Isabelle d'Angoulême

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Isabelle d'Angoulême
Illustration.
Gisant d'Isabelle d'Angoulême
à l'abbaye de Fontevraud.
Fonctions
Reine d'Angleterre
Dame d'Irlande

(16 ans, 1 mois et 25 jours)
Couronnement
en l'abbaye de Westminster
Prédécesseur Bérengère de Navarre
Successeur Éléonore de Provence
Duchesse d'Aquitaine

(16 ans, 1 mois et 25 jours)
Prédécesseur Bérengère de Navarre
Successeur Éléonore de Provence
Duchesse de Normandie, Comtesse d'Anjou, du Maine et de Touraine

(1 an, 8 mois et 4 jours)
Prédécesseur Bérengère de Navarre
Successeur Aucune
Comtesse d'Angoulême

(43 ans, 11 mois et 19 jours)
Prédécesseur Aymar Taillefer
Successeur Hugues XI le Brun
Dame de Lusignan
Comtesse de la Marche

(26 ans)
Prédécesseur Mathilde d'Angoulême
Successeur Yolande de Bretagne
Biographie
Dynastie Maison Taillefer
Date de naissance vers 1188 / 1192
Date de décès
Lieu de décès Abbaye Notre-Dame de Fontevraud (Royaume de France)
Sépulture Abbaye Notre-Dame de Fontevraud
Père Aymar Taillefer
Mère Alix de Courtenay
Conjoints Jean sans Terre
(1200-1216)
Hugues X de Lusignan
(1220-1246)
Enfants Avec Jean sans Terre
Henri III d'Angleterre Couronne rouge
Richard de Cornouailles
Jeanne d'Angleterre
Isabelle d'Angleterre
Aliénor d'Angleterre

Avec Hugues X de Lusignan
Hugues XI le Brun
Guy de Lusignan
Geoffroy Ier de Lusignan
Agathe de Lusignan
Isabelle de la Marche
Marguerite de Lusignan
Guillaume Ier de Valence
Aymar de Lusignan
Alix de Lusignan

Religion Catholicisme

Isabelle d'Angoulême
Reine d'Angleterre

Isabelle d'Angoulême ou Isabelle Taillefer (v. 1188/1192-)[1] est une aristocrate de la haute noblesse aquitaine. Elle est l'héritière de la Maison Taillefer, comtesse d'Angoulême de son plein droit (suo jure).

En 1200, elle devient reine d'Angleterre (1200-1216) à la suite de son mariage avec le roi Jean sans Terre (1166-1216). Veuve, elle épouse en secondes noces, en 1220, Hugues X de Lusignan (v. 1182-1249), seigneur de Lusignan, comte de la Marche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est l'unique enfant d'Aymar II Taillefer (v. 1160-), comte d'Angoulême, et d'Alix de Courtenay (v. 1160-), petite-fille du roi de France Louis VI (1081-1137)[1]. Isabelle est issue de la Maison capétienne de Courtenay.

Elle est la nièce des deux précédents comtes d'Angoulême : Vulgrin III (♰ av. 29 juin 1181) et de Guillaume VII Taillefer (♰ 1186) ; ainsi que de Pierre II de Courtenay[2] (1155-1219) et de Robert Ier de Courtenay (v. 1168-1239), seigneur de Champignelles, nommé bouteiller de France par Louis VIII[3].

Elle est la cousine de Mathilde d'Angoulême (av. 1181-ap. 29 août 1233), comtesse de la Marche, de Robert (v. 1201-1228) et de Baudouin II de Courtenay (v. 1217/18-1273), empereurs latins de Constantinople[4],[5].

Le mariage d'Isabelle d'Angoulême[modifier | modifier le code]

En l'an 1199, alors qu'elle est à peine âgée d'une dizaine d'années, elle est promise au seigneur de Lusignan, Hugues IX le Brun[6] qui reçoit la même année le comté de la Marche du roi d'Angleterre Jean sans Terre[7]. Leur mariage établirait Hugues IX le Brun comme futur comte d'Angoulême. Il pourrait ainsi contrôler un vaste territoire, riche et stratégique, séparant les possessions et les voies de communication en Aquitaine du roi d'Angleterre entre Bordeaux et Poitiers[1]. Le roi anglais, voyant le danger de cette union, l'enlève à son vassal et épouse la jeune Isabelle Taillefer.

Reine d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Les chroniqueurs commentant les faits rapportent que Jean sans Terre aurait été si ébloui par la beauté d'Isabelle qu'il l'aurait ravie et épousée[1]. En réalité, ses intentions sont bien moins romantiques et bien plus politiques[1]. En effet, en entrant en possession du comté d'Angoulême, la famille des Lusignan serait devenue si puissante qu'elle aurait pu devenir une sérieuse rivale et déstabiliser l'empire Plantagenêt dans le nord-aquitain. C'est bien pour faire obstacle à cette menace que Jean sans Terre épouse la jeune fille. Le mariage a lieu à Angoulême, le [1]. Les nouveaux époux se rendent ensuite à Chinon, puis partent pour l'Angleterre, où Isabelle est couronnée le [1]. Ce mariage cause un grand émoi en France. Les Lusignan : Hugues IX le Brun, son frère Raoul Ier d'Exoudun, comte d'Eu et leur oncle Geoffroy Ier de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, se soulèvent et attaquent des places fortes du Plantagenêt en Poitou.

Un accord semble avoir été trouvé le avant le retour des hostilités. En , Jean fait saisir par surprise les domaines Lusignan[8]. Les Lusignan en appellent au roi de France, Philippe II Auguste. Le roi de France condamne finalement Jean sans Terre pour forfaiture. La commise est prononcée en 1204 sur ses biens du Royaume de France[9], biens qui doivent donc revenir au roi. Il s'ensuit trois années de campagnes militaires contre les possessions du roi Plantagenêt, qui perd la Normandie, le Maine, la Touraine, l'Anjou et le Poitou[1],[10].

Du mariage d'Isabelle avec Jean sans Terre naissent cinq enfants qui atteignent tous l'âge adulte[1]. Les chroniqueurs contemporains mentionnent qu'elle serait infidèle[1]. Quoi qu'il en soit, elle n'est que rarement en compagnie de son époux après 1205[1]. En 1214, ils vont ensemble à Poitiers, Jean ayant finalement réussi à prendre le contrôle de l'héritage d'Isabelle, le comté d'Angoulême[1].

Durant la Première guerre des Barons, qui oppose une partie des barons anglais au roi, elle est mise en relative sécurité dans l'ouest du royaume[1].

Comtesse de la Marche[modifier | modifier le code]

À la mort de Jean sans Terre en , son fils aîné devient roi d'Angleterre sous le nom d'Henri III. Il semble que la comtesse-reine ait alors été exclue du cercle restreint des nouveaux conseillers du roi son fils[1]. Elle se voit aussi confisquer une partie de son douaire, à la suite de quoi elle abandonne ses enfants en Angleterre et part en France pour pouvoir s'occuper de son héritage[1].

Durant les trois années suivantes, elle reprend progressivement le contrôle effectif de ses terres, écartant peu à peu les administrateurs qu'avait nommés son mari[1]. En ou , elle épouse Hugues X de Lusignan, comte de la Marche[11],[12],[13],[14], le fils de son ancien fiancé. Celui-ci vient de succéder à son père en 1219 et leur mariage permet de former un vaste ensemble territorial avec les fiefs Lusignan en Poitou, la Marche et l'Angoumois que Jean sans Terre redoutait en 1200.

Hugues X de Lusignan demande immédiatement à entrer en possession du douaire de sa femme[1]. Henri III d'Angleterre lui donne donc les terres anglaises[15], normandes, et surtout les seigneuries de Saintes et Niort[1]. En 1221, après une dispute, ses terres anglaises sont brièvement saisies[1]. Elles sont définitivement confisquées en , lorsque Hugues X de Lusignan s'allie au roi de France Louis VIII, ce qui déclenche l'invasion du Poitou par les armées françaises.

Le traité de Bourges (1224)[modifier | modifier le code]

En , Hugues X de Lusignan s'allie au roi de France Louis VIII de France[16] et lui fait hommage lige en contrepartie de Saintes, des droits comtaux sur la Saintonge[17], d'Oléron[18] et de la vicomté de Châtellerault pour son parent Geoffroy II de Lusignan[19],[20]. Ce changement d'alliance fait passer sous domination capétienne le nord aquitain : Poitou[21], Saintonge, Angoumois, Marche et fragilise Bordeaux et les possessions anglaises de Gascogne. Louis VIII ne conquiert pas réellement le Poitou par cet accord, il en chasse simplement le roi d'Angleterre et ses agents et remplace leur domination lointaine par la sienne. Le traité de Bourges amorce le contrôle capétien du Poitou aux dépens de leurs concurrents Plantagenêt.

À cette époque, Isabelle d'Angoulême et Hugues X de Lusignan font partie des grands barons du royaume de France. Le couple possède l'Angoumois, la Marche, la Saintonge, une partie de l'Aunis, Oléron et plusieurs domaines et places fortes en Poitou. Leurs possessions sont à la frontière des domaines Plantagenêt et Capétiens. Sans leur autorisation aucun des deux souverains ne peut entrer en Poitou. Isabelle d'Angoulême et son époux ont créé un État dans l’État, quasi indépendant.

L'effondrement de l'autorité de la couronne anglaise dans le nord-aquitain et la faible influence du pouvoir capétien, permet au couple de mener une politique expansionniste et de surenchères. Cependant, si la domination du couple Lusignan-Taillefer est incontestable sur le "Grand Poitou"[22],[23], l'opportunité qu'il a offert aux capétiens d'installer leur légitimité sur une partie de l'héritage d'Aliénor d'Aquitaine est annonciateur des évènements de 1241.

Hugues X échoue dans sa conquête de l'Aquitaine et de Bordeaux. La menace d'un débarquement anglais, qui avait pesé sur l'Aunis en mai 1226, incite le seigneur de Lusignan à renouer diplomatiquement avec le fils aîné d'Isabelle[24]. Durant le siège d'Avignon, pendant l'été 1226, Hugues X s'entend avec deux autres grands seigneurs que sont Pierre Ier Mauclerc, duc de Bretagne et Thibaut IV, comte de Champagne[25],[26]. Par l'entremise du duc de Bretagne, il obtient le 19 octobre l'assurance que s'il acceptait de se rallier au roi d'Angleterre le traité du 27 mars 1224 serait observé[27].

Le décès prématuré de Louis VIII, de dysenterie aiguë à Montpensier le 8 novembre 1226, laisse la couronne à un jeune souverain de douze ans et va bouleverser l'équilibre politique du royaume. Le sacre du jeune Louis IX a lieu le [28] ; Hugues X de Lusignan et Isabelle d'Angoulême en sont absents.

Toutefois, en 1226, la mère et le fils se réconcilient : le 18 décembre, Henri III Plantagenêt propose un nouveau traité qui doit faire revenir à son service le comte de la Marche, le vicomte de Thouars et le seigneur de Parthenay[29]. En échange de l'hommage et de la fidélité du comte de la Marche, le roi d'Angleterre accepte de lui remettre en fief, transmissible à ses héritiers, Saintes et la Saintonge, Pont-l'abbé, la forêt de Baconais, l'île d'Oléron, les châteaux de Merpins et de Cognac[30] et d'autres importantes concessions, comme la ville de Niort[31]. Le 20 décembre, l'ambassadeur d'Henry III, l'archidiacre de Chichester porteur du traité, arrive à Lusignan en même temps que celui de Blanche de Castille. Hugues X informe Henry III qu'il va rencontrer la régente le 2 février 1227[32]. Le couple ouvre ainsi une politique des enchères entre Capétiens et Plantagenêt qui va se concrétiser par le traité de Vendôme.

Le traité de Vendôme (1227)[modifier | modifier le code]

Le , Isabelle Taillefer et son époux, rencontrent la reine Blanche à Vendôme[33]. Le jeune Louis IX, sur les conseils de sa mère, est des plus magnanimes et reçoit leurs hommages. Hugues X de Lusignan se fait octroyer par la reine Blanche de Castille la somme colossale de 10 600 livres tournois par an pendant dix ans. La perte du douaire d'Isabelle d'Angoulême est compensé[34]. Leur fils aîné, le futur Hugues XI le Brun, sera marié à Isabelle de France, unique sœur de Louis IX, et leur fille Isabelle de Lusignan promise à Alphonse de Poitiers, frère cadet du roi. En contrepartie, Hugues X de Lusignan doit rendre à la régente tous les biens qu’il tenait de Louis VIII le Lion. Il promet, en outre, la soumission de ses vassaux et surtout de ne pas s’allier aux ennemis du royaume[35].

Cependant, le projet de mariage entre Alphonse de France avec Isabelle de Lusignan est refusé par la papauté à cause de leur consanguinité au quatrième degré[36]. De plus, de nouvelles priorités politiques, actés lors du traité de Paris le 12 avril 1229[37],[38], enterrent définitivement ce qui a été acté à Vendôme. Alphonse de Poitiers épouse en 1234, Jeanne, l’héritière du comté de Toulouse[39].

L'étude des enchères qui opposent les rois de France et d'Angleterre entre 1223 et 1242 montre qu'à partir de 1227, il n'est pas question pour Isabelle et le comte de la Marche, son époux, de remettre en question leur allégeance capétienne.

La révolte de 1242[40][modifier | modifier le code]

Hugues X conserva le château et la ville de Saint-Jean-d'Angély ainsi que le grand fief d'Aunis jusqu'en 1241, année où Alphonse, frère cadet de Louis IX, est déclaré majeur et reçoit le comté du Poitou en application du testament de leur père Louis VIII. Cette même année, en juillet à Poitiers, Hugues X de Lusignan prête hommage au comte Alphonse[41]. Cependant, Isabelle et Hugues X n'acceptent pas de perdre l'autonomie qu'ils avaient auparavant : Le 15 octobre 1241, Hugues X de Lusignan établi une alliance défensive avec le comte Raymond VII de Toulouse et le roi Jacques Ier d'Aragon[42].

C'est sans doute sous l'influence d'Isabelle qu'Henri III d'Angleterre et Hugues X de Lusignan organisent un front commun contre le roi de France Louis IX et son frère Alphonse de Poitiers afin de ne pas perdre la domination que le couple exerce sur le nord de l'Aquitaine.

En , Hugues X insulte le comte Alphonse de Poitiers dans son palais et retire son allégeance[43]. À la tête d'une partie de la noblesse d'Angoumois et de Saintonge, Hugues et Isabelle se liguent contre leur suzerain. À ce soulèvement s'associent plusieurs seigneurs poitevins et gascons. Hugues X de Lusignan reçoit le soutien de Raymond VII, comte de Toulouse et l'aide du roi d'Angleterre Henri III et de son frère Richard, comte de Cornouailles.

Le roi anglais organise alors, à grands frais, une intervention armée et débarque à Royan le 13 mai, avant de rejoindre à Pons son beau-père, Hugues X de Lusignan[44]. Ses troupes sont battues à Taillebourg, le [45] puis le surlendemain à Saintes[46]. C'est à la suite de cette défaite que le couple, vaincu et contraint, se soumet au roi de France.

La défaite[modifier | modifier le code]

Le à Pons, Isabelle, son époux et leurs enfants se soumettent à Louis IX. Le règlement de la révolte féodale est sévère : le roi de France garde les terres conquises et les attribue à son frère Alphonse de Poitiers ; soit un tiers des domaines Lusignan est confisqué. Le roi reçoit Hugues X et Isabelle à hommage lige pour le comté d'Angoulême[47].

Le , Louis IX impose en outre à Hugues X la remise pour quatre ans de ses châteaux de Merpins et Château-Larcher, pour huit ans du château de Crozant, à charge pour le couple de payer les frais de garde[48],[49],[50],[51] . De plus, les fils d'Isabelle et d'Hugues X devront prêter hommage au comte de Poitou pour les possessions qu'ils recevront de leurs parents en héritage[52],[53], morcelant encore plus le lignage principal.

Succession et testament[modifier | modifier le code]

En , Henri III d'Angleterre renonce à ses droits sur les châtellenies de Jarnac, Châteauneuf, Cognac, Merpins et Archiac au profit d'Isabelle d'Angoulême, sa mère.

En mars 1243, au couvent des franciscain à Angoulême, Isabelle Taillefer et Hugues X de Lusignan partagent leurs domaines entre leurs enfants[54],[55].

Retraite, décès et sépulture[modifier | modifier le code]

Isabelle d'Angoulême se retire peu après, en 1243, à l'abbaye de Fontevraud[57]. C'est là qu'elle meurt, le [58],[59],[60],[61],[62], après avoir pris le voile sur son lit de mort[1]. Elle est inhumée dans la salle capitulaire de l'abbaye[1]. En 1254, son fils Henri III fait transférer son corps à l'intérieur de l'abbatiale, dans une tombe proche de celles de ses ancêtres Plantagenêt[1]. Malgré d'importantes tensions familiales, des obsèques sont célébrées en Angleterre, et des dons à des maisons religieuses sont faits en son nom[1].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Pour l'historien britannique Nicholas Vincent, Isabelle d'Angoulême semble avoir été une femme de caractère, puisqu'elle fut capable d'imposer sa domination sur son comté d'Angoulême[1]. Elle manqua néanmoins d'affection maternelle pour ses enfants anglais issus du roi Jean sans Terre, puisqu'elle les abandonna en Angleterre en 1217[1]. Pour Vincent, son caractère difficile, altier, relevé par quelques chroniqueurs, peut peut-être s'expliquer par son mariage précoce.

Après la mort de sa mère, Henri III s'occupe de ses demi-frères et sœurs et contribue à leur enrichissement[63]. En 1247, il en fait venir quatre[64] à Westminster[65]. Aymar de Lusignan se voit proposer un siège épiscopal, étudie à Oxford[66], et devient évêque de Winchester en 1250[67] ; Guillaume de Valence est marié à Jeanne de Montchensy, une cohéritière de la famille le Maréchal qui lui apporte le comté de Pembroke ; enfin, Alix de Lusignan épouse Jean Ier de Warenne, 6e comte de Surrey[66],[68]. Ces rapprochements avec les Lusignan effectués par Henri III ont probablement aussi une vocation politique : en effet, à cette époque, le roi anglais craint une invasion française du duché d'Aquitaine[66].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Jean sans Terre[modifier | modifier le code]

Elle a cinq enfants de sa première union avec le roi Jean d'Angleterre, tous parvenus à l'âge adulte[1] :

Hugues X de Lusignan[modifier | modifier le code]

De sa seconde union en 1220, avec Hugues X de Lusignan naissent neuf enfants, tous parvenus à l'âge adulte, qui sont :

Sceaux[modifier | modifier le code]

Sceau [1227-1246][modifier | modifier le code]

Avers[72],[73],[74] : Navette, 94 x 65 mm.

Dame debout, de face, coiffée d'un touret, la robe serrée à la taille, portant un manteau posé sur les épaules et plissé aux pieds, tenant de la main droite une branche fleurie et la main gauche portant un oiseau.

Légende : ☩ YSABELLA.SACRA REGINA ANGLIE DNA HYBERNIE

Contre-sceau [1243][75],[73],[76] : Navette, 94 mm x 65 mm.

Dame debout, de face, coiffée d'une guimpe, la robe serrée à la taille, portant un manteau, tenant de la main droite une branche fleurie et de la main gauche une croix sur laquelle est posé un oiseau.

Légende : ☩ YSABELLA DUCISSA NORMAN(nie). ET AQUIT(anie). COMMIT(issa). ANDEGAVORUM

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y et z (en) Nicholas Vincent, « Isabella, suo jure countess of Angoulême (c.1188–1246) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, janvier 2006.
  2. Seigneur de Courtenay (1183-1219), comte de Nevers (1185-1199), d'Auxerre et de Tonnerre (1185-1219) et empereur latin de Constantinople (1216-1219).
  3. Clément de Vasselot de Regne, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : Structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 253.
  4. Fils de Pierre II de Courtenay (v.1155-1219).
  5. Clément de Vasselot de Regne, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : Structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 18 (« Les Lusignan et le réseau aristocratique français (vers 1220-40) »), p. 177.
  6. Roger de Hoveden (éd. William Stubbs), Chronique, t. IV, Londres, (lire en ligne), p. 119-120 :

    « Isabel filiam Ailmari comitis de Engolismo, quam predictus comes, consilio et voluntate Richardi regis Anglie, prius dederat Hugoni le Brun comiti de la Marche ; quam idem comes in suam per verba de presenti receperat, et ipsa illum in suum receperat per verba de presenti. Sed, quia ipsa nondum annos nubiles attigerat, noluit eam predictus Hugo sibi in facie ecclesie copulare »

