Ian Brossat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brossat.

Ian Brossat
Illustration.
Ian Brossat en 2017.
Fonctions
Porte-parole du Parti communiste français
En fonction depuis le
(8 mois et 30 jours)
Avec Cécile Cukierman
Prédécesseur Olivier Dartigolles
Adjoint à la maire de Paris
chargé du logement, de l'habitat durable
et de l'hébergement d’urgence
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 7 jours)
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Jean-Yves Mano
Conseiller de Paris
En fonction depuis le
(11 ans, 5 mois et 22 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Circonscription 18e arrondissement
Maire Bertrand Delanoë
Anne Hidalgo
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Fontenay-aux-Roses (France)
Nationalité Française
Parti politique PCF (depuis 1997)
Père Alain Brossat
Diplômé de Lycée Henri-IV
ENS de Lyon
Profession Professeur agrégé

Ian Brossat, né le à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français (PCF), il est conseiller de Paris depuis 2008, maire-adjoint auprès d'Anne Hidalgo chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence depuis 2014 et porte-parole du PCF depuis 2018. Lors des élections européennes de 2019, il est à la tête d'une liste qui arrive en dixième position avec 2,5 % des suffrages exprimés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est le fils d'Alain Brossat, professeur de philosophie à l'université Paris-VIII, et de Sylvia Klingberg, sociologue à l'INSERM, une ancienne militante du groupe d’extrême gauche israélien Matzpen ayant émigré en France dans les années 1980 et s’étant engagée à l'extrême gauche à Paris[1]. Membres, l'un et l'autre, de la LCR, ses parents l'initient au militantisme en l'amenant dans des manifestations[2].

Issu d'une famille juive polonaise, son grand-père maternel, Marcus Klingberg, devenu Israélien en 1948[3], est condamné pour haute trahison en 1983 à une peine de vingt ans de réclusion par le tribunal de district de Tel-Aviv pour avoir transmis des informations à l'URSS alors qu'il était directeur adjoint scientifique de l'Institut israélien de recherche biologique à Ness Ziona[4]. En février 2016, Ian Brossat publie chez éditions Flammarion le livre L'Espion et l'enfant, qui retrace la vie de son grand-père, à qui il allait rendre visite en prison[5].

Après des études en classes préparatoires au lycée Henri-IV à Paris, Ian Brossat est reçu à l'École normale supérieure de Lyon. Il obtient l'agrégation de lettres modernes et un DEA en littérature comparée en 2003[2]. Il enseigne à Sarcelles (Val-d'Oise)[6].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Fonctions au PCF[modifier | modifier le code]

Ian Brossat adhère en 1997 au Parti communiste français, à 17 ans[6]. Il milite pour ce parti durant ses études, et il est élu à la direction de la fédération de Paris du PCF en 2002.

Il se présente aux élections régionales de 2004, sur la liste conduite par Marie-George Buffet. Après avoir été membre du PCF dans les sections des 6e et 7e arrondissement, en 2006 il devient secrétaire de la section du PCF dans le 14e arrondissement, où il a passé une grande partie de son enfance et de son adolescence[7]. Il est élu au Conseil national du PCF la même année. Il devient l'un des principaux responsables de la Fédération de Paris du PCF, successivement responsable des secteurs de la jeunesse, de la formation et de la communication. Il est responsable du secteur « élections » depuis janvier 2009.

Le , Ian Brossat est nommé porte-parole du PCF, en binôme avec Cécile Cukierman[8].

Candidat aux élections législatives[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est candidat aux élections législatives de 2007 dans le 14e arrondissement de Paris, obtenant le score de 2,57 %[9]. Il est nommé ensuite porte-parole du PCF Paris pour les élections municipales de 2008.

Candidat aux élections législatives de 2012 sous l'étiquette du Front de gauche, pour la 17e circonscription de Paris, il obtient 13,19 % des suffrages exprimés et arrive en 3e position derrière le socialiste Daniel Vaillant et l'UMP Roxane Decorte, et ne se qualifie donc pas pour le second tour.

Aux élections législatives de 2017 dans la même circonscription que précédemment[10], il est éliminé au premier tour, arrivant en 3e position avec 10,35 % des suffrages exprimés[11], devancé par Danièle Obono, sa suppléante en 2012, élue au second tour sous l'étiquette de La France insoumise.

Élu de la ville de Paris[modifier | modifier le code]

Ian Brossat en 2008.

Aux élections municipales de 2008, il présente sa candidature dans le 18e arrondissement[12], bastion de la gauche, sur une liste menée par les socialistes Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant. Élu conseiller de Paris, il prend la présidence du groupe communiste au Conseil de Paris, succédant à Jean Vuillermoz. Il est ainsi le plus jeune président de groupe du Conseil de Paris[6].

Au sein de l'assemblée parisienne, il milite en faveur d'une accélération de la construction de logements sociaux notamment dans le 16e arrondissement sur les terrains du parc Sainte-Périne[13]. Il fait voter un vœu exigeant que les bailleurs sociaux remboursent systématiquement les charges d'ascenseur lorsque ceux-ci sont en panne. À partir de décembre 2009, il préside une mission d'information visant à améliorer l'entretien des ascenseurs à Paris. Il se prononce en faveur de la construction de tours, à condition qu'elles permettent d'accroître la place du logement et de l'emploi. En juillet 2008, le groupe communiste s'est démarqué de la majorité municipale de Bertrand Delanoë en se prononçant contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères à Paris. De même, le groupe communiste s'oppose à la mise en place de la vidéosurveillance à Paris, malgré le soutien du maire de Paris au plan « 1 000 caméras » lancé par la préfecture de police. Il est opposé à toute légalisation réglementée du cannabis[14].

Le groupe communiste obtient la mise en place d'une campagne alertant sur les dangers engendrés par l'usage des crèmes éclaircissantes qui font des ravages dans le 18e, particulièrement à Château Rouge. Au nom du groupe PCF/PG, il demande également à la ville de Paris d'interdire les concerts du groupe de rap Sexion d'assaut en raison de leurs propos homophobes dans leurs chansons et dans la presse[15].

En 2010, il soutient l'arrangement financier proposé par l'UMP à la mairie de Paris, dans le cadre des enquêtes sur les accusations d'emplois fictifs dont aurait profité le RPR lorsque Jacques Chirac était maire de Paris, permettant selon lui, d'affirmer la culpabilité de l'ancien maire[16].

À la fin de l’année 2012, Bertrand Delanoë lui confie la présidence de la Société d'économie mixte de Paris, une des plus importantes sociétés d'économie mixte de la Ville de Paris, qui gère notamment le forum des Halles[17].

En , il propose avec les élus communistes de Paris de créer un « village d'insertion pour les Roms » dans le 16e arrondissement[18] puis de remplacer la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre par un « espace de solidarité »[19].

En , il coécrit un livre avec Jacques Baudrier intitulé Paris n'est pas à vendre, proposant des alternatives à la spéculation immobilière dans la capitale[20].

À la suite d'un accord conclu sur des listes communes PS-PCF pour les élections municipales de 2014 à Paris, il devient l'un des six porte-parole adjoints de la campagne d'Anne Hidalgo, et figure en 7e position sur la la liste socialiste dans le 18e arrondissement. Cette liste obtient 62,4 % des voix au second tour[21].

Après la victoire de la candidate, il est élu, le 5 avril, adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence. Depuis le , il est chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence[22]. À partir du , Ian Brossat compte en outre parmi les 62 conseillers de Paris élus conseillers métropolitains pour siéger au conseil de la Métropole du Grand Paris dont la première réunion s'est tenue le [23].

À l'occasion de la parution de son livre Airbnb la ville ubérisée en septembre 2018, Ian Brossat dénonce « l'économie de prédation » à laquelle se livrerait la plate-forme Airbnb en permettant de louer des appartements entiers dans le centre de Paris, et dont découlerait une perte importante de logements pour les demandeurs. Même constatation pour l'achat de résidences secondaires par des professionnels. L'adjoint à la maire chargé du logement souhaite qu'il soit mis fin à ces pratiques par le législateur[24],[25],[26].

Tête de liste aux européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Lors du 38e congrès du PCF, Ian Brossat est désigné tête de liste pour les élections européennes de 2019[27]. Sa performance au débat télévisé du sur France 2 est remarquée sur la forme[28]. La liste arrive en dixième position avec 2,49 % des suffrages exprimés[29], ce qui l'empêche d'obtenir des élus au Parlement européen — fait inédit pour le PCF — et de voir ses frais de campagne remboursés[30]. Il s'agit du score du PCF le plus faible en voix, toutes élections confondues[31]. Selon une étude Ipsos, seulement 1 % des employés et des ouvriers ayant voté l'ont fait pour la liste communiste[32].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2011, Brossat révèle son homosexualité dans un entretien accordé au magazine gay Têtu[33]. Il se marie en 2013 à la mairie du 18e arrondissement de Paris avec Brice, professeur de mathématiques en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand[5],[34]. En avril 2018, lors de l’émission Les Terriens du dimanche (C8), Pierre Liscia révèle que Ian Brossat possède une résidence secondaire à Calvi[35], ce que ce dernier confirme[36].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il apporte son soutien au mouvement des Gilets jaunes à la fin de l’année 2018[37],[38].

