Léa Seydoux

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Léa Seydoux
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Léa Seydoux au Festival de Cannes 2014.
Nom de naissance Léa Hélène Seydoux Fornier de Clausonne
Naissance (36 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables La Belle Personne
Les Adieux à la reine
La Vie d'Adèle
James Bond (franchise)
France
(voir filmographie)
Site internet

Léa Seydoux Fornier de Clausonne, dite Léa Seydoux, est une actrice française née le à Paris.

Issue d'une grande famille d'industriels liée au cinéma, elle commence sa carrière au milieu des années 2000 et se fait rapidement repérer en 2008 avec La Belle Personne de Christophe Honoré, dans un rôle de jeune fille mélancolique et grave qui devient dès lors l'un des plus fréquents de son répertoire. En plus de lui ouvrir les portes du cinéma français, ce film lui offre plusieurs opportunités à Hollywood et elle enchaîne de petits rôles dans de prestigieuses productions américaines telles qu,Inglourious Basterds, Robin des Bois, et Mission impossible : Protocole Fantôme.

En 2013, sa notoriété internationale éclate avec l'audacieux La Vie d'Adèle, récit d'apprentissage d'amours lesbiennes présenté au Festival de Cannes par Abdellatif Kechiche. Le jury présidé par Steven Spielberg décide de remettre la Palme d'or au film mais aussi, pour la première fois dans l'histoire du festival, de la faire partager entre le réalisateur et ses deux actrices principales, dont Léa Seydoux.

Ce triomphe critique l'accompagne dans la suite de sa carrière, qui la porte aussi bien vers des superproductions comme deux films de James Bond que dans des projets plus intimistes et éclectiques, la ramenant à de nombreuses reprises au Festival de Cannes. Régulièrement louée pour la qualité de son jeu d'actrice, qui lui vaut d'être nommée cinq fois pour un César, elle collabore notamment avec des réalisateurs renommés tels que Wes Anderson, Rebecca Zlotowski, Benoît Jacquot, Arnaud Desplechin, Yórgos Lánthimos ou encore Bruno Dumont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux, de son nom complet Léa Hélène Seydoux Fornier de Clausonne[1], nait le dans le XVI arrondissement de Paris[2]. Elle est originaire de deux des plus grandes familles de la bourgeoisie d'affaires françaises : les Schlumberger et les Seydoux[3], croisées à la fois par ses parents et ses arrières-grands-parents[4]. Sa mère, Valérie Schlumberger, a travaillé comme styliste-couturière et mannequin[5] — elle apparaît brièvement dans À nos amours de Maurice Pialat, film sur lequel elle était costumière[6],[7],[8] —, et lors de l'enfance de Léa Seydoux elle se consacre surtout à des activités caritatives au Sénégal[2],[9]. Son père Henri Seydoux est ingénieur et entrepreneur, fondateur notamment de l'entreprise de haute technologie Parrot[10]. Lors de leur mariage en 1982, sa mère a déjà trois filles d'une précédente union[2] et en aura deux autres avec Seydoux, Léa et sa sœur aînée Camille[5] ; par la suite, son père a deux fils d'un second mariage[11].

Cette ascendance lie Léa Seydoux à de nombreuses personnes d'influence dans l'industrie culturelle française. Par son père, elle est ainsi la petite-fille de Jérôme Seydoux, président de Pathé[12] ; la petite-nièce de Nicolas Seydoux, le président du conseil de surveillance de Gaumont, ainsi que de Michel Seydoux, producteur de cinéastes indépendants et notamment du film Dune de Jodorowsky[4] ; et la cousine de Sidonie Dumas, fille de Nicolas Seydoux et directrice générale du groupe Gaumont à partir de 2004[13]. Son père et son grand-père étant cependant en froid, dans un conflit qui les amène notamment à ne pas se voir pendant dix ans[14], Léa Seydoux dit ne pas être proche de Jérôme[4]. Par sa mère, Léa Seydoux est aussi la belle-sœur de l'écrivain Serge Bramly et la tante de l'écrivaine Carmen Bramly[15]. Si les familles Seydoux et Schlumberger restent relativement méconnues en-dehors des cercles industriels, plusieurs journaux relèvent que la mise en lumière intense de Léa Seydoux en France à partir du Festival de Cannes 2013 les sort de l'ombre auprès du grand public et le fait se rendre compte de leur influence dans des secteurs tels que le cinéma, le football (les clubs du LOSC et de l'Olympique de Marseille), la haute-technologie (Parrot mais aussi PrestaShop), la restauration (Big Mamma) ou encore la mode (plusieurs marques indépendantes de prêt-à-porter)[16],[4].

Dans son enfance, Léa Seydoux passe plusieurs mois par an sur l'île de Gorée, face à Dakar au Sénégal, où sa mère se consacre à des activités caritatives.

Ses parents divorcent alors que Léa Seydoux a trois ans[5] et s'absentent souvent[6]. Sa mère Valérie réside alors une partie de l'année sur l'île de Gorée, au Sénégal, où elle gère des activités caritatives[2],[5] ; sa fille l'y rejoint régulièrement[2],[17]. Elle passe également plusieurs étés aux États-Unis, dans le Maryland, où son père l'envoie à plusieurs reprises en colonie de vacances pour qu'elle y apprenne l'anglais[18],[19]. À Paris, Valérie Schlumberger élève ses cinq enfants dans un grand appartement du Ve arrondissement de Paris, près du lycée Fénelon[20], dans un mode de vie décrit par ses enfants comme ascétique, qui conduit Léa Seydoux à paraître comme une marginale à l'école ; système scolaire que sa mère ne l'encourage d'ailleurs pas particulièrement à suivre assidument[5]. Entretemps, son père se remarie avec la mannequin mondaine Farida Khelfa, ce qui amène la jeune fille à fréquenter, dans la propriété familiale de l'île Moustique, des célébrités telles que Mick Jagger, Lou Reed ou Elle Macpherson[5] ; ou bien encore Christian Louboutin, un intime de ses parents qui a vu grandir Léa à Paris[20].

Malgré cette éducation dans un milieu privilégié[20] et dans un cadre protestant[21],[5], Léa Seydoux connait une scolarité peu assidue et n'est titulaire d'aucun diplôme, ayant quitté le lycée après avoir échoué au baccalauréat[2]. Elle confie par la suite s'être rendu compte qu'elle est « vraiment passée à côté » de l'école, et qu'elle le regrette parfois[21]. Elle raconte dans de nombreux entretiens que cette vie de bohème avec des parents souvent absents lui a donné l'impression d'être orpheline[17],[22] et fait d'elle une enfant très malheureuse quoique très aimée, souffrant d'être différente, avec des difficultés de lecture et une très grande timidité qui l'isole dans son propre monde[12],[5]. Elle mentionne d'ailleurs dans un entretien avoir souffert de dépression au sortir de l'adolescence[23].

Débuts (2005-2007)[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux à Venise en 2009, pour sa première invitation à la Mostra.

Léa Seydoux envisage un temps de devenir chanteuse d'opéra[24], considérant le chant comme un moyen de pallier sa difficulté à s'exprimer avec ses proches[25], et étudie brièvement le chant au Conservatoire de Paris, mais décroche en se rendant compte de la rigueur et des sacrifices exigés à long terme[10]. Elle commence à s'intéresser au milieu du cinéma en classe de Première, lorsqu'une amie la met en relation avec des acteurs, dont le style de vie lui plait. Léa Seydoux est alors mise en contact avec un agent, qui lui trouve de petits rôles, mais la débutante se rend compte qu'il lui faudrait prendre des cours pour progresser[26]. Après avoir cherché une école au hasard dans un annuaire, elle entre donc en parallèle du lycée à l'école de théâtre des Enfants terribles, entre 2005 et 2006, dont le directeur lui impose de confronter sa timidité et de ne pas se cacher au dernier rang pour bénéficier de ses cours[26],[2]. À la même époque, elle s'éprend d'un comédien qui l'ignore et qu'elle cherche à impressionner ; cette ambition la motive d'autant plus à prendre cette voie au sérieux, malgré quelques remarques décourageantes de ses proches[17],[26]. Dans de nombreux entretiens, Léa Seydoux souligne comment le théâtre aide alors l'adolescente à lutter contre sa timidité maladive[27], ce que l'actrice maintient régulièrement en entretien par la suite : l'attrait du cinéma pour elle est qu'il lui permet de s'exprimer et d'interagir avec le monde malgré sa très grande timidité[24]. Elle considère que cette difficulté à s'intégrer lui permet d'apparaître comme une page blanche sur laquelle il est plus facile de projeter les personnages qu'elle interprète[17]. Elle affirme aussi dans ce reportage et dans maints articles devoir son succès au cinéma à son seul travail d'actrice plutôt qu'à l'influence et à la renommée de sa famille[28], et avoir en partie choisi cette voie parce qu'elle n'a rien à perdre et a le sentiment « d'être sans attaches », élevée sans éducation cinéphile[20]. Elle vise l'indépendance financière : « Chez nous, on gagne sa vie, et je n'ai jamais supporté les enfants de riches qui font comme si tout leur était dû[5]. »

En 2006, après quelques mois de cours, elle se fait représenter par l'agence Profil, entame des castings et décroche l'un des rôles principaux dans la chronique adolescente Mes copines de Sylvie Ayme[20]. Retenue parmi 4 000 candidates au terme d'auditions durant lesquelles elle doit démontrer des techniques de danse et choisit de le faire sur des choréographies de son idôle, Michael Jackson, elle déclare a posteriori que son illustre patronyme n'a pas semblé attirer l'attention, bien que le groupe Pathé que dirige son grand-père soit l'un des producteurs finaux du film[2]. Le projet lui vaut d'apprentissage des techniques de tournage[20], et lance sa carrière, en lui permettant d'apparaître dans plusieurs autres projets : le clip Ne partons pas fâchés de Raphael réalisé par Olivier Dahan, ainsi qu'un certain nombre de spots publicitaires, de Coca-Cola aux glaces La Laitière[20],[2] en passant par la mode, comme pour la marque American Apparel[5], ou pour Levi's dans une publicité avec Raphaël Personnaz intitulée Dangerous Liaison[29]. À 22 ans seulement, elle grimpe pour la première fois les marches du Festival de Cannes, pour Une vieille maîtresse de Catherine Breillat. Elle fait aussi partie de la sélection Talents Cannes 2007 pour La Consolation de Nicolas Klotz[30]. Suivent quelques autres petits rôles dans des films français, comme De la guerre en 2008, sa première collaboration avec Bertrand Bonello. Le film est plutôt fraîchement accueilli par la critique mais lui permet de côtoyer plusieurs grands noms du cinéma français, comme Mathieu Amalric ou Asia Argento[31],[32].

Révélation critique (2008-2009)[modifier | modifier le code]

L'actrice à la Mostra de Venise 2009, pour la présentation de Lourdes.

En 2008, l'actrice est propulsée tête d'affiche d'un long métrage de Christophe Honoré, La Belle Personne, une relecture moderne de La Princesse de Clèves. Son interprétation du premier rôle, qui se refuse à la passion au nom de sa haute idée de l'amour, est particulièrement relevée par la critique[33], qui considère que ce personnage lui fait « crever l'écran », alors pourtant qu'elle fait face à l'expérimentée tête d'affiche Louis Garrel[5] ; elle est d'ailleurs nommée au César du meilleur espoir féminin, remporté cependant cette année-là par Déborah François. Ce rôle-révélation lui donne l'impression d'avoir trouvé sa « première famille » et une raison d'être : partager des films avec autrui[12].

C'est à partir de ce moment que l'actrice reçoit des offres lui permettant d'alterner entre films arthouse et grand public, notamment auprès de grands réalisateurs hollywoodiens[21], et à commencer par Ridley Scott dans une relecture du mythe de Robin des Bois[5]. Après cette révélation médiatique, la jeune actrice reçoit des mains de Marion Cotillard et Hilary Swank le trophée Chopard au Festival de Cannes en , qui vise à distinguer les jeunes talents prometteurs[34]. Elle entame une phase de sa carrière qui la voit enchaîner plusieurs projets auprès de très prestigieux réalisateurs, de Ridley Scott à Woody Allen en passant par Raoul Ruiz et Quentin Tarantino, dans des rôles cependant trop contenus pour pouvoir marquer les esprits[35].

En 2009, elle est ainsi choisie par Quentin Tarantino pour un rôle dans la remarquée séquence d'ouverture d'Inglourious Basterds[36], lequel est présenté en avant-première à Cannes[17]. Le rôle n'est écrit qu'après que le réalisateur a rencontré l'actrice, et reste limité, ne demandant que huit jours de tournage[37]. Son apparition y est fugace et la seule réplique qu'elle aurait dû y tenir est finalement coupée[38], mais son expérience avec le grand réalisateur marque la jeune actrice. Dix ans plus tard, alors que tous deux se re-croisent au festival de Cannes, Tarantino lui exprime sa fierté en constatant le parcours réalisé par Seydoux depuis[17].

Elle apparaît aussi en 2010 dans le film-fleuve des Mystères de Lisbonne, parfois diffusé sous forme de mini-série de six épisodes[39], du grand réalisateur chilien Raoul Ruiz. Cette fresque historique franco-portugaise, dans laquelle Seydoux interprète la victime tragique d'un triangle amoureux, est très bien accueillie par la critique qui y voit un chef-d'œuvre dans la filmographie de Ruiz[40],[41],[39],[38].

Progression internationale (2010-2013)[modifier | modifier le code]

Alternance de films indépendants et de blockbusters[modifier | modifier le code]

L'actrice en à une avant-première de L'Enfant d'en haut. Ses cheveux sont teints en bleus et raccourcis pour le tournage de La Vie d'Adèle.

En 2010, elle incarne Isabelle d'Angoulême dans une nouvelle adaptation Robin des Bois, par Ridley Scott, où elle croise les stars internationales Russell Crowe et Cate Blanchett. Le tournage dure plusieurs semaines en Angleterre et l'actrice apprécie l'ambiance de la superproduction, qui la voit partager des bières le soir avec Crowe[42], et est présenté en avant-première à Cannes[17]. Elle tient ensuite le rôle principal du film Belle Épine, la première réalisation de Rebecca Zlotowski (présenté en compétition lors de la 49e Semaine de la critique du festival de Cannes 2010, projet indépendant réalisé rapidement[43]. Zlotowski la sélectionne après l'avoir vue dans La Belle Personne[38], pour sa proximité de caractère avec son personnage, qui se trouve à errer à la fin de l'adolescence : « Je la sentais orpheline par son sens de l'indépendance, sa très forte mélancolie, sa solitude aussi, et tout cela correspondait au personnage de mon film. On me la présentait comme issue de son patronyme, je ne la voyais pas du tout liée à un héritage[6]. » Tout comme pour La Belle Personne, ce nouveau premier rôle dans un film français lui vaut une nouvelle nomination au César du meilleur espoir féminin, qui échoit finalement à Leïla Bekhti.

Elle apparaît également dans le court métrage Petit Tailleur de Louis Garrel, puis dans le téléfilm Roses à crédit d'Amos Gitaï, sur la course à la consommation d'une jeune fille des années 1950. Cette même année, elle rejoint la prestigieuse distribution de Minuit à Paris, tourné par Woody Allen avec une pléthore de grands acteurs internationaux, dans lequel elle partage quelques scènes avec Owen Wilson[21]. Cette succession de petits rôles dans de prestigieuses productions américaines « brillent d'un bel éclat dans sa filmographie mais ne suffisent à marquer les esprits », commente alors un journaliste du Le Temps[44], tandis que ses films en France, du cinéma d'auteur, ne font que peu d'entrées ; Aurélien Ferenczi de Télérama remarque cependant à l'époque que chacune de ses interprétations est « impeccable »[43].

En 2010, Léa Seydoux passe de longues auditions pour incarner la jeune hackeuse prodige et marginale Lisbeth Salander dans le film-événement Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, adaptation internationale du grand succès littéraire suédois de Stieg Larsson. Elle rejoint le carré final des actrices candidates et passe ainsi des essais avec le comédien britannique Daniel Craig sous la direction du grand réalisateur David Fincher, mais le rôle échoit finalement à Rooney Mara, peut-être pour des questions de physionomie, le personnage devant apparaître anorexique[43],[45].

En 2011, elle apparaît en fin d'année dans le blockbuster américain Mission impossible : Protocole Fantôme, le 4e volet de la franchise Mission : Impossible dans le rôle d'une tueuse à gages. Par un concours de circonstances qui voit la comédienne précédemment engagée être finalement refusée car elle ressemblerait trop à l'actrice principale, Seydoux est choisie sans même passer d'essais sur la base de ses réalisateurs précédents et de sa nationalité non-américaine. Tournée à Vancouver, la production implique que l'actrice prenne des cours de maniement d'arme à feu[45]. La Française décrit plus tard le tournage de ce blockbuster comme millimitré et « perfectionniste », du fait de l'exigence de Tom Cruise, star influente de la franchise[21]. Elle apparaît alors comme l'une des « actrices françaises incontournables à Hollywood[46] », et même comme « l'actrice la plus sollicitée de sa génération », qui à seulement 26 ans, « a toujours fait les bons choix et a abordé quasiment tous les genres[47] ». Dans la foulée, elle devient l'image du parfum Candy pour la prestigieuse maison italienne Prada[48],[49].

Après Mission Impossible, elle enchaîne avec le tournage de L'Enfant d'en haut, de la Franco-Suisse Ursula Meier, pour qui elle avait déjà passé des essais sur son précédent film, Home[50]. Lors du tournage en Suisse de ce drame familial intimiste, la production de Mission impossible lui demande de revenir au Canada tourner de nouvelles prises de ses scènes, un grand écart entre deux styles de films diamétralement opposés[26]. En suivant deux frère et sœur qui vivotent de petits larcins au bas d'une station de ski, le film révèle le jeune Kacey Mottet-Klein et confirme pour la critique la faculté de Seydoux à s'approprier des rôles complexes malgré son statut de « it girl »[51], avant d'être primé d'un Ours d'argent spécial par le jury de Mike Leigh à la Berlinale 2012[52].

En parallèle, elle continue à tourner dans de nombreux films en France tels que Les Adieux à la reine, dans lequel elle interprète la lectrice de la reine Marie-Antoinette, aux côtés de Diane Kruger, qui lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice, sa première nomination en tant que non-débutante. La promotion du film lui fait faire le tour du monde[6] et fait l'ouverture de la Berlinale 2012[51]. Sa carrière s'accélère globalement à partir de 2012 et permet à l'actrice de choisir ses projets parmi plusieurs sollicitations[50].

Elle est aussi brièvement attachée au personnage d'Alise dans l'L'Écume des jours, de Michel Gondry, nouvelle adaptation du roman de Boris Vian[21],[45], mais est finalement remplacée par Charlotte Le Bon[53] pour conflit d'agenda avec le tournage de La Vie d'Adèle[50].

Autour de 2012, après que tous deux se sont croisés à un défilé de la Semaine de la mode, elle aurait été victime des avances indésirables du producteur Harvey Weinstein, qui aurait tenté de l'embrasser dans une chambre de l'hôtel parisien Plaza Athénée alors qu'il l'avait invitée pour discuter de sa carrière. Conseillée par son agent de « demeurer éloignée de lui et de rester polie », elle ne révèle ce témoignage que cinq ans plus tard dans The Guardian, en 2017, alors qu'éclate le mouvement #MeToo dans l'industrie du cinéma occidental. Elle rejoint ce faisant la longue liste des actrices ayant dénoncé Weinstein pour des faits d'agression sexuelle dont le puissant producteur de cinéma américain, « faiseur d'Oscars » et figure quasiment incontournable pour tout acteur européen désirant se faire un nom à Hollywood, se serait rendu coupable durant des décennies[54],[55].

Fin 2012, elle tourne aux studios de Babelsberg en Allemagne dans La Belle et la Bête, nouvelle adaptation cinématographique du conte du même nom réalisée par Christophe Gans. Le rôle est imaginé pour elle, et elle y fait face à Vincent Cassel, qui interprète son amant maudit, et André Dussollier, qui joue son père[56]. en remplacement de Gérard Depardieu, lequel avait été initialement annoncé dans le rôle du patriarche qui envoie sa fille auprès d'un monstre pour éponger ses dettes[57]. À l'échelle de l'industrie française, le projet est une superproduction avec son budget de 35 millions d'euros[58], et cette ambition n'est pas sans intéresser l'actrice, qui cherche à élargir son public[6]. Le film mélange prises de vue réelles et effets spéciaux, et a recours a de nombreux fonds verts ; les scènes partagées entre Seydoux et Cassel, par exemple, sont tournées alors que l'acteur est en costume mais porte des capteurs faciaux sur lesquels le visage monstrueux de la Bête sera plus tard projeté en post-production. Le projet permet à Seydoux de se rapprocher de l'adaptation du conte par Jean Cocteau (1946), qu'elle cite souvent en interviews comme l'un des films ayant marqué sa jeunesse, et qui apprécie le soin apporté aux différentes robes de la princesse — mélangeant style Empire et formes bouffantes avec taille serrée[56] — ; le film est d'ailleurs nommé l'année suivante au César des meilleurs costumes. Il sort au cinéma en février 2014, et son avant-première à Paris réunit plusieurs membres de la famille Seydoux, puisque le film est produit par Pathé, que dirige le grand-père de l'actrice. Le long métrage connait un succès raisonnable en France, avec 1,8 million de spectateurs[59].

Toujours en 2013, Léa Seydoux est à l'affiche en été de Grand Central, sa seconde participation à un film de Rebecca Zlotowski[33]. Sur fond de centrale nucléaire, elle y est au centre d'un triangle amoureux avec Tahar Rahim et Denis Ménochet, qui jouait son père dans Inglorious Basterds[6]. Il est présenté à Cannes en même que La Vie d'Adèle mais hors compétition[60].

Cette même année 2013, dans le cadre de son contrat avec Prada, elle apparaît dans une série de publicités sous la forme de courts-métrages réalisés par Wes Anderson et Roman Coppola. Le tournage a lieu à Budapest mais Anderson n'est pas présent physiquement ; il dirige Seydoux par l'intermédiaire de Coppola et en observant ses prises sur un feed vidéo. Impressionné par la rapidité d'adaptation de l'actrice, c'est à la suite de cette courte collaboration qu'il commence à la considérer pour des rôles dans la plupart de ses films, à commencer par The Grand Budapest Hotel (2014). Elle passe ainsi quelques jours en Pologne pour tourner ce petit rôle aux côtés de Mathieu Amalric et Ralph Fiennes, qui avait été écrit avant qu'Anderson ne pense à elle[17],[6].

Plusieurs distinctions lors de la saison des récompenses 2013-2014 viennent couronner son interprétation dans la Vie d'Adèle ou plus largement ses derniers projets. Elle reçoit ainsi le prix Lumière de la meilleure actrice en 2015 pour ses interprétations conjointes dans La Vie d'Adèle et Grand Central. L'académie britanniques des BAFTA la nomme également parmi les candidats au titre de « star en devenir » du cinéma anglophone, mais c'est finalement à Will Poulter que revient le titre[61].

Le tournant de La Vie d'Adèle[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux (à droite) avec les autres acteurs de La Vie d'Adèle, Adèle Exarchopoulos et Jérémie Laheurte, lors de la présentation du film au Festival de Cannes en 2013.

En 2012 arrive également le rôle du tournant : Léa Seydoux est choisie par Abdellatif Kechiche pour incarner une jeune artiste homosexuelle dans La Vie d'Adèle, l'adaptation de la bande dessinée Le bleu est une couleur chaude (2010) sur l'initiation d'une adolescente aux amours lesbiennes, elle-même interprétée par la débutante Adèle Exarchopoulos. L'actrice se réjouit et se dit initialement très fière d'avoir été choisie par ce réalisateur, elle qui apprécie la profondeur et la vitalité de son œuvre[21], notamment L'Esquive[6]. Mais le tournage est difficile : alors qu'il était prévu qu'il ne prenne que deux mois, il s'étale finalement sur cinq avec des journées de travail durant jusqu'à dix-huit heures, des scènes nécessitant jusqu'à deux cents prises, et Kechiche continue parfois de filmer ses deux actrices à leur insu, dans leur intimité[17]. La préparation du tournage elle-même a duré neuf mois, au cours desquels Kechiche menace de congédier Seydoux pour des raisons insignifiantes[6]. Une scène d'amour du scénario, très explicite, est particulièrement pénible et humiliante à interpréter pour les deux actrices et donne à Seydoux l'impression d'être « une prostituée » lorsque ses prises de vue s'étendent sur dix jours et sous les objectifs de trois caméras[62]. Entre autres incidents sur le tournage, lors d'une scène de bagarre en prise continue d'une heure, Exarchopoulos se blesse contre une vitre et se met à saigner abondamment, mais Kechiche insiste pour que la prise continue, que Seydoux cesse de venir en aide à sa co-actrice et même qu'elle l'embrasse et lui « lèche la morve[63] ». Kechiche empêche également les deux actrices principales de voir le film avant son avant-première à Cannes[6]. Dans un entretien, l'actrice témoigne d'une grande panique à l'idée de ne pas connaître le produit fini avant sa présentation au public, et parvient à convaincre le directeur du festival de la laisser voir le montage final avant la projection au palais des festivals : « Je me suis dit : Oh mon dieu, c'est nul. Il avait coupé quasiment la moitié du film. On a tourné tellement de scènes qui ne sont pas dans le film. J'ai cru que ce serait la fin de ma carrière[Note 1]. »[17] Pendant ces mois de tournage, l'équipe technique souffre par ailleurs des mêmes conditions de travail, entre contournements du contrat et comportements à la limite du harcèlement moral ; le syndicat des professionnels de l'industrie de l'audiovisuel et du cinéma révèle ces manquements dans un communiqué publié le jour-même de la présentation du film au Festival de Cannes 2013[64].

Malgré ce tournage chaotique, le film suscite un torrent de louanges à Cannes, et Léa Seydoux est récompensée par le jury du grand réalisateur américain Steven Spielberg qui lui attribue, ainsi qu'à sa jeune partenaire de jeu Exarchopoulos et à Kechiche, la Palme d'or[33]. C'est une première absolue : le jury a obtenu une dérogation spéciale pour remettre la récompense non seulement au film (et par extension à son réalisateur) mais aussi, pour la première fois dans l'histoire du festival, à ses deux actrices principales. Ce faisant, les deux Françaises rejoignent la très courte liste des femmes récipiendaires d'une Palme d'or : seule Jane Campion a jusque-là reçu la récompense cannoise suprême (pour La Leçon de piano, en 1993)[Note 2],[63],[6].

Après le grand succès critique rencontré à Cannes, le film est présenté en septembre au festival américain de Telluride. Durant cette nouvelle campagne promotionnelle, et alors qu'elles avaient jusqu'à présent maintenu en France un discours policé et prudent sur le déroulement du tournage, en remarquant par exemple l'impératif de se rendre « disponible pour les variations créatives [de Kechiche][50] », les deux actrices révèlent dans de multiples entretiens auprès des médias américains des conditions de tournage particulièrement dégradées[17]. Elles mentionnent que Kechiche se serait montré abusif et autocratique[65],[35], exigeant de s'attarder plus longuement que nécessaire sur les scènes de sexe, et menaçant à plusieurs reprises de congédier Seydoux du projet[12]. Par médias interposés, Kechiche répond à leurs accusations en reprochant à Seydoux d'être « née dans le coton[4] » ; celle-ci réplique qu'elle n'a bénéficié d'aucun soutien de sa famille pour percer dans le milieu du cinéma[Note 3],[4],[35]. De nombreux journaux se font alors écho de cette dispute[62], qui tranche avec la bonne entente affichée à Cannes, et la polémique enfle jusqu'à devenir l'un des évènements de l'année 2013 dans l'industrie[66],[67]. Par la suite, Seydoux note qu'elle ne regrette pas d'avoir fait le film, qui lui a permis de grandir en tant qu'actrice et dont les conditions de réalisation lui donnent dorénavant l'impression de pouvoir attaquer n'importe quel type de projet[17]. Elle redit à plusieurs occasions sa fierté d'y avoir participé, tout en soulevant le fait que les méthodes de Kechiche lui dont donné l'impression « détestable » d'être objectifiée[19], et lui reproche d'avoir déplacé la polémique sur un terrain social en évitant le fond du problème, celui du harcèlement moral[25].

Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos et le producteur Vincent Maraval à la cérémonie des prix Lumière 2014, durant laquelle elle reçoit le Lumière de la meilleure actrice.

Des années plus tard, alors qu'à partir de 2017 le Mouvement #MeToo délie les paroles sur les abus dans l'industrie du cinéma, l'actrice mentionne qu'elle regrette d'avoir été peu soutenue par la profession lorsqu'elle a traversé cette période avec Adèle Exarchopoulos[68] :

« Lorsque j'ai dit, il y a cinq ans, qu'Adèle [Exarchopoulos] et moi-même avions été maltraitées sur le tournage de La Vie d'Adèle, des actrices connues m'ont critiquée, et on nous a conseillé de la fermer si nous voulions continuer à travailler. Abdellatif Kechiche a tout de suite déplacé le sujet sur un terrain social : si je me plaignais, c'était parce que j'étais une bourgeoise, une petite fille gâtée... C'est insupportable ! Rien ne justifie qu'on torture des gens, et ça n'est pas ça qui rend le film meilleur. Je pense qu'aujourd'hui notre témoignage, à Adèle et moi, serait reçu avec davantage de bienveillance. Enfin, je l'espère. »

— Léa Seydoux en 2018 après l'avènement du mouvement #MeToo[68]

Un statut bien ancré (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Après cette Palme d'or à Cannes, l'actrice entame une phase de sa carrière stable, majoritairement composée de films d'auteur qui la mènent de nouveau à Cannes, et entrecoupée de quelques films internationaux à grand budget. Entre ces projets à l'étranger et sa grossesse, en 2016, l'actrice passe plusieurs années sans tourner en France[68], un « exil » peut-être favorisé par son amertume envers la couverture médiatique de sa dispute avec Kechiche[69].

Elle est ainsi choisie par Sam Mendes pour être la nouvelle James Bond girl du 24e volet des aventures de l'agent secret britannique, intitulé 007 Spectre. La production recherchait initialement une actrice scandinave, mais le personnage est transformé en Française lorsque le choix de distribution s'arrête sur Seydoux. Le tournage commence en , après une phase préliminaire qui détermine le style des costumes et de maquillage de l'actrice dans ce rôle de « James Bond girl », un statut qui offre une immense exposition internationale[70],[71]. En comptant les répétitions, l'implication de l'actrice sur le blockbuster s'étale sur sept mois[72], une production millimétrée qui la remplit de trac[26] et lui fait découvrir un cinéma de l'efficacité, « où chaque scène est attachée à une action, à un tournant. C’est un blockbuster, ce n’est pas comme le cinéma français où on peut filmer le soleil sans qu’il ne se passe rien[20]. » Le temps de quelques scènes, Seydoux retrouve l'acteur allemand Christoph Waltz qu'elle avait croisé sept dans plus tôt dans Inglourious Basterds ; comme en clin d'œil, l'un de leurs dialogues dans Spectre évoque une situation qu'ils avaient tous deux vécue dans le film de Tarantino, lors de laquelle le personnage interprété par Waltz venait rendre visite au père du personnage de Seydoux[73].

À la même époque, elle joue aussi pour le Québécois Xavier Dolan dans Juste la fin du monde, un huis-clos familial à la distribution intégralement française et éminemment prestigieuse : Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, et Gaspard Ulliel. Le tournage à Montréal a lieu en même temps que celui de Spectre à Londres, et l'actrice enchaîne donc les vols transatlantiques en ne restant sur place parfois qu'une journée[74]. Au total, ce huis-clos ne lui prend qu'une dizaine de jours de tournage[72] et est plutôt bien accueilli par la critique. Lors de sa campagne promotionnelle, cependant, une déclaration malencontreuse de l'actrice sur le fait d'avoir « fait l'école de la vie » est reprise par la presse et maintes fois raillée (voir le paragraphe consacré Opinion publique) ; bien que le film reçoive le Grand Prix du Jury à Cannes[2], la prestation de l'actrice est éclipsée par la couverture médiatique de ses maladresse en interview[30].

L'actrice (en robe verte) au Festival de Cannes en 2014, pour la montée des marches de Saint-Laurent, son deuxième film avec Bertrand Bonello (deuxième à gauche).

Au printemps 2014, elle tourne en Irlande The Lobster sous la direction de Yórgos Lánthimos, face à Colin Farrell et Rachel Weisz[75], film également présenté à Cannes l'année suivante[24]. Pressenti pour y obtenir la Palme d'or[76], celle-ci échoit finalement à Dheepan et le film avec Seydoux reçoit le Prix du Jury de Joel et Ethan Coen[77].

En 2015, alors que les films de super-héros ont plus que jamais la cote grâce au succès de l'Univers cinématographique Marvel[78], l'actrice se voit offrir le rôle convoité de la femme fatale et assassin Belladonna Boudreaux, personnage du comics américain Gambit (X-Men), dans une adaptation portée par le nom de l'acteur Channing Tatum dans le rôle-titre[79]. Le personnage interprété par Seydoux promet d'être important dans cet ambitieux projet de comédie romantique sous l'angle des super-héros Marvel, mais le film est finalement annulé après quatre ans de développement lorsque la compagnie Fox, propriétaire de la marque X-Men, est rachetée par Disney[80]. Autre projet finalement annulé : elle est brièvement attachée au doublage francophone du film d'animation Le Monde de Dory, dans un rôle finalement interprété par Mathilde Seigner[81].

L'actrice (en robe argentée) avec le jury du Festival de Cannes 2018 au grand complet.

En 2016, elle est nommée chevalière de l'Ordre des Arts et des Lettres[82], puis rejoint en 2018 le cercle fermé des Français membres de l'Académie américaine des arts et sciences du cinéma, chargée chaque année de décerner les Oscars[83]. En 2018, elle fait aussi partie du jury du Festival de Cannes, présidé par Cate Blanchett, aux côtés de l'actrice Kristen Stewart, de la réalisatrice Ava DuVernay, de la chanteuse Khadja Nin, de l'acteur Chang Chen et des réalisateurs Robert Guédiguian, Denis Villeneuve et Andreï Zviaguintsev[84]. Elle y est invitée par le directeur du festival, Thierry Frémaux, après lui en avoir témoigné son intérêt à plusieurs reprises[68]. Dans cette édition marquée par les revendications de parité et d'égalité salariale entre hommes et femmes dans l'industrie du cinéma, son jury attribue la Palme d'or au film japonais Une affaire de famille[85].

Au cinéma, elle enchaîne cette année-là plusieurs rôles plus discrets. Elle retrouve ainsi Wes Anderson pour doubler un personnage dans la version française du film d'animation L'Île aux chiens[86]. Elle fait également face à Ewan McGregor — qui remplace Charlie Hunnam[87] — dans le film de science-fiction romantique Zoe, dans lequel elle interprète une humaine de synthèse qui tombe amoureuse de son créateur. Son jeu « lumineux » y est remarqué[88].

À cette période, elle participe au tournage et au doublage du jeu vidéo Death Stranding, dont le développement s'étale entre 2016 et 2019, aux côtés de Norman Reedus et Mads Mikkelsen. Elle est choisie par le créateur japonais de jeux vidéo Hideo Kojima, grand amateur de fictions d'espionage, à la suite de sa prestation dans Mission impossible : Protocole Fantôme. Bien qu'il s'agisse d'une première incursion dans cette industrie pour l'actrice, Kojima est réputé pour son style recherché et les influences cinématographiques de son univers (notamment la série Metal Gear Solid), et en amateur de cinéma français, il a directement contacté l'actrice pour la convaincre de rejoindre la distribution de ce projet très attendu dans le secteur du jeu vidéo. Plus globalement, les années 2010 voient une certaine ouverture des studios de jeu vidéo vers l'emploi d'acteurs de cinéma plutôt que de comédiens spécialisés, et qu'un concepteur de jeu s'adresse à des acteurs de la trempe de Mikkelsen ou Seydoux ne tient plus de l'anomalie[89]. Une grève de la guilde américaine des acteurs de jeu vidéo entre 2016 et 2017 retarde cependant d'un an leur prise de contact initiale, mais une fois le contrat signé, leur collaboration s'étale en plusieurs temps : un scan de l'actrice en 3D à Londres, pour pouvoir refléter ses traits précis sur le modèle du personnage dans le jeu ; puis des séances de capture de mouvement à San Diego avec les autres acteurs, pour reproduire leurs mouvements dans le moteur de jeu ; et enfin, l'enregistrement de dialogues en studio son[90]. À sa sortie en , la presse salue sa prise de risque artistique[91] et le jeu est nommé dans plusieurs prestigieuses cérémonies de remise des prix vidéoludiques, comme aux Game Awards 2019 (dans 8 catégories). Léa Seydoux est notamment sélectionnée dans la section « meilleur interprète dans un second rôle » des BAFTA Game Awards en 2020, sans remporter le prix[92].

Léa Seydoux en 2018 lors d'une masterclass à l'École cantonale d'art de Lausanne, à l'époque de la sortie du film Zoe.

Autre pas de côté dans une industrie différente : en , l'actrice apparaît brièvement dans l'album Confessions de Philippe Katerine, en prêtant sa voix sur un titre d'une minute, Rêve heureux, dans lequel elle « chante » littéralement les louanges de l'artiste[93]. Elle double également la narration d'un documentaire en réalité virtuelle produit par Darren Aronofsky, Sphères[94],[95].

Pendant les premières années de la pandémie de Covid-19, à partir de début 2019, nombre des films déjà tournés par l'actrice sont décalés en attendant une sortie plus auspicieuse pour le box-office, et finissent par être re-programmés autour de la même période. En 2021, l'actrice est ainsi attendue pour présenter quatre films en même temps au Festival de Cannes, dont trois en compétition, un record qui lui vaut d'ailleurs d'être considérée comme l'une des favorites au titre de meilleure actrice : The French Dispatch, L'Histoire de ma femme, France, ainsi que Tromperie hors compétition[17]. Annoncée comme l'une des plus grandes stars invitées au festival, elle annule cependant sa venue après avoir contracté de manière asymptomatique le virus[96] sur le tournage du film Un beau matin, qui a investi plusieurs hôpitaux et maisons de retraite[12],[97].

Après avoir collaboré avec Wes Anderson dans des publicités pour Prada en 2013 et dans The Grand Budapest Hotel en 2014, elle le retrouve en 2020 dans le film choral The French Dispatch qui réunit pléthore d'acteurs en vogue, tels qu'Adrien Brody, Frances McDormand, Timothée Chalamet et Saoirse Ronan. Le rôle de Seydoux, peut-être le personnage le plus remarqué dans ce film au style éclectique, lui est offert par le réalisateur dans un simple SMS[12]. Le rôle a été écrit spécialement pour elle avant même qu'Anderson n'ait une intrigue précise tête[22], avec la volonté de proposer à l'actrice un personnage plus substantiel que lors de leurs précédentes collaborations[17]. Face à Benicio Del Toro, elle y interprète une gardienne de prison sèche et directe, qui pose nue pour un prisonnier aux grands talents de peintre. Pour la presse, le ressort comique de leurs échanges est l'un des éléments saillants du film[12],[17].

À l'automne 2021, qui voit un retour progressif aux salles de cinéma après la pandémie, l'actrice est l'un des visages les plus répandus sur grand écran, avec les sorties successives de l'évènement commercial Mourir peut attendre — « chargé » de baliser le retour aux salles de cinéma après la pandémie de Covid-19[24] —, de l'évènement critique The French Dispatch, et du film indépendant Tromperie[12]. Dernier film de sa sélection cannoise, The Story of my Wife sort en France en mars 2022, et retrace sur plusieurs années la relation d'un capitaine de marine de marine avec son épouse, dont il se rend compte qu'il ne la connait pas assez bien[25].

Ses prochaines sorties au cinéma incluent Un beau matin de Mia Hansen-Løve[17] et Les Crimes du futur de David Cronenberg, tous deux montrés à Cannes en 2022[97]. Elle devait initialement tourner La Bête de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel à partir d'avril 2022, sa troisième collaboration avec le réalisateur et l'acteur[Note 4], mais le projet est suspendu après le décès d'Ulliel en janvier[98] ; son tournage est finalement fixé à août 2022, avec le Britannique George MacKay en remplacement d'Ulliel[99].

Elle est également attachée aux côtés de Charlotte Rampling et Cécile de France au projet du Bal des folles, d'Arnaud des Pallières, annoncé en juin 2020[100] et en recherche d'acquéreurs à Cannes en 2021, sans date de tournage fixée[101]. L'actrice est enfin annoncée dans le rôle-titre d'une adaptation anglophone d'Emmanuelle, cette fois-ci réalisée par Audrey Diwan, dont le projet est présenté au marché du film de Cannes en 2022[102].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux est mère d'un fils né de son union avec André Meyer[Note 5],[103], avec qui elle vit depuis 2015 après l'avoir déjà fréquenté une première fois des années plus tôt[104]. Elle annonce attendre leur premier enfant lors de l'avant-première de Juste la fin du monde au Festival de Toronto en [105] et donne naissance à un garçon prénommé Georges en janvier 2017[106]. Ils vivent à Paris[12].

L'actrice est membre du collectif 50/50 qui a pour but de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel[107]. Le mouvement, né en , utilise le Festival de Cannes 2018, pour lequel Seydoux est membre du jury des long-métrages, comme plateforme médiatique. Une centaine de femmes, parmi lesquelles certaines des plus grandes stars de l'industrie, montent les marches aux côtés du jury présidé par Cate Blanchett pour dénoncer le sexisme de l'industrie cinématographique, illustré par l'affaire Harvey Weinstein dont Seydoux elle-même a été la victime au début des années 2010[108],[54],[55].

Image publique[modifier | modifier le code]

Jeu d'actrice[modifier | modifier le code]

À ses débuts, l'actrice oscille entre deux types de personnage, « mélancolique inconsolable ou solaire vénéneuse ». Bien qu'elle évoque le souhait de jouer dans des comédies, on ne lui propose jamais de rôle comique autre que l'archétype de la « la blonde, cruche[21] ». La précision de sa diction malgré le « débit de mitraillette » qu'elle peut adopter sont remarqués, tout comme son indifférence à devoir parfois se dénuder devant la caméra, ce qu'elle attribue au fait d'avoir été élevée par une mère « au regard aimant[5]. »

Léa Seydoux se taille la réputation d'exceller dans un jeu ambigu et minimaliste, dans la retenue, invitant le spectateur à s'investir pour tenter de percer le mystère de ses personnages. Réalisateurs, scénaristes et partenaires à l'écran voient en elle une actrice qui fait beaucoup avec peu, et qui rend par sa présence et sa vulnérabilité ses scènes plus riches qu'il n'y paraît[22],[35].

« Quand je joue, j'entre dans un état de transe. Je ne sais pas si c'est un état d'oubli de soi absolu ou de conscience totale de soi. C'est très violent, parfois cela me submerge. Je suis excessive dans ma façon de ressentir le monde. »

— Léa Seydoux sur son style de jeu, en 2016[60]

Léa Seydoux est souvent comparée physiquement à Brigitte Bardot (ici en 1962), notamment pour son sourire facilement reconnaissable.

Selon ses metteurs en scène, l'actrice dispose d'un physique atemporel qui permettrait de projeter tout type d'enjeux narratifs et d'origine sociale sur ses personnages[35], et faciliterait en particulier ses castings dans des films d'époque, qu'elle y interprète une suivante de Marie-Antoinette ou une femme de chambre[20]. La variété dans ses choix de films et de rôles amène ainsi le New York Times à reconnaître qu'il est difficile de la placer dans un seul registre, même si on l'identifie toujours à sa « présence à la fois séduisante et discrète[Note 6],[12] ». Le grand journal américain la classe dans une lignée d'actrices dont feraient partie Jeanne Moreau et Paulette Goddard[109]. Pour le quotidien suisse Le Temps, l'actrice, « à l'aise dans les blockbusters et les films d'auteur, avec sa beauté indiscutablement féline, un peu lunaire, voire butée, et le voile de mélancolie tempérant la réprobation de son regard, est aussi juste en proie qu'en prédatrice, en roturière qu'en aristocrate[35]. » The Village Voice la voit comme « toujours captivante », dissimulant couche après couche de vulnérabilité[110].

« Si on met mes rôles les uns à côté des autres, j'en ai vécu, des choses : j'ai été lesbienne avec les cheveux bleus, j'ai été lectrice de Marie-Antoinette à Versailles, j'ai été James Bond girl, j'ai été la sœur qui fume des joints... »

— Léa Seydoux sur la variété de son répertoire après avoir tourné dans Juste la fin du monde, en 2016[103]

De nombreux médias rapprochent Léa Seydoux (ici en 2014 lors de la présentation de La Belle et la Bête à la Berlinale) de stars d'antan comme Jeanne Moreau, Anna Karina ou Brigitte Bardot.

Physiquement, Libération lui voit des « airs pâles d'Anna Karina[5]. » ; pour Télérama, son teint et sa blondeur évoquent les jeunes filles des tableaux de Renoir ou Botticelli[43]. Son sourire aisément reconnaissable, avec un creux entre les deux dents de devant, rappelle aussi à plusieurs journaux les airs et la présence de Brigitte Bardot[69],[19],[18],[20]. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, considère d'ailleurs qu'elle est « Bardot, plus Binoche, plus Kate Moss[35]. » L'actrice est également aisément reconnaissable à ses cernes, qui lui donnent « toujours l'air grippée et fatiguée » d'après le critique Aurélien Ferenczi[43].

L'équipe derrière les films James Bond, qui lui font l'honneur inédit de lui proposer d'interpréter le même rôle dans deux films différents[22], justifient notamment cette exception par le « charme impossible à reproduire » de Seydoux : d'après le réalisateur Cary Joji Fukunaga, elle est « paradoxalement autant élégante [...] qu'elle est camionneuse[Note 7],[12] » Alors que le type de personnage qu'elle est supposée interpréter (une « James Bond girl ») souffre généralement de conventions narratives qui en font un rôle superficiel, les médias relèvent qu'elle en est plutôt une antithèse, à la fois expressive et débrouillarde[111],[12],[22]. Les producteurs historiques des James Bond, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, saluent chez elle son grand investissement dans ses projets et l'authenticité de son jeu d'actrice, qui rapproche les spectateurs de son personnage[17].

Seydoux est vue comme une « actrice à réalisateur », dont le jeu suit intimement la direction adoptée par le réalisateur du film pour s'adapter au style choisi[22]. Cette approche explique le fait qu'une grande partie de sa filmographie est constituée de collaborations avec les mêmes personnes : Anderson (4), Bonello (2 et une troisième en développement en 2022), Zlotowski (2), Jacquot (2) et Desplechin (2). Elle rapproche sa philosophie d'une déclaration d'Isabelle Huppert dans laquelle l'actrice disait faire son propre film à l'intérieur de chaque film qu'elle tournait[17], et voit l'acteur comme co-auteur du film au même titre que le réalisateur[25]. Plutôt technicienne, l'actrice ne se repose pas totalement sur son instinct et préfère rechercher continuellement le caractère de son personnage[6],[25]. Ursula Meier, qui a obtenu l'Ours d'argent à Berlin en la dirigeant dans L'Enfant d'en haut, dit d'elle qu'« elle a une grâce, quelque chose d'unique. On peut projeter ce qu'on veut sur elle, en tant que spectateur ou réalisateur. Voilà pourquoi elle est tant désirée[6]. »

Elle dit grandement admirer Catherine Deneuve, dont elle juge le jeu plein d'intelligence instinctive et d'autodérision[21], et Isabelle Huppert, pour la même intelligence, la culture et la sensibilité[45]. En retour, Deneuve lui aurait adressé ses félicitations pour son rôle dans L'Histoire de ma femme[97]. Dans des entretiens, Léa Seydoux regarder peu de films, et généralement des films non issus du cinéma contemporain[72], comme son film préféré Une place au soleil de George Stevens (1951)[20]. Elle cite comme réalisateurs favoris Stanley Kubrick, Ingmar Bergman, Robert Bresson, Éric Rohmer et Pedro Almodóvar[17].

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Après sa révélation dans La Belle Personne à l'âge de 23 ans, d'aucuns s'attendent à ce que Léa Seydoux ne fasse pas long feu dans le milieu, voyant dans son obtention de ce rôle l'influence de sa famille et plus particulièrement de son grand-père Jérôme Seydoux, alors dirigeant du groupe Pathé[21], qui l'aurait « calibrée, <mise> sur des rails depuis l'origine[5]. » En seulement cinq ans pourtant, jusqu'à son triomphe couronné d'une Palme d'or à Cannes en 2013, l'actrice se taille une réputation polyvalente d'« icône glamour, égérie du cinéma d'auteur, bientôt vedette bankable » (Télérama[6]). Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, dont elle est l'une des plus fréquentes invitées dans les années 2010, affirme qu'« ne doit rien à une lignée repérée, elle a surgi de nulle part et reste imprévisible, s'inventant elle-même, au gré de ses envies, des sollicitations multiples dont elle est l'objet : du pur cinéma d'auteur français au blockbuster américain. Léa, c'est Bardot, plus Binoche, plus Kate Moss, et parfois les trois en même temps[6] ! »

Léa Seydoux avec Adèle Exarchopoulos après la cérémonie des Césars en 2014, durant laquelle celle-ci reçoit le César du meilleur espoir féminin pour La Vie d'Adèle.

Malgré le plébiscite des critiques, la popularité de l'actrice auprès du public français est plus douteuse, certains rapprochant la grande diversité et le prestige de sa filmographie au fait qu'elle bénéficierait de l'influence de ses grands-oncles, très influents dans l'industrie française du cinéma, pour trouver des rôles. La couverture médiatique de sa dispute avec Abdellatif Kechiche après la sortie de La Vie d'Adèle, notamment, décourage l'actrice qui a l'impression que ses origines bourgeoises et le succès de sa carrière lui valent une haine du public et un manque de soutien de la part des journalistes. Elle se dit de ce fait reconnaissante d'avoir des opportunités de travail en-dehors de la France, et a parfois envisagé de partir vivre à Londres ou Los Angeles[10].

Une déclaration publique malencontreuse en particulier lui vaut de nombreuses railleries en 2016, lors d'un entretien conjoint avec le réalisateur québécois Xavier Dolan, avec qui elle fait la promotion cannoise de Juste la fin du monde, et qui, comme elle, n'a pas fait d'études au-delà du lycée. L'actrice déclare en leurs noms à tous deux : « Je ne sais pas comment j'ai appris à jouer... mais on vient tous les deux de l'école de la vie[60]. » Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes raillent son usage de l'expression « école de la vie », qu'ils estiment incompatible avec son originale sociale bourgeoise, et exhument à cette occasion d'autres maladresses de l'actrice en interview[112],[113].

Le réalisateur québécois Xavier Dolan (ici au centre, en 2016, pour la montée des marches de Juste la fin du monde, avec Marion Cotillard puis Léa Seydoux à sa droite) est l'un des rares à choisir de s'exprimer sur les moqueries que reçoivent les deux actrices en France dans les années 2010.

La polémique efface les états de service de l'actrice, pourtant régulièrement distinguée par la profession à l'époque, et rares sont ceux à intervenir pour relativiser cette violence médiatique au regard de sa carrière. Tandis que Seydoux reste à distance de la déferlante[114], un journaliste de Konbini rapproche son traitement de ceux réservés en parallèle à Marion Cotillard ou Mélanie Laurent, puisque toutes sont des comédiennes qui ont suscité de la rancœur médiatique en France en même temps qu'elles ont rencontré le succès critique et commercial à l'étranger : « en France, être prophète en son pays est sacrément difficile, surtout quand on est une femme qui a du succès à l’international. On va préférer analyser sa façon de parler, son “arrogance”, ses déclarations ou sa vie privée. Son jeu d’acteur ? Non, bien sûr que non[115]. » Dans l'industrie, Xavier Dolan prend aussitôt sa défense en affirmant que « les gens ont un mépris systématique pour Léa [Seydoux] et Marion [Cotillard] parce qu’elles ont du succès, parce qu’elles voyagent, qu’elles tournent avec des metteurs en scène connus. »[115] Même son de cloche de la part de Vincent Cassel, qui a partagé deux films avec elle : « C'est tellement nul de la renvoyer à ses origines... Le désir qu'elle suscite, Léa, elle ne le doit qu'à elle-même : les metteurs en scène, ils n'en ont rien à foutre, qu'elle soit « petite-fille de ». Ridley Scott, il la prend [dans Robin des Bois] parce qu'elle pète l'écran, c'est tout... Ça me saoule, ces conneries, il y a beaucoup de jalousie là-dedans. Mon père (Jean-Pierre Cassel) me disait, et il avait raison : « Si tu fais une carrière internationale, évite d’en parler »[116],[117]. » Quelques années plus tard, lors d'une remise de prix sur le plateau de l'émission Quotidien, l'actrice se met en scène avec auto-dérision en référençant les critiques qui lui ont été le plus fréquemment adressées, comme ses origines familiales ou bien ses liens avec Harvey Weinstein[118].

Au milieu des années 2010, après l'immense retentissement médiatique de La Vie d'Adèle et son casting dans la célèbre franchise James Bond, l'actrice paraît être de tous les projets et de toutes les couvertures de magazines[4],[2], amenant certains médias à titrer qu'elle serait trop visible[119], et démultipliant les critiques virulentes sur Internet[117]. Le phénomène se reproduit en 2021, alors que tous les films qu'elle a tournés avant ou pendant la pandémie de Covid-19 se retrouvent en salles au même moment : quatre films au Festival de Cannes au mois de mai, et trois films dans les salles françaises entre octobre et décembre. Un quotidien irlandais, The Irish Times, la titre d'ailleurs alors « actrice française qu'on peut le moins éviter[24]. »

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Dans le paysage français du cinéma, l'actrice apparaît comme une star discrète, absente de la presse à sensation[6] et des réseaux sociaux, et mal à l'aise en entretiens[120],[20]. En campagne pour ses films, l'actrice peut désarmer par sa spontanéité et sa tendance à sortir des conventions promotionnelles, par exemple en parlant d'un autre film que celui qu'elle était censé aborder avec un journaliste ou en s'étonnant des moyens marketing mis à la disposition de la promotion d'un film[12],[22].

En 2021, le magazine spécialisée Télérama la rapproche de Marion Cotillard en saluant chez elle l'un des deux « meilleur[s] produit[s] d’exportation [français][121]. » Le Figaro relève qu'elle est devenue l'une des plus grandes habituées du Festival de Cannes, y présentant au moins un film en compétition presque chaque année, lequel film remporte souvent l'un des prix en jeu[30].

Succès commercial et revenus[modifier | modifier le code]

En , son box-office français, tous rôles confondus, totalise 27 392 097 entrées, dont près de 9 millions cumulés pour les deux films James Bond en 2015 et 2021[122].

Grâce à sa révélation dans La Belle Personne en 2008, Léa Seydoux s'ancre aussitôt dans une génération de jeunes actrices françaises courtisées à Hollywood dans les années 2000, parmi lesquelles Marion Cotillard, Audrey Tautou et Eva Green[5]. D'après Le Figaro, elle s'insère plus globalement dans un groupement d'acteurs français bilingues capables de naviguer aisément dans les studios hollywoodiens. Selon la journaliste Lena Lutaud, « tous font preuve d'une vraie double culture et ont signé avec l'une des quatre célèbres agences (WME, UTA, CAA et ICM) installées le long de Wilshire Boulevard à Beverly Hills » ; ils tirent avantage du regain d'intérêt d'Hollywood pour les talents français au sortir de la grève des scénaristes de 2008, qui a indirectement encouragé les échanges culturels transatlantiques[123]. En 2021, le magazine d'affaires Deadline remarque que Seydoux n'a manqué qu'une seule édition du Festival de Cannes en une décennie, et que depuis sa première invitation, elle a atteint le statut d'« un des exports français les plus appréciés[17]. »

Les revenus des acteurs français sont rarement rendus publics et ceux de Seydoux n'échappent pas à la règle, et ce d'autant plus qu'elle joue majoritairement dans des co-productions étrangères. En 2012, Le Figaro apprend que Seydoux a perçu 3 000 dollars pour ses quelques minutes d'apparition dans le film américain Minuit à Paris[123]. En 2014, le magazine économique Capital consacre une enquête sur les revenus de la famille Seydoux, et mentionne au passage que pour La Belle et la Bête, l'actrice a été rémunérée à hauteur de 300 000 euros en plus 2 % de commission sur les recettes, un chiffre qui aurait été négocié antérieurement à sa réception de la Palme d'or et serait donc d'après le magazine inférieur à la valorisation à laquelle la star pourrait prétendre à l'époque[16],[124]. En 2021, Challenges estime que la fortune de l'ensemble de la famille de Jérôme Seydoux, le grand-père de l'actrice, avoisinerait 1,3 milliard d'euros et en ferait la 77e famille la plus riche de France[125].

Collaboration avec des marques[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux est habillée en Louis Vuitton à chacune de ses apparitions au Festival de Cannes en 2018, où elle est membre du jury.

Au début des années 2010, Léa Seydoux est surtout habillée lors de ses sorties publiques par Prada et sa marque-sœur Miu Miu, dont elle apprécie les valeurs de la fondatrice, Miuccia Prada[45]. Elle porte parfois des créations spécialement faites pour elles par les ateliers milanais, comme lors de la tournée mondiale de promotion de 007 Spectre, marathon médiatique imposant d'assister à des avants-premières dans une dizaine de pays différents[126].

Léa Seydoux devient l'une des égéries de Louis Vuitton en 2016, et porte dès lors quasiment exclusivement des créations du directeur artistique de la marque, Nicolas Ghesquière, lors des campagnes de promotion[22] et des avants-premières de ses films[127], ou des cérémonies de récompenses[128].

Durant la majeure partie de sa carrière, l'actrice est conseillée pour ses sorties publiques par sa propre sœur, la styliste Camille Seydoux, dont la carrière a démarré lorsqu'elle a habillé Léa pour la cérémonie des César en 2011. Le duo apparaît régulièrement dans les classements des actrices les mieux habillées en France et à l'étranger[126],[128],[129].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]
Années 2010[modifier | modifier le code]
Années 2020[modifier | modifier le code]
Prochainement

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Série télévisées[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux se double elle-même pour les versions francophones de la plupart de ses films tournés en langue anglaise et prête parfois sa voix à des documentaires ou des films d'animation.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux à la cérémonie des prix Lumières 2014, pour Grand Central et La Vie d'Adèle.

Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres Chevalière de l'ordre des Arts et des Lettres[82]

Parmi les récompenses majeures reçues par Léa Seydoux dans sa carrière, l'une d'elles est historique : la Palme d'or attribuée pour La Vie d'Adèle, qu'elle partage avec Abdellatif Kechiche et Adèle Exarchopoulos. Le jury du Festival de Cannes 2013, présidé par Steven Spielberg, obtient une dérogation spéciale pour remettre la récompense non seulement au film (et par extension à son réalisateur) mais aussi, pour la première fois dans l'histoire du festival, à ses deux actrices principales. Ce faisant, les deux Françaises rejoignent la très courte liste des femmes récipiendaires d'une Palme d'or : Jane Campion (pour La Leçon de piano en 1993) et Julia Ducournau (pour Titane en 2021)[63].

En 2022, elle cumule également cinq nominations aux César, la plus prestigieuse récompense du cinéma français, sans jamais remporter le prix : meilleur espoir féminin en 2009 pour La Belle Personne et en 2011 pour Belle Épine, ainsi que meilleure actrice en 2013 pour Les Adieux à la reine, en 2014 pour La Vie d'Adèle et en 2022 pour France.

Au début de sa carrière, Léa Seydoux est également distinguée à plusieurs reprises par des prix visant à mettre en avant les futurs talents du cinéma : elle est ainsi lauréate du trophée international Chopard au Festival de Cannes en [34] et elle fait partie des nommés au BAFTA Rising Star Award britannique (« étoile montante ») en 2014[61].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « I thought, oh god, this is crap. He had cut almost half of the film. We shot so many scenes that aren’t in the film. I thought it would be the end of everything for me. ».
  2. Julia Ducournau rejoint ce groupe très réduit pour Titane en 2021.
  3. Elle précise dans un entretien au Monde que : « mon grand-père, le président de Pathé, n'a jamais manifesté le moindre intérêt ni levé le petit doigt pour ma carrière. Et jamais je ne lui ai demandé quoi que ce soit. »
  4. Après De la guerre (2008) avec Bonello, Saint-Laurent (2014) avec eux deux, puis Juste la fin du monde (2016) avec Ulliel seulement.
  5. André Meyer est connu dans certains résultats de recherche comme étant mannequin, information que reprennent plusieurs médias, mais l'actrice dément dans un entretien mené en 2016 qu'il s'agisse de sa profession.
  6. Citation originale : « seductive, quietly radiant hold on the screen ».
  7. Citation originale : « She is paradoxically equal parts elegant [...] and truck driver. »

Références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles de presse[modifier | modifier le code]

Autres ressources[modifier | modifier le code]