    .
  7. Foedera, Conventiones, Litterae et cujuscunque generis Acta Publica inter reges Angliae et alios quosvis imperatores, reges, &c., ab. A.D. 1101 ad nostra usque tempora habita aut tractata (éd. Thomas Rymer), t. I : pars I (1066-1272), Londres, Record Commission on Historical Manuscripts, (lire en ligne), p. 79
    1200, 28 janvier, Caen : Hugues [IX de Lusignan] le Brun, comte de la Marche et de Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, font hommage lige à Jean, roi d'Angleterre, contre tout homme ou femme. Ils agiront fidèlement pour son honneur et son intérêt de tout leur pouvoir et pour rechercher, récupérer et maintenir ses droits et l'aider contre tous et contre ceux qui sont ou qui seront de leur famille. Ils feront en sorte que le roi d'Angleterre ne soit pas diminué pendant leur vie ou par leurs cousins ou par d'autres. En garantie de cela, ils font jurer plusieurs de leurs vassaux dont Joscelin de Lezay.
    .
  8. "Interea frequens querimonia deferebatur Philippo regi magnanimo a partibus Aquitanicis de Johanne rege, pro eo quod idem Johannes rex filiam comitis Engolismensis, quam Hugo Brunus, vir inter Aquitanicos nobilissimus desponsaverat, subduxerat dolo et quedam municipia eidem Hugoni, et comiti Augi, et Gaufrido de Lisinia, in Britannia majori in ejus servitio demorantibus, abstulerat fraudulenter", Guillaume Le Breton, Continuation de la Vie de Philippe Auguste, éd. t. I, p. 207.
  9. Michel Kaplan (dir.), Patrick Boucheron, Jean Kerhervé, Elisabeth Mornet et Christophe Picard, Histoire médiévale, t. 2 : Le Moyen âge : XIe – XVe siècle, Rosny, Bréal, coll. « Grand Amphi », (lire en ligne), p. 99.
  10. Jean Favier, Les Plantagenêts : Origines et destin d'un empire (XIe-XIVe siècles), Paris, Fayard, coll. « Biographies Historiques », , 962 p. (ISBN 2-213-62136-5, notice BnF no FRBNF39245762, lire en ligne).
  11. Lettres de rois, reines et autres personnages des cours de France et d'Angleterre depuis Louis VII jusqu'à Henri IV tirées des archives de Londres par Bréquigny (publ. Jacques-Joseph Champollion-Figeac), t. I : de l'année 1162 à l'année 1300, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie XXI, p. 27-28
    1220, mai : Isabelle, reine d'Angleterre, dame d'Irlande, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, comtesse d'Anjou et d'Angoulême fait savoir à son fils le roi d'Angleterre, Henri [III] qu'elle a décidé de se marier avec Hugues [X] de Lusignan parce que ce dernier, demeurant sans descendance, est pressé par ses amis de se marier et que, la sœur du roi étant trop jeune, ils le poussent à aller chercher une épouse en France, auquel cas, toute la terre du roi d'Angleterre dans cette région aurait été perdue. Elle lui demande de faire mettre au pouvoir de son époux la ville de Niort et les châteaux d'Exeter et de Rockingham ainsi que les 3500 marcs que son époux, le roi Jean lui avait concédé en douaire et de faire venir chercher sa sœur Jeanne quand il lui plaira.
    .
  12. Letters of royal and illustrious ladies of Great Britain : from the commencement of the twelfth century to the close of the reign of queen Mary (éd. Mary Anne Everett Wood), vol. I, Londres, Henry Colburn, (lire en ligne), p. 28-30
  13. Royal and Other Historical Letters Illustrative of the Reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216 - 1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie XCVI, p. 114-115
  14. Diplomatic Documents preserved in the Public Record Office (éd. Pierre Chaplais), vol. I : 1107-1272, Londres, H.M. Stationery Office, , partie 84, p. 65-66
  15. Constitué par son mari, son douaire est composé en Angleterre du Rutland et de la ville de Rockingham ; de l'honneur de Berkhamsted ; de la ferme de Waltham dans l'Essex ; et des villes d'Exeter, Wilton, Ilchester et Malmesbury (Vincent, 2006).
  16. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1162-1163
    1224, av. mai : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, en vue d'un traité avec le roi de France, Louis [VIII], demande que lui soient versées 2000 livres parisis annuellement jusqu'à la conquête de Niort, de La Rochelle et des autres terres. Le comte fera hommage des revenus de Saumur que sa femme possédait en dot et demande à avoir également ceux de Langeais. Après la conquête de Niort et de La Rochelle, le roi assignera au comte une rente équivalente à celle de Niort, de Saumur et de la dot que la reine possède en Angleterre sur Bordeaux et Langeais reviendra au roi. Saintes restera à perpétuité au comte ainsi que l'île d'Oléron.
  17. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1184-1185
    1224, mai, Bourges : Le roi de France, Louis [VIII], et Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, font un traité. Le roi verse au comte de la Marche la somme de 2000 livres parisis en compensation du douaire qu'Isabelle d'Angoulême avait en Angleterre. Pour celui qu'elle avait à Saumur, le couple reçoit Langeais qu'il ne peut pas fortifier. Le comte abandonne au roi tous les droits qu'il réclamait sur Issoudun. Si Bordeaux est prise, elle sera remise au comte de la Marche à l'exception de la régale et de l'hommage des barons distants de la ville de plus de 3 lieues, et Langeais reviendra au roi. Le comte gardera Saintes et prendra possession de l'île d'Oléron qui est à conquérir. Si le roi ne peut participer à la campagne, il fournira au comte 200 chevaliers et 600 sergents à pied payés par lui pour quatre mois et pendant sept ans. Le comte lui fait hommage lige de toutes les terres et les forteresses qu'il tient dans les comtés de Poitiers, de la Marche, d'Angoulême et dans le diocèse de Saintes, à l'exception des fiefs qu'il tient des églises et ses successeurs feront de même. Le roi ne fera pas de paix avec le roi d'Angleterre sans l'accord du comte.
  18. Lettres de rois, reines et autres personnages des cours de France et d'Angleterre depuis Louis VII jusqu'à Henri IV tirées des archives de Londres par Bréquigny (publ. Jacques-Joseph Champollion-Figeac), t. I : de l'année 1162 à l'année 1300, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie XXV
    1224, 14 août, La Rochelle : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, a reçu du roi de France, Louis [VIII], pour lui et ses héritiers, l'île d'Oléron et concède aux habitants de l'île toutes les libertés et privilèges que le roi a concédé aux habitants de La Rochelle. Il leur accorde également une commune similaire à celle de La Rochelle et jure de respecter ces conventions en présence du roi. De leur côté, les habitants de l'île devront lui jurer fidélité ainsi qu'à ses héritiers, sauf la fidélité due au roi de France.
  19. Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, est le cousin d'Hugues IX le Brun.
  20. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1650, p. 31
    1224, mai, Bourges : Geoffroy [II] de Lusignan, fera hommage lige au roi de France, Louis [VIII], de la vicomté de Châtellerault, qu'il tient de son épouse Clémence, fille du vicomte Hugues [III], quand il la conduira au roi, sauf s'il ne peut payer le rachat du fief. Si Clémence meurt sans descendant, la vicomté reviendra aux héritiers les plus proches. Nul ne pourra construire de nouvelle forteresse à Châtellerault sans l'accord du roi. Geoffroy a fait hommage des autres terres que son père tenait du roi Philippe [II Auguste]. Lorsque le roi est en Poitou, il devra lui livrer son château de Vouvant pour y mettre la garnison du roi qui le lui rendra après son départ et ce, avec l'accord de son seigneur le comte de la Marche. Il renonce aussi à tout ce à quoi sa femme avait le droit de prétendre dans le comté d'Alençon.
  21. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1185-1186
    1224, mai, Bourges : Le roi de France, Louis [VIII], prend acte du fait que [Hugues X de Lusignan], comte de la Marche, s'est engagé à mettre son château de Lusignan entre les mains de Pierre [Ier Mauclerc], comte de Bretagne, pendant que le roi sera en Poitou à condition qu'il lui soit rendu lorsque le roi sortira du pays.
  22. Le "Grand Poitou" : entité politique intégrant, outre le diocèse de Poitiers, l’Aunis, la Saintonge, l’Angoumois, le comté de la Marche et la vicomté de Limoges.
  23. Mathieu Cosson, Richard Cœur de Lion, comte de Poitou, duc d’Aquitaine (1157-1199), La Roche-sur-Yon, Centre Vendéen de recherches historiques, .
  24. Léopold Delisle, Ex Chronico Turonensi, auctore anonymo Sancti-Martini Turonensis canonico, t. XVIII, Paris, Scriptores, coll. « Recueil des historiens des Gaules et de la France », , p. 314
  25. Ex Chronico Turonensi, auctore anonymo Sancti-Martini Turonensis canonico (éd. Léopold Delisle), t. XVIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 316 :

    « Et ob hoc Petrus Comes Britanniae cum Campanie et Marchiae Comitibus, multisque aliis baronibus, contra omnes, Rege non excepto, conspiraverat »

  26. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne (éd. Dom Hyacinthe Morice), vol. I, Paris, (lire en ligne), col. 856
    1226, juillet-septembre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, s'engage par serment à aider Thibaut [IV], comte palatin de Champagne et de Brie, envers et contre tous, sauf la fidélité qu'il doit à Pierre [Ier Mauclerc], comte de Bretagne, et à ne conclure aucun pacte avec le roi d'Angleterre, Henri [III], car cela pourrait être dommageable au comte de Champagne.
  27. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the Originals in the Public Record Office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLII, p. 295-296
  28. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1827, p. 102
    1226, novembre : Geoffroy [II] de Lusignan, est averti avec les autres vassaux poitevins et angevins du roi de France, Louis [VIII], de la mort de ce dernier et de l'accession au trône de son fils, Louis [IX] ainsi que de son prochain sacre le 29 novembre auquel il est invité.
  29. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLVIII, p. 302-303
  30. François Marvaud, Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement, t. II, Poitiers, H. Mansuy, (lire en ligne), partie II, p. 293-295
    1226, 18 décembre, Westminster : Le roi d'Angleterre, Henri [III], concède à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et aux enfants de son épouse Isabelle, en échange de son hommage et de son fidèle service, la ville de Saintes et la Saintonge, Pont-l'abbé et la forêt de Baconais, l'île d'Oléron, à l'exception de la fidélité de l'évêque de Saintes, des hommages, des services et de la garde des barons de Saintonge, tout le droit qu'il tient de sa mère sur la ville et le comté d'Angoulême, les châteaux de Merpins et de Cognac avec leurs dépendances, le fief que tient de lui Itier [III] de Magnac à Montmorillon avec son hommage et son service. Il lui accorde la libre circulation sa monnaie dans le comté de Poitiers si elle est de la même valeur et qu'il puisse acquérir des fiefs et des terres de ses vassaux poitevins, en se réservant les services qui lui sont dus.
  31. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLVII, p. 301-302
    1226, 18 Décembre, Westminster : Le roi d'Angleterre, Henri [III], concède à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême à titre de douaire d'Isabelle [d'Angoulême], son épouse, la ville de Niort que le comte et ses héritiers garderont après sa mort tant qu'ils n'auront pas obtenu Issoudun qu'ils revendiquent.
  32. Royal and other historical letters illustrative of the reign of Henry III : from the originals in the public record office (éd. Walter Waddington Shirley), vol. I : 1216-1235, Londres, Longman, (lire en ligne), partie CCXLIX, p. 304
    1226, ap. 20 décembre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, écrit à son beau-fils, le roi d'Angleterre, Henri [III], et l'informe que son ambassadeur, l'archidiacre de Chichester, est arrivé à Lusignan le 20 décembre 1226 en même temps que l'ambassadeur de la reine de France [Blanche de Castille], qui lui a fait des offres très importantes. Finalement, il n'a pris aucune décision, doit rencontrer la reine le 2 février 1227 et a donné ses instructions à l'ambassadeur du roi.
  33. Sylvie Foisset, « 1227, une femme sauve la couronne de France », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  34. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 1924, p. 121
    1227, ap. 16 mars : Isabelle d'Angoulême [épouse d'Hugues X de Lusignan], comtesse de la Marche et d'Angoulême, ayant trouvé un accord avec le roi de France, Louis [IX], et la reine [Blanche de Castille], au sujet de la compensation de son douaire, renonce à tous les accords antérieurs sur ce sujet et à tous ce qu'elle pourrait réclamer en plus.
  35. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1214-1217
    1227, 16 mars, Vendôme : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, passe un traité avec la reine Blanche [de Castille] et son fils, le roi de France, Louis [IX]. Le frère du roi, Alphonse, épousera Isabelle de Lusignan et Hugues [XI] épousera Isabelle de France, si l’Église est d'accord. Isabelle de Lusignan recevra en dot Frontenay et l'île d'Oléron et la dot d'Isabelle de France est laissée à l’appréciation de son frère. Si Hugues [XI] mourait sans avoir consommé le mariage, un autre enfant du comte de la Marche prendrait sa place. Si les mariages ne se faisaient pas malgré l'accord de l’Église, le roi devrait payer 10 000 marcs d'argent au comte. Le comte recevra du roi pendant dix ans une rente de 10 600 livres tournois dont 5300 livres sont en compensation de Bordeaux et 500 livres en compensation du douaire d'Isabelle d'Angoulême. Si cette dernière venait à mourir dans les dix ans, la rente serait diminuée de 5000 livres. Si la paix était faite avec le roi d'Angleterre, Henri [III] et qu'Isabelle récupérait son douaire, elle serait diminuée de 2500 livres. À l'issue des dix ans, elle recevra pour son douaire une rente de 5000 livres. En échange de cela, le comte et la comtesse de la Marche abandonnent leurs prétentions sur Issoudun, Langeais, Bordeaux et les 400 livres qu'ils percevaient annuellement à Tours. Le comte jure sur les Évangiles fidélité au roi et à sa mère contre leurs ennemis, promet de ne pas faire d'alliance avec eux. Le roi lui accorde également qu'il puisse confier la garde de sa terre et de ses héritiers, s'il décède, à sa femme ou à qui il voudra et promet qu'il ne fera pas de paix avec le roi d'Angleterre sans le conseil du comte. Le comte fait hommage lige au roi de toutes les terres et forteresses qu'il possède en Poitou, dans les comtés de la Marche et d'Angoulême, en Saintonge ainsi que de Cognac et de Merpins.
  36. Les registres de Grégoire IX : recueil des bulles de ce pape publiées ou analysées d'après les manuscrits originaux des archives du Vatican (éd. Lucien Auvray), vol. I, Paris, Ernest Thorin, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome / 2è » (no IX.I), (lire en ligne), partie 88, p. 46-47
    1227, 25 mai, Latran : Le pape Grégoire [IX] écrit à Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche, au sujet des fiançailles entre sa fille Isabelle et le frère du roi de France, Alphonse. Comme ils sont parents à un degré prohibé par l’Église, le pape interdit le mariage.
  37. Jacques Paul (dir. Claude Carozzi, Huguette Taviani-Carozzi), « Le traité de Meaux-Paris (avril 1229) », Faire l'événement au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence,‎ , p. 139-156 (lire en ligne)
  38. Archives Nationales, « Ratification du traité de Paris par Raymond VII » (parchemin latin, AE/II/230), sur http://www2.culture.gouv.fr/, Ministère de la Culture et de la Communication,
  39. Clause du traité de Paris
  40. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 289-314 (lire en ligne)
  41. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2928, p. 453
    1241, juillet, Poitiers : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, fait hommage lige à Alphonse, comte de Poitiers, pour la ville de Saintes et les terres et forteresses qu'il tenait dans les comtés de Poitiers et de la Marche et dans le diocèse de Saintes qui appartiennent au comté de Poitiers, comme prévu par l'hommage fait à Bourges, en 1224, au père du comte, le roi Louis [VIII]. Il fait un hommage différent pour Lusignan et ses dépendances, pour le comté de la Marche et pour la ville de Saintes et toutes les forteresses qu'il tient dans les diocèses de Saintes et de Poitiers, qui appartiennent au comté de Poitiers de telle sorte que si, après l'hommage de 1224, il a usurpé des fiefs, des domaines du comte ou des gardes de ses églises, il est tenu de les rendre et doit faire confirmer ses achats ou les échanges de terre qu'il a pu faire par le jugement de la cour du comte selon les usages de sa patrie. Lui et son épouse, Isabelle d'Angoulême, restituent au comte le château et la ville de Saint-Jean d'Angély et la terre d'Aunis qui était à Hugues de Thouars [châtellenie de Benon]. Hugues [X] fait également hommage lige pour le château de Montreuil-Bonnin que lui, son épouse et ses héritiers, ont reçu en cadeau du roi Louis [IX] et qu'ils ne peuvent fortifier sans son autorisation.
  42. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2941, p. 457
    1241, lundi 15 octobre : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, atteste d'une alliance défensive, conclue avec Raymond [VII], comte de Toulouse et marquis de Provence et Jacques [Ier], roi d'Aragon.
  43. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 294 (lire en ligne)
  44. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 295-296 (lire en ligne)
  45. Jean Chapelot, « La bataille de Taillebourg a-t-elle eu lieu ? », L'Histoire, no 350,‎ , p. 68-73
  46. Charles Bémont, « La campagne de Poitou, 1242-1243, Taillebourg et Saintes », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 5, no 19,‎ , p. 306-307 (lire en ligne)
  47. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2980, p. 476-477
    1242, 1er août, au camp devant Pons : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et son épouse, Isabelle, reine d'Angleterre, font la paix avec le roi de France, Louis [IX] et son frère, Alphonse. Ils reconnaissent la confiscation par le roi de ses conquêtes sur les terres qu'ils tenaient en Poitou et Saintonge : Saintes avec sa châtellenie et ses dépendances, la forêt de Baconais, la Vergne et tout le droit de Pont-l'Abbé d'Arnoult, Montreuil-Bonnin, Frontenay, Langeais, Saint-Gelais, Prahecq, Tonnay-Boutonne, la Clouze, Beaussais, les fiefs que tenaient de lui le comte d'Eu [Raoul II d'Exoudun], Renaud [II] de Pons (en), Geoffroy [V] de Rancon et Geoffroy [II] de Lusignan et le Grand Fief d'Aunis. Ils le tiennent quitte de leur pension de 5000 livres tournois, le libèrent de son obligation de ne pas traiter avec le roi d'Angleterre, Henri [III], sans eux. Ils annulent tous les précédents traités conclus entre eux et les rois Louis [VIII] et Louis [IX]. Ils placent leur terre sous la volonté du roi qui reçoit l'hommage lige d'Hugues [X] pour le comté d'Angoulême, les châteaux et les châtellenies de Cognac, Jarnac, Merpins, Aubeterre et Villebois et leurs dépendances. Ils font également hommage lige au comte de Poitiers, Alphonse, pour Lusignan, le comté de la Marche et ses dépendances.
  48. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1273
    1242, 3 août, Pons : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et son épouse Isabelle, reine d'Angleterre remettent au roi de France, Louis [IX], en gage de fidélité, les châteaux de Merpins et Château-Larcher pendant quatre ans et celui de Crozant pendant huit ans. Ils payeront pendant ce temps 200 cents livres annuelles pour la garde de Merpins et Château-Larcher et 200 cents pour celle de Crozant.
  49. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2984, p. 478
  50. Abbé A.-Bénoni Drochon, Château-Larcher et ses seigneurs, t. XXXIX, Poitiers, coll. « Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest », (lire en ligne), p. 216-217
    Traduction de l'acte conservé par Dom Martène.
  51. Cartulaire des comtes de la Marche et d'Angoulême (éd. Georges Thomas), Angoulême, , partie VI, p. 25-26
  52. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 2985, p. 478-479
    1242, août, au camp devant Pleneselve : Le comte Alphonse de Poitiers recevra l'hommage des fils du comte de la Marche pour ce qui est de sa mouvance dans les terres qui leur seront assignées par leurs parents. Cet hommage n'empêchera pas que ces terres puissent être saisies en cas de forfaiture.
  53. Gaël Chenard, L'Administration d'Alphonse de Poitiers en Poitou et en Saintonge (1241-1271), vol. 2 (Thèse de doctorat en Histoire médiévale sous la direction de Martin Aurell), Université de Poitiers, , partie 12, p. 59-60
  54. Lettres de rois, reines et autres personnages des cours de France et d'Angleterre depuis Louis VII jusqu'à Henri IV tirées des archives de Londres par Bréquigny (publ. Jacques-Joseph Champollion-Figeac), t. I : 1162-1300, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), partie LX, p. 69-72
  55. Layettes du trésor des chartes (éd. Alexandre Teulet), t. II : de l'année 1224 à l'année 1246, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 3049, p. 498-499
    1243, mars, Angoulême, couvent des franciscains : Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême et son épouse, Isabelle, reine d'Angleterre, règlent le partage de leurs biens après leur mort, à l'exception de la dot d'Isabelle, si le comte venait à mourir avant elle. Guy reçoit Cognac, Merpins, Archiac et Les Borderies. Geoffroy reçoit Jarnac, Châteauneuf, Château-Larcher et Le Bois-Pouvreau avec tous les hommages qui y sont attachés à l'exception de celui de Guillaume de Curzay, qui appartient au seigneur de Lusignan ainsi que Sanxay, s'il peut être récupéré. Autrement, Hugues [XI] le Brun devra assigner à son frère 500 sous de revenus en compensation. Si Geoffroy perdait Jarnac par jugement ou par guerre contre Pierre Baudrand, son frère aîné devra lui assigner 5000 sous de revenus sur sa part à Ahun et à Pontarion et Guy, 100 livres sur le port saunier de Cognac. Guillaume de Valence reçoit Montignac, Bellac, Rancon et Champagnac. Aymar reçoit Couhé. Le fils aîné, Hugues [XI] le Brun reçoit les comtés de la Marche et d'Angoulême avec leurs monnaies, Lusignan, et toutes les terres restantes. Il devra aussi assurer à ses soeurs un revenu annuel sur ses terres à raison de 200 livres tournois pour Isabelle et Marguerite et 100 livres tournois pour Alix. Si Guy, Geoffroy, Guillaume, Aymar et leurs soeurs, y compris Agathe, épouse de Guillaume [II] de Chauvigny, décèdent sans héritiers ou que leurs héritiers meurent sans avoir de descendance, leurs parts devront revenir à Hugues [XI] et à ses héritiers.
  56. Alain Erlande-Brandenburg (dir. Robert Favreau), « Le gisant d’Isabelle d’Angoulême », Isabelle d'Angoulême, comtesse et reine et son temps (1186-1246), Poitiers, CESCM,‎ , p. 129-133 (lire en ligne)
  57. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. IV : A. D. 1240 à A. D. 1247, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 253 :

    « Comitissa igitur, videlicet que quandoque regina fuit Angliae, nomine Ysabella »

    Retraite d'Isabelle à l'abbaye de Fontevraud.
  58. chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit (manuscrit latin 5480 (1)) (Copie pour Roger de Gaignières), Paris, BnF, (lire en ligne), p. 1
  59. chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit (manuscrit latin 5480 (2)) (Copie pour Roger de Gaignières), Paris, BnF, (lire en ligne), p. 150
  60. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 420
  61. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 472
  62. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 578
  63. Scott L. Waugh, « Warenne, John de, sixth earl of Surrey (1231–1304) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  64. Guy de Lusignan (v. 1222-ap. 28 août 1288), Guillaume de Valence (v. 1227-13 juin 1296), Aymar de Lusignan (1228-4 décembre 1260) et Alix de Lusignan (v. 1229-1256).
  65. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. IV : A. D. 1240 à A. D. 1247, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 627-628 :

    « Applicuerunt etiam tunc temporis cum eodem legato in Anglia domini regis tres fratres uterini ex mandato ejus, ut uberrime de deliciis et divitiis Anglie ditarentur; videlicet Guido de Lezinnum, miles primogenitus, Willelmus de Valentia, juvenis, nec adhuc balteo cinctus militari, et Athelmarus clericus. Et preter hos, soror eorum sororque regis Aelesia : hec autem fuit propago ex gremio Ysabelle, quondam regine Anglie comitisseque de Marchia, suscepta ex comite de Marchia Hugonis Bruni »

  66. a b et c H. W. Ridgeway, « Henry III (1207–1272) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, septembre 2010.
  67. Aymar de Lusignan (1228-4 décembre 1260), seigneur de Couhé, est clerc en 1247, évêque de Winchester (1250-1260), successeur de Guillaume de Raley. Aymar est élu le 4 novembre 1250 et son élection est confirmée à Lyon par Innocent IV le 14 janvier de l'année suivante. Il décède à Paris et y fut inhumé (église Sainte-Geneviève).
  68. De Antiquis legibus liber, Cronica maiorum et vicecomitum Londoniarum et quedam, que contingebant temporibus illis ab anno MCLXXVIII ad annum MCCLXXIV (éd. Thomas Stapleton), Londres, Sumptibus Societatis Camdenensis, (lire en ligne), p. 12 :

    « Hoc anno, scilicet, xvj. die Aprilis, soror Domini Regis ex parte matris sue, filia Comitis de la Marche, venit apud Londonias, que maritata fuit comiti Warennie »

  69. Fabrice Lachaud, La structure familiale des Craon du XIe siècle à 1415 : le concept lignager en question (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de Françoise Lainé), Université Michel de Montaigne-Bordeaux III, (lire en ligne)
  70. Layettes du trésor des Chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 3361, p. 572 :

    « Sanctissimo patri et domino I[nnocentio] prudentias universat ecclesie summo pontifici, Hugo comes Marchie et Engolisme, salutem et devotissima pedum oscula beatorum. In casu matrimoniali que vertitur inter nobilem virum R[aimundum] comitem Tholose et Margaritam filiam nostram quantum ad nos pertinet Petrum Gualdi clericum, latorem presentium procuratorem constituimus ratum habentes et firmum quicquid in sanctitatis vestre presentia super dicto matrimonio ipso factum procurante, dantes eidem potestarem substituandi alium procuratorem loco sui et omnia alia facienda quacumque faceremus si presentes essemus. Et hoc vobis et dicto nobili significamus. Datum die sabbati post festum Beati Barnabe, anno Domini M° CC° XLV°. »

    1245, samedi 17 juin : Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche et d'Angoulême, écrit au pape Innocent IV pour nommer Pierre Gualdin procureur dans le procès concernant le mariage de sa fille, Marguerite de Lusignan, avec le comte Raymond [VII] de Toulouse. Il lui donne le pouvoir de choisir un autre procureur si nécessaire.
  71. Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. IV : A. D. 1240 à A. D. 1247, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 627-628 :

    « Applicuerunt etiam tunc temporis cum eodem legato in Anglia domini regis tres fratres uterini ex mandato ejus, ut uberrime de deliciis et divitiis Anglie ditarentur; videlicet Guido de Lezinnum, miles primogenitus, Willelmus de Valentia, juvenis, nec adhuc balteo cinctus militari, et Athelmarus clericus. Et preter hos, soror eorum sororque regis Aelesia : hec autem fuit propago ex gremio Ysabelle, quondam regine Anglie comitisseque de Marchia, suscepta ex comite de Marchia Hugonis Bruni »

  72. Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n° 420a, p. 218
  73. a et b Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. II (« Comtes de la Marche et d'Angoulême »), p. 283-284
  74. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Isabelle d'Angoulême - sceau avers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  75. Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n° 419a, p. 218
  76. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Isabelle d'Angoulême - premier - sceau revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]