Léa Seydoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Seydoux.
Léa Seydoux
Description de cette image, également commentée ci-après

Léa Seydoux au festival de Cannes 2016.

Nom de naissance Léa Hélène Seydoux Fornier de Clausonne[1]
Naissance (31 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Films notables La Belle Personne
Minuit à Paris
Les Adieux à la reine
La Vie d'Adèle
La Belle et la Bête
007 Spectre

Léa Seydoux Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, pour l'état civil Léa Hélène Seydoux Fornier de Clausonne, est une actrice française, née le dans le 16e arrondissement de Paris[2]. Si sa carrière débute dans les années 2000, c'est en 2008 dans le film La Belle Personne qu'elle se fait particulièrement remarquer. Par la suite, elle est nommée quatre fois pour un César, et remporte la Palme d'or au Festival de Cannes 2013 pour La Vie d'Adèle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux est la fille de Valérie Schlumberger, de la famille Schlumberger[3],[4] et de l'entrepreneur Henri Seydoux, et la petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé. Elle est également la petite-nièce de Nicolas Seydoux, le président de Gaumont[5], et de Michel Seydoux, le président du LOSC. Elle précise que « mon grand-père,– le président de Pathé,– n'a jamais manifesté le moindre intérêt ni levé le petit doigt pour ma carrière. Et jamais je ne lui ai demandé quoi que ce soit[6]. » Elle est aussi la cousine de Sidonie Dumas[7], l'actuelle présidente-directrice générale du groupe Gaumont.

Ses parents divorcent alors que Léa a 3 ans. Sa mère Valérie habite alors à Gorée au Sénégal où elle consacre sa vie aux personnes en difficulté. Léa connaît bien cette région car elle passe régulièrement du temps aux côtés de sa mère en Afrique. Sa nounou était une Sénégalaise qui la portait parfois dans un tissu sur son dos lorsqu'elle était petite[8].

Elle grandit dans le luxe et entourée de célébrités comme Christian Louboutin[9], « dans une maison juste à côté du lycée Fénelon »[9]. Après le lycée, amoureuse d'un comédien elle prend des cours de théâtre, notamment à l'école de théâtre Les Enfants Terribles, dirigée par Jean-Bernard Feitussi.

Dans un reportage d'Envoyé spécial le 2 mars 2016, elle confie avoir eu une scolarité peu assidue et n'avoir aucun diplôme, ni le brevet ni le baccalauréat[10]. Le reportage souligne comment l'adolescente a pu lutter contre sa timidité grâce au théâtre. Elle y affirme aussi devoir son succès au cinéma à son seul travail d'actrice plutôt qu'à l'influence et à la renommée de sa famille.

Débuts et révélation critique (2005-2009)[modifier | modifier le code]

En 2005, elle apparaît dans le clip Ne partons pas fâchés de Raphael réalisé par Olivier Dahan, ainsi qu'un certain nombre de spots publicitaires[9]. Elle décroche ensuite en 2006 l'un des rôles principaux dans la chronique adolescente Mes copines, de Sylvie Ayme[9]. Elle a fait partie de la sélection Talents Cannes 2007 pour La Consolation de Nicolas Klotz.

Son interprétation du rôle de Junie dans La Belle Personne de Christophe Honoré a été particulièrement reconnue par la critique[11]. Elle apparaît également, aux côtés de Raphaël Personnaz, dans "Dangerous Liaison", une publicité réalisée par Ringan Ledwidge pour Levi's en 2007.

En 2009, elle est choisie par Quentin Tarantino pour un rôle dans la remarquée séquence d'ouverture d'Inglourious Basterds[12].

Confirmation internationale (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux en février 2014 au Festival de Berlin.

En 2010, elle incarne Isabelle d'Angoulême dans la grosse production de Ridley Scott, Robin des Bois aux côtés de Russell Crowe. Elle tient ensuite le rôle principal du film Belle Épine de Rebecca Zlotowski (présenté en compétition lors de la 49e Semaine de la critique[13] du festival de Cannes 2010[14]) aux côtés, entre autres, d'Anaïs Demoustier. Elle apparaît également dans le court-métrage Petit tailleur de Louis Garrel, puis dans le téléfilm Roses à crédit d'Amos Gitaï. Cette même année, elle rejoint le tournage de Minuit à Paris de Woody Allen.

En 2011, elle devient l'image de Prada pour le parfum Candy[15],[16], puis apparaît en fin d'année dans Mission impossible : Protocole Fantôme, le 4e volet de la franchise Mission : Impossible[17] dans le rôle de la tueuse à gages Sabine Moreau. En parallèle, elle continue à tourner dans de nombreux films variés tels que Les Adieux à la reine, dans lequel elle interprète la lectrice de la reine Marie-Antoinette (incarnée par Diane Krüger), avec également Virginie Ledoyen (dans le rôle de Gabrielle de Polignac).

Elle est annoncée début 2012 dans l'adaptation cinématographique de La Belle et la Bête réalisée par Christophe Gans et produite par Pathé[18].

En 2013 dans le cadre de son contrat avec Prada, elle apparait dans une série de publicités sous la forme de court-métrages réalisés par Wes Anderson et Roman Coppola.

Pour La Vie d'Adèle, elle est récompensée par le jury du Festival de Cannes 2013 qui lui attribue, ainsi qu'à sa jeune partenaire Adèle Exarchopoulos et au réalisateur du film Abdellatif Kechiche, la Palme d'or[11]. Puis durant l'été de la même année, elle est à l'affiche de Grand Central pour sa seconde participation à un film de Rebecca Zlotowski[11]. Elle reçoit le prix Lumières 2014 de la meilleure actrice pour son interprétation d'Emma dans La Vie d'Adèle et de Karole dans Grand Central.

Léa Seydoux a été choisie par Sam Mendes pour être la nouvelle James Bond girl du 24e volet des aventures de l'espion, intitulé 007 SPECTRE[19],[20].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux en avril 2012 à une avant-première de L'Enfant d'en haut.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux au Festival de Cannes 2013.

Nominations[modifier | modifier le code]

Léa Seydoux à la cérémonie des prix Lumières 2014.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Son film préféré est Une place au soleil (A place in the Sun), de George Stevens, réalisé en 1951[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Normalement, la Palme revient toujours uniquement au réalisateur. Mais outre la mise en scène, l'interprétation de Léa Seydoux et de sa partenaire Adèle Exarchopoulos a été, pour ce prix, co-distinguée par le jury et mentionnée comme l'une des principales raisons de cette victoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Léa Seydoux, la belle énigme »,‎ (consulté le 24 février 2014).
  2. Filiation sur Wikifrat (fraternelle.org) Fraternelle : l’encyclopédie biographique de l’Homo erectus.
  3. Annick Cojean, « Le Mystère Léa Seydoux », M, le magazine du Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Marie-France Chatrier, « Léa Seydoux : La gloire de ma mère », Cinéma, sur parismatch.com, Paris Match,‎ (consulté le 25 janvier 2014) : « Sa mère, Valérie Schlumberger, a autrefois renoncé à une carrière de productrice pour devenir une pionnière du commerce équitable. ».
  5. « Biographie Léa Seydoux », Allociné (consulté le 9 janvier 2014).
  6. Raphaëlle Bacqué, « Le clan des Seydoux », Culture, sur lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 25 janvier 2014).
  7. name=http://www.actiondefemme.fr/Actualites-et-Entreprise-Les-femmes-dans-l-actualite-Nominations-Le-portrait-de-Sidonie-Dumas-177.html, fille de Nicolas Seydoux et patronne de Gaumont.
  8. Léa Seydoux, l'enfant gâtée du cinéma français ?, reportage de Envoyé spécial, France 2, jeudi 2 juin 2016
  9. a, b, c et d Virginie Mouzat, « Les confidences d'une James Bond Girl : Léa Seydoux « en vrai » », sur vanityfair.fr,‎ .
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées envoy.C3.A9_sp.C3.A9cial.
  11. a, b et c Philippe Azoury (photogr. Theo Wenner), « Cover story Léa Seydoux », Obsession, no 11,‎ , p. 48 à 55 (ISSN 0029-4713).
  12. « Léa Seydoux dans le prochain Tarantino », Metro,‎ (lire en ligne).
  13. Cf. « Cannes 2010 : la 49e Semaine de la Critique dévoile sa sélection » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2014-03-09 consultation du 27 avril 2010.
  14. « Belle Épine » sur le site officiel de la Semaine de la Critique du festival de Cannes 2010.
  15. Marie Desnos « Léa Seydoux, bonbon acidulé pour Prada » sur Paris Match.com, 24 mai 2011.
  16. Mathilde Laurelli « Léa Seydoux se déchaîne pour Prada » sur L'Express Styles, 22 août 2011.
  17. Paola Genone « Léa Seydoux: "je suis une femme virile" » sur L'Express Styles, 31 août 2011.
  18. « La Belle et la Bête, un film de Christophe Gans » sur Pathé International, 2012.
  19. « Léa Seydoux, prochaine James Bond Girl », sur LCI.TF1.fr,‎ article consulté et mise en ligne le 10 octobre 2014.
  20. « Léa Seydoux sera la prochaine James Bond Girl face à Daniel Craig », sur Blog de Jeanmarcmorandini,‎ article consulté et mise en ligne le 10 octobre 2014.
  21. (en) « Cannes: Marion Cotillard, Lea Seydoux Join Xavier Dolan's Next Drama », The Hollywood Reporter,‎ .
  22. « Cannes : la Palme d'or pour La vie d'Adèle », sur Le Point,‎ .
  23. « Léa Seydoux : Nouvelle James Bond Girl ? », sur Au Feminin.
  24. Virginie Mouzat, « Léa Seydoux "en vrai" », Vanity Fair France,‎ , p. 127

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :