Marie-Claire Carrère-Gée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marie-Claire Carrère-Gée
Image illustrative de l'article Marie-Claire Carrère-Gée
Fonctions
Conseillère de Paris
Élection 16 mars 2008
Conseillère régionale d'Île-de-France
Élection 28 mars 2004
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Frédéric Thiriez
Diplômé de IEP de Bordeaux
Profession Haut fonctionnaire
Religion Catholique[1]

Marie-Claire Carrère-Gée, née le 23 mars 1963 dans le Béarn[2], est une haut fonctionnaire et femme politique française, membre de l'UMP. Secrétaire générale adjointe de l'Élysée sous la seconde présidence de Jacques Chirac, elle est présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi et représente la France pour les questions sociales et d'emploi au sein des instances du G20 (Task Force on Employment, devenue Employment Working Group). Elle a été conseillère régionale d'Île-de-France entre 2004 et 2010 et conseillère de Paris entre 2008 et 2014..

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Elle est la fille d’un commerçant et d’une enseignante d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), de confession catholique. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, major de sa promotion, elle échoue au concours de l'ENA[2] et est reçue au concours d'administrateur du Sénat[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Administrateur, puis administrateur principal du Sénat entre 1989 et 2002, Marie-Claire Carrère-Gee a été responsable de la santé, de l'assurance maladie et de la bioéthique au sein de la commission des Affaires sociales du Sénat entre 1993 et 2000 ; elle a également été administrateur, puis administrateur principal au sein de la direction des technologies nouvelles (1989-1993) puis de la direction du budget (2001-2002) du Sénat[4].

Elle devient en 2002 la conseillère sociale de Jacques Chirac avant de devenir secrétaire générale adjointe de l'Élysée. À ce titre, elle participe notamment à l'élaboration des lois Fillon sur la réforme des retraites, à la réforme de l’assurance maladie, au plan de cohésion sociale, à la loi sur le droit au logement et aux chantiers présidentiels (plan cancer, droits des personnes en situation de handicap)[1].

Elle ne participe pas à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Elle préside, nommée à ce poste par le Premier ministre François Fillon, le Conseil d'orientation pour l'emploi à partir de 2007[5]. Le 1er décembre 2011, le président de la République Nicolas Sarkozy lui confie la mission de représenter la France au sein de la task force du G20 sur l’emploi instituée par le sommet de Cannes[6].

En 2008 et 2009, elle a été membre de la Commission plénière « France 2025 » auprès du Conseil d'analyse stratégique[7]. Ayant participé aux États généraux de l'industrie et présidé le groupe Emploi-Compétences[8], elle a été membre de la Conférence nationale de l'industrie et elle est membre du Conseil national de l'industrie. Elle est membre du Haut conseil du financement de la protection sociale depuis sa création. Depuis 2013, elle est membre du Global Agenda Coucil on Employment du Forum économique mondial[9]. En 2011 et 2012, elle a été vice-présidente du Conseil d'orientation de l'AFPA[10].

Depuis 2007, elle est conseiller-maître à la Cour des comptes[11].

Maître de conférences à Sciences Po pendant huit ans[12], elle a publié en 2002 Les Temps de la liberté. L'autre façon de parler des retraites, un essai politique préfacé par Alain Juppé. Entre 2009 et 2012, elle a été membre du Conseil scientifique de la Fondation pour l'innovation politique.

Elle est membre du conseil d'administration de l'Académie internationale de musique Maurice Ravel, présidé par le pianiste et chef d'orchestre Jean-François Heisser[réf. nécessaire].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Elle adhère au RPR à l'âge de quinze ans. Elle continue à militer après ses études, notamment en « multipliant les rapports » à destination de personnalités du parti. En 2001, elle est nommée secrétaire nationale[1].

Elle est élue sur la liste UMP lors des élections régionales de 2004. À nouveau candidate lors des élections régionales de 2010, elle n'est, cette-fois-ci, pas en position éligible[13].

Peu avant les élections législatives de 2007, elle est investie par l'UMP pour se présenter dans la 5e circonscription de Seine-et-Marne. Elle se démet pourtant aussitôt, à la suite de l'opposition d'élus de droite du département face à ce qu'ils considèrent comme un « parachutage »[14].

Lors des élections municipales de 2008 à Paris, elle est tête de liste UMP-NC dans le 14e arrondissement. Au niveau de la capitale, les listes de droite et du centre-droit sont menées par Françoise de Panafieu. Marie-Claire Carrère-Gée obtient 20,81 % des voix à l'issue du premier tour, contre 45,03 % au maire PS sortant Pierre Castagnou et 13,93 % à la MoDem Marielle de Sarnez. Il y a une triangulaire pour le second tour[15] : Pierre Castagnou est réélu maire avec 57,37 % des voix, Marie-Claire Carrège-Gée en obtient 28,09 % et Marielle de Sarnez 14,54 %. Marie-Claire Carrère-Gée est élue conseillère de Paris (elle devient vice-présidente du groupe UMP au Conseil de Paris) et conseillère municipale du 14e arrondissement. Elle est la chef de file du groupe UMP au conseil d'arrondissement du 14e arrondissement, élue et ré-élue déléguée de circonscription[16].

