Nicolas Seydoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Seydoux.
Nicolas Seydoux
Nicolas Seydoux (11006909066).jpg

Nicolas Seydoux lors de l'ouverture du Forum d'Avignon 2013

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
Nationalité
Activité
Père
René Seydoux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfant
Autres informations
Distinction

Nicolas Seydoux, né le à Paris, est un dirigeant d'entreprises français, président du conseil de surveillance de Gaumont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Nicolas Seydoux est le fils de René Seydoux et Geneviève Schlumberger, petit-fils du cofondateur de l'entreprise éponyme Marcel Schlumberger et donc héritier de la famille Schlumberger et descendant de François Guizot. Il est également le frère de Jérôme Seydoux et de Michel Seydoux[1]. Il est aussi le grand-oncle de l'actrice française Léa Seydoux[2]. Il est marié à Anne-Marie Cahen-Salvador, fille de Jean Cahen-Salvador, décédée en 2016.

Formation[modifier | modifier le code]

Nicolas Seydoux est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire d'un master en droit et sciences économiques[réf. nécessaire].

Le droit et la finance[modifier | modifier le code]

Il devient directeur du département juridique de la Compagnie internationale pour l'informatique de 1967 à 1970, avant d'obtenir un poste de conseiller financier à la banque d'investissements Morgan Stanley à New York et à Paris jusqu'en 1974[réf. nécessaire].

La présidence de Gaumont[modifier | modifier le code]

Il se lance alors dans la production de cinéma, aux côtés de deux camarades d'études, Daniel Toscan du Plantier et Jean-Pierre Rassam. À cette époque, il a notamment produit le Don Giovanni de Joseph Losey et La Traviata[3].

En 1974, Nicolas Seydoux devient vice-président-directeur général de Gaumont[réf. nécessaire].

De 1975 à 2004, Nicolas Seydoux est président-directeur général du Groupe Gaumont, une des plus anciennes sociétés de cinéma au monde[réf. nécessaire].

Il contribue à la naissance d'un film culte comme Le grand bleu de Luc Besson et à quatre grands succès de la comédie réalisés par Jean-Marie Poiré : L'opération corned-beef, Les visiteurs, Les Anges gardiens, Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2[réf. nécessaire].

L'entreprise demeure un des plus importants producteurs et distributeurs de cinéma en France. Jean-Louis Renoux, directeur général, fera de Gaumont la référence française en matière d'exploitation.

Depuis le 27 juin 2001, Nicolas Seydoux recentre les activités du Groupe Gaumont sur les métiers de la production et de la distribution[réf. nécessaire].

En 2004, Nicolas Seydoux cède le poste de direction à sa fille, Sidonie Dumas, et reste président du conseil de surveillance de Gaumont[4].

Lutte contre la contrefaçon[modifier | modifier le code]

Nicolas Seydoux est président depuis 2002 de l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa).

Culture[modifier | modifier le code]

Nicolas Seydoux est président du Forum d'Avignon - Culture, économie, média. Il est vice-président du conseil de surveillance d'Arte France depuis 2003[réf. nécessaire].

"La culture est à l'humanité ce que l'amour est à la vie" (Nicolas Seydoux, Les déjeuners de Paul Wermus, 11 novembre 2008 [1]).

Depuis 2008, Nicolas Seydoux est président de la Fondation pour la culture scientifique et technique C.Génial[5],[réf. nécessaire].

En 2009, il participe à la Commission Culture et Université présidée par Emmanuel Ethis.

Distinction[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Sophie Corcy, Jacques Malthête, Laurent Mannoni, Jean-Jacques Meusy, Les Premières Années de la société L. Gaumont et Cie, Afrhc, Bibliothèque du Film, Gaumont, Paris, 1999.
  • François Garçon, Gaumont. Un siècle de cinéma, Gallimard, Paris, 1992.
  • Philippe d'Hugues et Dominique Muller, Gaumont, 90 ans de cinéma, Editions Ramsay, Cinémathèque Française, Paris, 1986.
  • Yoana Pavlova, « Gaumont et Pathé » in Jean-Michel Frodon, Dina Iordanova (dir.), Cinémas de Paris, 165-170, CNRS Éditions, Paris, 2017.[2]
  • Jean-Louis Renoux (directeur de la publication), Grand Écran, n° 70, Gaumont, Neuilly-sur-Seine, 2000.
  • Nicolas Seydoux, Cent ans de réflexions, Cent ans de cinéma, 6-15, Gaumont, Neuilly-sur-Seine, 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raphaëlle Bacqué, « Le clan des Seydoux », Le Monde, (consulté le 22 juin 2014)
  2. « Biographie Léa Seydoux », Allociné (consulté le 9 janvier 2014)
  3. Caroline Boudet, « Les frères Seydoux : la dynastie cinéma », Les Échos, (consulté le 7 décembre 2010)
  4. « Qui sommes-nous ? », sur Gaumont.fr (consulté le 7 décembre 2010)
  5. site officiel
  6. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion