20 mars 2013).
  19. https://www.paris.fr/municipalite/la-maire-et-les-elus/conseillers-metropolitains-3290
  20. Christine Henry, « Ian Brossat : «Il faut interdire les locations Airbnb dans le centre de Paris» », sur Le Parisien, (consulté le 9 septembre 2018).
  21. « Ian Brossat souhaite l’encadrement d’Airbnb dans le centre de la capitale », sur Le Monde, (consulté le 9 septembre 2018) : « Ian Brossat, maire adjoint chargé du logement à la Mairie de Paris, demande jeudi 6 septembre aux législateurs d’interdire les locations d’appartement entier via Airbnb dans quatre arrondissements touristiques du centre, et la fin des résidences secondaires dans la capitale. « Un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens », s’alarme l’élu parisien, chef de file du PCF aux élections européennes. ».
  22. Camille Bauer, « Logement. Ian Brossat veut chasser Airbnb du cœur de Paris », sur l'Humanité, (consulté le 9 septembre 2018) : « Aujourd’hui, pour obtenir l’interdiction qu’il prône et qui n’engage pas la Mairie, Ian Brossat a besoin d’une modification législative. « C’est nécessaire pour que les collectivités puissent pendre des décrets d’interdiction. » Il mise sur les débats à venir au Parlement autour de la loi Elan pour obtenir la protection du cœur de la capitale et de ses habitants. ».
  23. http://www.paris.fr/politiques/la-maire-et-ses-adjoints/les-adjoints-d-anne-hidalgo/p10416
  24. « Ian Brossat (PCF), candidat aux législatives à Paris : « Je peux être un pôle de stabilité à gauche » », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  25. « Élections législatives 2017 », sur Ministère de l'Intérieur
  26. Jim Jarrassé, « Ian Brossat mènera la liste PCF aux européennes », sur Le Figaro, (consulté le 9 septembre 2018) : « L'adjoint d'Anne Hidalgo a été désigné dimanche par le parti pour mener la campagne. Il se dit ouvert à d'éventuelles alliances. ».
  27. « Ian Brossat, tête de liste PCF aux européennes : "Il faut qu'il y ait du changement à gauche, il faut que ça bouge" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 9 septembre 2018).

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