Au sein de la fédération UMP de Paris, elle a été déléguée générale adjointe chargée de la solidarité[17].

Souhaitant redevenir tête de liste dans le 14e lors des élections municipales de 2014, elle n’est pas investie par l'UMP, la chef de file de la droite parisienne, Nathalie Kosciusko-Morizet, se présentant comme tête de liste dans cet arrondissement (Marie-Claire Carrère-Gée l'avait cependant soutenue lors de la primaire UMP organisée au printemps). Selon Libération, des négociations ont lieu pour que Marie-Claire Carrère-Gée obtienne le poste de numéro 3, mais elle refuse[2] (dans ses interviews, Marie-Claire Carrere-Gee indique qu'il n'y a eu aucune négociation[18]). Elle entre alors en dissidence avec les autres élus UMP de l'arrondissement en prenant la tête de la liste « 100 % 14e ». Cette liste reçoit le soutien de Nicole Catala, ancienne ministre et ancienne députée du 14e arrondissement[19] ainsi que celui de Paris libéré (dont le chef de file est Charles Beigbeder)[20]. Elle obtient 5,74 % des voix à l'issue du premier tour[21]. Elle fusionne alors sa liste avec celle de la candidate UMP-UDI-MoDem, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui en a obtenu 33,10 % ; Marie-Claire Carrère-Gée en devient la numéro 3[22]. Lors du second tour, la liste échoue à 46,91 % contre 53,08 % pour la liste PS-PRG menée par Carine Petit. Marie-Claire Carrère-Gée est toutefois réélue conseillère d'arrondissement mais perd son poste de conseillère de Paris.

Marie-Claire Carrere-Gee est, lors de la campagne des primaires pour l'élection présidentielle 2017, l'une des conseillères d'Alain Juppé[réf. nécessaire].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marie-Claire Carrère-Gée est l’épouse de Frédéric Thiriez, avocat au Conseil d'État à la Cour de cassation et ancien président de la Ligue de football professionnel, président de l'European Professional Football Leagues et membre du Conseil stratégique de l'UEFA ; ils se sont mariés en 1995 et ont deux enfants[2],[1].

Décoration[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Les Temps de la liberté. L'autre façon de parler des retraites, Ramsay, mars 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Gaël Tchakaloff, « Marie-Claire Carrère-Gee La flamme élyséenne », Le Nouvel Économiste, n°1375 - du 15 au 21 février 2007
  2. a, b, c et d Pascale Nivelle, « Marie-Claire Carrère-Gée. La dissidente », liberation.fr, 5 novembre 2013.
  3. « Carrère-Gée sort de l'ombre », lejdd.fr, 2 décembre 2007.
  4. « Biographie de Marie-Claire Carrère-Gée », site du Conseil d'orientation pour l'emploi.
  5. « Arrêté du 19 septembre 2007 nommant une personnalité qualifiée présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi », Légifrance.
  6. « Communiqué de la Présidence de la République, en date du 5 décembre 2011, sur la nomination de Mme Marie-Claire Carrère Gée, présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, comme représentante de la France au sein du groupe de travail intergouvernemental du G20 sur l'emploi », discours.vie-publique.fr
  7. « Liste des membres de la Commission plénière », lefigaro.fr, avril 2008.
  8. « Présidents et rapporteurs des groupes de travail des États généraux de l'industrie », archives du site du ministère de l'Industrie.
  9. « Biographie de Marie-Claire Carrère-Gée », weforum.org
  10. Site de la CGT-AFPA
  11. « Décret du 5 avril 2007 portant nomination d'un conseiller maître à la Cour des comptes - MMe Carrère-Gée (Marie-Claire) », Légifrance.
  12. « Biographie de Marie-Claire Carrère-Gée », linternaute.com
  13. Daic Audouit, « Qui est Marie-Claire Carrère-Gée ? », france3.fr, 4 juillet 2013.
  14. « La chiraquienne Marie-Claire Carrère-Gee se retire », leparisien.fr, 2 février 2007.
  15. Raphaëlle Bacqué, « Marielle de Sarnez (MoDem) : "Delanoë peut se passer de nous" », lemonde.fr, 10 mars 2008.
  16. « Résultats des élections internes 2010 de la Fédération de Paris », u-m-p-paris.org
  17. « Biographie de Marie-Claire Carrère-Gée », lesechos.fr, 27 septembre 2009.
  18. Marie-Claire Carrère-Gée, interviewée par Bertrand Gréco, « Carrère-Gée : "C'est NKM la dissidente" », lejdd.fr, 5 juillet 2013.
  19. « Paris : Catala soutient Carrère-Gée, adversaire de NKM dans le XIVe », lefigaro.fr, 8 octobre 2014.
  20. « MCCG remercie Charles Beigbeder pour le soutien qu’il a choisi d’apporter à la liste 100% 14e », marieclairecarreregee.com, 30 janvier 2014.
  21. « Résultats des élections municipales dans le 14e arrondissement de Paris », lemonde.fr
  22. Sophie de Ravinel, « Marie-Claire Carrère-Gée rejoint NKM dans le 14e arrondissement », lefigaro.fr, 25 mars 2014.
  23. « Décret du 10 avril 2009 portant promotion et nomination », Légifrance.