Semaine de la critique

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Semaine de la Critique
Image illustrative de l'article Semaine de la critique

Date de création 1962
Créateur AFCC
Durée 1 semaine
Lieu Cannes, Drapeau de la France France
Site web www.semainedelacritique.com

La Semaine de la Critique (anciennement nommée Semaine internationale de la critique jusqu'en 2008) est une section parallèle du Festival de Cannes, créée en 1962 et organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien logo.

L’histoire de la Semaine de la Critique débute au cours du printemps 1961 et du quatorzième Festival International du Film de Cannes. À l’initiative de l’Association française de la critique de cinéma, le Festival projette The Connection de Shirley Clarke, adaptation de la pièce homonyme de Jack Gelber. Financé par une production indépendante, le film ne correspond pas aux habitudes des grands festivals. Sa présentation devient un véritable événement dans un Festival de Cannes rompu aux lois des grands producteurs et peu sensible aux tendances nouvelles du cinéma.

À la suite du succès remporté par la projection de The Connection, Robert Favre Le Bret, délégué général du Festival, décide, en accord avec le Centre National de la Cinématographie, de renouveler l’expérience en l’amplifiant. Il confie à l’Association Française de la Critique le soin de programmer la salle Jean Cocteau durant une semaine, à l’occasion du prochain Festival. La critique et cinéaste Nelly Kaplan propose alors le nom de « Semaine de la Critique ».

Depuis 1962, beaucoup de changements ont bien évidemment été opérés. Les courts-métrages bénéficient de leur propre compétition, des séances spéciales sont venues enrichir la Sélection de la Semaine de la Critique qui projette toujours un nombre réduit de films afin de leur offrir une plus grande visibilité et un meilleur soutien pendant le Festival, et la majorité des projections ont aujourd’hui lieu à l’Espace Miramar. Toutefois, l’ambition reste la même : permettre à la Critique française de défendre et explorer au mieux la jeune création cinématographique et continuer à révéler des cinéastes du monde entier.

C’est à la Semaine de la Critique que Chris Marker, Denys Arcand, Bernardo Bertolucci, Jean Eustache, Philippe Garrel, Barbet Schroeder, Ken Loach, Merzak Allouache, Romain Goupil, Leos Carax, Amos Gitai, Wong Kar-wai, Arnaud Desplechin, Benoît Poelvoorde, Guillermo del Toro, Jacques Audiard, Kevin Smith, François Ozon ou encore Gaspar Noé ont fait leurs débuts.

C’est son rôle de tête chercheuse qui lui a permis, ces dernières années, de faire découvrir et de primer Amours chiennes d’Alejandro González Iñárritu (qui a depuis réalisé 21 grammes et Babel), Respiro d’Emanuele Crialese, Depuis qu'Otar est parti... de Julie Bertuccelli (consacré par le César du meilleur premier film), Mon trésor de Keren Yedaya, Moi, toi et tous les autres de Miranda July, XXY de Lucía Puenzo, Les Méduses d’Etgar Keret et Shira Geffen, Adieu Gary de Nassim Amaouche, Take Shelter de Jeff Nichols, ou Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore.

Délégué général :

Georges Sadoul (1962-1967), Louis Marcorelles (1968-1974, 1983), Olivier Barrot (1975), Bernard Trémège (1975-1982), Jean Roy (1984-1999), José Maria Riba (2000-2001), Claire Clouzot (2002-2004), Jean-Christophe Berjon (2005-2011), Charles Tesson (2012-).

Prix décernés[modifier | modifier le code]

Prix décernés par le jury de la Semaine de la Critique[modifier | modifier le code]

  • Grand Prix Nespresso (décerné à un long métrage) (Nespresso depuis 2011)
  • Prix Révélation France 4 (décerné à un long métrage)
  • Prix Découverte Leica Cine (décerné à un court métrage)

Prix décernés par des partenaires[modifier | modifier le code]

  • Prix Fondation Gan à la diffusion (aide aux distributeur français du film lauréat)
  • Prix SACD (récompense l’auteur)
  • Prix Canal + (achat des droits du film primé pour diffusion à l’antenne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]