En , il demande l'interdiction des résidences secondaires à Paris[39].

Il propose en , au sujet de l'impôt sur le revenu, de taxer à 80 % la part de revenu située au-delà de 10 000 euros de revenu par mois[40].

En , il se prononce pour la hausse de la taxation du kérosène afin de réduire l'empreinte carbone, et se fait à cette occasion épingler par des internautes, qui lui reprochent d’utiliser l'avion pour des voyages personnels[41].

Il propose pour la ville de Paris la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans, la tenue d'un référendum sur l'interdiction d'Airbnb, l'augmentation du nombre de logements sociaux et l'encadrement des loyers[42].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Avec Jacques Baudrier, Paris n'est pas à vendre : Propositions face à la spéculation, Éditions Arcane 17, , 76 p. (ISBN 978-2918721239)
  • Avec Valérie Péronnet, L'Espion et l'enfant, Éditions Flammarion, , 247 p. (ISBN 978-2081375239)
  • Airbnb la ville ubérisée, Éditions la ville brûle, , 160 p. (ISBN 9782360120994)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mort de l’ancien espion soviétique Marcus Klingberg
  2. a et b « Ian Brossat : l’enfant du Parti », lejournaldugrandparis.fr, 30 décembre 2015.
  3. « Marcus Klingberg, Ian Brossat et le grand-père, espion, prisonnier qu'il aimait », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018)
  4. Ian Brossat, L'Espion et l'enfant, Paris, Flammarion, 2016, 247 p. (ISBN 978-2081375239), page 230
  5. a et b Matthieu Ecoiffier, « Ian Brossat, l’espion qu’il aimait » sur Libération, 14 mars 2016.
  6. a b et c Magali Gruet, « Ces jeunes politiques qui jouent déjà un rôle capital à Paris », 20 minutes, (consulté le 20 juin 2011).
  7. Didier Blain, Philippe Bordier, « Le communisme new look de Ian Brossat, élu du 18e arrondissement », Le 18e du mois,‎ (lire en ligne, consulté le 8 septembre 2018).
  8. Octavie Couchard, « Loire : la sénatrice Cécile Cukierman nommée porte-parole du PCF », sur francebleu.fr, (consulté le 17 décembre 2018) : « La sénatrice de la Loire a été nommée aux côtés de Ian Brossat, l'élu PCF en tête de liste pour les élections européennes. ».
  9. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  10. « Ian Brossat (PCF), candidat aux législatives à Paris : « Je peux être un pôle de stabilité à gauche » », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2016)
  11. « Élections législatives 2017 », sur Ministère de l'Intérieur
  12. Didier Blain, Philippe Bordier, « Le communisme new look de Ian Brossat, élu du 18e arrondissement », sur dixhuitinfo.com, (consulté le 6 septembre 2018) : « Les municipales de mars 2008 se profilent. Le groupe communiste parisien, 60 ans de moyenne d’âge, a besoin d’un coup de jeune et d’un nouveau leader. Ian Brossat sera l’homme de la situation. Il se présente dans le 18e arrondissement, où il décide d’habiter immédiatement. ».
  13. « Un projet de HLM débloqué dans le 16e », Metro,‎ (ISSN 1632-0832).
  14. Le communisme new look de Ian Brossat, Dixhuitinfo
  15. « Homophobie: Le PCF pointe Sexion d'Assaut », JDD, (consulté le 20 juin 2011).
  16. Ian Brossat, « Pour Ian Brossat (PCF), "payer c'est avouer" », JDD, (consulté le 20 juin 2011).
  17. https://www.lemonde.fr/municipales/article/2013/10/23/ian-brossat-leader-du-front-de-gauche-a-paris-prefere-le-ps-au-parti-de-gauche_3501403_1828682.html
  18. Delphine Legouté, « Les élus parisiens du PC et du Parti de gauche proposent de créer un village d'insertion pour les Roms dans le 16e arrondissement », sur Le Lab (Europe 1), 5 octobre 2013.
  19. Ivan Valerio, « Le leader des communistes parisiens souhaite remplacer le Sacré-Cœur par un "espace de solidarité" », sur Le Lab (Europe 1), 20 octobre 2013.
  20. Lionel Venturini, « Le PS en ordre de marche derrière Anne Hidalgo », sur humanite.fr, (consulté le 20 mars 2013).
  21. « Résultat des municipales à Paris 18eme arrondissement », sur www.linternaute.com (consulté le 14 mai 2019)
  22. http://www.paris.fr/politiques/la-maire-et-ses-adjoints/les-adjoints-d-anne-hidalgo/p10416
  23. https://www.paris.fr/municipalite/la-maire-et-les-elus/conseillers-metropolitains-3290
  24. Christine Henry, « Ian Brossat : «Il faut interdire les locations Airbnb dans le centre de Paris» », sur Le Parisien, (consulté le 9 septembre 2018).
  25. « Ian Brossat souhaite l’encadrement d’Airbnb dans le centre de la capitale », sur Le Monde, (consulté le 9 septembre 2018) : « Ian Brossat, maire adjoint chargé du logement à la Mairie de Paris, demande jeudi 6 septembre aux législateurs d’interdire les locations d’appartement entier via Airbnb dans quatre arrondissements touristiques du centre, et la fin des résidences secondaires dans la capitale. « Un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens », s’alarme l’élu parisien, chef de file du PCF aux élections européennes. ».
  26. Camille Bauer, « Logement. Ian Brossat veut chasser Airbnb du cœur de Paris », sur l'Humanité, (consulté le 9 septembre 2018) : « Aujourd’hui, pour obtenir l’interdiction qu’il prône et qui n’engage pas la Mairie, Ian Brossat a besoin d’une modification législative. « C’est nécessaire pour que les collectivités puissent pendre des décrets d’interdiction. » Il mise sur les débats à venir au Parlement autour de la loi Elan pour obtenir la protection du cœur de la capitale et de ses habitants. ».
  27. Lionel Venturini, « Élections européennes : passer de la colère au succès », sur humanite.fr, (consulté le 26 novembre 2018) : « Désormais « tête de liste de rassemblement pour les élections européennes », le communiste Ian Brossat veut impulser pour le scutin du 26 mai 2019 une liste qui fera une large part au monde du travail. ».
  28. Rachid Laïreche, « Débat : la gauche se ressemble sur le fond, Ian Brossat se révèle sur la forme », sur Libération, (consulté le 8 avril 2019).
  29. https://elections.interieur.gouv.fr/europeennes-2019/FE.html
  30. Rachid Laïreche, « Hamon et Brossat, même combat (perdu) », sur Libération, .
  31. Julia Hamlaoui, « Le PCF trop faible dans les classes populaires », sur l'Humanité, (consulté le 3 juin 2019).
  32. Sociologie de l'électorat et profil des abstentionnoste, ipsos.com.
  33. « Jeunes politiques : Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau Têtu », sur Têtu, (consulté le 21 mai 2015).
  34. Paris Match, « Ian Brossat, communiste new-look pour les européennes », sur parismatch.com (consulté le 14 mai 2019)
  35. « "Gilets jaunes", HLM, écologie : Ian Brossat face à ses contradictions », sur Valeurs actuelles (consulté le 14 mai 2019).
  36. « Ian Brossat loue-t-il son appartement en Corse, comme le sous-entend un élu de droite ? », sur Libération.fr, (consulté le 14 mai 2019).
  37. « Lorient - Ian Brossat (PCF). "Je soutiens à 100 % les gilets jaunes" », sur Le Telegramme, (consulté le 7 décembre 2018).
  38. « Lorient - Lorient. Ian Brossat à la rencontre des Gilets jaunes [Vidéo] », sur Le Telegramme, (consulté le 7 décembre 2018).
  39. Christine Henry, « Paris se vide de ses habitants : les annonces chocs de Ian Brossat », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  40. BFMTV, « "L'impôt sur le revenu pour tous est une folie", estime Ian Brossat », sur BFMTV (consulté le 14 mai 2019).
  41. « Ian Brossat, le communiste qui aimait trop l'avion pour être sincère ? », sur Marianne, (consulté le 14 mai 2019).
  42. Le JDD, « Ian Brossat annonce sa candidature aux municipales à Paris », sur lejdd.fr (consulté le 7 juillet 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :