Sébastien Lifshitz

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Sébastien Lifshitz
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Sébastien Lifshitz en 2020.
Naissance (52 ans)
Paris
Nationalité française
Profession réalisateur, scénariste
Films notables Wild Side
Les Invisibles
Adolescentes

Sébastien Lifshitz est un réalisateur et scénariste français, né le à Paris. Il est notamment l'auteur de documentaires mais il a également réalisé des fictions.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études d'histoire de l'art à l'École du Louvre et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sébastien Lifshitz travaille dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès du conservateur Bernard Blistène au Centre Georges-Pompidou ou de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime.

Suivront, en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis et, en 1998, le moyen métrage Les Corps ouverts[1]. Salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermont-Ferrand, Les Corps ouverts obtient le prix Jean-Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage. En 1999, il réalise pour Arte un téléfilm, Les Terres froides pour la série Gauche-Droite, sélectionné à la Mostra de Venise.

En 2000, il réalise son premier long métrage, Presque rien, puis, en 2001, La Traversée, road-movie documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. En 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side[2]. Le film est sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, et remporte, entre autres récompenses, le Teddy Award du meilleur film au festival de Berlin[2].

En 2008, il entreprend le tournage de Plein sud, qui est présenté au festival de Berlin en 2010. Puis, en 2012, il réalise le documentaire Les Invisibles, présenté en sélection officielle (hors compétition) au festival de Cannes. Le film obtient le César du meilleur film documentaire en 2013. Sébastien Lifshitz enchaîne avec le documentaire Bambi[3] qui est présenté au dernier festival de Berlin où il remporte le Teddy Award du meilleur documentaire. Le film est simultanément diffusé sur Canal + et sur les écrans de cinéma en .

En , il reçoit le prix Pierre Guénin contre l'homophobie et pour l’égalité des droits.

En 2016, Sébastien Lifshitz réalise le documentaire Les Vies de Thérèse consacré aux derniers jours de la vie de Thérèse Clerc[4]. Le film est présenté à Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs puis est diffusé sur Canal +.

La même année, Lifshitz est le commissaire de l’exposition « Mauvais Genre » aux Rencontres de la photographie d'Arles. À partir de la collection de photographies amateur du réalisateur, l'exposition présente les différentes pratiques du travestissement depuis les années 1880 jusqu'aux années 1980. L’exposition est ensuite montrée à la Galerie du Jour Agnès B. à Paris, puis est présentée en 2018 à la Photographer's Gallery de Londres et, en 2020, à la Ryerson Gallery Center de Toronto puis au musée des Beaux-Arts de Montréal. Un livre est publié à cette occasion aux éditions Textuel. Toujours en 2016 sort aux éditions Steidl un coffret de quatre livres sous le titre Amateur, entièrement réalisé à partir des photographies amateur de la collection du réalisateur. Chinées aux quatre coins du monde, des puces aux vide-greniers, d’internet aux galeries, les photographies qui composent ce coffret sont rassemblées selon quatre thèmes : l’étrange, les lieux désertés, le flou et la plage. Chaque livre crée un récit formel autour d’un de ces motifs récurrents, jouant sur les variations de cadre, de lumière, de mouvement et de sujet jusqu’à former un immense collage poétique.

En 2019, le Centre Pompidou organise une rétrospective des films de Sébastien Lifshitz, accompagnée d’une exposition de photographies vernaculaires L’Inventaire infini. Un livre est publié à cette occasion aux éditions Xavier Barral. Un court métrage, Avenue de Lamballe, est réalisé également pour la rétrospective et rejoint la collection de films du musée « Où en êtes-vous ? ».

En 2020, Lifshitz sort le documentaire Adolescentes, tourné sur une durée de plus de 5 ans[5]. Sélectionné au Festival international du film de Locarno 2019, le film y reçoit le prix de la Semaine de la critique. Il tourne en parallèle Petite Fille, un documentaire pour la chaîne Arte sur la dysphorie de genre, en suivant pendant une année une petite fille de 7 ans, assignée garçon à la naissance. Le film est d'abord présenté à la Berlinale 2020.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sébastien Lifshitz lors de la présentation des Invisibles au festival Chéries-Chéris en 2012.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Inventaire infini, éditions Xavier Barral, 2019
  • Amateur, éditions Steidl, 2016
  • Mauvais Genre, éditions Textuel, 2016
  • The Invisibles, Vintage portraits of love and pride, Éditions Rizzoli, 2014
  • Les Invisibles, éditions Hoëbeke, 2013
  • Les Terres Froides, 00h00 éditions, 1999

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Corps ouverts », sur centrepompidou.fr (consulté le 5 septembre 2020).
  2. a b c d e et f « Identities 2017 | Queer Film Festival | Wild Side », sur identities.at (consulté le 5 septembre 2020).
  3. « Bambi », sur Premiere.fr (consulté le 5 septembre 2020).
  4. « Les vies de Thèrese », sur centrepompidou.fr (consulté le 5 septembre 2020).
  5. « "Adolescentes" : pour réaliser cet extraordinaire documentaire, Sébastien Lifshitz a filmé Emma et Anaïs pendant cinq ans, entre 13 et 18 ans », sur Franceinfo, (consulté le 5 septembre 2020).
  6. a et b « Les Corps ouverts », sur Quinzaine des Réalisateurs (consulté le 6 septembre 2020).
  7. 14e palmarès des Étoiles d'or du cinéma français (2013) sur le site officiel.
  8. « Édouard Louis et Sébastien Lifshitz lauréats du prix Pierre Guénin 2014 », article site Yagg.com, du .
  9. Le communiqué de l'association SOS homophobie mentionne : « Le travail de Sébastien Lifshitz rend visible non seulement la population LGBT mais surtout ses catégories les plus oubliées. ».
  10. « Cannes 2016 : la Queer Palm décernée au documentaire "Les Vies de Thérèse" de Sébastien Lifshitz », sur LCI (consulté le 5 septembre 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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